Bagatelle, théâtres. de
-
Anonyme, L'Amant jarretière (Brenner)
-
(Maréchal d’Estrées, PETITE MAISON en 1720) “à
l’orée du bois de Boulogne le maréchal Victor-Marie
d’Estrées bâtit en 1720 la maison qu’il appela Bagatelle”
–Hautecoeur, 340)
-
(Mme Mauconseil vers 1750) (“Vers 1750, Bagatelle appartenait à
la marquise de Mauconseil, l’amie du maréchal de Richelieu.
Elle y avait un théâtre,
sur lequel Favart jouait ses oeuvres, avec sa femme.... Le Café,
Le
Mariage par Escalade de Favart, avec divertissement et ballets.” –
Clarétie, p. 26) (voir aussi "«Divertissement donné
à Monsieur le Marechal de Richelieu», 16 février 1760,
à Bagatelle" [BHVP FG ms 665 (voir aussi Dinaux,
I, p. 66-70).
-
chez le comte d’Artois(représentation
d'Ismène, de Clary, 1781)
|
Bagnolet, théâtre de (duc d'Orléans)
Acheté par le Régent en septembre 1717
Hérité par son petit-fils, Louis le Gros, en 1752,
à la mort de son père.
--"Le 30 du courant [août 1754] on a exécuté à
Bagnolet, devant Mme la duchesse d'Orléans et les dames de sa cour,
le prologue des Deux Gilles, Tragiflasque, et Isabelle
précepteur; le tout précédé d'annonces
vigoureuses. M. le duc d'Oléans jouait dans le prologue et dans
la parade, Mlle Gaussin y fut, à son ordinaire, admirable, à
ce qu'on m'a dit.
Le vicomte de Latour-du-Pin faisoit le rôle
du tyran, M. Danezan celui de Tragiflasque, et M. de Montauban
celui de Boursouflé. L'on a fort assuré que ce spectacle
avoit prodigieusement réussi, je veux dire qu'il a fait rire,
continûment et sans aucune intermittence, et la princesse et toutes
ses femmes; elles en auront dit sûrement beaucoup de mal après
la représentation, afin de donner au moins quelque porte de derrière
à la décence : c'est ce que je crois opiniâtrement,
quoique l'on m'ait voulu persuader positivement le contraire." (Collé,
Journal
et mémoires, I, p. 431).
---25 décembre 1759, le jour de Noël : au théâtre
de Bagnolet, prologue des Deux Gilles et La Mère
rivale. (Collé, Journal, II, p. 207-209)
---6 janvier 1760 : au théâtre de Bagnolet, Le Rendez-vous
manqué par Pierrot et Le Remède à la
mode, Collé fait pour cette occasion des vaudevilles à
insérer dans les annonces ("Le Dindon de Cythère" et
un "Vaudeville de parade").(Collé, Journal, II, p. 207-209)
-13 février 1760 : à Bagnolet, Joconde, avec Mlle
Marquis. (Collé, Journal, II, p. 212-213)
-jeudi après le mercredi des cendres 1760 : à Bagnolet,
L'Avocat
patelin , suivi du Rossignol. (Collé,
Journal,
II, p. 214-215)
-15 mars 1760 : à Bagnolet, seconde représentation de
Joconde.
(Collé, Journal, II, p. 223)
-25 mars 1760 : à Bagnolet, L'Avocat patelin ,
suivi d'Isabelle précepteur et annonces de Collé
dont le vaudeville des "Dindons" qu'il chante lui-même avec le rôle
de Gilles; (Collé, Journal, II, p. 223-224)
-29 mars 1760 : clôture du théâtre de Bagnolet,
Le
Mari retrouvé, suivi de Léandre fou
parade de Laujon. (Collé, Journal, II, p. 224-225)
--“[Louis], qui se plaisait à Bagnolet, y inaugura en 1761 le
petit théâtre” (A la recherche des châteaux
disparus, p. 101)
-6 janvier 1761, ouverture du théâtre de Bagnolet
: Le Tuteur de Dancourt , suivi de Madame Prologue
avec les madrigaux insérés par Laujon pour le prince de Condé
et le comte de La Marche et Le Mariage de convenance parade de Laujon
sans annonces. (Collé, Journal, II, p. 16-20)
-2 février 1761 : à Bagnolet, Le Jaloux honteux
réduit de 5 à 3 actes, suivi de Joconde. (Collé,
Journal,
II, p. 29-36)
-11 février : à Bagnolet, Les Dehors trompeurs
de Boissy, suivi du Rossignol. (Collé, Journal, II,
p. 54-57)
-29 décembre 1761 : à Bagatelle première
du Dervis. (Collé, Journal, II, p. 205-208)
(Philémon et Baucis, de Sedaine, 1766)
--Le duc d'Orléans en avait un [théâtre] dans la
maison de Bagnolet, fameux par les pièces nouvelles et même
un peu licencieuses qu'on y donnait. On y joua pour la première
fois, en 1762, la Partie de chasse de Henri IV [voir Collé].
