Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
C
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval,
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
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Bibliographie
Cahors - vers 1770 " les représentations scéniques constituaient avec le jeu de paume, une des distractions favorites de la "Société" de notre ville. "Nos
 dames et nos marquis s'apprêtent pour jouer quelques comédies qui attirent les
 curieux" écrivait Amable Baudus [avocat et maire de Cahors en 1791 ] en décembre1788".(citation pp 65-66 de Saint-Marty, L, «Le théâtre à Cahors», Bulletin de la Soc. des études littéraires, sc. et artistiques du Lot, tome 45, 1924, 1 fasc., pp 65-77)
Calotte, régiment de la (voir Le Raincy
Camille, voir Veronèse 
Canada, (voir aussi Montréal, Québec)"La troupe suivante à se produire au pays fut celle des Jeunes Messieurs Canadiens. Son directeur se nommait Joseph Quesnel de la Rivaudais, un capitaine de navire arraisonné en 1779 pendant qu'il transportait des armes pour l'armée américaine. Également poète et compositeur, il créa le premier opéra au Canada, Colas et Colinette, à Montréal en 1790. Dans ses expériences 'amateur de 1780 comme dans celles qui suivent l'incorporation professionnelle de la troupe comme théâtre de société en 1789, il reçut la collaboration constante des Québécois Pierre-Amable de Bonne de Missègle, Jean-Louis Foureur dit Champagne, Pierre-Louis Panet, Joseph-François Perrault et François Vassal de Monviel, mais aussi celle de Jean-Guillaume De Lisle, Louis Dulongpré, Jacques-Clément Herse et François-Roch Rolland qui, comme lui, étaient d'origine étrangère." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html
Caraman, chez Madame de (La Table enchantée, de Nivernois, Louis-Jule Mancini 
 Mazarini, duc de, 3 octobre 1778) (aussi Antigone, par Mme de Caraman, chez elle en 1778) 
Carmontelle, Louis Carrogis (1717-  ) (voir Guimard, prince de Conti à Issy
"Cette salle [voir Chaussée d'Antin, chez Mlle Guimard] était le rendez-vous ordinaire des courtisanes les plus recherchées et des hommes frivoles et aimables. On y jouait quelquefois des pièces faites exprès pour ce théâtre. Les acteurs et les actrices étaient la demoiselle Guimard et ses camarades de l'Opéra. Le sieur Laborde, premier valet de chambre du roi, se chargeait de diriger les spectacles que donnait la demoiselle Guimard. C'est pour eux que Collé composa les pièces contenues dans son Théâtre de société, et Carmontelle ses proverbes dramatiques." (Dulaure, III, p. 470). 
Carpentras, Le Début des comédiens à Carpentras, Comédie jouée (en société??), 1755 (Dictionnaire dramatique, II, 348) 
CARRELET DE MARRON, Mme Marie-Anne 
 Elle est l’auteur de La Comtesse de Fayel, 1770, tragédie de société. Jouée chez  elle? 
Cassini, th. de Mme de (on situe des représentations chez elle vers 1772) 
Casino de Paris (voir Folie Richelieu
Castres (jardins de Le Nôtre) 
Castries, hôtel de (propriété du Marquis de Castries en 1708) 
http://www.fonction-publique.gouv.fr/leministere/lhoteldecastries/castries.htm
Castries (jardins de Le Nôtre) 
Caveau (1729-1739) voir Gallet, Pannard, Crébillon fils, Piron, Collé, Fuzelier, Saurin, Sallé, Duclos, Gentil-Bernard, Labruère, Moncrif, Helvétius, Rameau et le peintre Boucher... 
Société qui se réunissait le premier dimanche de chaque mois dans le cabaret de Landel, situé au carrefour de Buci. 
         «Presque tous [ceux qui assistaient au Caveau]» faisaient des pièces pour le théâtre de la foire, ce qui était, pour des gens d'esprit, le travail le plus lucratif et le plus facile, car le public qui s'y portait en foule n'était pas exigeant, pourvu qu'on le fît rire; ces pièces étaient presque toujours lues au Caveau avant d'être livrées aux entrepreneurs des théâtres, et chacun, en aidant l'auteur de son approbation ou de sa critique, y apportait sa part de collaboration. Aussi étaient-ils très jaloux de ces petits succès, auxquels ils attachaient autant de prix que si les pièces eussent été représentées par les comédiens du Roi.»  (J. Bouché, Gallet et le Caveau, t. I, p. 112)
Caylus, maison du comte de ("Lazzis" en 1732) - voir Chaillot -voir Lazzistes (1731-1732) -voir Morville (vers 1739) -Bout-du-banc (1733- ) Académie de ces Dames et ces Messieurs (1739-1776)  
  • (Second Lazzi, hiver 1732) "...la maison de Luchon [= Caylus], dans laquelle il donna à souper à toute la société.  Avant que de se mettre à table on monta dans un grenier où l'on trouva un théâtre dressé à six pouces de terre.  Le peu d'exhaussement du lieu, mettant la tête des acteurs dans les nuages, rendait le spectacle ridicule, suivant l'intention du fondateur; les toiles qui formaient la décoration avaient été peintes à dessein d'imiter tout ce que l'ignorance et le besoin peuvent admettre, pour former un aspect singulier dans le mauvais goût.  Sélim formait l'orchestre en jouant très [ms.92] gravement d'une guimbarde, instrument qui jusqu'alors n'avait point été admis à cet excès d'honneur.  Sur ce théâtre le Bavard représenta la pièce suivante qu'il exécuta lui seul avec autant de vivacité et de feu qu'il en avait employé à la composer.la maison de Luchon, dans laquelle il donna à souper à toute la société.  Avant que de se mettre à table on monta dans un grenier où l'on trouva un théâtre dressé à six pouces de terre.  Le peu d'exhaussement du lieu, mettant la tête des acteurs dans les nuages, rendait le spectacle ridicule, suivant l'intention du fondateur; les toiles qui formaient la décoration avaient été peintes à dessein d'imiter tout ce que l'ignorance et le besoin peuvent admettre, pour former un aspect singulier dans le mauvais goût.  Sélim formait l'orchestre en jouant très [ms.92] gravement d'une guimbarde, instrument qui jusqu'alors n'avait point été admis à cet excès d'honneur.  Sur ce théâtre le Bavard représenta la pièce suivante qu'il exécuta lui seul avec autant de vivacité et de feu qu'il en avait employé à la composer." (Second Lazzi- prologue de Caylus & monologue de Piron, p. 84) 
  • (Troisième Lazzi, 1732) "On les fit monter; ils arrangèrent en un moment dans une chambre voisine toutes les choses nécessaires pour l'amusement qu'ils voulaient donner à la compagnie.  Tous les verres de la lanterne [ms.120] représentaient non seulement le soleil et la lune, Arlequin et Mezzetin, et tout ce que ces belles machines font voir ordinairement, mais encore ils faisaient une récapitulation des Lazzis précédents, et même ils en annonçaient quelques autres."  (Troisième Lazzi – lanterne magique, de Caylus, p. 100-101) 
Ces Dames et ces messieurs, Académie de (1739-1776) 
"...invention du comte de Caylus, d'accord avec de jeunes nobles et quelques joyeux écrivains, qui s'amusèrent dans leurs réunions à parodier les académies savantes par des oeuvres facétieuses." (Dinaux, I, p. 4). Voir les  Etrennes de la Saint-Jean, vol. II, Les Ecosseusses, ou les oeufs de Pasques; suivis de l'histoire du Porteur d'Eau, ou les Amours de la Ravaudeuse, comédie... (Dinaux, I, p. 5) 
Chabanon "Éponine, Tragédie, par M. Chabanon, 1762.  Jamais aucune Piece de Théâtre n'avoit été plus lue dans les sociétés; & plus unanimement louée, par tous ceux qui en avoient entendu la lecture." (Dictionnaire dramatique, I, 309) 
Chaillot 
  • Duchange, M., théâtre dans une maison de plaisance, Caylus, Jardinier de Chaillot (début des années 1730); Caylus, L'Avantage de l'esprit (1731) (Quéro, article sous presse) ("...le texte de Coypel [en un acte] étant déjà connu à l'époque [1731-1732], nous supposons que la pièce de Caylus existait avant 1737. (Histoire et recueil des Lazzis", p. 225. note 291).
