Valenciennes,
en société (Crispin
philosophe, de Macort, en 1716)
Valentinois, chez le duc (rue Basse, à Passy, vers 1752)
“1er juillet 1752. ... rue Basse, maison appartenant ‘à
M. le duc de Valentinois qui l’occupe’. Cette maison, qui avait eu
pour propriétaire M. le duc d’Aumont, était moins remarquable
par sa grandeur que par la manière dont on avait su tirer parti
du terrain. Le batiment consistait en deux ailes, terminées
chacune par un belvéder (sic)... Dans l’aile droite se trouvait
un salon fort / élevé et orné de sculptures,
de figures et de bustes. (...) Différents bâtiments contigus
menaient à une galerie remplie de tableaux et de bustes terminée
par un petit ‘appartement à coucher’”. (Capon,
1902, p. 131)
Valentinois, chez la duchesse de
Vanvres, représentation
des Deux fêtes au lieu d’une, de Laujon, 1773
Vaudeville, les dîners du (19 août 1797-janvier
1802, à raison de 52 dîners).
Fondé par 17 "chansonniers et vaudevillistes: Barré,
Piis, Deschamps, Desfontaines, Radet, les deux frères Ségur,
Léger, Monnier, Rozière, Demautort, Despréaux, Bourgueil,
Prévost d'Yvay, Desprez, Chéron et Cambon" qui "résolurent
de ressusciter les dîners du Caveau."
(Dinaux, II, p. 265-274)
Vaudreuil, chez le comte de, à
Gennevilliers
"Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées
théâtrales... à Gennevilliers, chez le comte
de Vaudreuil...
[Elle] joue aussi la comédie, tout intimidée qu'elle
est par la qualité du public: 'La maison était meublée
dans le meilleur goût, quoique sans magnificence; il s'y trouvait
une salle de comédie,
petite, mais charmante, dans laquelle ma belle-soeur, mon frère,
M. de Rivière et moi nous avons joué plusieurs opéras-comiques,
avec Mme Dugazon, Garat, Caillot et Laruette.
Ces deux derniers, qui étaient alors retirés
du théâtre, jouaient admirablement, et avec un tel naturel,
qu'un jour, comme ils représentaient ensemble la scène des
deux pères dans Rose et Colas (de Sedaine et Monsigny), je
crus qu'ils causaient entre eux, et je leur dis: allons, il faut commencer
la répétition." (Hellegouarc'h, p. 446)
(Mme de Genlis, Les Deux Sultanes, 1770)
"Chez M. de Vaudreuil, [à Gennevilliers]
on peut assister à une étonnante représentation du
Mariage
de Figaro devant le comte d'Artois et 'une grande partie de la cour',
dès le 26 septembre 1783." (Hellegouarc'h, p. 447)
"L'élégant, le chevaleresque, l'aimable
comte de Vaudreuil était l'âme de la troupe de la reine (voir
Trianon):
c'était l'amateur le plus renommé de France pour jouer
la comédie de société; on l'appelait le Molé
de Trianon." (Dinaux, II, p. 247).
Vaugirard, voir Dangeville
Vaujours, ch. de (rebâti en 1765-->;
famille de Maistre)
Le Savetier et le financier, joué en 1768 (voir
aussi L’Isle-Adam où Mme de Genlis joue
dans
cette pièce aussi)
Veronèse, chez Camille (fille de Pantalon Veronèse
à la Comédie-Italienne)
“Dans la... rue Royale à droite en montant avant d’arriver
au croisement de la rue La Rochefoucauld, la Dlle Camille Véronéze
acquit le 11 avril 1766 une maison appartenant aux héritiers
Boucher et Montauban, occupée en location par M. Gelly au prix de
1.600 liv. par an (...) Devenue propriétaire... elle la fait
rebâtir l’année suivante en 1767, et la médiocre habitation
devient une coquette propriété avec jardin garni de bosquets,
chambres bien meublées, salon donnant sur le jardin garni de sophas,
de fauteuils fond rouge et blanc, glace avec trumeaux dorés,...