Le duc d'Orléans y remplissait le rôle de fermier, et Grandval,
acteur des Français, celui de Henri IV." (Dulaure, III, p. 469).
--"Le 11 Juillet 1762. On a représenté, il y a
quelques jours, à Bagnolet, chez M. le Duc d'Orléans, une
Piece en deux actes, de Collet, si connu par les Amphigouris. Elle
a pour titre: Le Roi & le Meûnier (c'est Henri IV).
Ce petit Drame a eu le plus grand succès, & le mérite,
par la naïveté qui y regne. M. le Duc d'Orléans jouoit
un des principaux rôles (le Meûnier.) Grandval faisoit Henri
IV." (Bachaumont, I, 117).
--"Les troupes de Bagnolet et de Berny
se réunirent un jour pour jouer ensemble une même parade sur
le théâtres de Berny; Mademoiselle Gaussin était engagée
dans les deux troupes pour jouer les Cassandre et les Gilles niais; on
ouvrit le spectacle par une parade de Laujon intitulée: Zisabelle,
commissaire et bouffon zitalien." (Dinaux, I, p. 84)
--"2 Juillet [1767]. M. de Collé
vient de recueillir ses différentes pieces de théâtre;
sous le titre de Théâtre de Société.
(...) Il arrive un autre volume pour l'année prochaine. (...) [La
pièce Le Galant Escroc] "est précédée
des Adieux de la Parade dans la Société; (c'est-à-dire
à Bagnolet,) pour laquelle ces Drames ont été composés.
On avoit représenté quelques parades: on s'en dégoûta
bien vîte; ce qui donna lieu à ces Adieux." (Bachaumont,
III, 198)
--Le Pavillon de l’Ermitage faisait partie du domaine, mais ce dernier
a été morcellé en 1769.
Barrière-Blanche “Cette appellation
servait à indiquer non seulement la barrière qui se trouvait
rue Saint-Lazare, mais aussi les rues même du quartier telles que
la rue Blanche, rue Saint-Lazare et même des Martyrs qui s’en trouvait
pourtant assez éloignée.” (Capon, 1902, p. 57)
(voir r. de Clichy,
-- Grammont, Popelinière, Richelieu
r. Blanche,
"Tout en haut de la rue de Clichy, au lieu dit: les Portes-Blanches,
hors Paris, le fermier général Gaillard de la Bouxière
possédait une petite-maison. Un palais, plutôt. C'était
l'ancienne propriété de son collègue Le
Riche de la Poupelinière, lequel, cocufié par son voisin
et ami, le maréchal duc de Richelieu,
n'avait plus voulu d'une proximité qui lui rappelait des souvenirs
désagréables. En 1749, il avait vendu à La Bouxière
la maison et le jardin, qui étaient coquets, sans plus. La Bouxière,
ayant tout mis à ras, les murs et les arbres, chargeait l'architecte
du Roi de replanter, de rebâtir; et Charpentier faisait du «pavillon»
de la rue de Clichy une merveille d'architecture, que les spécialistes
citaient dans leurs manuels." (Capon, Mlle Deschamps, p. 111-112).
rue Royale,
Barry, Madame du
Beaubourg, théâtre de la rue
(voir Le Kain)
“Ses débuts «en bourgeoisie» eurent lieu le
27 décembre 1747 sur un théâtre
situé rue Beaubourg et construit dans la «même chambre»
où mourut Boindin [mort le 30 novembre 1751]. Le spectacle,
fort copieux, se composait du Cid, de La Mort de César
et du Procureur arbitre; les rôles tenus par Le Kain
étaient ceux de Don Diègue, de Brutus et de Pirante.” (Olivier,
Le Kain, p. 8)
Beauharnais, château de Fanny de, en Poitou
Beauharnais, résidence
de Fanny de [Mme Marie-Françoise (Fanny), comtesse de
Mouchard] (avait-elle un hôtel particulier à Paris?)
Où est-ce qu’on a joué ses pièces La Haine par
amour et
le Rosier parlant? (1773)
Beaujolais, chez
le comte de (Le Moulin, vaudeville anonyme, 24
janv. 1785) [BHVP NA ms 229
Beaumarchais, Julie (soeur de l'auteur
de "Figaro")
"Julie montera chez elle un théâtre
de société: elle jouera Nanine, Les
Folies amoureuses, Tartuffe, La Servante maîtresse.'