  • Mars 1755. Petite maison à Chaillot, no. 7, occupée par la Dlle Astraudy (Capon, 1902, p. 124) “La charmante actrice de la Comédie Italienne devait cette maison à la libéralité du comte d’Egmont, colonel du régiment des dragons de ce nom. (...) appartenant à des mineurs, cet immeuble devait être vendu, lorsque le comte d’Egmont en prit la location en 1750, et en devint propriétaire par la suite pour en faire don à la Dlle Astraudy. Ils y venaient presque tous les jours, partant ensemble après la comédie.” (Capon, 1902, p. 124) 
Chambéry,  
  • Hôtel de Bellegarde
  •  Hôtel de Mareste
Chamblay, château de (Zophilette, 1765)
Chambord, château de 
Fêtes somptueuses donnéesà l’hiver 1749 et à l’automne 1750 à Chambord chez le maréchal de Saxe.
« En 1749, je passai quelque temps à Chambord, chez le maréchal de Saxe. (…) Le château dont le Roi avait donné la jouissance au maréchal était une résidence digne de cet hôte illustre ; il y menait un train de prince (…). Il y avait établi une caserne de cavalerie, un haras et une ménagerie. (…) Il y avait aussi très souvent la comédie et des concerts sur l’eau ou dans les appartements. » (Souvenirs du marquis de Valfons,  p. 236-237) 
Chamfort, "Fanny, Comédie mêlée d'Ariettes, par M. de Champfort, Musique de M. de la Borde, jouée en société, 1765" (Dictionnaire dramatique, II, 376) 
Champs, château de (Champs-sur-Marne) 
http://columbusphotos.free.fr/books/archi/champs/index.htm
Histoire de Champs http://centaurien.free.fr/champs/chateau.html
La Mort de Mardi-Gras, de Charles Duclos, représentée en 1737. « ...cette oeuvre de jeunesse de Charles Duclos [1704-1772], dont Charles Collé nous apprend qu'elle a été composée dans les mêmes circonstances que sa propre tragédie d'Alphonse l'Impuissant : a savoir, pour êtrejouée en 1737 au château de Champs-sur-Marne le jour du vendredi saint, par 'les ducs de Vaujours, d'Aumont, de Duras, par les marquis de Surgères et d'Armenonville et par les comtes de Martel et de Saxe'. Outre les deux tragédies badines était prévue une parade de Collé, Rasibus, qui 'devait terminer ce spectacle si profane pour un jour si saint', mais, 'le ciel et le roi ne permirent pas qu'il eut lieu'; le cardinal de Fleury, ayant eu vent de cette représentation, la fit interdire, et enjoignit aux 'comédiens-seigneurs' l'ordre de 'plier bagage' et  de 'retourner dans le moment à Paris', au grand dam des deux auteurs dont les productions eurent alors un destin contraire : La Mort de Mardi-Gras fut en effet brûlée par Duclos, tandis qu'Alphonse l'Impuissant fut publiée par le duc de La Vallière à l'insu de Collé....  »   (Quéro, RHLF, 2000, p. 237-238)
«Quelle est donc cette 'société d'amis' pour laquelle Duclos et Collé, alors tous deux 'enducaillés', ont écrit de petites pièces badines qui devaient être jouées pendant la semaine sainte, le vendredi 19 avril 1737, au château de Champs? Le duc de Vaujours n'est autre que le maître des lieux, plus connu sous son nom de duc la La Vallière (1708-1780), et tenant ce domaine de la princesse de Conti, fille légitimée de Louis XIV, à laquelle avait échu la somptueuse demeure du financier Bourvallais.» (Quéro, ibid., p.238) 
Champs de Bataille (jardins de Le Nôtre) en Normandie 
http://perso.wanadoo.fr/j2.jaeger/batail.html
Chanteloup
«[à partir de l'exil de Choiseul en 1771] Life at Chenteloup, his property in Touraine, was on a princely scale, with never less than four hundred guests, a hundred lackeys to serve them and two theatre companies to entertain them. » (J. Haslip, Madame du Barry, p. 69)
Mention des comédies jouées à Chanteloup chez les Choiseul en juillet 1773 dans les lettres
- de Mme du Deffand à la Duchesse de Choiseul du 10 juillet 1773
- de l’abbé Barthélemy à Mme du Deffand du 12 juillet 1773
- de Mme du Deffand à l’abbé Barthélemy du 14 juillet 1773
- de l’abbé Barthélemy à Mme du Deffand du 16 juillet 1773
(Lettres DX à DXIII dans la Correspondance de Mme du Deffand p.p. Sainte-Aulaire (1866).
Chantemerle
« Les Effets de l’amour et de l’amitié ou l’Impromptu de Chantemerle, com. en prose, 3 actes, divertissement, par l’abbé Aunillon ; pièce non encore représentée [1749], destinée à être jouée à Chantemerle, château de M. de Villeneuve. » (Notices de d’Argenson (p. 420))
Chantilly château de  
  • "Le prince de Condé avait un théâtre à Chantilly." (Dulaure, III, p. 471).  "Ballet des vingt-quatre heures, (le) Ambigu-Comique de le Grand, en trois Actes, en Prose, avec un Prologue en vers, mis en musique par Aubert, & des Divertissements. Il fut représenté au Château de Chantilly, en 1722, dans une fête que M. le Duc [Condé?] donnoit à Sa Majesté." (Dictionnaire dramatique, I, 138-139)
  • "8 Septembre 1767. A la derniere fête que M. le Prince de Condé a donné[sic] hier à Chantilly, il y a eu entr'autres surprises celle d'un Amour, qui est sorti au dessert d'un Ananas. Ce rôle étoit représenté par un nain de 12 ans, d'une figure charmante, très-bien pris dans sa petite taille & qui a chanté les couplets suivans, avec toute la grace possible, sur l'air: Il faut, quand on aime une fois, aimer toute sa vie, &c.(...) Ces Couplets sont de M. Poinsinet." (Bachaumont, III, 223-224). (Clarétie, p. 19, évoque Fête villageoise donnée dans un hameau, de Laujon, en 1777.) "A la mort du comte de Clermont, Laujon, très souple courtisan, valet de lettres très expert dans l'art de flatter, passa chez les Condé, devint secrétaire des commandements du duc de Bourbon et dirigea les fêtes de Chantilly, comme il avait dirigé celles du château de Berny." (Alméras, p. 54) (Olah, p. ?, mentionne la Fête villageoise de Laujon pour la Duchesse de Bourbon.) "CHANTILLY (SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DE). 1777. Laujon composa pour la réception de Mademoiselle à Chantilly, en 1777, une Fête villageoise donnée dans un hameau, dont tous les rôles étaient remplis par des acteurs et actrices de la société du château. Cette pièce est imprimée sous le titre de Fête donnée par un père à sa fille, le 3 juin 1777, dans les Oeuvres choisies de P. Laujon. Paris, Léopold Collin, 1811, in-8, t. IV, page 13, et divisée en plusieurs intermèdes: 1º Le Rocher et la petite Rivière; 2º le Port aux gondoles; 3º la Grotte et l'Antre de la sorcière; 4º Le Cabaret; 5º le Moulin; 6º les Chasseurs; 7º l'Ecole; 8º. la Salon; 9º le Cabinet de lecture. Toutes ces désignations rappellent autant de lieux de l'endroit dit le hameau dans le parc du château." (Dinaux, I. p. 156)