C’est là que Camille s’abandonne à tous les charmes d’une
vie légère, c’est là qu’elle donne des fêtes
fastueuses et des petits soupers auxquels M. Cromot se piquait
d’inviter les plus libertins de ses amis. Cette vie fut hélas! très
courte et au bout d’un an elle rendit le dernier soupir dans cette même
maison de la rue Royale qui avait été témoin de ses
joies.” (Capon, 1902, p. 71)
Verrières, théâtre.
de Mlles (Marie Rinteau, née vers 1728, morte en 1775; Claudine-Geneviève,
née en 1730)
frontispices, Gaston Maugras, Les Demoiselles
Verrières
[remerciements à la Bibliothèque Historique
de la Ville de Paris]
“Marie et Geneviève [Rinteau=Verrières] étaient
admises à faire partie de la troupe de comédie du Maréchal
[de Saxe]; on sait quelles en étaient les charges. Ceci se passait
en 1745. Marie avait à peine dix-sept ans, Geneviève près
de quinze.” (Maugras, p. 31)
--leçons d’art dramatique pour Marie, données par Marmontel:
“L’accueil de sa nouvelle élève le charma. (...) ‘Les premières
scènes que nous répétâmes ensemble furent celles
de Zaïre avec Orosmane. (...) Dès notre seconde leçon,
ces mots : «Zaïre, vous pleurez!» furent l’écueil
de ma
sagesse.’ Oubliant tout en effet, ... Marmontel tombe aux pieds
de son élève. La tendre Marie ne sait pas mieux résister....”
(Maugras, p. 59)
--liaison avec M. d’Épinay. Interrompue, puis relancée
après 1750: “D’Épinay avait donné à sa maîtresse
un magnifique hôtel à la Chaussée
d’Antin. On y menait joyeuse vie: ce n’était que réceptions,
bals, soupers, représentations dramatiques.” (Maugras, p. 78). Épinay
ruiné et rayé de la liste des Fermiers-généraux
vers 1761.
--Après 1761... (auteurs associés à ces théâtres:
Colardeau et La Harpe. Témoin: Bachaumont) “Les deux soeurs, qu’encouragait
un succès constant, poursuivaient sans se lasser la série
de leurs représentations théâtrales; ces divertissements
dramatiques paraissaient d’autant plus piquants
qu’on y voyait rarement figurer des acteurs de profession. Le
plus souvent les Verrière faisaient jouer ceux de leurs amis qui
montraient quelques dispositions, et elles-mêmes prêchaient
d’exemple en montant sur la scène et en y déployant le plus
rare talent. (Maugras, p. 131-132)
voir Auteuil
(pendant les décennies 1750 et 1760?)
Collé, Partie de chasse de Henri IV. “Quand Collé
eut composé sa Partie de chasse de Henri IV, le duc d’Orléans
fit représenter la pièce à Bagnolet ; le duc interprétait
le rôle de Michaud et jouait à ravir. Cette petite comédie
fit beaucoup de bruit et obtint une très grande vogue: comme elle
était interdite sur les théâtres publics, toutes les
sociétés particulières s’efforcèrent de monter
la pièce à la mode et les Vernières naturellement
furent les premières à vouloir en donner le régal
à leurs amis. Mais elles le firent dans des conditions exceptionnelles
et de nature à décourager
toute rivalité. Elles confièrent le rôle de Henri
IV au président de Salaberry, qui était tout le portrait
du prince, et elles l’entourèrent des meilleurs acteurs de leur
société, de façon à composer une véritable
troupe d’élite.
La représentation fut donnée
sur le théâtre / d’Auteuil. Quel fut l’enthousiasme de l’assistance
lorsque, le rideau levé, le président de Salaberry parut
sur la scène! On crut voir Henri IV lui-même et les applaudissements
les plus frénétiques accueillirent cette étrange ressemblance.