(Rene Pomeau, Beaumarchais ou la bizarre destinée dit: p.10)
"Nous avons joué mardi Nanine avec les Folies amoureuses.
J'avais une assemblée de quarante-cinq personnes, et ta Julie a
plu généralement dans tous ses rôles; chacun l'a déclarée
une des meilleures actrices. [...] Nouveau paragraphe (même
lettre) "Le lendemain de la Quasimodo, nous donnons le Tartufe
et
la Servante maitresse. Le chevalier fera le rôle de Tartufe,
et moi Dorine, la suivante." (Loménie, Beaumarchais et son temps,
Vol. I, p. 41 ) [références signalées
par Adrina Garbooshian]
Beaumont, société du château
de (1733-1756)
Idée attribuée à Jean-Henri Marchand, avocat à
Paris, et "...ce qu'on appelle un plaisant de société.
Ce facétieux personnage allait passer ses vacances de chaque année
au château de Beaumont où se réunissait une aimable
société, composée de nobles dames et de cavaliers
dont malheureusement l'auteur, trop discret, ne désigne les personnes
que par les initiales de leur nom. Les annales de la société
Compérico-Tontinaire
comprennent une période de vingt-quatre années environ qui
commencenent à 1733 et finissent à 1756. Le titre bizarre
de Compérico-Tontinaire se compose de deux mots inventés
par Marchand, et qu'il faut expliquer. L'auteur des vers et pièces
[de théâtre?] de ce recueil burlesque était habituellement
logé au château de Beaumont, dans une chambre que l'on avait
coutume de désigner sous le nom d'hôtel compère
: c'est là qu'il couchait sur le papier les couplets, les madrigaux,
les sonnets et les satires dont il puisait les inspirations dans les conversation
des hôtes du château. (...) On y voit même La Tontinade,
ou l'Apothéose du Tontin, tragédie, qui eut sans doute
les honneurs de la représentation sur le
théâtre particulier du château de Beaumont.
Au reste, Le Sage, l'illustre auteur de Gil-Blas, avait aussi composé
La
Tontine, comédie en un acte et en prose, représentée
au Théâtre Français le 20 février 1732, quoique
reçue par les comédiens dès l'an 1708.... // Les deux
volumes d'Annales Compérico-Tontinaires se composent
principalement de chansons et de relations des fêtes célébrées
pendant les vacances d'automne qui rassemblaient tant de beau monde dans
le noble manoir de Beaumont. L'auteur principal du recueil, le chansonnier-avocat
nommé plus haut, y inséra, dans les vacances de 1734, le
Procès Gaudriolique, comédie en un acte, facétie
dramatique aussi parfaitement inconnue jusqu'ici que la tragédie
dont nous venons de parler. (...) // Mais quel est donc le château
de Beaumont dont les échos répétèrent les gais
refrans de Marchand? Il y a en France plus de vingt localités qui
portent ce nom. Nous laisserons cette question de lieu indécise...."
(Dinaux, I, p. 76-80)
Beauvau, chez la princesse de
(mention de son salon dans Rolland, p. 34)
Bélébat, château
de (La Fête de Bélébat, de Voltaire,
1725)
«Jeanne Agnès Berthelot de Plémont, marquise de
la Prie (1698-1727) a tenu un "salon
princier" fort joyeux au château de Bélébat, près
de Fontainebleau, vers 1719» (Salons ...)
Belle-Chasse, voir Genlis,
Mme de
Théâtre en plein air (??)
monté pour l'éducation des charges de Mme de Genlis.
Bellegarde, Hôtel
de, à Chambéry (Les Amours magiques, Pavy, Antoine,
janvier 1736)
Belle-Isle, Hôtel
de (Le Temple des chimères, Hénault, avant 1758?)
Bellevue, château de (construit
entre 1748-1750, d’après desseins par J.-A. Gabriel. (1750-1757;
Mme de Pompadour)
(Anonyme, L'Amour architecte, 27 janvier 1751) "Le 23
février [1751], jour du mardi gras, on
joua à Bellevue, l'acte de Pourceaugnac, mis en
musique par Lully, et les Trois Cousines, suivies d'un ballet pantomime
de la composition de Deshesses. " (Collé, Journal et mémoires,
I, p. 291)
«... Zélisca, comédie-ballet donnée
à Bellevue le 6 mai 1751» (Philippe Hourcade, p. 135)
«Au moment... de la reprise [du Devin du Village] à
Bellevue, en ce début de mars 1753, "l'intermède" est mis
au programme de l'Académie royale de Musique[1er mars 1753], et
cela nous offre de pouvoir consulter deux livrets contemporains et de les
comparer : peu de différences dans le corps de l'oeuvre, mais, de
l'un à l'autre texte, une scène finale absolument autre.
