Jaback, hôtel de (rue Saint Merry
– fondé par Mandron vers 1748; Le Kain y jouait) exemple de
théâtre bourgeois [école d’art dramatique]
par opposition à théâtre de société.
(“Après avoir pris des renseignement sur ces différentes
personnes, Longchamp [l’homme de Voltaire] leur fit savoir que l’auteur
de Zaire ayant entendu parler de leur goût pour le théâtre
avait jeté ses yeux sur elles pour l’essai de quelques-une de ses
pièces, dont il désirait voir l’effet «aux chandelles»
avant de les donner à la Comédie-Française” – Olivier,
p. 176) “[En 1748, Le Kain] remonta sur les planches et fonda une société
d’amateurs dont les représentations eurent lieu à l’Hôtel
de Jabac, rue Saint-Merry. Le 23 juin, Le Kain paraissait pour la première
fois sur cette scène; il y jouait le personnage d’Orosmane, un de
ses futurs triomphes, et celui de M. Douillet dans L’Ami de tout le
monde. Le lendemain, on l’applaudissait dans Le Méchant,
où il remplissait les rôles / d’Ariste et de Frontin
et, trois mois et demi plus tard, le 9 octobre, dans Mahomet (Séide),
dans La Mort de César (Brutus) et dans Les Précieuses
ridicules (Du Croisy). Au commencement de l’été de 1749,
d’urgentes réparations à faire à la salle de Jabac
contraignirent Le Kain et ses camarades à chercher un autre asile.”
(Olivier, Le Kain, p. 9) (voir Magasin de l’Opéra,
Hôtel de Clermont-Tonnere)
(voir aussi Voltaire, rue de
La Traversière)
Jeudi (Les Soupers du) "Les Soupers du Jeudi, ou Etrennes
à ces Dames, pour l'année 1789. Genève et Paris,
Prault, 1789, in-18. On y trouve Fête de Diane, divertissement
lyrique en vers; Vers à Mlle des Garcins. [représenté?]
Ce recueil est composé de pièces faites par plusieurs auteurs
qui se réunissaient tous les jeudis soirs. (Catalogue Soleinne,
nº 3338) (Dinaux, I, p. 419).
Joigny, château de. représentation
du Joueur et du Retour imprévu de Regnard. (10 déc.
1731) |