 Prince de Condé (La Chaise à porteur, opéra-comique) 
  • [à Chantilly chez le prince de Condé]

  • 10 juin 1782 – [Fête donnée en l’honneur du comte et de la comtesse du Nord (le grand-duc héritier de Russie, futur Paul Ier, et sa femme)]. « Dans une charmante salle, nous avons eu le plus charmant des spectacles : L’Ami de la Maison [de Marmontel et Grétry] rendu par les meilleurs acteurs de la Comédie comme jamais ils ne l’avaient rendu. Ils se sont surpassés en jouissant des applaudissements les plus mérités. Après l’opéra-comique est venue une annonce burlesque, mêlée de jolis couplets, pour annoncer le ballet et fêter les augustes voyageurs. Mademoiselle Guimard et le jeune Vestris n’ont pas été moins parfaits dans leur danse que la décoration qui a remplacé, pour leur entrée, celle de l’Ami de la Maison. Au lieu d’un salon élégant, on a vu paraître un jardin digne d’appartenir au Palais de Flore, ou d’être un accessoire de plus aux temples qui lui sont élevés de toutes parts à Chantilly. Le fond du théâtre s’est ouvert, une allée illuminée et terminée par une cascade n’a fait qu’un corps avec les décorations, et pour que la séparation des vrais arbres d’avec ceux en peinture fût moins sensible encore, on avait amené par des machines bien combinées un assez grand volume d’eaux jaillissantes pour former sur le théâtre même une cascade, qui semblait émaner de celle dont je viens de faire mention. »
    (Journal du Marquis de Bombelles  t. I, p. 117-118)
      
    Pièces représentées à Chantilly
Charolais, Mlle de – voir ch. de Madrid (bois de Boulogne), rue de Grenelle. (voir aussi faubourg Saint-Martin)
Charonne, chez Camus de Mézières, architecte du roi 
"SOCIÉTÉ DRAMATIQUE . 1770-1781.M. La Camus de Mézières... était l'âme d'une société qui se réunissait à la campagne, à Charonne près de Paris, et qui jouait la comédie sur un théâtre de société, fondé par la famille Le Camus. // On y représenta en 1770 et 1771: 1. Les Plaisirs innocents, pièce en un acte et en prose; 2. les Suisses reconnaissants, drame en un acte et en prose; 3. les Dragons de Charonne, pièce en une acte et en prose avec vaudevilles, 1770; 4. les Laitières de Bagnolet, pièce en un acte et en prose avec vaudevilles, 1771.(...) // Ces quatre pièces sont dûes à M. Le Camus de Mézières...; on peut encore admettre avec quelque raison dans le répertoire du théâtre de société de Charonne, l'Amour et l'Amitié, comédie allégorique en prose et en vers, 1763, in-8, par Antoine Le Camus [mort en 1772], médecin célèbre, frère du précédent.... // Louis-Florent Le Camus, marchand de fer à Paris, le plus jeune des trois frères, a aussi pu fournir sa côte-part aux plaisirs de Charonne; on lui doit la Bergère, fragment d'une pastorale, 1769, in-12, qui paraît avoir eu pour destinée de naître et de mourir sur un théâtre de société." (Dinaux, I. p. 155-156). 
Châtelet, marquise du (voir Cirey, Voltaire
"elle habita plusieurs années [31 mars 1739-1744 --L'Ile Saint-Louis..., p. 103-104] l'hôtel Lambert au 2, rue Saint-Louis-en-l'Île, à Paris. Cette luxueuse demeure de l'Île Saint-Louis fut plus tard le site du salon de Madame Dupin." 
http://www.aei.ca/~anbou/emilie.html
Châtelus, M. le chevalier de (voir Chevrette
Châtenay, résidence de (Malézieu) 
1699 - "Lettre à Madem. de Scudéry - Elle est écrite de Chastenai par M. l'Abbé Genest sur les premieres Festes qui s'y firent" (Divertissements de Sceaux, p. 28-55) VOIR DÉTAILS :
"C'est à Châtenay, à deux pas de Sceaux, que s'ouvre la série des jeux dits de Sceaux, qui furent imaginés par Malézieu dans le but de distraire, de fêter et d'aduler sa jeune et noble conquête. Ils s'y succédèrent jusqu'à ce que le château de Sceaux, acheté par le duc du Maine après la mort de marquis de Seignelay [année?], fut jugé suffisamment prêt à recevoir ses nouveaux propriétaires." (Voillier, p. 97) 
(...)  Le "théâtre avait été dressé dans les jardins et occupait le fond d'une vaste tente sous laquelle prirent place plus de trois cents invités." (Voillier, p. 99) 
Représentation de la comédie-ballet de Malezieu, "La Tarentolle, pièce burlesque inspirée de Molière" (ibid. 100) "...Genest fait la description d'un théâtre «de vingt-cinq pieds en quarré, dont les coulisses étaient fermées par des branchages entrelacés avecbeaucoup de symétrie. Le haut de ce théâtre était cintré de verdure et de festons. Le fond en était magnifiquement tapissé, et le devant présentait un très grand portique de verdure avec deux moindres qui l'accompagnaient de chaque côté, au travers desquels suivant les règles de la perspective. 
Au-devant de ce Théâtre était un Orquestre avec des gradins de part et d'autre, le tout couvert de verdure comme le reste, où l'on trouva l'élite des Musiciens du Roi au nombre de trente-cinq et M. Matho à leur tête.»" (Voillier, p. 99) 
Chaulnes, chez le duc de 
Chaussée d'Antin,
(r. Saint Lazare ou des Porcherons. Château du Coq vers la gauche. CLIQUEZ POUR AGGRANDIR)
"...d'abord quartier Gaillon, à cause du voisinage de la porte de ce nom. (...)  QUARTIER DE LA CHAUSSÉE-D'ANTIN, situé au nord-ouest du boulevard des Italiens, entre ce boulevard et le boulevard extérieur.(...)  Ce vaste espace était anciennement rempli par des champs en culture, des jardins et des maisons de campagne; par le village des Porcherons;  le château du Coq, dit aussi château des Porcherons; par une ferme nommée Grange-Batelière; une petite chapelle dite de Saint-Anne; une chapelle de Notre-Dame-de-Lorette; une voirie, le cimetière de Saint-Eustache, et par quelques habitations particulières." (Dulaure, III, p. 472) 
Ces théâtres...  
