Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
M
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval,
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
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Bibliographie
Mademoiselle ***, société de (voir Gueullette qui lui aurait adressé une série de parades pour jouer pendant la "semaine S[ainte?]" 
"...Recevés donc ce petit receuil [sic] que nous vous offrons pour vous amuser dans ce tems facheux de devotion: ne doutez pas de notre zéle et de la façon dont nous allons vous seconder ..." [BHVP ms C.P. 4327, folio 18, "Epitre a la Charmante Isabelle"
Madrid, château de (ds Bois de Boulogne) 
Magasin de l’Opéra , rue Saint-Niçaise? (voir Le Kain) 
 “Ils obtinrent l’autorisation de donner Alzire et Georges Dandin au théâtre du Magasin de l’Opéra” (Olivier, Le Kain, p. 9) 
Magnanville, chez Monsieur de 
Le théâtre de M. de Magnanville "représentait toujours des pièces inédites" (Moynet, p. 262)
Considéré comme le seul théâtre capable de rivaliser avec celui de Madame de Montesson : "...celui de M. de Magnanville, garde du trésor royal, à la Chevrette, à trois lieux de Paris...." (Turquan, p. 45) 
Maillebois, chez le marquis de, à Nîmes (L'Impromptu de Nîmes, de Mandajors, Jean- 
Pierre, 9 décembre 1714) 
Maine, duchesse du. 
 
  •  Clagny (repr. de Joseph de Genest, 1706) 
  • Sceaux  (Grandes Nuits de Sceaux, 1714-1715; Trois Spectacles, 1728; Rome sauvée de Voltaire, 22 juin 1750) 
  • Dreux « Réception faite à S.A.S. Madame la Duchesse du Maine, par la Ville de Dreux » (Mercure de France, octobre 1733, p. 2291sq. )
  • Arsenal   Salle de théâtre construit avec permission de la duchesse du Maine pour une Société appelée "ces Messieurs".  21 février 1734 (repr. de  Manlius Capitolinus de M. de la Fosse, suivie de la petite Comédie des Trois Frères rivaux...) (voir Mercure de France, février 1734)
  • Forges Festes données à S.A.S. Madame la Duchesse, Au mois d’Août, A Forges, 1737.
  • Anet  (lettre d’Anet, de Mme de Staal à la marquise du Deffand, 27 août 1747: “Je  ne  puis vous rendre [Le comte de] Boursouffle que mincement. Mlle de la Cochonnière [jouée par Mme du Chatelet] a si parfaitement exécuté l’extravagance de son rôle, que j’y ai pris un vrai plaisir.” –Corr. de la marquise du Deffand, p. 96) (lettre d'Anet, de Mme de Staal à la marquise du Deffand, 17 septembre 1747: " ...venons à la comédie. On joua hier La Mode, en vérité fort bien, et à la suite une pièce de Senneterre assez bouffonne. Duplessis, habillé en vieille, joua très plaisamment la baronne du Goulai. La  connoissez-vous? C'est une bonne figure: son ajustement, son chant, sa danse, la rendirent très comique. Les facéties ont un succès plus sûr et bien plus général que les choses plus travaillées, mais n'en fait pas qui veut: il me seroit aussi impossible de faire une jolie farce qu'une belle tragédie." (Oeuvres de Madame de Staal, II, p. 461)
Maisons – voir Gueullette 1710-1718, à l’est de Paris près de Charenton 
"...l'été 1714, dans la résidence d'été de Gueullette à Maisons, près de Charenton. Ce fut là et à ce moment que les amis ont improvisé en une demi-heure une 'parade assez longue' qui a 'duré plus de deux heures'" (Trott, 1998, p. 160) 
Malgrange, château de la -- un théâtre de Cour (en Lorraine) construit au XVIIe siècle - détruit vers 1739. (voir http://perso.wanadoo.fr/europa.france/lorraine/theatres/synthese.htm )
Marais, théâtre du 
Marchand, Jean-Henri (voir société du château de Beaumont)
Marck, chez Mme de  (L'Opérateur chinois, de Moncrif) 
Mareste, Hôtel de, à Chambéry (Le Jugement de Paris ou la pomme de discord, de 
 Pavy, Antoine, 1736) 
Mareux, théâtre, voir aussi Élèves de Thalie 
Ce théâtre a alterné entre des représentations publiques  et des représentations en société
«Sa construction débuta en 1785. Ce théâtre pour amateurs, ou théâtre de société, fut inauguré le 21/01/1786. Il était situé Rue Saint Antoine, en face de l’Hôtel de Beauvais. Son architecte était Boulland. Il était géré par une soixantaine de sociétaires.
