Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
D
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, 
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z
Bibliographie
D***, Mademoiselle, "Les Souhaits, Comédie en un Acte, en prose, par Mademoiselle D... jouée en société [1741], & imprimée en 1742." (Dictionnaire dramatique, II, 472) 
Damas, hôtel de ? à côté de la propriété de Titon du Tillet. 
Dames (Club des) 
"Le club des dames n'a jamais existé qu'au théâtre; c'est une fiction inventée en 1784.... On fit une pièce... intitulée Le Club des dames, ou le Retour de Descartes, comédie en un acte, en prose. Paris, au Bureau de la Bibliothèque des Romans, 1784, in-8 de VII et 40 pp." (Dinaux, I, p. 222-223). Destinée par Molé et Constant d'Orville au Théâtre-Français, le pièce a été arrêtée au dernier moment. 
Dampierre (jardins de Le Nôtre) 
Ce château fut construit en 1675 par Hardoin-Mansart  pour le Duc de Chevreuse, gendre de Colbert.  Les rois  Louis XIV, Louis XV et Louis XVI  y ont résidé. 

http://perso.wanadoo.fr/j2.jaeger/dampierre.html
"...la duchesse de Luynes, née Elisabeth de Montmorency-Laval [...] Avec l'âge, la passion de la duchesse pour la chasse se mua en amour du jeu et, d'une façon plus surprenante, en goût pour le travail. Elle fit monter au château de Dampierre une imprimerie où Mme de Pompadour [sic dates?] imprima elle même Rodogune, la tragédie de Corneille." (Renée d'Anjou, "Les femmes qui s'habillent en homme", Le Petit écho de la mode, No. 22, dimanche 1er juin 1930, p. 3) 
Dangeville, chez Mlle (rue de Vaugirard) 
 (Bouquet pour le fête de Mlle Dangeville, 1768) 
 (Lourdet De Santerre, Jean-Baptiste, Le Pèlerinage de Vaugirard, 15 août 1769) 
 “Une belle propriété, bâtie rue de Sèvres, à l’angle de la rue de Grenelle, servait de petite maison au comte de Praslin. Elle fut aussi habitée par la Dlle Dangeville de la Comédie Française,  maîtresse de M. le duc d’Aumont qui, en sa qualité de premier gentilhomme de la Chambre, prenait soin de la Comédie, et surtout des comédiennes.” (Capon, 1902, p. 142) 
Dauberval (danseur) 
"...un salon qui se transformait instantanément en théâtre, pour les grands seigneurs et les grandes dames qui venaient s'y exercer et s'instruire dans l'art de figurer sur les planches. (Moynet, p. 262) 
Davasse – voir Auteuil
Deffand, chez la marquise du ("À Paris, rue Saint-Dominique, dans l'ancien Couvent des Filles de Saint-Joseph (numéros 10-12" --  http://www.aei.ca/~anbou/deffand.html
-- surtout entre 1735 et 1745 (“Nous jouions, dans ce temps-là [dit Hénault ans ses  Mémoires à propos de l’an 1737], des comédies que nous composions nous-mêmes.”-cité ds. Corr. de la marquise du Deffand, intro) (lettre du Marquis du Chatel à mme du  Duffand, sans date: “Vous êtes faite pour attraper la nature du premier bond, aussi propre qu’elle à créer; vous n’entendez  rien à imiter. S’il était question de faire et d’executer des comédies sur-le-champ, ce serait à vous qu’il faudrait aller....” (Corr. de ma marquise du Deffand, p. 81) 
-- « Nous vînmes ensuite souper chez moi […]. Après le souper je chantai L’Ambassade du Chevalier de Boufflers, j’engageai à jouer des proverbes. Mme de la Vallière, la nièce, la Sanadona, le voisin, s’en acquittèrent à merveille. Le Duc, la Duchesse, le Milord y prirent grand plaisir. […] 
 [Les Richmond] souperont encore lundi chez moi ; j’ai le projet de leur donner des proverbes. Je voudrais que M. Gudin fît de petites scènes et que le proverbe fût aisé à deviner. L’Abbé et moi lui donnerons des idées. Si nous réussissons, je vous enverrai par les Richmond ces beaux drames, ils ne seront pas, j’espère, aussi plats que ceux de M. de Carmontelle. » 
Lettre de Mme du Deffand à Horace Walpole du 10 octobre 1769 : 
Delauney, Mlle (=Mme de Staal-Delaunay) (voir duchesse du Maine, Sceaux, Anet
Demoiselles de l'Enfant-Jésus, chez les (Les Fêtes de France, Bonvallet des Brosses, 
 abbé Paul-François, 1745) 
Denis,  chez ? Marie-Louise Mignot, dame (1712-1790), nièce et compagne de Voltaire