  • chez Mlle Guimard , 11 rue de la Chaussée d'Antin[Dulaure, III, 470, note 1, dit "no. 9"; Dinaux, I, p. 393dit "rue du Mont-Blanc"... "terminé en 1774"] (Bd des Italiens=r. du Rempart. Hôtel de Montmorency, côté gauche au départ de la Cnaussée d'Antin. L'hôtel de Mlle Guimard, "un peu plus haut...", vraisemblablement à gauche aussi. CLIQUEZ POUR AGGRANDIR)
“Un peu plus haut que l’hôtel Montmorency, la Guimard fit élever un hôtel rival de celui de la Dervieux [chez le prince Soubise? ou ailleurs?], construit sur les plans de Le Doux, que les  souverains étrangers, en leur séjour à Paris, vinrent visiter. «C’était le Temple de Terpsichore  couronnée par Apollon; groupe en pierre de Conflans, de 6 pieds de proportions sculpté par M. le  Comte, sculpteur du Roi et derrière ces colonnes en bas-reliefs: le triomphe de la Muse de la  Danse montée sur un char trainé par des Amours entourée par des Bacchantes et des Faunes et  suivie des grâces de la chorégraphie, deux faunes jouant des cymbales, indiquent par leurs  mouvements, la danse de caractère» [Thierry, Guide des amateurs, 1787, p. 147]. Au –dessus de  la porte d’entrée était une jolie salle de spectacle, au plafond peint par Taravel, peintre du roi.  Aménagée pour contenir en son parterre, en ses loges ouvertes ou grillées, cinq cents personnes, c’était un chef-d’oeuvre du genre. (Capon, 1902, p. 103) 
"...l'hôtel Guimard (1770-1772), malgré sa façade néo-classique est distribué en grande partie comme un hôtel du début du XVIIIe siècle (...) Au premier étage, l'appartement comprend une chambre à coucher disposée de façon très appréciée depuis le début du siècle: ... C'est un programme luxueux et, qui plus est, destiné à une femme, une danseuse. Ceci explique l'existence de deux appartements avec un boudoir, d'un théâtre et de nombreuses «installataions sanitaires» de grandes dimensions, fait rarissime à l'époque et lié au statut social et professionnel de sa cliente." (Architectures de la vie privée, p. 65-66 NOTE: à la page 65, "coupe et plans du rez-de-chaussée"

“L’ouverture du théâtre particulier de la Guimard devait avoir lieu pour la représentation de la Partie de chasse de Henri IV, et la Vérité dans le vin, au commencement de décembre 1772, c’était une fureur pour se procurer des billets et ce jour d’inauguration fut un triomphe; cette compagnie composée d’hommes de la plus grande distinction, comptait deux princes du sang: le duc de Chartres et le comte de Lamarche; en femmes, une assemblée de filles du plus joli minois, toutes ‘radieuses’ de diamants. Ce succès dura jusqu’au moment où la Guimard, commençant à sentir l’âge, résolut de se débarrasser de cette demeure; elle eût l’idée originale de la mettre en loterie, elle obtint qu’on ne mit pas d’opposition sur cette tombola qui devait avoir 2.500 billets à 120 livres. Le lundi, 22 mai 1785, l’hôtel était gagné par la comtesse de Lau, porteuse d’un seul billet qui revendit l’hôtel 
 500.000 francs au banquier Perrigauz; ce fut là que M. Jacques Laffite commença sa fortune.”  (Capon, 1902. p 104) 

"Les premiers artistes de la capitale y jouaient tour-à-tour; Mlle Guimard y représenta le personnage de Victorine, dans le Philosophe sans le savoir, d'une manière inimitable jusqu'à l'avénement de Mlle Mars dont ce rôle fut le triomphe. (...) Fleury joua le marquis dans Turcaret, sur le théâtre de la rue du Mont-Blanc, le rôle du comte de Guelphar, du Galant Escroc, et plusieurs autres rôles, aidé qu'il fut par le chevalier de Boufflers." (Dinaux, I, p. 394) 

  • chez Mme de Montessonà la veille de son mariage, en 1773, avec le duc d'Orléans, ce dernier lui paie "...un somptueux hôtel à la Chaussée-d'Antin" (Turquan, p. 176) 
  • les Dlles Verrières "un magnifique hôtel à la Chaussée d’Antin. On y menait joyeuse vie: ce n’était que réceptions, bals, soupers, représentations dramatiques.” (Maugras,  p. 78). [Leurs théâtres] "étaient vastes et ornés avec beaucoup de faste. Dans celui de Paris on comptait sept loges en baldaquin, drapées avec élégance. Ces demoiselles, et leurs amis des deux sexes, remplissaient les rôles des pièces nouvelles qu'on y jouait." (Dulaure, III, p. 470) "6 Mai 1763. Nous avons assisté aujourd'hui à la Comédie chez Mlles Verriere dans leur salle de Paris: elle est très jolie, grande pour une salle particuliere, d'une belle hauteur & fort ornée. On y conte [sic] sept loges en baldaquin, galamment dessinées & bien étoffées. Il y a aussi des loges grillées pour les femmes qui ne veulent pas être vues. On a donné la [seconde] surprise de l'amour, de Marivaux, en trois actes; & la courtisane amoureuse, de M. Colardeau. // Dans la Ire. piece Madamede la Mare, la cadette des deux soeurs, faisoit le rôle de la Marquise; l'autre, celui de la Soubrette; M. le Baron de Vansuieten celui du Chevalier; M. Colardeau représentoit le Comte; & M. d'Epinai, Hortensius: la Valet étoit le Président de Salaberri. Le tout a été passablement joué en général; mais les deux soeurs ont excellé, surtout la Comtesse; elles seroient applaudies sur la scene françoise. // La musique de la seconde piece est de M. Dupin de Franceuil. La Comédie est  froide, & l'auteur n'a pas tiré tout le parti possible du sujet. La Courtisane est  trop langoureuse & fait des avances peu décentes sur le Théâtre, quoiqu'elles soient naturelles dans le Conte. (...) La musique est bonne, bien nourrie; on reproche à l'auteur des longuguers & beaucoup de reminiscences. L'aînée Verriere faisoit le rôle de la courtisane; sa soeur la soubrette; Mlle Villette un marchande de modes; le Jeune, l'amoureux; & la Ruette, le valet. Ce spectacle fort amusant étoit soutenu d'un orchestre bon & nombreux: en un mot rien n'y manque; il y avoit fort bonne compagnie." (Bachaumont, I, 247-248).
  • nouvel hôtel du duc d'Orléans, à côté de celui qu'il avait donné à Mme de Montesson. Vers 1781. "On y construisit une salle de spectacle [NOTE: Elle était fort simple, fort agréable, de forme ovale; un amphithéâtre venait par gradins jusqu'à un rang de loges circulaires occupées par les femmes de la cour du duc d'Orléans.] ...Mais cela donna fort à jaser dans Paris, car l'on ne tarda pas à connaître la raison de cette générosité... et c'est ainsi que l'on apprit que le Palais-Royal avait été, pour le duc de Chartres, le prix de sa réconciliation avec Mme de Montesson." (Turquan, p. 241-242)
  • Provence, théâtre de la rue de  "Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin...." (Dulaure, IV, p. 53)
Chaville, château de (reconstruit en 1660-1764) 
Chenonceaux, voir Mme Dupin
Chevalier-du-Guet, Place du, résidence parisienne de Gueullette (1709-1733) 
(Gueullette, L'Amour précepteur, Représenté chez l'auteur 1725-- cf. Brenner) 
(Gueullette,  L'Horoscope accompli, Représenté chez l'auteur 1726 -- cf. Brenner) 
Chevallier, résidence (rue St. Thomas du Louvre?) 