    Il fut fermé une première fois en 1788, rouvert le 01/10/1789. Il changea de nom en 1791 et devint le Théâtre des Élèves de Thalie.» (voir M. Pardoen)
Marigny, marquis de 
«Payé au s. Girault la somme de deux cent vingt neuf livres pour la dépense parluy faite au sujet de la démotion du théâtre de monsieur le marquis de Marigny» BHVP, Catalogue des manuscrits entrés de 1903 à 1905, NA 92-99, Journal des recettes et dépenses du marquis de Marigny, Année 1760, p. 101.
Marimont, château de (Les Héroïnes, 1784) 
Marionnettes d’Autueil (nom d’une troupe envisagée dans Lazzis) 
Marivaux, Pierre Carlet de (voir Limoges, Mirepoix, Versailles - Petits Appartements, Berny, Verrières - Chaussée d'Antin,    )
Marly-le-Roi, château de 
Marmontel (voir maréchal de Richelieu, Folie-Titon, Choisy, Dlles Verrière, famille Necker à St-Ouen)
Marron, chez Marie-Anne Carrelet, Mme de 
 La comtesse de Fayel, 1770 “tragédie de société” écrite par elle et publiée. Jouée chez elle aussi?? 
Marseille, en société (Le Taciturne, Poulhariez, Pierre-Nicolas 1773) 
Marsan, théâtre du Prince de, à Bernis. 
Martel, pavillon voir frères Pâris à Bercy 
Martyrs, Théâtre de la rue des, chez M. Dupré. ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: Théâtre de la rue des Martyrs, chez  M. Dupré. Mais aucun programme n'est connu...." (Tissier, p. 377) 
Mauconseil, chez la marquise de (L'Assemblée des comédiens du Mans, de Favart, 26 
 septembre 1758) 
Maurepas, chez le comte de

[Jean-Frédéric Phélypeaux, 1701-1781]
(Hôtel de Furstenberg après 1725. petite-maison au faubourg Saint-Honoré env. 1732) 
 (Cinquième LazziPolichinelle Lazziste de Salley avec quelques scènes de  Caylus, en 1732 – mais cette pièce avait déjà été jouée en société en 1729) (“M. de Maurepas donnait des soirées dramatiques très recherchées, sous Louis XVI.  Il composait  lui-même des parades....” – Clarétie, p. 28)
"Le ministre de Maurepas composait des parades que jouait M. Gui de Miromesnil, le Scapin le plus fin, le plus délié et le plus véritablement comique d'entre les acteurs de société, le Dugazin enfin du théâtre Maurepas. Cet artiste improvisé, malgré ce genre d'occupation, ou peut-être à cause de ce talent de société, devint garde-des-sceaux de France." (Dinaux, II, p. 13)
--Rivalité entre l'acteur Volanges et Miromesnil.
Mautauban, chez M. de (lecture des Adieux de la parade et Joconde)
"Le jeudi 15 [août 1754] je lus chez M. de Mautauban, à M. le duc d'Orléans, les Adieux de la parade et Joconde; ils en ont paru contents. Il faut attendre la représentation de ces pièces pour en juger; on ne voit l'effet qu'au théâtre, comme je l'ai dit cent fois." (Collé, Journal et mémoires, I, p. 430-431)
Mazarin, hôtel de la duchesse de (voir aussi Chilly
"La duchesse de Mazarin avait dans son hôtel un théâtre sur lequel, en septembre 1769, on représenta, devant la princesse Madame, la Partie de chasse de Henri IV. Cette pièce fut jouée par des acteurs français." (Dulaure, III, p. 470). 
