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«Le duc d'Aumont (1709-1782) est chargé
quant à lui des 'Menus Plaisirs', en tant que gentilhomme de la
chambre, et son goût très vif pour les arts va faire de son
hôtel un des plus beaux de Paris, assorti d'une riche bibliothèque.»
(Quéro, RHLF, 2000, p. 238-239)
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l’hôtel de Valentinois, situé dans l’actuelle
rue Raynouard (Paris – 75016) n’appartenait plus à la famille d’Aumont
depuis 1725. Voir J. Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris,
t.2, p.322-325, La rue Raynouard s’est appelée rue Basse de 1770
à 1867. Le duc avait hérité de l’hôtel en 1723
et le revendit deux ans plus tard. Il faut donc chercher ailleurs le domicile
du duc d’Aumont. Il existait un hôtel d’Aumont datant du 17e siècle
en face de la Colonnade du Louvre : il fut restauré en 1732 pour
de Rouillé, ministre de la Marine, puis acheté et partiellement
démoli par Louis XV en 1760 (Hillairet, t.2, p.63). Un deuxième
hôtel d’Aumont existe toujours au 2, rue de Caumartin et 30, boul.
des Capucines (Paris – 75009) qui fut construit vers 1780 (Hillairet, t.1,
p285).
Mais le plus fameux est celui qui se trouve
au 7 de la rue de Jouy (Paris, 75004). Construit en 1644 par Le Vau pour
l’oncle de Scarron, dont le duc d’Aumont épouse la cousine en 1629.
Le duc achète l’hôtel en 1656 et le fait modifier par Mansard.
Un siècle plus tard, en 1756, le 5e duc d’Aumont (Louis-Marie-Augustin,
1709-1782) vend l’hôtel et déménage dans la rue de
Beaune (Paris – 75006) puis dans l’un des deux palais de Gabriel sur la
place Louis XV (actuel hôtel Crillon et ministère de la Marine,
place de la Concorde – 75008). Voir J. Hillairet, « Jouy (rue de),
n°7 », t.1, p.689.
Le 5e duc d’Aumont fut-il aussi grand collectionneur
que son arrière-grand-père, le 2e duc d’Aumont, puisque Hillairet
rapporte qu’il fallut plusieurs mois, à la mort de ce dernier, en
1704, pour procéder à la vente publique de sa collection
?
(Notes de Gilles Plante)
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