Québec (voir aussi Canada, Montréal)"Pour
preuve que le libéralisme dans les idées date de loin ici,
c'est qu'à Québec, un jeune Canadien arrivé de France
se hâta, vers 1787 ou 8, d'établir un
théâtre, afin de jouer des comédies françaises.
Ce théâtre fut fréquenté par ce qu'on appelait
alors la bonne compagnie." (Les Ursulines de Québec, p. 150))
-
L'auberge du Chien d'or "Les Jeunes Messieurs durent se déplacer
un temps à Québec où on fit appel à de nouveaux
sociétaires : Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, Michel-Flavien
Sauvageau et François Romain. Ils y ont notamment présenté
en 1791, à l'étage de la taverne du Chien d'or
de John Franks, Le Malade imaginaire, L'Avare et Le Barbier
de Séville.
-
En 1792, c'est dans la casemate de la Porte Saint-Louis,
aménagée à cet effet par le Duc de Kent,
qu'on donna Le Médecin malgré lui , La Comtesse
d'Escarbagnas et Arlequin sauvage.
-
Pour la saison suivante, 1792-1793, dans la salle
d'Alexandre Menut, rue Saint-Jean, on offrit entre autres les
Précieuses
ridicules, l'Avocat Patelin, George Dandin, et le
Bourgeois gentilhomme." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html
Quinault, maison de
Mlle (actrice à la Comédie-Française)
(voir aussi
Lazzistes [env.1732], Bout-du-banc
[1733- ], Porcherons [1740])
-
(La Politesse- "pré-Lazzi", déc.1731)
"Luchon [Caylus] fut choisi par elle pour
proposer à l'Ingrat [comte de Maurepas]
un souper sans déterminer ni le lieu où il devait se donner,
ni les personnes qui devaient s'y trouver. L'Ingrat consentit à
la proposition, et comme il ne connaissait point la maison de Tonton [Mlle
Quinault], il y fut conduit avec autant de surprise que de curiosité;
et sans avoir rencontré personne, il monta jusqu'au 3e étage;
un orchestre se faisait entendre, et le son des instruments l'ayant
attiré dans une chambre voisine, il trouva
un théâtre formé par des bergames, et partout
ce [ms.7] que le ridicule d'une chose sérieusement affectée
pouvait admettre de convenable à la pièce de La Politesse
que l'on va lire." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 2)
-
(Premier Lazzi, Carnaval 1732) "L'Ingrat [Maurepas] seul
n'était point averti du divertissement qui devait terminer une soirée
aussi agréable. Le Souverain [Livry], Tonton et Luchon demeurèrent
seuls à table, les autres sur différents prétextes
en étaient sortis sans que l'on se fût aperçu de leur
absence; il y avait pour lors déjà longtemps que l'on était
au fruit quand des violons se firent entendre dans
le grenier, jouant des menuets et des contredanses. La
saison du Carnaval donna bientôt l'idée d'un bal auquel
il fut proposé de monter; ceux qui se trouvèrent à
table acceptèrent la proposition avec joie. Tonton demanda
des habits de femme pour déguiser son Ingrat, [ms.84] et pendant
le temps qu'il employa à son déguisement elle prit elle-même
toutes sortes de guenilles ingénieuses qui la firent paraître
vêtue en crieuse de vieux chapeaux. Son masque ressemblait au visage
d'une femme pour laquelle elle ressentait une espèce de jalousie.
Elle mit une coiffure plate qui la rendit charmante, des écrans
dont son imagination sut lui faire tirer parti, un soufflet sur l'épaule,
enfin son déguisement aussi comique que burlesque la fit paraître
sous une des figures la plus agréable d'un bal que l'Ingrat trouva
formé et rempli d'un nombre très considérable de figures
plus singulières les unes que les autres." (Histoire et Recueil
des Lazzis, p.??)
-
(Lazzillons, 1732) "Tonton [Mlle Quinault] donna deux fois
à souper à l'Ingrat, et à la société,
et son imagination toujours également animée, lui fournit
deux idées de divertissement aussi agréables que différentes
entr'elles; ces amusements ne peuvent être mis que dans l'ordre des
Lazzillons, et sont dans le goût de celui que l'on a déjà
rapporté entre le 5e et le 6e Lazzi. Le premier de ceux-ci
eut pour objet la représentation d'une
guinguette; pour y parvenir cette vive et charmante Lazziste avait fait
arranger sur la terrasse de sa maison quatre
berceaux formés par des treillages ornés de pampre qui portaient
les noms mal écrits de Versailles, Trianon, [ms.368] Marly,
et St Cloud. Chaque berceau était meublé d'une petite
table et de véritables tabourets de paille du cabaret.
L'Ingrat seul n'était pas préparé à ce divertissement.
Pendant le souper l'on parla plusieurs fois de la guinguette, l'on en conta
plusieurs histoires, enfin l'on accepta unanimement la proposition qui
fut faite de s'y transporter un jour. Quand le souper fut près
de la fin, Satire [Salley] et Luchon [Caylus] sortirent de table, et furent
préparer une illumination convenable au lieu de la scène.
Un air de guinguette joué par Sélim sur son violon avertit
du divertissement et toute la compagnie accourut. Les six Lazzistes
arrivèrent se tenant sous le bras et marchant deux à deux;
ils vinrent se mettre à table dans les trois autres berceaux, car
le 4e était occupé par Luchon vêtu en soldat et Satire
en femme. [ms.369] Sélim [valet Lazziste] habillé en garçon
de cabaret servit tout ce que chaque écot demanda mais les vins
ne furent jamais donnés que dans les pintes du cabaret. La
nouveauté du spectacle et l'agrément dont étaient
les tête-à-tête n'interrompit point une gaieté
et une conversation qui ne fut cependant jamais suspendue entre les
différentes tables." (Histoire et Recueil des Lazzis, p.
145-146)
-
Les dîners du Bout-du-banc, à partir de 1733. "Il est
sorti de ces réunions le Recueil
de ces Messieurs, et d'autres écrits...." (Dinaux, I. p.
122)
|
|