Meaux, chez Mme de (fille de Dufresne et de Mlle Seine) 
"La c [de Collé] ne fut pas jouée à Berny. Cette vigoureuse et piquante comédie fut représentée pour la première fois, en 1757, chez Mme de Meaux, fille du comédien Du Fresne et femme d'un sous-fermier" Mme de Meaux créa elle-mème, à la grande satisfaction de l'auteur, le rôle scabreux de la Présidente." (Cousin, II, p. 78)
--14 mars 1757 : première de La Vérité dans le vin, chez Mme de Meaux. (Collé, Journal, II, p. 71-73)
--23 mars 1757 : seconde représentation [La Vérité dans le vin] chez Mme de Meaux avec des changements dans la distribution ,  suivie de Nicaise  et d'un couplet pour annoncer La Veuve philosophe. (Collé, Journal, II, p. 80-81)
-26 avril 1757 : La Veuve philosophe, suivie de Joconde  chez Mme de Meaux. (Collé, Journal, II, p. 88-89)
--(Dupuis et Des Ronais, de Collé, 1759)
---5 avril 1759 : chez Mme de Meaux, Le  Vieux Dupuis. (Collé, Journal, II, p. 171-172)
Melophilites, société des ("Le Concert des Melophilettes, feste galante, par M. Carolet, mise en musique par M. Cordelet. execute dans la salle du concert des Melophilettes pour la 1er foir le... avril 1730" [Bnf ms. f.fr. 9315
Menus Plaisirs, Hôtel des
"22 Juin 1765. M. de Mondonville s'étant avisé de remettre en Musique d'un bout à l'autre l'Opéra de Thesée, M. le Maréchal de Richelieu a jugé à propos d'en faire une répétition aujourd"hui sur le théâtre de l'hôtel des Menus, où ont été convoqués tous les connoisseurs & amateurs. Cette représentation n'a point eu de succès: on a trouvé les airs de symphonie admirables, mais le récitatif bien inférieur à celui de Lully. On doute que cet Opéra soit donné l'automne à Fontainebleau, comme on l'avoit projetté." (Bachaumont, II, 204).
"14 Mai [1766]. Aujourd'hui M. le Duc de Duras, Gentilhomme de la Chambre de service, a donné au nom de S.M. une fête très élégante à M. le Prince Héréditaire de Brunswick: c'est à l'hôtel des Menus qu'elle s'est passée. On y a joué pour ce Seigneur la Piece de M. Collé, Henri IV. Elle a été exécutée par les Comédien de la Comédie Françoise avec beaucoup de succès." (Bachaumont, III, 29).
"Messieurs, ces". Ce terme renvient à plusieurs reprises. Le  Mercure de février 1734 précise: 
« Le goût pour la Comédie, si en vogue depuis quelque temps, ne s’est point ralenti du tout à Paris ; on voit tous les jours des Compagnies, où l’on se fait un plaisir de représenter des Pièces de Théâtre, et où elles sont, pour l’ordinaire, jouées avec applaudissement. Parmi ces sortes de Sociétés, celle qui était à l’Hôtel de Brancas, et ensuite à l’Hôtel de Lauzun, est une de celles parmi lesquelles il y a de meilleurs sujets. Nous en avons parlé dans le Mercure de mars 1732. Des Personnes de distinction, et des connaisseurs éclairés ont vu leurs représentations avec plaisir ; et ces Messieurs ont été souvent honorés de la présence de plusieurs Princes et Princesses, entre autres Madame la Duchesse du Maine y a assisté plusieurs fois, et en a paru satisfaite.»
(Mercure de France, février 1734, p. 368 sq.)
Metz
[Bonardi en garnison à Metz (1784-1786), où Jean Samuel Depont de Manderoux est intendant de justice, police et finances de 1779 à 1790.]