Qui donc a effectué ces retouches et refontes ? Mystère.»
(Philippe Hourcade, «Les livrets du théâtre des petits
appartements», p. 140-141)
(1757-1774; Louis XV)
(1774- ; filles de Louis XV)
Pièces représentées
à Bellevue
|
Belloy (voir Saint-Domingue,
Ermitage)
Bel-Oeil, château
de (Les Amusements du héros, La Porte, 1749; Colette et
Lucas, Prince de Ligne, 30 juillet 1779 NB de nombreuses allusions
à Ligne)
“Le domaine de Beloeil non loin de Tournai, le "Versailles belge"
vaut incontestablement le détour :” http://princechjdeligne.virtualave.net/12.htm
Benoît, Madame "La Supercherie réciproque,
Comédie en deux Actes, en prose..., 1768" (jouée en société??)
(Dictionnaire dramatique, II, 473) Triomphe de la probité,
1768 (ibid., 479)
Bernard, Samuel, (né le 28 novembre
1651, mort à Paris le 18 janvier 1739) à Paris, place
des Victoires.
“C’était dans la maison de Bernard que j’avais débuté
[vers 1712], une / maison de jeu et de bonne chère et le rendez-vous
de la meilleure compagnie. Le comte de Verdun y était en grande
considération; ... On y trouvait M. le cardinal de Rohan, le prince
de Rohan, son frère, Le Bordage, Mme de Montbazon .../ des Forts,...
Mme Turgot, M. d’Aumont, Mme Martel [voir Fontaine-Martel]...” (Hénault)
--voir aussi sa “folie” à Passy
Bercy, (“Discrètes, champêtres,
raffinées, elles [les “Folies”] émaillèrent à
la fin du règne de Louis XIV les pentes de Bercy et d’Auteuil, mais
aussi les plaines des Porcherons” – Campon, p. 9) “Bercy fort à
la mode vers la fin du règne de Louis XIV pour sa situation au bord
de la Seine compta nombre de petites maisons” (Capon, 1902, p. 4). "D'est
en ouest, du château de Bercy jusqu'au port de la Rapée, on
comptait ainsi une dizaine de domaines au XVIIIe siècle."
(Le Quartier Bercy... p. 20-21)
-
"...la résidence seigneuriale la plus éminente est le château
de Bercy, qui va devenir au cours des siècles la plus vaste et la
plus belle propriété aristocratique aux portes de Paris (...)
Commencé en 1658 par le célèbre architecte Le Vau,
achevé en 1708 par Charles de la Guépière, architecte
du Roi, le château de Bercy connut l'apogée de sa splendeur
au XVIIIe siècle." (Le Quartier Bercy... p. 18-19). Propriétaires,
la famille de Malon.
-
duc de Chaulnes, ambassadeur à Rome – propriétaire
successeur = L-L Pajot-d’Ozembray.
-
duc de Gesvres,
en 1714 – propriétaire successeur = M. Orry
-
petite maison de M. Orry “Elle fut occupée ensuite en partie
par M. Orry, ministre d’Etat et contrôleur général
des finances qui fit paver le chemin qui venait de la porte Saint-Antoine
et modifia la maison qu’on appela depuis le Petit-Bercy ou le Petit-Château.
Il
s’y donnait de grandes fêtes où toute la maison
était illuminée avec la plus grande magnificence, puis on
tirait le feu d’artifice sur l’eau et ensuite on soupait magnifiquement.
A la mort de M. Orry la maison fut vendue au fermier-général
Beauregard, la cédant lui-même à M. le duc de Penthièvre
qui la désirait fort.... un an après une crue subite de la
Seine inonda sa maison... devant ce désastre, M. de Penthièvre...
vendit.... Bercy” (Capon, 1902, p. 5)
-
frères Pâris , pâté Bercy, Pâté-Pâris.
"L'une des maisons de plaisance parmi les plus remarquables était
celle des frères Antoine et Claude Pâris de la Montagne, tous
deux financiers. En 1711, Charles-Henri de Malon leur vendit le fief de
Vernay, une terre au nord-ouest de son domaine. Ceux-ci y firent construire
un grand pavillon dont l'architecture originale, sinon avant-gardiste,
dérouta les contemporains qui baptisèrent ce domaine «Pâté-Paris».
