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(voir Clarétie, p. 11 – sous Louis XIV)
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Théâtre pour "ces Messieurs"
[21 février 1734] -- Mercure de France, février 1734,
p. 368 sq. : « Le goût pour la Comédie, si en vogue
depuis quelque temps, ne s’est point ralenti du tout à Paris ; on
voit tous les jours des Compagnies, où l’on se fait un plaisir de
représenter des Pièces de Théâtre, et où
elles sont, pour l’ordinaire, jouées avec applaudissement. Parmi
ces sortes de Sociétés, celle qui était à l’Hôtel
de Brancas, et ensuite à l’Hôtel
de Lauzun, est une de celles parmi lesquelles il y a de meilleurs sujets.
Nous en avons parlé dans le Mercure de mars 1732. Des Personnes
de distinction, et des connaisseurs éclairés ont vu leurs
représentations avec plaisir ; et ces
Messieurs ont été souvent honorés de la présence
de plusieurs Princes et Princesses, entre autres Madame la Duchesse
du Maine y a assisté plusieurs fois, et en a paru satisfaite.
C’est ce qui les a engagés à demander à cette Princesse
une Salle propre à jouer la Comédie. Ils lui ont présenté
le Placet que l’on va lire. [...] Ce Placet fut
reçu favorablement de la Princesse, qui a eu la
bonté de donner à ces Messieurs une Salle dans l’Arsenal,
où ils ont fait dresser leur Théâtre, et sur lequel
ils ont représenté pour la 1ère fois, le 21 février,
en présence de Mme la Duchesse du Maine et d’une Compagnie choisie,
la Tragédie de Manlius Capitolinus de M. de la Fosse, suivie
de la petite Comédie des Trois Frères rivaux, à
laquelle ils ont ajouté un Divertissement de Chants et de Danses,
dont les paroles sont de M. Parfait, et la musique de M. Bouvar. Le tout
précédé d’un Prologue, fait à la louange
de la Princesse, qui après la représentation eut la bonté
de témoigner sa satisfaction à l’Auteur. [...] ...................................................
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Le Prologue est de M. de Morand, dans lequel il jouait lui-même le
rôle d’Apollon. Nous apprenons que ces Messieurs se préparent
à donner sur le même Théâtre une Tragédie
nouvelle du même Auteur. C’est de lui dont il est parlé dans
le Mercure de Février 1732 au sujet d’un pareil Spectacle,
représenté à Nîmes, etc. » ...................
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....... Divertissement de Chants et de
DansesDivertissement de Chants et de Danses
« Avertissement » en tête du Prologue représenté
devant S.A.S. Mme la Duchesse du Maine, le 21 février 1734 : «
Mme la Duchesse du Maine ayant eu la bonté d’accorder à une
Société de jeunes gens de l’un et de l’autre sexe, la permission
de jouer des Comédies dans une Salle de l’Arsenal, et cette Princesse
ayant daigné honorer de sa présence la 1ère représentation,
le Spectacle commença par ce Prologue. » ...................
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«Les jeunes
gens de l’un et l’autre sexe qui représentent des Comédies
à l’Arsenal, dont nous avons parlé dans le dernier Mercure,
donnèrent le 28 février une représentation de L’Ecole
des Femmes, suivie de La Parisienne, en présence de S.A.S.
Mme la Duchesse du Maine ; ces deux Pièces furent extrêmement
applaudies, et cette petite Société a encore augmenté
dans le genre comique, la réputation qu’elle s’est acquise dans
le sérieux ; quelques-uns de ces Sujets, dont les talents sont très
goûtés, mériteraient bien en effet d’être nommés
et plus connus.
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M. de Morand, Auteur du Prologue dont nous avons donné l’extrait,
et qui avait affecté de ne rien dire de Mlle du Maine, prononça
avant la représentation de la Comédie, les Vers suivants,
qui furent extrêmement applaudis, et qui lui valurent de nouvelles
marques de bonté de Mme et de Mlle du Maine... » (Mercure
de France, mars 1734, p. 581.) ...................................................
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«Le 7 de ce mois, on représenta sur le Théâtre
de l’Arsenal, la Tragédie nouvelle annoncée dans le Mercure
de Février. Elle fut reçue avec beaucoup d’applaudissements
par une nombreuse Assemblée. On la rejoua le 11 avec plus d’applaudissements
encore. Cette Pièce est intitulée Pyrrhus
et Téglis […]. Elle a été précédée
d’une Scène en forme de Prologue, entre un Marquis ridicule
et un Acteur de la Comédie de l’Arsenal, qui a fait beaucoup de
plaisir. […] L’Acteur lui dit que s’il ne vient au Spectacle
que pour être vu, c’est sur un plus grand Théâtre, et
devant une Assemblée plus nombreuse qu’il doit paraître. Le
Marquis répond qu’il a déjà assisté au Prologue
de l’Opéra, à un Acte de la Comédie Française,
à quelques Scènes de l’Italienne ; et qu’ayant appris qu’il
y avait à l’Arsenal une Comédie, où se rassemblaient
de fort aimables Comédiens, il était venu y passer quelques
moments […]. L’Acteur lui répond que si les grands Auteurs
vont briguer son suffrage, il n’est pas étonnant que celui de la
Pièce nouvelle ne l’ait pas mendié : que comme il ne fait
que commencer, il ne sait pas comment s’y prendre pour faire réussir
une Pièce. Et il ajoute ensuite : « Auteurs, Acteurs, Musiciens,
tous n’agissent ici que pour leur propre plaisir, pour celui de leurs amis,
et surtout par l’espoir de contribuer quelquefois aux amusements d’une
Princesse* [* Mme la Duchesse
du Maine] illustre qui nous honore de sa protection, et qui veut bien
se contenter de nos faibles efforts. Ainsi, Mrs, nous n’avons besoin d’aucun
artifice, ni pour faire applaudir nos Acteurs, ni pour faire réussir
nos nouveautés » […]. L’Acteur est charmé
d’être délivré de cet étourdi et finit ainsi
: « Nous n’avons à parler que devant des personnes sensées
et raisonnables, qui voudront bien voir avec bonté le coup d’essai
qu’on va leur offrir. Annoncer un coup d’essai, n’est-ce pas demander de
l’indulgence ? Qui ne sait que des plus faibles commencements sont sortis
quelquefois de vrais chefs-d’œuvre. » (Mercure de France,
avril 1734, p. 764sq.)
"Téglis, Tragédie de Morand,
1735. On avoit donné quelques représentations de cette Tragédie,
avec un Prologue, sur le Petit Théâtre
de Madame la Duchesse
du Maine à l'Arsenal, où Morand étoit lui-même
un des Acteurs." (Dictionnaire dramatique, II, 209)
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