Chevrette, (voir Mme d’Épinay) "château de la Chevrette, située à deux pas de l'Ermitage" 
http://www.aei.ca/~anbou/epinay.html 
  • Mme d’Épinay passait tous ses étés à la Chevrette. (...) C’est à ce moment que sa [de M. d’Épinay...] maîtresse lui demanda une maison des champs. Désireux de tout concilier, .../ il eut l’ingénieuse idée d’acheter une maison à Épinay même, dans le  voisinage immédiat de la Chevrette (...) / ...il poussait l’imprudence jusqu’à se rendre avec elles [les deux soeurs Verrières] aux réjouissances champêtres où accourait tout le pays; on le voyait à la fête même du village, si joliment décrite par Diderot: «C’était hier la fête de la Chevrette, écrit le philosophe; dès le samedi soir, les marchands forains s’étaient établis dans l’avenue sous de grandes toiles tendues d’arbre en arbre. Le matin les habitants des environs s’y étaient rassemblés; on entendait des violons. L’après-midi, on jouait, on buvait, on chantait, on dansait; c’était une foule mêlée de jeunes paysannes proprement accoutrées et de grandes dames de la ville avec du rouge et des mouches, la canne de roseau, le chapeau de paille sur la tête et l’écuyer sous le bras .»” (Maugras,  p. 79-81) 
  • M. de Magnanville.  Considéré comme le seul théâtre capable de rivaliser avec celui de Madame de Montesson: "...celui de M. de Magnanville, garde du trésor royal, à la Chevrette, à trois lieux de Paris...." (Turquan, p. 45). "Le sieur Magnanville avait aussi, dans son château  de la Chevrette, un théâtre vaste et bien conditionné, où jouaient plusieurs dames de la cour. En 1748, on joua l'Engagement téméraire, comédie en trois actes de Jean-Jacques Rousseau." (Dulaure, III, p. 471)     "SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DE M. DE. de 1768 à 1772, M. de Magnanville, garde du Trésor royal, qui passait la belle saison au château de la Chevrette à trois lieues de Paris, avait organisé une troupe de comédie de société qui obtint quelqu'éclat. Acteur et auteur à la fois. M. de Magnanville a composé une pièce en trois actes, les Orphelines, qui obtint le plus grand succès. Le fournisseur principal du théâtre de la Chevrette fut le chevalier de Chastellux qui y fit jouer successivement les Amans portuguais, comédie en un acte; les Prétentions, comédie en 3 actes; et enfin une imitation libre de Roméo et Juliette, tragédie de Shakespeare. // La troupe de la Chevrette était supériurement bien composée; et ses représentations attiraient une foule de spectateurs choisis de la Cour et de la ville. Parmi les actrices, on citait Mme la marquise de Gléon, Mlle de Savalette(sic), sa soeur, et Mme de Pernan, fille de M. de Magnanville...." (Dinaux, II, p. 2)
          "Portugais, (les) Comédie en prose, par M. de Châtelus, au Théâtre de la Chevrette, 
               1770." (Dictionnaire dramatique, II, 93) 
          "Prétentions, (les) Comédie en trois Actes, en prose, par M. le Chevalier de Châtelus, au
              Théâtre de la Chevrette, 1770." (ibid., 98)

           «Nous avons des spectacles charmants dans notre vallée, une comédie à la Chevrette chez  M. de Magnanville jouée par lui et ses enfants. Ils en ont joué une l'autre jour du Chevalier de Chastellux; il m'a prié d'en dire du bien et je n'en dis mot. Elle est intitulée Les Prétentions. Il y a de l'esprit, de l'esprit à tour de bras. J'y ai gagné le torticoli. Au reste le prétentions de l'auteur et celles des personnages y sont si bien pêle-mêle.» (NOTE 1, p. 258 «...la Chevrette, château principal de la terre d'Épinay, est loué. Le locataire est Charles-Pierre Salavette de Magnanville (1713-1797).... Après Mme d'Epinay et ses amis, il y monte à son tour des pièces de théâtre.» - lettre de Mme d'Épinay à Galiani, le 17 7bre 1770, dans Correspondance de Ferdinando Galiani et Louise d'Épinay, t. I, Iettre XXVII

Chevreuse, château de (voir marquise de Gléon
(Roméo et Juliette, de Chastellux, Chevalier 
 Jean-François de, novembre 1770) 
Chilly-Mazarin, château de (vers 1627-1804) 
 “Le mariage, en 1747, de Louise-Jeanne de Durfort-Duras, duchesse de Mazarin, héritière du domaine, avec Louis-Marie, duc d’Aumont, fut l’occasion d’importants travaux d’embellissement du château qui devint un lieu privilégié pour les fêtes auxquelles assistèrent Louis XV, Mesdames et la Cour.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 128) 
(A Chilly chez la duchesse de Mazarin – Clarétie, p. 19, évoque une représentation de la Partie de chasse de Henri IV, de Collé) 
Chilly, chez la duchesse de Mazarin (Hylas et Sylvie, Rochon De Chabannes, 7 novembre 1768) 
“En septembre 1770, la duchesse de Mazarin y célébra l’union du Dauphin Louis et de Marie-Antoinette en donnant un somptueux souper accompagné d’une kermesse dont la Gazette de France et le Mercure se firent l’écho” (A la recherche des châteaux disparus, p.128) (voir aussi Supplément aux Anecdotes dramatiques de La Porte et Clément, p. 257: « Avant que cette pièce parût sur la Scène Française, elle avait été représentée à Chilly, dans une Fête que donna Madame la Duchesse de Mazarin au Roi de Danemark. […] Le souper suivit cette représentation ; et sur les onze heures, on passa dans une autre salle, où l’on avait préparé différentes scènes comiques, jouées par des acteurs et des actrices de s Comédies française et Italienne, qui parurent amuser beaucoup le jeune Monarque. MM. Laujon et Poinsinet présidèrent, comme auteurs, à ces divertissements, dans lesquels il y avait des couplets à la louange de l’auguste voyageur »).
Choiseul, chez la duchesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 
voir aussi Chanteloup
Choisy, théâtres à  
  •  théâtre de Gueullette, Choisy-Mademoiselle (vers 1718) "A Choisy-Mademoiselle, qui devint plus tard Choisy-le-Roi, il possédait une maison de campagne, moitié château, moitié guinguette. C'est là qu'il transporta son théâtre. Il y fit représenter, en se réservant un des principaux rôles, car l'auteur dramatique chezlui n'avait d'autre but que fournir des pièces à l'acteur, sa première parade, non plus livrée à l'improvisation mais écrite d'un bout à l'autre, L'Education de Gille ou A laver la tête d'un âne on perd sa lessive." (Alméras, p. 19)
  • Château de Choisy  “Situé en bord de Seine dans les environs immédiats de Paris, le château de Choisy se dressait jadis à l’emplacement d’une ancienne maison de plaisance vendue par son propriétaire afin de faire face aux exigences de ses créanciers. C’est ainsi qu’en 1680, Anne-Marie-Louise d’Orléans,  duchesse de Montpensier, héroïne de la Fronde, fille aînée de Gaston de France, duc d’Orléans, et cousine germaine de Louis XIV en fit l’acquisition pour la somme de 40 000 livres. Mademoiselle  confia à l’architecte Jacques IV Gabriel le soin de bâtir sa demeure.” “Le Nôtre fut chargé d’aménager les jardins”. “En 1693, selon la volonté de Mademoiselle de Montpensier, le château de Choisy échut au Dauphin, fils de Louis XIV. (...) Le  roi qui goûtait fort peu les voyages fréquents du Dauphin à  Choisy fit échanger en 1695 le domaine contre celui de Meudon. (..) A sa mort en 1716, le château fut acquis par la princesse de Conti, première douairière, fille légitimée de Louis XIV et de Mademoiselle de La Vallière.(...) Mais les véritables transformations n’intervinrent qu’avec l’avènement de Louis XV qui entra en possession du domaine en octobre 1739. La situation de Choisy, à mi-chemin entre Versailles et Fontainebleau convenait au roi, et la proximité de la forêt de Sénart, particulièrement giboyeuse, répondait aux exigences des chasses royales. Le site, désormains baptisé Choisy-le-Roi, connut alors un remarquable développement. (A la recherche des châteaux disparus, p. 31) 
  • Choisy-le-roi ou ch. de Choisy (jardins de Le Nôtre) (salle de spectacle aménagée par Jacques-Ange Gabriel, neveu du premier bâtisseur du château—après 1739) Madame de Pompadour, avec Marmontel et Gentil Bernard, y organise “des représentations théâtrales et des ballets ainsi que des soupers.” (p. 32)
  • «  La reine [Marie-Antoinette], pendant les années qui s’écoulèrent depuis 1775 jusqu’en 1781, se trouvait à l’époque de sa vie où elle se livra le plus aux plaisirs qui lui étaient offerts de toutes parts. Il y avait souvent dans les petits voyages de Choisy, spectacle deux fois dans une même journée : grand opéra, comédie française ou italienne à l’heure ordinaire, et à onze heures du soir on rentrait dans la salle de spectacle pour assister à des représentations de parodies où les premiers acteurs de l’Opéra se montraient dans les rôles et sous les costumes les plus bizarres. La célèbre danseuse Guimard était toujours chargée des premiers rôles ; elle jouait bien moins qu’elle ne dansait ;sa maigreur extrême et sa petite voix rauque ajoutaient encore au genre burlesque dans les rôles parodiés d’Ernelinde et d’Iphigénie. » (Mémoires de Madame Campan p. 109-110)


Annette et Lubin, par Marmontel, 30 mars 1762 
Ismene & Ismenias, paroles de Laujon & musique à de la Borde, 14 juin 1763 (Bachaumont, I, 268). joué devant le roi. 