La pièce fut jouée à ravie et ne fut pour les interprètes
qu’un long triomphe. Le succès prit de telles proportions que tous
ceux qui n’avaient pu assister à la première représentation
demandèrent avec insistance qu’on en donnât une seconde. Les
Verrières se prêtèrent de bonne grâce à
un désir qui flattait leur amour-propre; pendant ce seul hiver,
elles durent faire jouer jusqu’à quatre fois sur leur petit théâtre
cette Partie de chasse, dont on ne pouvait se lasser.” (Maugras,
p. 132-133)
(Camille et Constance de Colardeau, le 2 mars 1762, à
Auteuil
–
Maugras, p. 134)
(reprise de Camille et Constance le 26 avril 1763)
chez les Dlles Verrières rue Chaussée-d’Antin
(jusque dans les années 1770)
« La salle de spectacle de leur villa d’Auteuil était
élégante et bien disposée, mais celle de leur hôtel
de Paris, sis en la Chaussée-d’Antin, était particulièrement
jolie : elle était très grande pour un théâtre
particulier, d’une belle hauteur et très richement décorée.
Elle ne comptait pas moins de
sept loges en baldaquin, d’un dessein élégant et
tendues de riches étoffes; puis, comme dans tous les théâtres
de société établis alors chez les riches courtisanes,
il y avait un certain nombre de loges grillées qui permettaient
aux femmes de qualité d’assister au spectacle sans être vues
»
(Jullien, p, 10)
(6 mai 1763, Marivaux, Seconde Surprise de l’amour – distribution
ds, Jullien, p. 14; suivi par la Courtisane amoureuse = NB l’autre
titre de Camille et Constance)
--La représentation du 26 avril ’63 à Auteil
préparait une plus grande fête pour le théâtre
de la Chaussée
d’Antin : “Mais ce n’était là pour ainsi dire que la
répétition générale, le prologue d’une fête
plus brillante encore. Quelques jours après, en effet, on reprenait
la Courtisane amoureuse et on la faisait précéder
des [sic] Surprises de l’amour de Marivaux. Cette fois c’était
une soirée de grande cérémonie, une véritable
représentation de gala qui devait faire époque dans les fastes
du théâtre de la Chaussée-d’Antin. Les invitations
avaient été scrupuleusement réservées aux plus
illustres personnages et à quelques hommes de lettres privilégiés;
on se garda de manquer une solennité aussi attrayante, tous les
heureux élus furent exacts au rendez-vous et le rideau se leva devant
la plus noble assistance.” (Maugras, p. 136)
--Distribution de rôles dans la [Seconde] Surprise de l’amour
de Marivaux: “Geneviève de Verrières, dite Mme de la Mare,
jouait le rôle de la marquise; Marie, dite Mme de Furcy, celui de
la soubrette; le rôle du chevalier avait été confié
au baron de Van Swieten; Colardeau représentait le comte et d’Épinay
Hortensius; le valet était le président de Salaberry.
Quel singulier assemblage et comme il donne bien l’idée
du personnel que les deux soeurs traînaient enchaîné
à leur char! Un diplomate, un poète, un magistrat, un financier
ruiné! Que de contrastes et combien ces Surprises de l’amour
durent être pour le public l’objet de piquantes réflexions!”
Tout marcha le mieux du monde; les deux soeurs excellèrent
et elles furent bien secondées; la toile se baissa au milieu
d’applaudissements frénétiques.
Après un léger entr’acte consacré aux rafraîchissements
et aux compliments des invités, le rideau se leva de nouveau et
l’on commença la Courtisane amoureuse. /
Marie joua délicieusement, on peut dire au naturel, le
rôle de la courtisane; sa soeur Geneviève représentait
la soubrette. Pour tenir les autres rôles on avait eu recours à
des acteurs de profession: Mlle Villette faisait la marchande de modes,
Le Jeune l’amoureux et La Ruette le valet.
Il y avait un orchestre excellent et fort nombreux; la musique,
assez bonne quoiqu’il y eût des longueurs et pas mal de réminiscences,
était de ce Dupin de Francueil que nous connaissons bien et qui
depuis plusieurs années partageait avec quelques amis les bonnes
grâces de Mlle de Verrières cadette.
Enfin, dernier détail et digne complément de cette
étrange réunion, le souffleur du théâtre n’était
autre que l’ancien précepteur des enfants de M. d’Épinay!