http://humanities.uchicago.edu/homes/VSA/images/mme.denis.jpeg
 On sait qu’elle a joué ailleurs avec Voltaire.  Organisait-elle ses propres spectacles? 
"Après le dîner, M. de Voltaire, sachant que j'étais musicienne, a fait jouer madame Denis du clavecin; elle a un jeu qui transporte en idée au temps de Louis XIV" (Mme de Genlis, Mémoires (Paris, 1825), t. II, p. 320f.) 
"4 mars [1767]. «Vous connoissez le goût de madame Denis, ma niece, pour les spactacles: elle en donnoit dans le château de Tournay & dans celui de Ferney....» - citation d'une lettre de Voltaire à M. Tronchin (Bachaumont, III, 151). 
Dervieux, Hôtel de Mademoiselle, construit et décoré par Alexandre Théodore Brogniart et François Joseph Bélanger.(Architectures de la vie privée, p. 66 NOTE. plan du rez-de-chaussée et du premier étage, p.67) (voir Soubise
Deschamps, Mlle (Marie-Anne Pagès, 1730-1764) (entretenue par Ximénès, Clermont, duc d'Orléans, prince de Conti et son fils, ...) 
 "La maison [rue St.-Niçaise, 1758-1760]de la célebre Deschamps, ses ameublemens, ses équipages n'approchent en rien de la  somptuosité de la moderne Terpsicore [Mlle Guimard]" (Bachaumont, III, 287). 
Digoine, château de
«La Perle du Charollais. Dans un style du plus pure XVIIIème, avec son petit théâtre italien aux décors d'époque agrémenté d'un parc à l'Anglaise et de ses pièces d'eau, d'un jardin à la Française et sa très belle serre, le Château de Digoine vous permet de passer un moment agréable dans un cadre enchanteur.» < http://www.crt-bourgogne.fr/patrimoine/digoine.htm> [théâtre signalé par Géraud de Lavedan]
Dijon,  
  • Madame de Sainctonge, L'Intrigue des concerts, comédie en un Acte, en vers, jouée à Dijon, 1714. (Dictionnaire dramatique, II, 406) "La Griselde, ou la Princesse de Saluces, Comédie en cinq Actes, en vers, par Madame de Saintonge, jouée à Dijon en 1714" (ibid., 394)
  • Hôtel de Langres (La Vaporeuse, 1783) 
Dorat, chez 
"Mai 1766. Il nous est tombé depuis quelque tems entre les mains un Dialogue manuscrit, entre Mars et Thalie, récité un des jours du Carnaval devant M. le Duc de Brissac. Ce Seigneur ayant pris jour pour aller chez M. Dorat, Poëte très connu, il y fut accueilli par cette ingénieuse galanterie. Une Demoiselle jeune, aimable & qui a du talent pour le théâtre, étoit de la partie. On la pria de déclamer au hazard quelque scene d'une piece prétendue nouvelle. Un homme de condition joua le rôle de Mars. On se doute bien que ce Dialogue en vers, trop long pour être copié ici, est composé de louanges très délicates en l'honneur de M. le Duc de Brissac. Il y a beaucoup d'aisance & de gaîté dans cet ouvrage." (Bachaumont, III, 26).
Doyen, Théâtre ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: Théâtre Doyen..." (Tissier, p. 377) 
Dreux
« Réception faite à S.A.S. Madame la Duchesse du Maine, par la Ville de Dreux » 
« S.A.S. partit d’Anet avec la Princesse sa fille accompagnée d’un grand nombre de personnes du premier rang, le 23 septembre dernier, et arriva ici sur les quatre heures du soir. […] 
  Après les cérémonies de l’Eglise, elle fut conduite dans une grande Salle du Château, où l’on avait élevé un Théâtre. Elle vit représenter par des jeunes gens choisis de la Ville, la Tragédie d’Œdipe, de M. de Voltaire, qui fut suivie de Momus Fabuliste, de M. Fuzelier. Ces deux Pièces furent assez bien représentées pour mériter les éloges de S.A.S. Dans l’intervalle des deux Pièces, il y eut même un petit Divertissement en musique qui fut parfaitement exécuté. » 
(Mercure de France, octobre 1733, p. 2291sq. ) 
 
Dubarry, chez la comtesse
(Endymion, Vestris, Gaetano-Apoline-Balthazar Vestri, dit, 1773) 
 