(Le Quartier Bercy... p. 21-22)
|
Berny, th. de (sud de Paris, à 3 lieues,
près route d’Orléans)
--vers 1640, transformation du château par François
Mansart
--(1653-1671, propriété du diplomate/ministre d’État,
Hugues de Lionne “donna de somptueuses fêtes à Berny, jusqu’à
sa mort en 1671” (p. 118)
-
En 1685, “Berny passait dans le giron de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés
qui en fit la résidence de campagne de ses abbés commendataires.
Le premier à y séjourner fut le cardinal de Fürestenberg.
Fort peu soucieux de son ministère, il vivait en parfait libertin.
Il laissa son empreinte aussi bien dans l’aménagement du parc que
dans la décoration intérieure de cette maison de plaisance.
Le jardin fut ainsi agrémenté de jeux d’eau entourant une
île située dans un boulingrin à l’extrémité
d’un miroir d’eau ainsi que d’un théâtre
de fleurs constitué de deux rangs de gradins à
trois étages. Quant aux décors intérieurs du château,
les écrits de Dulaure nous laissent imaginer l’esprit dans lequel
ils avaient été réalisés... En 1737, c’est
Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont, alors âgé
de trente-trois ans, qui bénéficia de la commende de Berny.
(...) (A la recherche des châteaux disparus, p. 118)
-
(Gueullette, Isabelle grosse par vertu, Représentée
au château de Berny (autre salle??),
fév. 1738 -- cf. Brenner)
-
(1747—1771; comte de Clermont)
“Cette maison de plaisir accueillait ainsi en son sein des amis de
choix conviés à des soupers au moyen de billets signés
Tourlourirette. Ces festins s’accompagnaient de jeux d’escarpolette, de
bague ou d’arc aménagés dans le parc ou encore de représentations
théâtrales orchestrées par Mademoiselle Gaussin. A
cet effet, un théâtre en forme de
chapelle, pour sauvegarder les apparences, avait été
installé au château. Comédies, opéras, vaudevilles
ou parades signées, entre autres par Laujon et Collé y étaient
programmés et joués par des acteurs professionnels aussi
bien qu’amateurs, le prince lui-même et Mademoiselle Le Duc participiant
parfois aux spectacles. (...) La mort du comte, en 1771, marqua la fin
des fastes de Berny....” (A la recherche des châteaux disparus,
p. 120) "Il fit construire un théâtre,
en guise de chapelle, dans son château abbatial, organisa une
troupe, transforma ses officiers en utilités, ses aides de
camp en premiers rôles, et se mit à jouer des comédies
et, ce qui est plus grave, à en composer lui-même. (Cousin,
II, 2). Soixante noms d'acteurs et d'actrices dans sa troupe (Cousin, II,
p. 21-25). Soixante-douze titres au répertoire (Cousin II, 37-56),
sans compter les divertissements.
-
"Le 6 octobre [1750] je fus à Berny, avec mon ami Davoust, pour
y voir jouer une comédie que le comte de Clermont,
prince du sang, faisoit représenter, et dont on assuroit qu'il étoit
l'auteur...
Barbarin, ou le Fourbe puni...." (Collé, Journal
et mémoires, I, p. 235-236)
-
"Le 24 du courant [août 1751] on exécuta à Berny une
petite fête que j'avois arrangée pour la Saint-Louis, fête
du comte de Clermont. [...] Enfin... une pièce nouvelle, intitulée
: Gilles, chirurgien anglais. C'est la même parade qui me
servit l'année passée à la fête d'Étioles.
L'on conduisit alors le prince dans un endroit illuminé du jardin,
où l'on avoit dressé un véritable
théâtre de parade." (Collé, Journal historique,
I, p. 337-338).
-
18 nov 1751, pp.369-374 : à Berny, première représentation
du Rossignol repris le 22. (Collé, Journal historique,
I, p.369-374)
-
18 décembre 1751, pp.382-383 : à Berny, reprise de Barbarin
raccommodé par Collé. (Collé, Journal historique,
I, p.382-383)
-
"1752: Le Jaloux corrigé, opéra bouffon [de Collé]
en un acte «parodié sur plusieurs ariettes de la Serva
Padrona,... du Joueur... et du Maître de musique....
Il fut d'abord donné au château de Berny, chez le comte de
Clermont»" (Alméras, p. 37)
-
"Les troupes de Bagnolet et de Berny
se réunirent un jour pour jouer ensemble une même parade sur
le théâtres de Berny; Mademoiselle Gaussin était engagée
dans les deux troupes pour jouer les Cassandre et les Gilles niais; on
ouvrit le spectacle par une parade de Laujon intitulée: Zisabelle,
commissaire et bouffon zitalien." (Dinaux, I, p. 84)
Pièces représentées
à Berny
|
-
Mme de Montesson«
… à Berny, chez Mme de Montesson, [je] rencontrais très fréquemment
[en 1788] le vieux prince Henri de Prusse, frère du grand Frédéric.
