Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
H
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval,
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
Hautefontaine
« Nous allions à la campagne de bonne heure, au printemps, pour tout l’été. Il y avait dans le château de Hautefontaine [chez ses parents, M. et Mme Dillon, entre Villers-Cotterets et Soissons] vingt-cinq appartements à donner aux étrangers, et ils étaient souvent remplis. (…) 
   A sept ans, je chassais déjà à cheval une ou deux fois par semaine, et je me cassai la jambe, à dix ans [1780] le jour de la Saint-Hubert. (…)
   Le temps où j’ai gardé le lit pour ma jambe cassée, est resté dans mon souvenir comme le plus heureux de mon enfance. Les amis de ma mère vinrent en grand nombre à Hautefontaine, où nous restâmes six semaines de plus qu’à l’ordinaire. On me faisait des lectures toute la journée. Le soir on roulait un petit théâtre au pied de mon lit et des marionnettes jouaient tous les jours une tragédie ou une comédie, dont les rôles étaient parlés dans les coulisses par des personnes de la société. On chantait si c’étaient des opéras comiques. Les dames s’amusaient à faire les habits des marionnettes. Je vois encore le manteau et la tiare d’Assuérus et l’habit de lin de Joas. Ces amusements n’étaient pas sans fruit et me firent connaître toutes les bonnes pièces du théâtre français. » (p. 9, 10, 11).
Marquise de La Tour du Pin, Journal d’une femme de cinquante ans, tome I, Paris, Chapelot, 1914.
Helvétius - voir Voré
Helvétius, Madame - "L'Académie des belles-lettres d'Auteuil
"Après la mort de son mari en 1771, Mme Helvétius; de l'ancienne maison lorraine des Ligneville, nièce de Mme de Graffigny; achète à Auteuil "une superbe maison". Ayant en plus de la beauté "une esprit original et un naturel piquent", elle y réunit autour d'elle des personnalités comme Cabanis, les abbés Lefèvre de Laroche et Morellet, le poète Roucher, Turgot qui amène Condorcet, Franklin pendant son séjour à Passy." (Hellegouarc'h, p. 411) 

Hénault, chez le président (voir aussi Etiolles, Entresol, Club de l', hôtel de M. de Sully, Meudon
 “Nous jouions, dans ce temps-là, des comédies que nous composions nous-mêmes. M. du Chatel donna Zoïde [sic] , comédie tirée d’un roman dont le sujet est assez singulier. (...) M. de Forcalquier donna l’Homme du bel air. Je donnai le jaloux de lui-même et la Petite Maison. C’était un grand amusement. Nos principaux acteurs étaient: Mme de Rochefort, MM d’Ussé, Pont de Veyle, Forcalquaier, feu Mme de Luxembourg et Mme du Deffand.” (Hénault, Mémoires, p. 189) 
Hénin,  chez le Prince d’ (chez le Prince d’Hénin – Anacréon, 1774) 
Herbault, maison de campagne, été 1740 
Dialogue en forme de prologue, entre la Censure et la Comédie (Grécourt,  p. 157-161) 
Hermitage, voir duc de Croy
"...l'histoire du théâtre du duc de Croÿ à l'Hermitage. Ayant commencé par jouer des pastorales de leur [les enfants du duc de Croÿ] cru dans un bosquet du parc, ils jouèrent en cachette des comédies et des tragédies dans la grange, transformé en théâtre ... avant d'obtenir la construction d'un grand théâtre pourvu de machines, de décors et d'une ouverture du fond sur la forêt. En 1772, ils jouèrent ainsi Athalie devant huit cents personnes..." (A. Lilti, 2002, p. 287)
Hermitage, Théâtre de l’  (voir prince de Ligne
L’Amant ridicule, du prince de Ligne, 1787ou8 

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Bibliographie
             page mise à jour le 5 avril 2003