Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
Q
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, 
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
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Bibliographie
Québec (voir aussi Canada, Montréal)"Pour preuve que le libéralisme dans les idées date de loin ici, c'est qu'à Québec, un jeune Canadien arrivé de France se hâta, vers 1787 ou 8, d'établir un théâtre, afin de jouer des comédies françaises. Ce théâtre fut fréquenté par ce qu'on appelait alors la bonne compagnie." (Les Ursulines de Québec, p. 150)) 
  • L'auberge du Chien d'or "Les Jeunes Messieurs durent se déplacer un temps à Québec où on fit appel à de nouveaux sociétaires : Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, Michel-Flavien Sauvageau et François Romain. Ils y ont notamment présenté en 1791, à l'étage de la taverne du Chien d'or de John Franks, Le Malade imaginaire, L'Avare et Le Barbier de Séville
  • En 1792, c'est dans la casemate de la Porte Saint-Louis, aménagée à cet effet par le Duc de Kent, qu'on donna Le Médecin malgré lui , La Comtesse d'Escarbagnas et Arlequin sauvage
  • Pour la saison suivante, 1792-1793, dans la salle d'Alexandre Menut, rue Saint-Jean, on offrit entre autres les Précieuses ridicules, l'Avocat Patelin, George Dandin, et le Bourgeois gentilhomme." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html 
Quinault, maison de Mlle (actrice à la Comédie-Française) 
(voir aussi Lazzistes [env.1732], Bout-du-banc [1733-  ],  Porcherons [1740]) 
  • (La Politesse- "pré-Lazzi", déc.1731)  "Luchon [Caylus] fut choisi par elle pour proposer à l'Ingrat [comte de Maurepas] un souper sans déterminer ni le lieu où il devait se donner, ni les personnes qui devaient s'y trouver.  L'Ingrat consentit à la proposition, et comme il ne connaissait point la maison de Tonton [Mlle Quinault], il y fut conduit avec autant de surprise que de curiosité; et sans avoir rencontré personne, il monta jusqu'au 3e étage; un orchestre se faisait entendre, et le son des instruments l'ayant attiré dans une chambre voisine, il trouva un théâtre formé par des bergames, et partout ce [ms.7] que le ridicule d'une chose sérieusement affectée pouvait admettre de convenable à la pièce de La Politesse que l'on va lire." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 2)
  • (Premier Lazzi, Carnaval 1732) "L'Ingrat [Maurepas] seul n'était point averti du divertissement qui devait terminer une soirée aussi agréable.  Le Souverain [Livry], Tonton et Luchon demeurèrent seuls à table, les autres sur différents prétextes en étaient sortis sans que l'on se fût aperçu de leur absence; il y avait pour lors déjà longtemps que l'on était au fruit quand des violons se firent entendre dans le grenier, jouant des menuets et des contredanses.  La saison du Carnaval donna bientôt l'idée d'un bal auquel il fut proposé de monter; ceux qui se trouvèrent à table acceptèrent la proposition avec joie.  Tonton demanda des habits de femme pour déguiser son Ingrat, [ms.84] et pendant le temps qu'il employa à son déguisement elle prit elle-même toutes sortes de guenilles ingénieuses qui la firent paraître vêtue en crieuse de vieux chapeaux. Son masque ressemblait au visage d'une femme pour laquelle elle ressentait une espèce de jalousie.  Elle mit une coiffure plate qui la rendit charmante, des écrans dont son imagination sut lui faire tirer parti, un soufflet sur l'épaule, enfin son déguisement aussi comique que burlesque la fit paraître sous une des figures la plus agréable d'un bal que l'Ingrat trouva formé et rempli d'un nombre très considérable de figures plus singulières les unes que les autres." (Histoire et Recueil des Lazzis, p.??) 
  • (Lazzillons, 1732) "Tonton [Mlle Quinault] donna deux fois à souper à l'Ingrat, et à la société, et son imagination toujours également animée, lui fournit deux idées de divertissement aussi agréables que différentes entr'elles; ces amusements ne peuvent être mis que dans l'ordre des Lazzillons, et sont dans le goût de celui que l'on a déjà rapporté entre le 5e et le 6e Lazzi.  Le premier de ceux-ci eut pour objet la représentation d'une guinguette; pour y parvenir cette vive et charmante Lazziste avait fait arranger sur la terrasse de sa maison quatre berceaux formés par des treillages ornés de pampre qui portaient les noms mal écrits de Versailles, Trianon, [ms.368] Marly, et St Cloud.  Chaque berceau était meublé d'une petite table et de véritables tabourets de paille du cabaret.  L'Ingrat seul n'était pas préparé à ce divertissement.  Pendant le souper l'on parla plusieurs fois de la guinguette, l'on en conta plusieurs histoires, enfin l'on accepta unanimement la proposition qui fut faite de s'y transporter un jour.  Quand le souper fut près de la fin, Satire [Salley] et Luchon [Caylus] sortirent de table, et furent préparer une illumination convenable au lieu de la scène.  Un air de guinguette joué par Sélim sur son violon avertit du divertissement et toute la compagnie accourut.  Les six Lazzistes arrivèrent se tenant sous le bras et marchant deux à deux; ils vinrent se mettre à table dans les trois autres berceaux, car le 4e était occupé par Luchon vêtu en soldat et Satire en femme. [ms.369] Sélim [valet Lazziste] habillé en garçon de cabaret servit tout ce que chaque écot demanda mais les vins ne furent jamais donnés que dans les pintes du cabaret.  La nouveauté du spectacle et l'agrément dont étaient les tête-à-tête n'interrompit point une gaieté et  une conversation qui ne fut cependant jamais suspendue entre les différentes tables." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 145-146)
  • Les dîners du Bout-du-banc, à partir de 1733. "Il est sorti de ces réunions le Recueil de ces Messieurs, et d'autres écrits...." (Dinaux, I. p. 122)
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Bibliographie
               page mise à jour le 6 avril 2002