« L’intendant de la province, Monsieur de Pont (…) avait une femme charmante sous tous les rapports et célèbre par son talent pour jouer la comédie et par la manière élégante dont elle faisait les honneurs de sa maison, de la ville et de la province. (…) [Elle] était de la société intime de Madame de Montesson, épouse secrète du duc d’Orléans, et jouait la comédie chez cette dame avec elle et avec le prince lui-même. Mais elle était femme d’un homme nouveau et n’allait point à la cour. Comme il y avait alors à Metz beaucoup de jeunes gens de cette troupe illustre des comédiens du Palais Royal, Madame de Pont se mit dans la tête de les réunir et de jouer la comédie à un quart de lieue de la ville et on me fit l’honneur de m’inviter pour être un des spectateurs. Ces messieurs, tous gens de la cour, débitaient assez bien leur rôle. Mais toutes les femmes, excepté Madame de Pont, étaient réellement détestables, et tous sans exception, hommes et femmes, ignoraient ou exécutaient mal tout ce qui constitue ce métier difficile et est absolument nécessaire pour créer l’illusion et pour la soutenir. Cependant, on applaudit beaucoup, et quelques-uns des acteurs, enivrés des éloges qu’ils croyaient mériter, se permirent des plaisanteries sur les talents des comédiens de la ville. Ceux-ci, piqués avec raison, affectèrent de représenter le lendemain les pièces qui avaient été représentées par Madame de Pont. On sentit malgré soi l’énorme différence et Madame de Pont ne put pas s’empêcher de fermer son théâtre. Chacun son métier ! » (Mémoires (1760-1820) de Jean Balthazar de Bonardi  p. 350-351)
Meudon, château de (jardins de Le Nôtre) 
 (1695-1711 – abrita le Dauphin, fils de Louis XIV)  
  • "Europe et la Paix, Prologue, par Pannard, au Château de Meudon, devant la Reine & le Roi de Pologne, & ensuite à la Foire, 1736; non imprimé." (Dictionnaire dramatique, I, 333)
  • "...les lettres écrites par le président Hénault en 1742 sur la société qui se réunissait au château de Meudon.(...) ...comédies de société que l'on prépare pour l'hiver. Cette passion de jouer la comédie n'était point particulière à la famille de Brancas, elle régnait alors dans beaucoup d'autres maisons de Paris; cependant, c'était surtout chez les Brancas ou chez leurs amis qu'on jouait, non pas des ouvrages écrits pour le public par des auteurs de profession, mais des pièces composées tout exprès par ceux des membres de la société qui se sentaient capables de réussir en ce genre. Le principal auteur de cette troupe aristocratique était le frère aîné de Mme de Rochefort, le comte de Forcalquier. " (Loménie, p. 28-31) 
Meulan, chez M. de -- Collé est devenu "commis, assez largement rétribué, chez M. de Meulan, receveur général de la généralité de Paris, et il continua à demeurer dans la maison de ce financier jusqu'au moment où il se maria [5 juillet 1756]" (Alméras, p. 32) 
Meute, La 
 Les Amours d’été, de Piis & Barré, joué devant LEURS MAJESTES le jeudi 20 septembre, 1781. 