Dufort De Cheverny, chez le comte de (adaptation de L'Alcalade de Zalaméa, de Calderon, joué chez le comte avant 1778; Le Fanatisme monacal, Héloïse et Livarot, Le Journaliste, Le Mariage raisonnable, etc. joués chez lui) 
Dulongpré, Louis  Les représentations [de Colas et Colinette (1790)] ont lieu rue Notre-Dame [Montréal]  dans la grande maison du co-fondateur Louis Dulongpré, également artiste peintre, qui ouvre une école de musique et de danse. Chez les marchands, dont Fleury Mesplet, on trouve livres de chant religieux et instrument, parfois pianoforte et petit orgue. (Musique à Montréal à l'époque de la Nouvelle-France II
Dumesnil, chez Mlle (vers 1723 - 20 fév 1803) rue Blanche, paroisse St-Pierre de Montmartre 
(Agathe ou la chaste princesse, tragédie burlesque de Grandval,  jouée chez elle en 1749) 
("L'Eunuque, ou la Fidèle infidélité, Tragédie burlesque, en prose & en vers, par le sieur Granval, Comédien, jouée chez Mademoiselle Duménil, 1749" -- Dictionnaire dramatique, II, 374-375) 
“Un rapport de police nous apprend que ces deux dernières maisons ‘ci-devant aux sieurs Molière et Dourlan, ont été vendues au sieur Grandval, comédien français, qui les a réunies en une seule et qui communique par le jardin à celle de Mlle Dumesnil, actrice au même théâtre, rue Blanche, avec laquelle il vit depuis plusieurs années. Cette intrigue se soutient aux dépens de Bacchus, étant tous deux entichés de la manie de boire à toute outrance, ils se battent même de temps en temps. Mlle Dumesnil avait acheté sa maison 1,500 liv. à M. de Roncières.’ Il semble que ce rapport est plutôt médisant, car Grandval et Dumesnil vécurent quarante-cinq ans ensemble, et s’il en avait été ainsi, cette existence leur aurait bientôt paru pénible. Ils ne furent séparés que par la mort de Grandval qui expira le 24 septembre 1784 ‘rue Blanche dans la maison de Mlle Dumesnil, ou il occupait un pavillon’” (Capon, 1902, p. 63) 
“...ils vécurent ensemble sans jamais se plaindre possédant pour toute fortune les retraites et gratifications qu’ils avaient amassées pendant leur carrière théâtrale. Ils avaient fait monter dans leur maison un petit théâtre où Grandval jouait des pièces assez libres dont il était l’auteur tels que L’Eunuque ou la fidèle infidélité par Charles Ragot, dit Grandval, Montmartre 1750; La Nouvelle Messaline, les Deux Biscuits, etc... représentées devant un petit public d’amateurs. Cette cohabitation dura jusqu’à la mort de Grandval [1784]; ensuite le petit pavillon de la rue Royale fut loué à Mlle Colombre comédienne du théâtre Italien.” (Capon, 1902, p. 82) 
Dupin, chez Mme (1706-1799), à Chenonceaux 

 Il s’agit-il de la femme de Claude Dupin (1686-1769), fermier général. 
"À l'hôtel Lambert de Paris, succédera le château de Chenonceau (acquis par son époux) où elle tiendra une cour brillante. " 
http://www.aei.ca/~anbou/dupin.html
"Dans la récente biographie du cardinal de Bernis par Jean-Paul Desprat (Perrin, 2000, p.90-91), l'auteur donne plusieurs précisions sur un voyage que plusieurs personnes, y compris Marivaux, firent à Chenonceaux, en novembre 1736. Marivaux y aurait lu des extraits de La Vie de Marianne en "mimant" et aurait fait répéter lui-même plusieurs jours durant son Ile des esclaves à Duclos (Arlequin), d'Argental (Iphicrate), madame Dupin (Euphrosine) et Bernis (Cléanthis)." (Contribution de Gilles Plante).
Dupré, le Théâtre du Sieur. «Ce théâtre date de la fin du XVIIIème siècle. Il était situé rue des Martyrs.» [théâtre public ou de société?] (M. Pardoen
Duras, chez le duc de? 
L'un des acteurs les plus célèbres de la troupe amateur de Mme de Pompadour aux Petits Appartements
Du Tartre, M. 
 Mme Dutatre joue dans Enlevemens nocturnes, représenté le mardi 4 octobre 1768 à Vaujours. 
 Mme de Laleu, femme du notaire (Bernard?, doyen des maîtres de requêtes) et fille de M. Du 
Tartre, doyen de cette compagnie, vint habiter la maison [rue de la Madeleine?]” (Capon, 1902, p. 114)
A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z
Bibliographie
            page mise à jour le 19 août 2004