C’était un homme de beaucoup de capacité militaire et littéraire,
grand admirateur de tous les philosophes que son frère avait attirés
à sa cour, et particulièrement de Voltaire. Il connaissait
notre littérature mieux qu’aucun Français. Il savait par
cœur toutes nos pièces de théâtre, et en répétait
les tirades avec le plus effroyable accent allemand qu’on pût entendre,
et une fausseté d’intonation si ridicule que nous avions bien de
la peine à nous empêcher de rire.
Un jour, dans l’automne, Mme de Montesson ayant mis la
conversation sur Zaïre, le prince aussitôt de proposer
d’en jouer les principales scènes, ayant étudié, dit-il,
de façon toute particulière, le personnage d’Orosmane. Aussitôt
on distribue les rôles. Le prince Henri fera le sultan ; Mme de Montesson,
avec ses cinquante-cinq ans, représentera Zaïre ; M. de La
Tour du Pin, qui disait les vers comme le meilleur acteur, sera Nérestan
; et l’on commence. Les fauteuils sont disposés
comme les sièges au théâtre et tous les flambeaux du
château sont rassemblés pour former la rampe. J’étais
la seule spectatrice avec quelques jeunes personnes, parentes ou protégées
de Mme de Montesson, car Mme de Valence jouait le rôle de Fatime,
et M. de Valence celui de Lusignan. Le prince ne nous fit pas grâce
d’un vers. Au dénouement, n’ayant sous la main aucun objet pour
se tuer, on lui passa un couteau à couper les brochures, et on avança
un canapé sur lequel il se laissa tomber pour mourir. Jamais je
n’ai rien vu d’aussi ridicule que cette représentation, dont le
prince fut néanmoins parfaitement satisfait. » (p. 152-153)
Marquise de La Tour du Pin, Journal d’une femme de
cinquante ans, tome I, Paris, Chapelot, 1914.
|
Bertangles? (Picardie) (Comte de Clermont Tonnerre? quelle date?)
http://www.courrier-picard.com/cp-internet/chateau/ChaBerta.htm
Bertin (rue Basse, à Passy)
deuxième maison de Bertin dans la rue Basse
“Toutefois, M. Bertin, qui pratiquait la polygamie avait loué
une autre petite maison, sise dans la même rue Basse au 19, où
avec la dame Laruette et plus tard Mlle Contat, il se dédommagea
des fêtes magnifiques données dans son hôtel, devenu
plutôt maison de plaisance officielle, car on y recevait l’archevêque
d’Arles, celui de Toulouse, les évêques de Montpelier, de
Coutances, de Dijon, de Soissons, de Chartres, l’abbé de Turay représentant
le clergé; le prince de Soubise, les ducs de Chartres, de la Trémoille
et de Tresmes, en un mot l’assemblage le plus complet de
libertins lesquels étant réunis, il fallait cependant
conserver quelque pudeur.” (Capon, 1902, p. 130)
Bezenval, chez le baron
de, à Paris (L'Ami du mari ou les perfidies à la mode,
de Barthe, 1er mars 1785)
Blagny, chez Mme de
« L’esprit abdéritain n’a point encore quitté nos
seigneurs, qui continuent à représenter des tragédies.
L’on donna vendredi dernier chez M. le marquis de Villars
Tiridate, avec une nouvelle pièce de Moncrif. Cette fureur a
saisi même le Bourgeois. L’on ne trouvait
cet automne à la campagne que théâtres, parmi lesquels
il y en avait qui avaient coûté jusqu’à dix mille francs
à construire. La meilleure troupe au dire des connaisseurs était
celle de Madame de Blagny, femme du trésorier des Parties
casuelles. » (Journal de la Cour et de Paris (éd. Henri
Duranton, p. 16), 28 novembre 1732)
Bobelins, confrérie des (voir Spa)
Bombarde, théâtre de M. de, joué dans la
société de Morville
Bordeau-de-Vigny, Société
dramatique de (aux environs de 1785)
"La princesse de Guemené se laissa aller au courant du jour
["manie de la comédie de société"]. Elle fit construire
un
théâtre au Bordeau-de-Vigny, château situé
près de Pontoise, et y fit jouer la comédie, dont elle régalait
son mari qui prenait bien d'autres divertissements, et qui les payait fort
cher, ... // On jouait encore au Bordeau-de -Vigny à la fin
de 1785, dans le moment même de la scandaleuse affaire du collier,
qui compromettait tant le cardinal de Rohan, frère du prince de
Guemené...." (Dinaux, I. p. 120).