” (Maurgas, p. 137-138
(Maurgras, p. 137)
(L'Heureuse espièglerie, 1772)
“La présence de La Harpe dans la demeure des Verrières
à titre d’amant heureux ne devait pas nuire, bien au contraire,
aux représentations théâtrales. A son tour il devint
le directeur ordinaire du petit théâtre de la Chaussée
d’Antin et il poussa la condescendance jusqu’à monter lui-même
sur les planches pour donner la réplique à la maîtresse
de la maison.” (Maugras, p. 232)
(Saurin, Julie, vers 1772)
(Billard du Monceau, L’Espièglerie vers 1772 – voir lettre
de Pidansat de Mairobert, 4 octobre
1772, citée dans Maugras, p. 232-233 “Dimanche dernier,
on y [Chaussée d’Antin] a donné Julie, comédie
de M. Saurin, ... Elle a fait peu de sensation; mais l’Espièglerie,
petite pièce en un acte, y a eu le plus grand succès: elle
a paru d’une gaieté charmante et le sieur de la Harpe y a
supérieurement bien joué. L’ouvrage est du sieur
Billard du Monceau, le parrain de Mme la comtesse Du Barry.”)
(Le Devin du Village, avec Aurore Dupin, grand’mère de
George Sand)
“Aurore ne restait pas simple spectatrice de ces représentations
théâtrales: presque toujours elle y jouait un rôle et
elle se distinguait par des dispositions étonnantes pour l’art dramatique.
Non seulement elle figurait toujours avec succès dans les pièces
que l’on représentait sur le théâtre de
sa mère, mais elle jouait encore dans des opéra-comiques
qui souvent alternaient avec les comédies. On la vit successivement
tenir les rôles de Colette dans le Devin de village, d’Azémia
dans les Sauvages, etc.; elle fit tous les principaux rôles dans
les opéras de Grétry et les pièces de
Sedaine. Elle avait une voix magnifique qu’elle maniait à
ravir.” (Maugras, p. 233)
Faubourg Saint-Honoré & Gonesse
“Depuis la mort de sa soeur, Geneviève habitait dans une
maison de la rue du Faubourg Saint-Honoré, acquise à son
intention par d’Épinay. Elle possédait en outre une maison
de campagne, près de Gonesse.” (Maugras, p. 261)
Versailles,
Château. de Versailles (question du statut des représentations
“de Cour”. Officiel, mais non “public”. Donc, une série de spectacles
“privées” dans plusieurs endroits; en fait, plus d'une vingtaine
dénombrés ici jusqu'à date....)
-
appt. de Mme de Maintenon (à Versailles ou à St-Cyr?)
(“Les représentations de Saint-Cyr sont de l’ordre spécial
du Théâtre collégiaque. Mais on
donnait la comédie chez Madame de Maintenon, comme
en fait foi la lettre de la Palatine, en 1702, au roi d’Espagne.”
– Clarétie, p. 12)
-
Cabinet d’Entresol «réservée à des spectacles
strictement privés. Mais peut-être
devrait-on plus exactement parler de répétitions,
plutôt que de spectacles.» (M. Pardoen)
-
Cabinet du Conseil «Outre le conseil, quelques
pièces de théâtres (comédies ou tragédies)
furent donnés [uniquement au XVIIe siècle?]. Et
à partir de 1690, des concerts furent offerts.» (M. Pardoen)
-
Chez le Dauphin Louis Ferdinand «Ses appartements reçoivent
donc bon nombre de concerts de type musique de chambre - où le chant
est à l’honneur, le Dauphin étant doté une belle voix
- , mais aussi des spectacles de marionnettes
- tels ceux de Fantoccini.» (M. Pardoen)
-
chez la duchesse de Bourgogne
(La Ceinture magique, de J.-B. Rousseau, 3 février
1702)
-
Chez le Futur Louis XVI «Le futur
Louis XVI apprécie les comédies et les parodies. Si au commencement,
les théâtres temporaires
faisaient appel à ceux détenus par les Menus Plaisirs, en
Novembre 1773, le petit fils de Louis XV fait construire une
nouvelle scène, dont Bocquet sera chargé de la décoration.
Ce théâtre servit durant tout le règne de Louis XVI.»