Mézières – voir Camus de Mézières (26 mars 1721-27 juillet 1789), à Charonne 
Mirande (Gers)  «A Mirande, un théâtre est dressé chez la marquise de Vendomois, sous la direction du Chevalier d'Antras, dont le talent n'est point commun, paraît-il.(...)» [BREGAIL, p. 130]
Mirepoix, chez M et Mme de 
Mirepoix, Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon, princesse de Lixin, marquise de (1707-v. 1790), sœur du prince de Beauvau et de la marquise de Boufflers, amie de Mme de Graffigny vers 1730 (Index de la Correpsondance de Mme de Graffigny) 
 (lettre de Hénault à Mme du Deffand, 15 juillet 1742 – “Il  y a de grands projets de comédie pour cet hiver: on  a élevé non pas autel, mais  théâtre contre théâtre. M. de Mirepoix est de la nouvelle troupe. Ils débuteront  par le Misanthrope, qui est, dit-on, le triomphe du Mirepoix, et ensuite on jouera  la Zaïde de Du Châtel. Madame de Mirepoix prendra le rôle de madame de  Rochefort, le Mirepoix celui de Forcalquier...” – Corr. de la marquise du  Deffand, p. 58-59) 
--31 octobre 1748  "Il [Marivaux] nous lut après dîner une espèce de petite comédie qu'on lui a demandé pour le théâtre de Mme de Mirepoix. Je l'ai trouvée  fort jolie. C'est un valet qui veut faire jouer une comédie pour amuser dans une maison de campagne. [il s'agit des Acteurs de bonne foi] Tout cela est gai et fort plaisant. N'en parle pas qu'elle ne soit jouée. C'est un secret."  (Françoise de Graffigny, Choix de Lettres, éd. présentée par English Showalter, # 173, p. 161-162) 
--(L'Hermite ou l'éclipse, de Nivernois, Louis-Jule Mancini Mazarini, duc de) 
M. L. B., à la maison de campagne de (Anacréon, de Sedaine, 1754) 
Moline, Pierre-Louis 
De nombreuses pièces jouées "en société" (voir Concert interrompu, Richard Minutolo, Le Savetier Médecin, La Soeur supposée...) 
Momus à la Nouvelle France, théâtre de société de 
 Pégasse gros lot ou la loterie des métromanes,  de Bérainville, 1775 
Monceau, château de, Les Amants heureux ou la fête du jour, 1772 
Monceaux, A la Barrière de 
 On ne s'y attendait pas ou les époux réunis, Laus de Boissy, avant 1778 
Moncrif, secrétaire du comte de Clermont en 1732, et fournisseur d'une pièce pour le  théâtre privé de la duchesse de Bourbon
Monnet, Jean 
 Voir ses mémoires pour déterminer s’il avait son propre théâtre. 
Montalembert, Hôtel de (La Bergère de qualité, du comte? de Montalembert, 24 janvier 
 1784) 
“L’hôtel de la rue de la Roquette [voir Clermont qui l’occupa jusqu’à sa mort en 1771] fut acheté  par le marquis de Montalembert, maréchal de camp, qui continua la joyeuse vie de son  prédécesseur; le théâtre reprit ses représentations privées sur lequel on vit M. de Saint-Georges  qui cumulait l’art de l’escrime avec l’art dramatique.” (Capon, 1902, p. 14)
«Le marquis de Montalembert : 
                                       Le général Montalembert, auteur de travaux sur les fortifications, contraires à ceux
                                       de Vauban, se présenta aussi à l'Institut ; mais il retira sa candidature, pour la
                                       section de mécanique, dès qu'il se trouva en présence d'un concurrent qui n'était
                                       autre que le général Bonaparte. L'Académie des sciences avait reçu dans son sein,
                                       dès 1747, ce marquis de Montalembert, lieutenant général en Saintonge et en
                                       Angoumois, puis maréchal de camp, qui avait épousé plus tard Mlle Marie de
                                       Comarieu, spirituelle maîtresse de maison. Leur hôtel, contigu à la propriété des