Bordeaux, théâtres de société à
-
“Les Comédiens de la Birouette”
vers 1786-1787 (“les meilleures comédies de Molière,
Destouches, Beaumarchais, même de grands opéras” – Lagrave,
p. 155)
-
au château du Hâ “La Troupe
Anglaise”, pendant le Carnaval 1762.
-
chez M. Ferrand, Grand Prévôt
de la Maréchaussée “La Troupe Française” pendant le
Carnaval 1762.
-
société privée du chevalier
de Tourny, pendant le Carnaval 1752 (Le Philosophe marié,
La
Pupille) (voir Lagrave, Vie théâtrale à Bordeaux,
p. 154)
|
Boudoir des Muses, théâtre du.-- 1805-- A. Pougin,
p. 719, nomme ce théâtre de la rue Vieille-du-Temple qu'il
situe «dans une salle construite pour un théâtre de
société.» [origines avant 1800? ou plus récentes?]Boufflers,
chez la comtesse de ? (voir aussi Prince de Conty, au
Temple,
Stors)
“Elle se détacha peu à peu du Prince [de Conty]...
mais elle n’eut pas le courage d’aller jusqu’au bout de l’oblation. Elle
resta au Temple; elle y conserva son hôtel et son jardin anglais,
la merveille de l’Enclos.” (Vie privée, p. 224) “Conty disparu
(1776), elle se retira dans une jolie maison qu’elle possédait à
Auteuil....”
(Vie privée, p. 226)
BOUILLÉ, Mlle Madeleine
Elle est l’auteur de Repsima, tragédie domestique,
jouée en société en 1767. Chez elle ou ailleurs?
Bouillon, duc de (voir château de Navarre)
le fils qu’il a eu de Marie de Verrières
appelé chevalier de Beaumont.
Boulevards-Neufs, théâtre des
"Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait
qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le
théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin;
le théâtre des Boulevards-Neufs...
" (Dulaure, IV, p. 53)
Bourbon, chez
la duchesse de (le duc du même nom = Hôtel de Tresme)
(le 26 juillet 1732, on joue Les Abdérites de Moncrif
chez elle) (Clarétie, p. 19, évoque des représentations
chez la duchesse de Bourbon)
Olah précise qu'elle avait une résidence à Chantilly
(p. ?)
Bournazel, comte de. Référence à sa comédie,
à Toulouse,
en 1775.
Boussy-Saint-Antoine, château
de (L'Impromptu de Boussy, Laus de Boissy, 1768)
Bout-du-banc, société du (1733) (voir Mlle
Quinault, Caylus,
)
"Aimable société qui se réunissait chez Mlle Quinault,
la cadette, actrice célèbre et spirituelle du XVIIIe siècle;
c'était une sorte de société littéraire et
culinaire tout à la fois." (Dinaux, I, p. 121-122)
Boutin, la Folie , rue de Clichy
“Dans la ... rue de Clichy, presqu’en face le cabaret Magny se
trouvait un immense terrain traversé aujourd’hui par la rue de Londres,
acheté par M. Boutin, trésorier de la marine, qui eut l’idée
de faire sur ce vaste emplacement un jardin irrégulier et pittoresque
dans le genre anglais. Sur la rue
St-Lazare il fit construire son hôtel d’apparât et
dans le parc, un petit pavillon qui donnait sur la rue de Clichy,
servait à ses réunions intimes. / (...) Le grand succes de
cette demeure fut surtout dans la disposition du jardin, aussi en
juin 1773 ne parlait-on à la Cour et à la Ville que
de jardin
de M. Boutin, baptisé Tivoli.” (Capon, 1902. p. 95-96)
“Le propriétaire de la Folie Boutin, devenu receveur général
des finances recevait dans son pavillon de la rue de Clichy, non
pas de ces demoiselles faciles, ni de ces petits maîtres débauchés
si répandus sous le règne de Louis XV, mais une société
choisie, lettrée, se réunissant le vendredi ce qui
les fit appeler les Vendredins, Brongniart, Mme Vigée Lebrun, /
l’abbé Delille, le comte de Vaudreuil, M. Lebrun, etc. faisaient
partie de cette réunion aimable et légère. D’amusants
soupers eurent lieu dans la petite bonbonnière de Boutin, où
sans morgue et sans prétention présidait
l’esprit de Mlle Quinault; où la gaîté saine
exerçait son irrésistible empire lorsqu’après le repas,
les assidus se promenaient à petits pas sous les allées ombreuses
du parc. (Capon, 1902, p. 97-98)
Bouxière, Gaillard de la (voir Barrière-Blanche)
Brancas, duc de
Vieux Château du Coq (“que le duc... fit transformer en
1720 pour une actrice de l’Opéra” –Hautecoeur, 340)
Brancas, Hôtel
de
-
« Le goût pour la Comédie, si en vogue depuis quelque
temps, ne s’est point ralenti du tout à Paris ; on voit tous les
jours des Compagnies, où l’on se fait un plaisir de représenter
des Pièces de Théâtre, et où elles sont, pour
l’ordinaire, jouées avec applaudissement. Parmi ces sortes de Sociétés,
celle qui était à l’Hôtel de Brancas, et ensuite à
l’Hôtel
de Lauzun, est une de celles parmi lesquelles il y a de meilleurs sujets.
