Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
E
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval,
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
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Bibliographie
Échiquier, théâtre de la rue de l'
"Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs; le théâtre de l'Orme-Saint-Gervais; le théâtre de la rue de l'Échiquier, etc." (Dulaure, IV, p. 53) 
Egmont, comte d’ – voir Chaillot 
Élèves de Thalie, voir aussi théâtre Mareux 
Enfants d'Apollon, Concert de la Société des (Apollon chez Admète, 1788; Céyx et
 Alcyone, de Renou, 1789) 
Entresol, Club de l' (voir Hénault
"LE CLUB DE L'ENTRESOL (1720-1731) - Fondé par l'abbé Alary, en 1720, le  Club de l'Entresol fut une compagnie privée qui réunit une vingtaine departicipants au 7, Place Vendôme, dans l'entresol (d'où son nom) du logement du président Hénault " 
http://www.aei.ca/~anbou/entresol.html
Epinay, près de Saint-Denis
  • Du Terrail (le Marquis) « mort à Paris depuis quelques années, avait, dans sa maison d’Epinai, proche Saint-Denis, une Salle de Théâtre, appartenant aujourd’hui à M. de Montulé, où, entre autres pièces, le Marquis du Terrail fit jouer une tragédie de sa façon, intitulée Lagus, et Le Déguisement de l’Amour, Divertissement » ("Auteurs et Acteurs", Anecdotes dramatiques de La Porte et Clément, p. 347).
  • “dans le voisinage immédiat de la Chevrette” (Maugras, p. 80) (voir Madame de Lyonne) "Au printemps de 1765, madame de Lyonne réunissait à sa jolie maison de campagne, à Épinay, non loin de Saint-Denis, une société choisie qui venait toutes les semaines s'ébattre au village et de distraire aux champs, ou sur les bords de la Seine. // On y voyait les peintres Vernet et Lagrenée, le sculpteur Coustou, l'architecte Souflot [sic], le tragédien Lekain, le graveur Caillau; le poète Sédaine [sic] et le compositeur Grétry. Tous les arts y étaient représentés, et sacrifiaient [représentations?/ lectures?] à l'aimable prêtresse du lieu, Madame de Lyonne." 
Epinay, M. et Mme d’
 “M. d’Épinay se trouva un jour [fin des 1740?] à souper à côté de Marie de Verrières. La voir,
 l’aimer, en devenir éperdument épris fut pour lui l’affaire d’un instant” (Maugras, p. 39) 
“Peu de temps après, leur généreux protecteur [M. d’Épinay qui s’occupe des soeurs Verrières] 
 achetait une magnifique propriété à Auteuil et les suppliait d’en accepter l’hommage”. (Maugras, 
 p. 85) 
Ermitage "C'est elle [Mme d'Epinay] qui concéda quelque temps le chalet de l'Ermitage Ermenonville) à Jean-Jacques Rousseau où en 1756 le grand philosophe allait connaître ses meilleurs moments." 