Berlingue, parodie par Depréaux, 1777 
Momie, parodie par Despréaux, 1778 
Bacchus et la minéide, 1773


Cirey 1735--jusque dans la première moitié du XIXème siècle (Mme du Châtelet) – voir Voltaire
"Il s'agit d'une petite salle, cachée dans les combles, dont les cinq banquettes permettent d'accueillir une quinzaine de spectateurs. La scène surélevée est de surface réduite. Elle est mise en valeur par un
cadre en papier marouflé, d'une grande fragilité, peint en trompe-l'œil." http://www.visitvoltaire.com/f_little_theater.htm
Cirque du Palais-Royal  (voir Palais-Royal
Clagny, théâtre au château. de, voir Maine, duchesse du (jardins de Le Nôtre) 
“lors des déplacements au château de Clagny où résidait la duchesse quand la famille royale faisait ses séjours annuels à Marly. En outre, comme Malézieu organisait dans sa résidence de Châtenay des fêtes régulières, la duchesse et son entourage y participèrent également. 
       Adolphe Jullien décrit longuement dans son étude du théâtre de la duchesse du Maine toutes les péripéties d'une vie vouée au spectacle. Parmi les faits saillants, il faut retenir l'extraordinaire hétérogénéité de ces activités collectives. Les participants avaient des origines diverses, déployaient des talents multiples et produisaient un mélange très riche de manifestations scéniques. Le répertoire incorporait des pièces de Corneille, Molière (la duchesse joua Célimène), Quinault, Genest (qui écrivit sur commande la tragédie Joseph pour le séjour à Clagny), Racine (la duchesse elle-même joua le rôle principal d'Athalie en 1714 ou avant), des ouvrages lyriques de Destouches, Mouret, Mathau.” (Trott, p. 171) 

"[Joseph] avoit été représentée cinq fois en 1706 au  Château de Clagny, près de Versailles. Mde. la Duchesse du Maine y joua le rôle d'Azaneth, femme de Joseph, qui est le seul personnage de femme qui soit dans cette Tragédie. Le célèbre Baron faisoit Joseph; M. de Malézieu, le pere, représentoit Juda; son fils ainée, Ruben; son cadet, Benjamin; le Marquis de Roquelaure, Siméon; le Marquis de Gondrin, Pharaon, &c." (Dictionnaire dramatique, I, 483) 

"Il lui [à la duchesse du Maine] faut un public de plus en plus nombreux, et au cours des hivers 1706, 1707 et 1708, ce sera dans son château de Clagny, à la porte même de Versailles, qu'elle donnera ses représentations où se rendra toute la Cour. 
  Le 22 janvier 1707, on joue à Clagny la comédie de l'Hôte de Lemnos, traduction de Malezieu d'une comédie de Plaute, Mostellaria. Cette pièce était agrémentée d'intermèdes chantés par les musiciens du roi et dansés par la troupe de l'Opéra.C'était en quelque sorte une reprise, cette pièce ayant été crée à Chatenay l'été précédent." (Voillier, p. 100-101) 
Clairon, Mlle (voir duchesse de Villeroi, Ximénès
Clermont, Louis de Bourbon, comte de (1709-1771) – (voir rue de Grenelle, Berny, La Roquette , faubourg St. Antoine, rue de l’Arcade, faubourg St. Honoré)
--chez le comte de Clermont à Paris (Les Amants déguisés, de Collé, 1754) ("[La Foire du Parnasse] a été donnée quelques années après [septembre 1750] chez M. le comte de Clermont, et imitée encore dans plusieurs autres endroits" -- Journal et mémoires de Ch. Collé, I, p. 232, note 1) 
 C’est dans l’hôtel de la Roquette que Louis de Bourbon Condé, comte de Clermont, expira le 16 juin 1771. (Capon, 1902, p. 14) 
rue de l’Arcade 
“A hauteur de la rue de l’Arcade, à l’endroit dit ‘la petite Pologne’, derrière l’église de la Madeleine, une maison appartenant au nommé Leroy, marchand de beurre, louée au terme de Noël, en Août 1752, était occupée par M. le comte de Clermont et la Dlle Le Duc qui y firent faire 
 des augmentations et embellissements. Nous avons déjà vu ce couple rue de la Roquette et M. Cousin a fait un ouvrage très documentée  sur la vie et les amours de M. le comte de Clermont.” (Capon, 1902. p. 115) 
Clermont-Tonnerre, comte de 
« jeune sous-lieutenant d’infanterie du régiment d’Angoumois, Malo de La Tour d’Auvergne Corret, arrivant d’Antibes à Grenoble en 1769, écrit à son beau-père ces lignes enthousiastes :
‘Il n’est pas d’accueil que nous n’ayons éprouvé à notre arrivée de la part des messieurs d’artillerie du régiment de Toul actuellement à Grenoble : ils nous ont traités splendidement. Nous avons été également traités en corps chez M. le comte de Clermont-Tonnerre, M. de Marsieu, M. du Bourset, commandant du génie et M. l’évêque ; le militaire est ici avec tout l’agrément imaginable bien reçu dans toutes les maisons, même celles du Parlement, fêté et chéri partout. Il ne se passe pas de jours que plusieurs de nous ne mangions dans une des maisons que je viens de nommer. M. de Tonnerre et M. du Bourset tiennent table ouverte pour les officiers de la garnison et nous voyons ici la plus brillante compagnie sans être exposés au jeu qu’autant qu’on le veut ; les exercices, notre cour aux dames, la comédie, le concert, la chasse et la promenade remplissent assez agréablement nos moments. » (Royer, « La société de Grenoble au XVIIIème siècle»,   p. 598-599). 
