Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
G
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval,
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
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Bibliographie
Gaillon, chez Monseigneur de Tressan, évêque de Rouen et oncle du comte de Tressan 
"C'est pendant un voyage [à] Gaillon que la société [de Morville] joua dom Japhet d'Arménie." (cité ds Quéro, p. 137) 
Gallet (1700-1757) chansonnier, un des patrons du Caveau, ami de Collé, épicier à la pointe Sainte-Eustache (ou rue des Lombards, d'après Marmontel). 
"Chez cet épicier fantaisiste qui ne but d'eau qu'après sa mort, Collé rencontra Panard et Crébillon fils..." (Alméras, p. 34-35)
Gaussin, Mademoiselle (actrice)  (voir Saint-Ouen, Saint-Cloud, Bagnolet, Berny)
Genlis, th. de Madame de (Belle-Chasse) (voir aussi L’Isle-Adam, Passy, Spa, Vaudreuil

http://www.chass.utoronto.ca/french/sable/femmes/auteures/genl.htm
 (Le Bailli, chez Mme de Genlis, 1776) 
 La Folie-Genlis ancien no. 28 de la rue des Amandiers, dans le Faubourg Saint-Antoine. (Capon, 1902. p. 27-28) 
Genlis, th. du comte de 
Gennevilliers 
  • Gerbevillers, devant la marquise de (Prologue pour la Princesse d'Elide de Molière, Letexier de Forge, 1727) 
  • PETITE MAISON “Plus loin encore, à Genevilliers, le maréchal de Richelieu... aurait chargé Servandoni de refaire le château” – Hautecoeur, 343)  "Le maréchal de Richelieu possédait une jolie campagne à Genevilliers. (...) Ce château est-il le même que celui de M. de Vaudreuil?" (Dinaux, II, p. 275)
  • (Mme de Genlis, Les Deux Sultanes, 1770)
  • chez le comte de Vaudreuil "Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales... à Gennevilliers, chez le comte de Vaudreuil... [Elle] joue aussi la comédie, tout intimidée qu'elle est par la qualité du public: 'La maison était meublée dans le meilleur goût, quoique sans magnificence; il s'y trouvait une salle de comédie, petite, mais charmante, dans laquelle ma belle-soeur, mon frère, M. de Rivière et moi nous avons joué plusieurs opéras-comiques, avec Mme Dugazon, Garat, Caillot et Laruette. Ces deux derniers, qui étaient alors retirés du théâtre, jouaient admirablement, et avec un tel naturel, qu'un jour, comme ils représentaient ensemble la scène des deux pères dans Rose et Colas (de Sedaine et Monsigny), je crus qu'ils causaient entre eux, et je leur dis: allons, il faut commencer la répétition." (Hellegouarc'h, p. 446)  "Chez M. de Vaudreuil, [à  Gennevilliers] on peut assister à une étonnante représentation du Mariage de Figaro devant le comte d'Artois et 'une grande partie de la cour', dès le 26 septembre 1783." (Hellegouarc'h, p. 447).  Dinaux fixe la date à la fin d'avril 1784 (II, p. 275)
Gers, Le [BREGAIL, Gilbert, «babillages de dames de la noblesse en Gascogne au XVIII° siècle», Bulletin de la Société Archéologique du Gers ] Gêvres, duc de – voir Saint Ouen (1728-29?) + Bercy
 Gesvres, François-Joachim-Bernard Potier, duc de (1692-1757)? 
Gléon, th. de Mme de – château de Chevrette (voir société de M. de Magnanville)
 auteur de L'Enlèvement, joué au château de Chevreuse?? en 1775. 
Gonesse, maison de campagne de Geneviève de Verrières. 
[16 août 1770] « Je fus hier avec la Maréchale de Boufflers, la Maréchale de Luxembourg, la Duchesse de Lauzun, et plusieurs hommes, à Gonesse, à une représentation de La Religieuse [Mélanie] de La Harpe ; elle fut aussi bien jouée pour le moins qu’elle le serait à la Comédie ; mais cette pièce est traînante… » (Lettre de Mme du Deffand à Horace Walpole du 6 août 1770)
Gouges, Olympe de
«...eut son propre théâtre qu'elle vendit en 1787 au marquis de La Maisonfort.» (ajout apporté par Olivier Blanc, 18 octobre 2002)
Graffigny, chez mme de (Phaza joué chez elle en 1748, selon Brenner) 
 (rue d'Enfer, adresse de Mme de Graffigny après 1751) 
Grammont, chez le duc de (voir Clichy
--la relation avec Mlle Fauconnier est rompue en 1752. 