http://www.aei.ca/~anbou/epinay.html
Ermitage, château de l’ – voir duc du Croi (voir, Collé, du Belloy, prince de Sobre, Coypel)
"1766-72. Le maréchal duc de Croy, surnommé le Penthièvre du Hainaut, à cause de sa bienfaisance et de ses vertus, fit bâtir le magnifique château de l'Ermitage au milieu de la forêt de ce nom, près Condé-sur-l'Escaut, où il avait aussi un château dont il était seigneur. Dans les dépendences de son splendide Ermitage, le duc de Croy fit élever une jolie salle de spectacle avec un fond qui s'ouvrait sur la forêt et qui, à certains jours, offrait une décoration naturelle que toutes les merveilles de l'Opéra n'auraient su présenter. Pendant les étés qu'il passait dans son château avec sa noble famille, le duc voulut se donner le plaisir de jouer la comédie de société, genre de divertissement alors fort en vogue parmi la noblesse française. Il fit exécuter de jolies décorations, et il forma une société dramatique, dont il fut l'âme et le président, et qui se composait du prince et de la princesse de Sobre, son fils aîné et sa bru; de duc d'Havré, son fils puiné, et de la duchesse; de M. de Montigny, père du colonel de la garde nationale de Lille; de Mlle de Montigny, de M. et de Mlle de Colins, de M. de Rheims, de Mlle Mallet, etc., Le théâtre s'ouvrit le 12 mai 1766, par la représentation du Siége de Calais, tragédie de du Belloy, que l'on fit précéder d'un prologue de la composition de M. le prince de Sobre, intitulé: La matinée de l'Ermitage.... // Dans les années qui suivirent on joua sur le théâtre de l'Ermitage presque toutes les pièces en vogue de l'époque; d'abord on n'eut pour spectateurs que les membres de la famille de Croy..., mais bientôt les acteurs devenant plus expérimentés, on lança des invitations jusqu'aux villes de Valenciennes, Mons et Tournai, et toute la noblesse de la province prit part à ces divertissements dramatiques. On 1767, on représenta La Partie de chasse de Henri IV avec une scène ajoutée, qu'on ne pouvait bien rendre que chez un grand seigneur. Au moment où on entend les cors de chasse, le théâtre s'ouvrait dans le fond et laissait voi une allée du parc réservé, éclairée à giorno, du mème ton de lumière que les décorations et se liant parfaitement avec celles, garnie de chasseurs, de piqueurs et de chiens, courant le cerf et venant le forcer presque sous les yeux des spectateurs ébahis.... " (Dinaux, I, p. 294-296). 
"Les prologues et divertissements composé par le prince de Sobre se trouvent dans l'Histoire du château de l'Ermitage, 3 volumes, petit in-folio manuscrits, dus au maréchal duc de Croy et conservés à la bibliothèque publique de Valenciennes. On trouve dans cette dernière un Recueil des comédies de Coypel, volume in-4º, également manuscrit, qui provient également du château de l'Ermitage, ce qui nous ferait croire qu'on y a joué une partie de ces pièces faites exprès pour des théâtres de société. M. Aimé Leroy possédait un recueil curieux, in-folio manuscrit aux armes des Croy, renfermant les détails de tout ce qui regardait le théâtre particulier du château de l'Ermitage." (Dinaux, I, p. 295-296). 
Ermitage de Catherine II "(SOCIÉTÉ INTIME DE L'). 1787-1788. L'impératrice de Russie, Catherine II, que Voltaire appela poliment Catherine le Grand, aimait beaucoup l'esprit français. (...) Le but de cette société était de causer, rire et boire, de continuer l'espèce de liberté et de sans-façon qui avait régné pendant le voyage de Crimée où les mêmes personnages avaient figuré; enfin, de faire des vers et des pièces de théâtre que la Czarine faisait représenter devant un três-petit nombre de spectateurs choisis, sur le théâtre particulier de l'Ermitage. Cette salle de spectacle, élégamment construite à l'extrémité du palais, avait été copiée en petit sur le modèle du théâtre antique de Vicence; elle  était demi-circulaire, ne contenait pas de loges, et n'offrait aux regards qu'un amphithéâtre de gradins. Une fois seulement tous les quinze jours, pendant l'hiver, L'Impératrice invitait au spectacle tout le corps diplomatique et les personnes présentées à la Cour. Le reste du temps les spectateurs se réduisaient à un petit nombre de personnes. (...) M. le marquis de Custine, auteur de la Russie en 1839, ouvrage qui contient une foule de révélations, ... a vu dans une des salles de l'Ermitage, sous un rideau vert qu'on ne tire pas pour tout le monde, un cadre renfermant les Statuts de cette société d'élite, contenus en dix articles obligatoires pour les personnes admises par la Czarine dans cet asile de la liberté... impériale. Catherine, toute souveraine absolue qu'elle était, entendait mieux que personne la vie et la conversation libre. Elle ne voulait jamais se résigner à la solitude à laquelles la couronne semblait devoir la condamner: tout en gouvernant arbitrairement, elle a su causer avec abandon et vivre familièrement avec un entourage de choix." (Dinaux, I, p. 290)
"Ce qui nous reste de plus substantiel... c'est un répertoire dramatique des pièces qui y furent composées et jouées.... Théâtre de l'Ermitage, ou Recueil de comédies, proverbes, etc., houés sur le théâtre de l'Ermitage. Saint-Petersbourg, 1788 et années suiv., 4 vol., gr. in-8 ... réimpression ... chez A. Buisson, an VII de la République (1799), 2 vol. ... 19 pièces" (Dinaux, I, p. 292-293).
