Hautefontaine
« Nous allions à la campagne de bonne heure, au printemps,
pour tout l’été. Il y avait dans le château de Hautefontaine
[chez ses parents, M. et Mme Dillon, entre Villers-Cotterets et Soissons]
vingt-cinq appartements à donner aux étrangers, et ils étaient
souvent remplis. (…)
A sept ans, je chassais déjà à cheval
une ou deux fois par semaine, et je me cassai la jambe, à dix ans
[1780] le jour de la Saint-Hubert. (…)
Le temps où j’ai gardé le lit pour ma jambe
cassée, est resté dans mon souvenir comme le plus heureux
de mon enfance. Les amis de ma mère vinrent en grand nombre à
Hautefontaine, où nous restâmes six semaines de plus qu’à
l’ordinaire. On me faisait des lectures toute la journée. Le soir
on roulait un petit théâtre au pied
de mon lit et des marionnettes jouaient tous les jours une tragédie
ou une comédie, dont les rôles étaient parlés
dans les coulisses par des personnes de la société. On chantait
si c’étaient des opéras comiques. Les dames s’amusaient à
faire les habits des marionnettes. Je vois encore le manteau et la tiare
d’Assuérus et l’habit de lin de Joas. Ces amusements n’étaient
pas sans fruit et me firent connaître toutes les bonnes pièces
du théâtre français. » (p. 9, 10, 11).
Marquise de La Tour du Pin, Journal d’une femme de cinquante
ans, tome I, Paris, Chapelot, 1914.
Helvétius - voir Voré
Helvétius, Madame - "L'Académie
des belles-lettres d'Auteuil"
"Après la mort de son mari en 1771, Mme Helvétius; de
l'ancienne maison lorraine des Ligneville, nièce de Mme de Graffigny;
achète à Auteuil "une superbe maison". Ayant en plus de la
beauté "une esprit original et un naturel piquent", elle y réunit
autour d'elle des personnalités comme Cabanis, les abbés
Lefèvre de Laroche et Morellet, le poète Roucher, Turgot
qui amène Condorcet, Franklin pendant son séjour à
Passy." (Hellegouarc'h, p. 411)
Hénault, chez le président
(voir aussi Etiolles,
Entresol,
Club de l', hôtel
de M. de Sully, Meudon)
“Nous jouions, dans ce temps-là, des comédies que
nous composions nous-mêmes. M. du Chatel donna Zoïde
[sic] , comédie tirée d’un roman dont le sujet est assez
singulier. (...) M. de Forcalquier donna l’Homme du bel air. Je
donnai le jaloux de lui-même et la Petite Maison. C’était
un grand amusement. Nos principaux acteurs étaient: Mme de Rochefort,
MM d’Ussé, Pont de Veyle, Forcalquaier, feu Mme de Luxembourg et
Mme du Deffand.” (Hénault, Mémoires, p. 189)
Hénin, chez le Prince d’ (chez le Prince d’Hénin
– Anacréon, 1774)
Herbault, maison de campagne, été 1740
Dialogue en forme de prologue, entre la Censure et la Comédie
(Grécourt, p. 157-161)
Hermitage, voir duc de Croy
"...l'histoire du théâtre
du duc de Croÿ à l'Hermitage. Ayant commencé par jouer
des pastorales de leur [les enfants du duc de Croÿ] cru dans un bosquet
du parc, ils jouèrent en cachette des comédies et des
tragédies dans la grange, transformé en théâtre
... avant d'obtenir la construction d'un grand théâtre
pourvu de machines, de décors et d'une ouverture du fond sur la
forêt. En 1772, ils jouèrent ainsi Athalie devant huit
cents personnes..." (A. Lilti, 2002, p. 287)
Hermitage, Théâtre de l’ (voir prince de
Ligne)
L’Amant ridicule, du prince de Ligne, 1787ou8 |