                                       religieuses de Bon-Secours de la rue de Charonne, avait appartenu au comte de
                                       Clermont : on y jouait la comédie sous l'ancien régime.» <http://www.paris-pittoresque.com/rues/55b.htm>
Montansier, chez Mlle
 Marsollier Des Vivetières, Le Connaisseur, “comédie de société”, publ. en 1771, jouée chez Mlle Montansier le 13 juillet 1791 
Montceaux-en-Brie, château. de (vers 1560-1795) 
Vers le début du XVIIe siècle, “Le château de Montceaux accueillit de nombreux hôtes et la salle de bal, décorée de perspectives en trompe-l’oeil, fut le cadre de sompteuses réceptions et de maintes représentations théâtrales.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 58) 
Montgent, maison de Campagne isolée entre huitsous-Rongis et Sceaux, fév. 1720 (voir Fuzelier) 
     "Montgenettes, ou Recueil de Chansons composées a Montgent..." (BHVP, NA ms  231, fol. 88-145
     "Vaudevilles tirés du gros recueil poliçon du gros abbé de Calambour en juin 1725, a Mongent,..." (BHVP, NA ms. 231, fol. 233-246)
Montgeron
Montesson, Madame la marquise de (1738-1806). Épouse du duc d'Orléans, tante de Mme de Genlis. Théâtres (Chaussée d'Antin; voir aussi Raincy, L’Isle-Adam, Villers Cotterets, Berny
(i) s'est initiée sur d'autres petits théâtres (par ex. le cercle du Prince de Conti au Temple et à l'Isle-Adam
(ii) grand succès à l'Isle-Adam où le duc d'Orléans la remarque -- "...grand amateur de choses et de gens de théâtre, [il] est venu à l'Isle-Adam faire provision d'idées pour ses théâtres de Bagnolet et de Villers-Cotterets." (Turquan, p. 40) 
(iii) elle attire le duc d'Orléans chez elle -- "...Mme de Montesson fit dresser chez elle un théâtre. Grâce à ce théâtre, le beau monde viendrait plus nombreux à ses soirées... De plus, par un jeu plus fréquent, elle perfectionnerait ses talents d'artiste...." (Turquan, p. 44) 
(iv) à la veille de son mariage, en 1773, avec le duc d'Orléans, ce dernier lui paie "...un somptueux hôtel à la Chaussée-d'Antin" (Turquan, p. 176) 

Nous avons vu la haute société affluer à Passy aux spectacles offerts par le fermier général Le Riche de La Popelinière. Plus tard, le théâtre de Mme de Montesson--veuve en 1769, à trente-deux ans, remariée en avril 1773, secrètement mais de notoriété publique, au duc d'Orléans--fut une véritable institution. On y donna jusqu'à deux ou trois représentations par semaine; le duc jouait les paysans et la marquise les jeunes amoureuses..." (Hellegouarc'h, p. 443) 
 (Baucis et Philémon, opéra anonyme, mus. de Monsigny, 1767; Le Jugement de  Midas, d’Hèle, mars 1778; Le Prince dupé, de Louis, Louis-Nicolas, février 1784; La Réduction de Paris par Henri IV,  opéra, du marquis Ducrest, 1781; Le  Prince spéculateur en finances, Voyer D'Argenson, Antoine-René, marquis de Paulmy, janvier 1784) 
“ Madame de Montesson et madame de Sabran (dames de Mme la princesse de Conty) prirent des  rôles...” (Madame de Genlis, à L’Isle-Adam en 1767 – citée par Capon & Yve-P, Vie  privée, p. 160) 
" Mme Drouin, du Théâtre-Français, reçue en 1742, retirée en 1780, après 38 ans de service... était plus propre encore à former des actrices qu'à l'être. Aussi, quelques années avant sa retraite, présidait-elle aux comédies de Mme Montesson. Ce fut même pour se livrer plus particulièrement à l'instruction de la troupe illustre de la Chaussée d'Antin, qu'elle renonça à la pratique du théâtre où elle remplissait les rôles de charge." (Dinaux, II, p. 63-64).
Montgeron, Société dramatique de. "Pâris et Hélène , tragédie en musique, représentée chez M. de Montgeron, intendant du Berry en 1708. Bourges, in-4, (nº 1720 du catalogue de M. de M *, 1850, in-8)." (Dinaux, II, p. 76).