Esclapon, chez le baron d’ (voir Saint-Germain
Estrées, maréchal Victor-Marie d’ – voir Bagatelle
Étiolles, château. d'  
  • chez la famille Hénault: “Nous avions une maison à Étioles, qui a appartenu, depuis, à Mme d’Étiolles (aujourd’hui Mme la marquise de Pompadour). Étiolles est dans une capitainerie de Sens et, pour pouvoir chasser, mon père m’acheta, de M. le maréchal de Villeroy, la lieutenance des chasses et le  gouvernement de Corbeil qu’il avait par engagement.”  (Hénault, Mémoires, p. 18-19) 
  • --(174?-->; Charles Lenormant) (lettre d’Hénault à mme du Deffand, 18 juillet 1742 “...madame d’Etiolles... joue la comédie à Étiolles sur un théâtre  aussi beau que celui de l’Opéra....” –Corr. de la marquise du Deffand, p. 70)  La Société de Lenormand à Étiolles. "Dans une lettre du 18 juillet 1742 à la marquise du Deffand le président Hénault écrit que la femme de Charles Lenormand «joue la comédie à Etiolles sur un théâtre aussi beau que celui de l'Opéra, où il y a des machines et des changements.»  De son côté, Voltaire parle en mai 1745 d'une représentation du Glorieux de Destouches" (Trott, p. 173) 


        --("[Le 7 septembre 1750] je fis exécuter à Etioles une petite fête à laquelle je travaillais depuis le 15 du mois dernier: elle était faite pour le bouquet de madame de Meulan. 
            Panard est celui qui m'en a fourni l'idée, idée heureuse, que j'ai tournée le moins mal qu'il m'a été possible, vu le peu de temps que j'ai eu pour la traiter. 
           La Foire du Parnasse étoit le sujet et le fond de cette fête, qui fut donnée à Étioles le 7, et eut un succès qui passa mon espérance, quoique je m'attendisse à un peu de réussite" -- Journal et mémoires de Ch. Collé, I, p. 220-221) 

       ---27 et 29 décembre 1751, à Étioles,  prologue de l'Espérance,  suivi du Rossignol,  suivi d' Arcagambis  (spectacle préparé en novembre 1751, pp.358-359). (Journal de Collé pp. 384-385)

Étrangers, Club des
"WAUXHALL D'HIVER, nommé PANTHÉON, situé rue de Chartres. Il fut établi pour remplacer le Wauxhall de la foire Saint-Germain.... Cette entreprise ne réussit pas. On loua le Wauxhall à une société dont j'ai parlé, qui prenait le titre de Club des étrangers, et y resta jusqu'en mars 1791." (Dulaure, IV, p. 54) 
Everly. [chez le duc de Mortemart à Everly (à 6 km de Bray sur la route de Provins)]
1er novembre 1788 – « Tous les voisins sont venus en grand nombre assister à un spectacle vraiment charmant. L’Optimiste, pièce nouvelle, a été jouée par le duc de Mortemart ; ses trois filles y avaient des rôles qu’elles ont rendus avec grâce, avec intelligence. Celui de l’optimiste semble avoir été fait exprès pour le duc de Mortemart. Chaque trait de ce caractère heureux convient singulièrement bien au sien. (…)
   Après la comédie de L’Optimiste, on nous a donné Les Précieuses Ridicules, que Mmes de Rougé ont rendu avec une gaîté charmante. MM. de Mortemart et de Crénolles les ont bien secondées dans les rôles de Mascarille et de Jodelet. Le bal a succédé à la comédie. »
(Journal du Marquis de Bombelles, t. II, p. 254)
 
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            page mise à jour le 22 mars 2003