(PETITE MAISON “15 rue de Clichy – installa les enfants qu’il avait 
 eus d’une autre actrice de l’Opéra” – Hautecoeur, 340) 
(Les Décius français ou le siège de Calais sous Philippe VI, tragédie en cinq 
 actes, de Rozoi, 29 juillet 1767; Le Portrait, de Laus de Boissy, 3 novembre 
 1775) 
(Clarétie, p. 19, évoque la représentation, à Clichy, chez le duc de Grammont avec les demoiselles Fauconnier, du Siège de Calais
(Capon, 1902, p. 86, donne une date, 1767, qui semble exlure Mlle Fauconnier: “Des soirées artistiques alternaient avec les nuits de débauche. Sur le théâtre de la rue de Clichy ou vit une représentation du Siège de Calais où du Rozoy, l’auteur y remplissait un rôle; le succès en fut maigre si l’on en croit ce compte rendu [Mémoires secrets, tom III, 29 juillet 1767]. ... M. du Rozoy, auteur d’un siège de Calais, qu’il prétend de beaucoup antérieur à celui de M. du Belloy, a fait jouer cette pièce aujourd’hui chez M. le duc de Grammont, comme elle a été très mal exécutée, elle perd beaucoup à la comparaison.”)
Grandval , Charles-François Racot de (1710-1784) 
“Un rapport de police nous apprend que ces deux dernières maisons ‘ci-devant aux sieurs Molière et Dourlan, ont été vendues au sieur Grandval, comédien français, qui les a réunies en une seule et qui communique par le jardin à celle de Mlle Dumesnil, actrice au même théâtre, rue Blanche, avec laquelle il vit depuis plusieurs années. Cette intrigue se soutient aux dépens de Bacchus, étant tous deux entichés de la manie de boire à toute outrance, ils se battent même de temps en temps. Mlle Dumesnil avait acheté sa maison 1,500 liv. à M. de Roncières.’ Il semble que ce rapport est plutôt médisant, car Grandval et Dumesnil vécurent quarante-cinq ans ensemble, et s’il en avait été ainsi, cette existence leur aurait bientôt paru pénible. Ils ne furent séparés que par la mort de Grandval qui expira le 24 septembre 1784 ‘rue Blanche  dans la maison de Mlle Dumesnil, ou il occupait un pavillon’” (Capon, 1902, p. 63) 
“...ils vécurent ensemble sans jamais se plaindre possédant pour toute fortune les retraites et gratifications qu’ils avaient amassées pendant leur carrière théâtrale. Ils avaient fait monter dans leur maison un petit théâtre où Grandval jouait des pièces assez libres dont il était l’auteur tels que 
 L’Eunuque ou la fidèle infidélité par Charles Ragot, dit Grandval, Montmartre 1750; La Nouvelle Messaline, les Deux Biscuits, etc... représentées devant un petit public d’amateurs. Cette cohabitation dura jusqu’à la mort de Grandval; ensuite le petit pavillon de la rue Royale fut loué à  Mlle Colombre comédienne du théâtre Italien.” (Capon, 1902, p. 82) 
Grenelle, hôtel de la rue de
"en 1736, à la suite du refroidissement survenu entre sa mère et lui, [le comte de Clermont] abandonna le Palais-Bourbon pour s'établir dans un grand hôtel de la rue de Grenelle, situé précisément en face de l'hôtel de Villars. (...) Quand le comte de Clermont en sortit, en 1738, pour prendre possession du palais de l'Abbaye [de Saint-Germain], Mlle Charolais, son autre soeur, vint y continuer la vie libre et galante qu'il y avait inaugurée. Les Conti leur succédèrent...." (Cousin, II, 150). 