Clermont-Tonnerre, Hôtel de (au Marais) 
 (Le Mauvais Riche de Baculard-d’Arnaud joué en 1748 par la troupe de LeKain de concert avec la troupe de Clermont-Tonnerre  -- Clarétie, chapitre VI, les théâtres de Voltaire ) 
“Ils s’adressèrent à d’autres comédiens amateurs, qui jouaient «à l’Hôtel de Clermont-Tonnerre, au Marais». Ces derniers consentirent de bonne grâce à abriter leurs collègues, à la condition, bien entendu, qu’ils se chargeassent de la moitié du loyer et des frais. L’accord fut conclu. L’envie et 
 la discussion auraient pu résulter d’un semblable voisinage: l’émulation seule en jaillit. Ce fut à qui mettrait le plus de soins à l’exécution des pièces, à qui monterait les spectacles les plus intéressants. A coup sûr la troupe de Jabac ne le cédait en rien sous ce rapport; on en jugera par la  liste des rôles que remplit Le Kain à l’Hôtel de Clermont durant les six derniers mois de 1749: 13 juillet: Hamilton dans Sidney... de Gresset – Pour petite pièce, Georges Dandin. 9 juillet: Pharasmane dans Rhadamiste et Zénobie.... de Crébillon –petite p. Les Folies amoureuses.14 septembre: Mazaël dans Hérode et Marianne... de Voltaire—Jupiter dans Amphytrion 19 octobre: Henri dans Le Préjugé à la mode... La Chaussée—petite p. La Pupille 26 octobre: Orosmane dans Zaïre... Voltaire—petite p. Les Plaideurs. 16 novembre: Rhadamiste dans R. & Z—Jupiter dans Amphytrion. 7 décembre: Ariste dans Le Méchant; le garde-foin dans L’Avocat Pathelin... Brueys et Palaprat. 28 décembre: Zamore dans Alzire... Voltaire—Jupiter dans Amphytrion.” (Olivier, Le Kain, p. 9-10) 
 --Les Comédiens français ont exercé des pressions pour interdire la troupe. “On satisfit à leur demande.” (Olivier, Le Kain, p. 12) 

“Cette mesure rigoureuse ne fut maintenue que quelques semaines. Dès les premiers jours de février 1750, nos jeunes gens étaient autorisés à rouvrir les portes de leur théâtre.  Le principal mérite de ce ‘coup d’état’ revenait à l’abbé de Chauvelin, prêtre janséniste, qui adorait l’art dramatique et avait pris en main la  cause des comédiens persecutés. Non content d’avoir fait lever l’interdiction qui pesait sur eux, il voulut encore leur fournir l’occasion de se distinguer. Il offrit à la troupe de Jabac de représenter Le Mauvais Riche, comédie d’Arnaud Baculard, qui, pour n’être pas un chef-d’oeuvre, avait du moins le mérite de l’inédit. Sa proposition fut acceptée avec enthousiasme et l’on se hâta de commencer les études de l’ouvrage. Le Kain dirigea lui-même les répétitions et, ...prit fort au sérieux son rôle de régisseur. (Olivier, Le Kain, p. 12) 
Clichy, en société (Ils sont d'accord ou le vol du bouquet, de Mondolot, 1767; Bélisaire 
 ou les masques, de Mondolot, 1768) 
Clichy, rue de  

  • voir duc de Grammont Rue de Clichy “...sans numéro, la porte ayant été reconstruite à neuf, appartenant à M. le duc de Grammont, qui l’occupe, il en a encore une à Puteaux et à St-Denis. L’hôtel de ce seigneur se trouvait en haut de la rue de Clichy à gauche en montant, au lieu dit: la Haute borne, il l’occupait déjà lors de ses rapports avec la Dlle Fauconnier en 1749; il paraissait aimer beaucoup cette fille, lui procurant toutes sortes d’agréments, attentif à satisfaire ses caprices. Un théâtre installé dans ses deux maisons de Puteaux et de Clichy servait à des représentations légères où M. de Grammont et sa maîtresse, tenaient les principaux rôles; il ne se passait pas de semaine qu’il n’y eut chez lui, comédie ou concert.” (Capon, 1902, p. 85).   "7 Février 1767. M. de Rosoy se dispose à faire représenter à Clichy, chez M. le Duc de Grammont son Siege de Calais, & il doit jouer dans cette tragédie." (Bachaumont, III, 141) . La représentation, "très-mal exécutée", a eu lieu le 29 juillet 1767 (Bachaumont, III, 209).
  • voir Maréchal de Richelieu
Clisson, château de (Le Roi détrôné, Millehault, 1703) 
Collé, Charles (voir M. de Meulan, duc d'Orléans, Bagnolet, Étiolles, Berny, Saint-Cloud, comte de Clermont, Mlle Guimard, Mme de Meaux, Chilly, hôtel Mazarin, Villers-Cotterets, chez Préville..., Menus-Plaisirs, Grignon, Anspach, Senlis, Ermitage du duc de Croy, M. de Mautaubon, M. Trudaine, le futur Louis XVI
Cocatrix, 1731 "généralement jouée dans les théâtres de société, précédée d'un prologue les Vendanges de la Folie, avec Ce que Dieu garde est bien gardé, que précédait également un prologue, Madame Prologue" (Alméras, p. 36) 
"Partie de chasse d'Henri IV, (la) Comédie en trois Actes, en prose, par M. Collé, 1766. Cette Piece n'a point été représentée sur les Théâtres publics de Paris; mais elle l'a été dans toutes les villes de province. On la joue aussi dans toutes les sociétés de la Capitale, & dans toutes les maisons de campagne des environs. Il y a peu d'exemples d'une pareille réussite..." (Dictionnaire dramatique, II, 39). 
"3 Juin 1766. Le succès qu'ont eu dans différentes sociétés particulieres les représentations de Henri IV, ou la Partie de chasse, de M. Collé, & tout recemment les applaudissemens que ce Drame a reçu aux Menus, ont donné au public la plus grande envie de le voir. En conséquence il y a de grands mouvemens à la cour, pour obtenir cette permission, qui souffre beaucoup de difficultés. Comme ce sont les Comédiens François qui ont exécuté cette Comédie à l'hôtel des Menus, ils seroient à même de nous en régaler sur le champ...." (Bachaumont, III, 37) 
"24 Mars 1767. La Partie de Chasse de Henri IV, que la délicatesse de nos Ministres n'a pas voulu admettre sur notre Théâtre, se joue non-seulement dans les Provinces, mais même dans les étrangers: on vient de jouer cette Piece à Bruxelles, où elle a eu beaucoup d'applaudissemens." (Bachaumont, III, 162) 
Débuts du règne de Louis XVI:  "28 Janvier [1775]."Toute la cour a été en l'air pour le bal de la Reine, lundi dernier. S.M. ayant désiré qu'on y vînt en habit du costhume suivi dans la Partie de Chasse de Henri IV, les Seigneurs se sont empressés de s'y mettre; Monsieur, M. le comte d'Artois, M. le Duc de Chartres, ils se sont trouvés 37 en pareils habillemens. Les femmes étoient en pareil nombre, habillées ainsi que Marie de Médicis." (Bachaumont, VII, p. 271). 
"Cette salle [voir Chaussée d'Antin, chez Mlle Guimard] était le rendez-vous ordinaire des courtisanes les plus recherchées et des hommes frivoles et aimables. On y jouait quelquefois des pièces faites exprès pour ce théâtre. Les acteurs et les actrices étaient la demoiselle Guimard et ses camarades de l'Opéra. Le sieur Laborde, premier valet de chambre du roi, se chargeait de diriger les spectacles que donnait la demoiselle Guimard. C'est pour eux que Collé composa les pièces contenues dans son Théâtre de société, et Carmontelle ses proverbes dramatiques." (Dulaure, III, p. 470).
Commercy, château de (Apothéose de la maison de Lorraine, de Callot, 1744) 
Compiègne, château de (Mort de Bucéphale, P. Rousseau, 1748; Bouquet et La Fête à l’impromptu, D’Orvigny, 1774) 
Comteney, château de (Impromptu, 1767) 
Concert interrompu, (le), Comédie en un Acte, jouée en société, 1767. (voir Moline) (Dictionnaire dramatique, II, 343) 
Condamine – voir La Condamine 
Condé, voir Chantilly,  SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DU PRINCE DE CONDÉ, à Senlis 
 “La princesse de Monaco vivait chez le prince de Condé.” (Maugras, p. 21, note 1.) 
Congé de sémestre, (le) "Comédie en un Acte, en prose, mêlée de Vaudevilles, avec un Divertissement grivois,... jouée en société, 1769." (voir Taconet) (Dictionnaire dramatique, II, 343) 
Congo, la cour du 
 “Oui, j’irais tout de go 
 De Paris à Congo” (chanson impromptu de Piron, dans Histoire et recueil des Lazzis, p. 78) 
 (“Une dernière production ... est un ‘proverbe’ de Mérard de Saint-Just, dont voici le titre un peu 
 long: «Oeuvres de la Marquise de Palmarèze. L’Esprit des moeurs du XVIIIe siècle ou la Petite 
 Maison, proverbe en 2 actes et en prose, Traduit du Congo’.  Il fut représenté à la cour du Congo 
 et il devait l’être en 1776 le jeudi de la première semaine de Carême sur le théâtre de Mlle 
 Guimard, s’il faut croire le manuscrit trouvé à la Bastille, le 15 juillet de 1789, IIIe édition.» 