Nous en avons parlé dans le Mercure de mars 1732. Des Personnes
de distinction, et des connaisseurs éclairés ont vu leurs
représentations avec plaisir ; et ces
Messieurs ont été souvent honorés de la présence
de plusieurs Princes et Princesses, entre autres Madame la Duchesse
du Maine y a assisté plusieurs fois, et en a paru satisfaite.»
(Mercure de France, février 1734, p.
368 sq.)
-
(L'Apothéose de Monsieur de Pont de Vesle, Forcalquier, Louis
Bufile de Brancas, comte de, 1741) (aussi, Le Bel esprit du temps ou
l'homme de bel air, 1741, attr. à Mme du Deffand,
aussi à Forcalquier -- Loménie publie cette pièce
en l'attribuant à Forcalquier (=comte de Brancas), p. 301-332)
"CABINET VERT (LE), à l'hôtel Forcalquier.
La réunion du Cabient-Vert de l'hôtel Forcalquier,
eut un grand éclat au siècle dernier. C'était un cercle
brillant où s'assemblaient les beaux exprits du temps. (...)
Gresset y fut reçu.... On croit que ce fut au Cabinet vert
qu'il emprunta les principaux traits de son Méchant...."
(Dinaux, I, p. 132).
Brionne, chez Madame de (mention de son salon dans Rolland, p. 34)
Brunoy, château
de, théâtre de Monsieur, frère de Louis XVI (acheté
du marquis de Brumoy, fils de Paris de Montmartel)
architecte, Etienne-Louis Boullée: "On lui doit... le délicieux
hôtel de Brunoy au Faubourg
Saint-Honoré, dont les jardins s'étendaient jusqu'aux
Champs-Elysées." (Paul Jarry, Les Vieux Hôtels
de Paris, Paris, F. Contet, 1930, t. III, p. 12)
"La troupe de Brunoy, que Monsieur fonda pour jouer dans son château,
fut composée d'acteurs pris au Théâtre-Français,
dans la société bourgeoise d'un fameux banquier, chez Madame
de Villeroy ou chez la Guémard
[sic, pour Guimard]; elle formait un composé hétérogène
dans lequel il n'entrait personne ni de la famille du prince ni des seigneurs
de sa maison. // La salle de Brumoy fut bâtie par Chalgrin, architecte
de Monsieur; les fêtes d'automne de Brunoy furent censées
données entre hommes, aussi y jouait-on le répertoire le
plus leste qui fut connu. On appelait cela le Répertoire de la
feue Reine Marie Leckzinska; en effet, malgré sa grande dévotion,
cette princesse écoutait volontiers le mot grivois, les contes risqués
et les chroniques scandaleuses; si l'on jouait la comédie pour elle,
il fallait choisir les pièces les plus gaies.// Le premier jour
on donna un spectacle solennel annoncé: c'était La Reddition
de Paris, drame lyrique par Durosoy, musique de Biarchi, et dont le
sujet est tiré de l'histoire d'Henri IV. Le lendemain on entra franchement
dans le répertoire de la feue Reine. On aborda l'Amant statue
de Desfontaines, pièce si libre qu'il fallait doubler la provision
d'éventails. A l'Amant statue succéda un proverbe
intitulé: A trompeur trompeur et demi, joué par Dessarts,
Dugazon, Dazincourt et un mime en vogue nommé Musson. On finit par
Cassandre
astrologue, d'Augustin Piis, pièce commandée exprès;
le spectacle fut terminé par un ballet. (...) Le dernier jour d'inauguration
de ces fêtes on joua le Galant escroc, où Fleury remplit
le rôle du comte de Guelphar. Le spectacle se termina par Isabelle
grosse par vertu, parade fort décolletée [par Fagan]"
(Dinaux, I, p. 129-130).
(Anonyme, Anacréon, 5 déc. 1781) (Brenner) |