Montjeu (jardins de Le Nôtre) 
Montmirail (jardins de Le Nôtre) 
Mont Parnasse

  • Théâtre du  -- «L’un des rares théâtres que nous pouvons encore voir, puisqu’aujourd’hui, il s’agit du Théâtre des Italiens. Il est situé Boulevard Neuf. C’était un ancien théâtre de société.» (M. Pardoen)
  • Dans son supplément, Hillairet, Connaissance du Vieux Paris (Supp, p.63), ajoute cependant à propos du 31, rue de la Gaîté : "L'ancêtre du Théâtre de Montparnasse serait, en 1772, une troupe rassemblée par un maître-menuisier nommé Coffinon qui jouait des farces, des parades ou des comédies directement issues du théâtre italien. Puis, la troupe passa successivement entre les mains de Fournier, marchand de vin, puis de Galva, arquebusier de la ville, ensuite d'Auber, marchand-limonadier. L'exploitation de la Nouvelle troupe comique du Mont-Parnasse était difficile; on ne jouait que le dimanche et, l'hiver, les boulevards étant déserts, le théâtre fermait. Mais, à partir de 1778, fonds et pièces nouvelles permirent un nouveau départ. En février 1779, le théâtre fut racheté par Darny, directeur de troupes de province, et Mme d'Auvilliers, directrice des Petits Comédiens du Bois de Boulogne, à MM. Grandjean frères, moyennant 25 000 livres et rouvrit le 13 juin 1779; l'inauguration fut annoncée par un placard publicitaire dans les Petites Affiches, mais n'eut pas lieu, les comédiens-français, jaloux de leurs privilèges, ayant réussi à maintenir leur monopole de fait. Cependant, en 1794, le Théâtre du Montparnasse était en pleine activité et le décret impérial de 1807 tolérait cette scène de banlieue, alors installée sur le boulevard Neuf (cf. boulevard du Montparnasse)." (précisions apportées par Gilles Plante)
Montréal (voir aussi Canada, Québec
"La troupe des Jeunes Messieurs Canadiens a fonctionné pendant plusieurs années, de 1780 à 1817, désignée tantôt par son nom, tantôt par sa fonction
 de théâtre de société. À Montréal, une de ses premières productions fut un Molière, Les Fourberies de Scapin, en 1781. En 1789, année où l'église
  des Jésuites devint cathédrale anglicane, la troupe se fit construire une salle en banlieue, dans la résidence de Dulongpré. Souvent victime des attaques du clergé, elle reçut un soutien courageux de Fleury Mesplet, éditeur de la Gazette de Montréal ." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html)




Communiqué de théâtre donné par une troupe amateure canadienne. 
       Gazette de Montréal, 7 janvier 1790 
(voir le site Musique à Montréal à l'époque de la Nouvelle-France)

Mont-Revel, chez le comte de, à Maçon (Le Misanthrope moderne, 1772) 
Montrouge, château de
construit par le duc de La Vallière.
Monville, François Nicolas Henri Racine de (voir Désert de Retz)
Morville, château de
(carte postale de D. Quéro)

(carte postale de D. Quéro)
(“...ne se trouve pas en Normandie..., mais dans l’actuel  département de l’Eure-et-Loir, sur la commune de Hanches, près d’Epernon” Quéro, p. 138) 
Pour le répertoire joué à Morville --2 pièces de Surgères, 11 pièces de Caylus, 6 pièces de M. de Bombarde...--, voir Quéro, 2001, p. 138-...). 
Morville, société de M. de (1727-1743) (voir Pantin, Gaillon, château du Loreau, château de Morville) 
 (“Nous avions loué une maison et un théâtre à Pantin, où la société de M. de  Morville se rassemblait une ou deux fois la semaine”, cité ds Quéro, p. 137) (voir Caylus,  Coypel, Surgères, Bombarde ...) 
Mouche à miel, ordre de la – voir Maine
Muette, château de la 
--Louis XV “...prend le goût du champagne, aux petits soupers de la Muette, avec la comtesse de Mailly” (Nouvelle Histore de Paris, vol VIII, p. 256)
--"Mme la comtesse de Provence a eu la petite vérole, elle s'en est bien tirée; elle passe le temps de ses rougeurs au château de la Muette. Mme la duchesse de Valentinois... s'est crue obligée... de donner une fête à cette princesse. Elle a chargé Favart et l'abbé de Voisenon de l'arranger. Elle a été donnée...la Fête du Château, et un autre méchant opéra-comique...." (Collé, Journal et mémoires,  III, décembre 1771,  p. 328).
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            page mise à jour le 12 décembre 2004