Grenoble
  • M. de Médavy [Jacques Léonor Rouxel comte de Médavy et de Grancey, commandant en chef en Savoie et en Dauphiné] « loua une très jolie maison de campagne à La Tronche (…), résidence particulièrement favorable pour y organiser des fêtes et des réceptions. (…) Médavy entretenait pour ses fêtes et pour les plaisirs de la société une troupe de musiciens ; il avait aussi un poète attaché à sa personne [qui] s’appelait Clément. » (Royer, La société de Grenoble au XVIIIème siècle  p. 592-593)
  • « jeune sous-lieutenant d’infanterie du régiment d’Angoumois, Malo de La Tour d’Auvergne Corret, arrivant d’Antibes à Grenoble en 1769, écrit à son beau-père ces lignes enthousiastes :

  • ‘Il n’est pas d’accueil que nous n’ayons éprouvé à notre arrivée de la part des messieurs d’artillerie du régiment de Toul actuellement à Grenoble : ils nous ont traités splendidement. Nous avons été également traités en corps chez M. le comte de Clermont-Tonnerre, M. de Marsieu, M. du Bourset, commandant du génie et M. l’évêque ; le militaire est ici avec tout l’agrément imaginable bien reçu dans toutes les maisons, même celles du Parlement, fêté et chéri partout. Il ne se passe pas de jours que plusieurs de nous ne mangions dans une des maisons que je viens de nommer. M. de Tonnerre et M. du Bourset tiennent table ouverte pour les officiers de la garnison et nous voyons ici la plus brillante compagnie sans être exposés au jeu qu’autant qu’on le veut ; les exercices, notre cour aux dames, la comédie, le concert, la chasse et la promenade remplissent assez agréablement nos moments. » (Royer, « La société de Grenoble au XVIIIème siècle»  p. 598-599). 
Grignon, maison de campagne de Collé, vendue en juin 1782 à Marmontel 
Grillon, château de (Regnard),  près de Dourdan 
"Les auteurs Paul Poisson et Regnard, de concert avec les comédiens «Français» La Thorillère et Mlle Beauval, jouent Les Souhaits et L'Ile d'Alcine de Regnard au grand salon du château de Grillon que ce dernier venait d'acheter à Poisson en 1700." (Trott, 2000, p. 26) 
Guémené, chez le prince (voir Tuileries
"Le prince de Guémené... donne à Paris, l'hiver, jusqu'à sa banqueroute en 1783, 'dans l'appartement que la charge de sa femme [gouvernante des enfants de France] mettait à sa disposition aux Tuileries, et sur un théâtre qu'il y avait fait construire, des spectacles charmants exécutés par les acteurs les plus distingués des trois spectacles, précédés par un concert et suivis d'un excellent souper, et une espèce de café oùu venait à peu près tout ce qu'on connaissait." (Hellegouarc'h, P. 445) 
Guémené, la princesse de (voir Société dramatique de Bordeau-de-Vigny
 “Sur la terre étrangère, le premier soin de la princesse de Guéméné fut de demander des tapissiers pour dresser un théâtre” (Clarétie, p. 14) 
Gueullette, Thomas-Simon (    -    ). Magistrat, amateur du théâtre italien et créateur de parades. On trouve à la BnF un manuscrit de "Canevas Italiens" dont plusieurs auraient appartenu à Gueullette. Les notes marginales seraient de sa main. Il y envisage l'adaptation de certains canevas à des théâtres de société (ex., pour Les Malheurs des mariés "bonne piece ital et qui pourroit bien se jouer a limpromptu en societe mais non sans de bonnes actrices" et pour Arlequin valet de Banquier "peut sarranger aisement pour etre jouee en societe..." [BnF ms f.fr 9310) 
Guyenne
 « Vu le château du duc d’Aiguillon (…). Il y a ici une magnifique particularité, je veux dire un théâtre élégant et spacieux, qui occupe une des ailes. L’orchestre est fait pour vingt-quatre musiciens, le nombre précisément de ceux que le duc, quand il résidait ici, employait, nourrissait et payait. » (Arthur Young, Voyages en France 1787, 1788, 1789, cité p. 9)