 Primitivement ce proverbe devait s’appeler: La Folle Journée. Mais l’auteur appréhenda d’être 
 confondu avec Beaumarchais et il modifia son enseigne.” (Capon, 1902, p. xi) 
Contat, Mlle 
Conti, Princes de (voir Versailles, Isle-Adam, Temple, Stors et Issy, etc.) 
 “Le Prince de Conty [François-Louis de Bourbon, 1717-1776] fut grand terrien et grand bâtisseur. Héritier de biens-fonds un peu dispersés, il s’assigna comme tâche l’agrandissement progressif, par des acquisitions, par des échanges répétés, du principal de ces domaines (...) C’est que L’Isle-Adam était, pour le Prince, la terre des ancêtres par excellence. Tous ses autres biens: les hôtels de Conty à Paris, à Versailles, à Fontainebleau, les châteaux d’Issy près Paris, d’Ivry et de Garenne en Normandie, le duché de Mercoeur, les domaines de Trye, de Beauchamps, etc. n’étaient venus que successivement grossir la chevance familiale.” (Capon & Yve-P, Vie privée du Prince de C., p. 137) 
--Nommé Grand Prieur de France dans l'ordre des Chevaliers hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, le 16 avril 1749. S'installe au Temple. 
--“Madame de Boufflers [vivait] chez le prince de Conti” (Maugras, p. 21, note 1) 
"Le 11 Avril 1762. Mlle Neissel & Audinot quittent le spectacle de la Comédie Italienne, & passent au service du Prince de Conti. Il y a eu une grande jalousie contre la premiere, de la part de Mesdames Favart & Villette (voir Richelieu). Elle n'a pu tenir contre leurs cabales." (Bachaumont, I, 71). 
 (Les Noces d'Isabelle, de Pont de Veyle, 1766; Les Mariages samnites, de Légier, Pierre, 1767; Norac et Javolci, de Marsollier Des Vivetières, Benoît-Joseph, 1771) 
Coppet (Mme de Stael) (voir La Bibliothèque, "L'ancienne "grande gallerie", dans laquelle Mme de Staël donnait ses célèbres représentations théâtrales [dates?], a été transformée en bibliothèque vers 1818 par son fils.") 
http://www.swisscastles.ch/vaud/coppet/covisiteguidee.html
Coq, Vieux Château du – voir Brancas, Porcherons
Corberon-Campdeville, chez (chez l’auteur - La Vérité dans le vin, 1785) 
Coulombières Divertissement repr. à Coulombières, 22 juillet 1779, pour la société du duc de Laval? [BHVP FG ms 577
Courances (résidence avec jardins de Le Nôtre) 
Cour-Neuve, château de  (L’Officier du gobelet, de Carmontelle, 1770) 
 La Fête de Saint Pierre, Quétant, 1771 
"Sous le règne pacifique et galant de Louis XV on créa des théâtres particuliers. (...)  C'est principalement de ces sociétés et de leurs oeuvres que nous avons à nous occuper.... // Parmi elles il faut compter la société dramatique du château de la Cour-Neuve, installée dans la belle demeure de M. de la Garde, maître des requêtes, frère du fermier-général de ce nom, sous la direction du poète Quétant. La Cour-Neuve était un château, situé à deux lieux de Paris, entre Saint-Denis, Pierre-fite et le Bourget, où la famille de M. de la Garde avait coutume de solenniser tous les ans, les fêtes de la Saint-Pierre et de la Sainte-Anne, patron et patronne des maîtres du logis, en jouant la comédie de société et en chantant maints couplets profanes, qui devaient fort peu édifier les hôtes du Paradis que l'on festoyait. Les acteurs du théâtre de la Cour-Neuve étaient, outre monsieur et madame de la Garde et Quétant, M. d'Achères, le fils aîné de la maison, le baron de F*** et mademoiselle Dugazon, actrice du Théâtre-Français, dont le nom est si connu dans les annales dramatiques, et qui fut soeur de l'acteur Dugazon et de mademoiselle Vestris. //  Les oeuvres imprimées que cette aimable société laissa après elle nous ont révélé tous les petits secrets des plaisirs de cette famille; elles sont fort rares et méritent d'être citées. Ce sont: Fête villageoise, donnée à M. de la Garde, la veille de Saint-Pierre (par M. d'Achères, mus. de Mereau, sans nom de lieu), 1770, in-8. -- L'Embarras du moment, divertissement de société, à l'occasion de la fête de M. de la Garde (par Quétant). Aux vertus, aux dépens de l'auteur (1772), in-8.-- Les Trompeurs trompés, divertissement en une acte, à l'occasion de la fête de mademoiselle de la Garde (par M. de la Garde). (...) (Dinaux, I, p. 202-204). NB. Dinaux énumère plusieurs autres pièces données entre 1770 et 1775.
Coypel (voir Saint-Honoré, Chaillot,  Société de Morville, château de l'Ermitage
"Les prologues et divertissements composé par le prince de Sobre se trouvent dans l'Histoire du château de l'Ermitage, 3 volumes, petit in-folio manuscrits, dus au maréchal duc de Croy et conservés à la bibliothèque publique de Valenciennes. On trouve dans cette dernière un Recueil des comédies de Coypel, volume in-4º, également manuscrit, qui provient également du château de l'Ermitage, ce qui nous ferait croire qu'on y a joué une partie de ces pièces faites exprès pour des théâtres de société. M. Aimé Leroy possédait un recueil curieux, in-folio manuscrit aux armes des Croy, renfermant les détails de tout ce qui regardait le théâtre particulier du château de l'Ermitage." (Dinaux, I, p. 295-296). 
Cramayel-en-Brie, le château de, et son théâtre de société 
 http://www.esaupe77.org/villes/moissy.html
"Vers de M. de Malézieu, chantez à Cramaïel, Maison de M. le Premier President de Mesmes, qui y donnoit une Fête à Monsieur & à Madame la Duchesse du Maine, qui représentoit une Nôce de Village, executée par les plus excellens Acteurs de l'Opéra." (Suite des Divertissements de Sceaux, p. 1)
Craven,  Lady Elizabeth (voir Anspach
 Elle est l’auteur de 7 pièces jouées en société entre 1789 et 91.  Nourjad, Nourjad et Fatmé prisonniers, Repentir des voeux, le Déguisement (trans. de C. Cibber), Abdoul représentés par la Société dramatique d'Anspach. 
Créqui, chez la marquise de 
"Rousseau parle, dans les Confessions, des dîners de "la marquise de Créqui, nièce de M. le bailli de Froulay, ambassadeur de Malte, où il "vit plusieurs gens de lettres, et entre autres M. Saurin, l'auteur de Spartacus, de Barnevelt, etc". (Hellegouarec'h, p. 427) 
Croi, chez le duc de, au château de l’Ermitage 
 (L'Arrivée de la troupe du roman comique de Scarron à l'Hermitage, du duc de 
 Croi, 3 octobre 1772) 
(Clarétie, p. 20-21, “...trois volumes manuscrits [du théâtre inédit de Coypel joué dans la société 
 de Morville] qui sont à la bibliothèque de Valenciennes; ils proviennent de la bibliothèque des 
 ducs de Croi, qui avaient aussi un théâtre en leur château de l’Ermitage, près Condé; le maréchal duc de Croy avait écrit le recueil des mises en scène de son théâtre”)
Cesky Krumlov,  théâtre baroque du château
http://www.ckrumlov.cz/uk/zamek/5nadvori/i_bd.htm
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Bibliographie
            page mise à jour le 21 mai 2004