« Il avait été prévu par l’architecte Leroy de situer le théâtre dans l’une des deux ailes latérales mais, le château n’étant pas terminé en 1775, il fit aménager, en 1776, une salle du rez-de-chaussée où se donnèrent quelques spectacles comme La Servante maîtresse, comédie de Jacopo Nelli, ainsi que la duchesse nous l’apprend, le 10 mars, dans sa lettre au chevalier de Balleroy. Il était d’ailleurs habituel de distribuer les rôles à de jeunes nobles de l’entourage ou du voisinage que l’on mélangeait avec des acteurs professionnels, comme le révèle une autre missive de l’hiver 1779 : « Notre théâtre s’est ouvert hier, écrivait la duchesse à Balleroy, le 21 décembre, par L’Epreuve villageoise et La Famille extravagante. Nos actrices, qui sont Mme de Galibert et Mlles de Signac, de Fontette, Turpin, ont joué assez mal, surtout la première qui a joué comme un cochon. » L’inventaire révolutionnaire confirme d’ailleurs l’existence d’une véritable garde-robe théâtrale, avec entre autres, des habits d’Arlequin, de Pierrot, des robes de soie multicolores, des manteaux brodés, des toges romaines, des habits à l’espagnole, des cuirasses, des chapeaux de Scapin, des casques de dragon, des peaux d’ours. Tristes défroques d’un luxe à jamais évanoui. A la fin de 1780, le duc confirma l’ouverture prochaine de la salle tant attendue : « Je suis en ce moment très occupé de ma salle de spectacle dont nous devons faire l’ouverture le 31. Elle est réellement très belle, et je suis persuadé qu’elle aura le succès le plus complet et que vous en serez content, lorsque vous la verrez ; ce qui ne sera jamais aussitôt que je le désire » [lettre à Balleroy du 24 décembre 1780]. Effectivement, depuis 1780, les invités se bousculaient à Aiguillon et se mêlaient aux notables d’Agen et de la région. Le château devint un tourbillon de fêtes, d’opéras, de comédies, de ballets, de concerts et de divertissements champêtres. Les pièces qui firent l’ouverture, devant une salle comble, furent Le Joueur de Regnard et Le Babillard de Boissy, puis l’on enchaîna dans le même registre léger, si prisé dans ce milieu, avec La Métromanie de Piron et Les Chasseurs et la Laitière d’Anseaume, où l’auteur combinait deux fables de La Fontaine, la laitière et les chasseurs se contant leurs épreuves et leurs désillusions. Fier de lui, le duc pouvait écrire, le 1er février 1781écrivait en 1781 [à Balleroy] : « Notre nouvelle salle de spectacle a eu le plus grand succès. Elle fait l’admiration de toute la province. Elle est effectivement belle, agréable et commode. Il est vrai qu’elle m’a coûté un peu cher ; mais elle est payée et je n’y pense plus. » (Michel Figeac, La douceur des Lumières. Noblesse et art de vivre en Guyenne au XVIIIe s., Bordeaux, Mollat, 2001. p. 199)Guimard, théâtres de Mlle (voir Chaussée d'Antin [1772-1785] et Pantin

 chez Mlle Guimard (Madame Engueule ou les accords poissards, de Pierre  Boudin, 1772; L'Esprit des moeurs au dix-huitième siècle ou la petite  maison, de Mérard De Saint-Just, Simon-Pierre, 1776?) 
"11 Juin 1773. On sait aujourd'hui, à n'en pas douter, que c'est le Maréchal Prince de Soubise qui a exigé l'expulsion de M. de la Borde de chez Mlle Guimard. Ce Seigneur s'est repris d'une belle passion pour la Danseuse en question, & a demandé le sacrifice de l'amant. Quelques gens prétendent qu'il s'est fait de concert, & qu'il y a encore intelligence entr'eux. Quoi qu'il en soit, les spectacles de la moderne Terpsicore sont absolumment ininterrompus, & elle réforme ses deux théâtres." (Bachaumont, VII, p. 6).
: «Oeuvres de la Marquise de Palmarèze. L’Esprit des moeurs du XVIIIe siècle ou la  Petite Maison, proverbe en 2 actes et en prose, Traduit du Congo’.  Il fut représenté à la  cour du Congo et il devait l’être en 1776 le jeudi de la première semaine de Carême sur le théâtre de Mlle Guimard, s’il faut croire le manuscrit trouvé à la Bastille, le 15 juillet de 1789, IIIe édition.» Primitivement ce proverbe devait s’appeler: La Folle Journée.  Mais l’auteur appréhenda d’être confondu avec Beaumarchais et il modifia son  enseigne.” (Capon, 1902, p. xi) 
 Chaussée d'Antin (11 rue de la Chaussée d’Antin) (1772-->1785) 
 Pantin (La Tête à perruque ou le bailli, de Collé, 1780) 

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             page mise à jour le 5 avril 2003