Répertoire inclut : de la troupe Audinot, Robinson, etc.;
par les Comédiens Français, Arcagambis, La
Partie de Chasse de Henri IV, La Comtesse d'Escarbagnas,
etc.; par les Comédiens Italiens, Zémire et Azor ;
Les
Racoleurs (avec deux ballets de l’Opéra), etc. (M. Pardoen)
-
Chez Madame du Barry «Entre 1773 et 1774, les petits appartements
de Madame du Barry furent le lieux [sic] de nombreuses
séances de théâtre et de spectacles divers.»
Troupes : Opéra surtout, mais aussi Comédiens Français
et Comédiens Italiens. (M. Pardoen)
-
Chez Marie Antoinette d’Autriche «Quelques
spectacles
sont également donnés par les Comédiens Italiens.»
[...] «Parfois, un petit théâtre démontable y
était également installé pour des spectacles un peu
moins intimes.» (M. Pardoen)
-
Chez Mesdames [soeurs de Louis XVI] «Leurs
appartements eurent également l’occasion de recevoir un
petit théâtre démontable
- notamment dans l’appartement de Madame Victoire - où la Troupe
Audinot et les Comédiens Français se produisirent.»
(M. Pardoen)
-
Cour de marbre - voir site WWW de M. Pardoen qui fait état
de représentations théâtrales
et du rôle de l'Intendant des Menus Plaisirs.
-
"devant le Roi" (où? Petits Appartements?)
"Mignonette, Comédie-Ballet en trois Actes, ornée
de
Spectacles & de Danses; représentée devant le Roi à
Versailles, en 1750." (Dictionnaire dramatique, I, 550)
-
Grand Appartement «trois fois par semaines [sic],
le
roi donnait des comédies» (M. Pardoen)
-
Grande Écurie «Sous Louis XV, ce fut un des lieux
les plus accessibles et les plus pratiques pour accueillir les décors
fastueux et les machines les plus sophistiquées.
Nombre de théâtres
démontables y furent hébergés temporairement.»
(M. Pardoen)
«[Le Temple de la Gloire] Créé le 25 novembre
1745 à Versailles, théâtre de la Grande-Ecurie,
pour célébrer la victoire de Fontenoy. Une partition de la
version versaillaise, que l'on croyait perdue, a été découverte
à la Music Library deBerkeley. Elle est reliée à un
exemplaire du livret édité pour les représentations
données à Versailles.» (Le Site
Rameau)
(février 1745) «Le grand Manége couvert à Versailles
a été choisi pour l’emplacement des ces deux magnifiques
fêtes, sa longueur est de vingt-cinq toises ou environ, sur
sept toises & demie de largeur, ce qui fait le dans SIC oeuvre du Manége.
On a ajouté pour prolonger ce spectacle un corps de bâtiment
construit en charpente de sept toises en saillie sur la carriere,
tant pour y former un supplément au théâtre, que pour
y / pratiquer un coridor regnant & conduisant à toutes
les loges des Acteurs & Actrices de la Comedie. (....) La
partie du théatre occupait six toises dans l’intérieur de
la sale, & cinq dans la partie extérieure séparée
par trois grandes arcades de construction naturelle aux bâtiments
desquelles on a sçu profiter pour faire valoir la perspective
& les lointains. L’ouverture de ce théâtre
se présentoit par un avant scene de la largeur de trente pieds,
& étoit décorée de chaque côté
de groupes, de colonnes d’ordre Ionique, avec des pilastres posés
sur des corps portant entablemens, leurs ornemens, ainsi que de l’arc &
voussure étoient de sculptures & reliefs dorés.
Dans la partie milieu de l’avant scene à l’endroit du ceintre étoit
un grand cartel soutenu par des amours de ronde bosse, lesquels
badinoient avec des guirlandes de fleurs, & cherchoient à
les grouper autour d’un Soleil, d’autres amours re/troussans les mêmes
festons à l’endroit des volutes de l’avant scene & en
aplond des colomnes. Le rideau d’avant scene étoit de fond citron
avec un bordé rouge, coins & milieu d’ornemens rehaussés
d’or, au milieu de ce rideau étoit peint en coloris une SIC groupe
de l’hymen & de l’amour unissant leurs flambeaux, une chaîne
de jeux & de plaisirs sous des formes d’enfans les entouroient
d’une guirlande de fleurs, tandis que d’autres en répandoient sur
eux» (Mercure, avril 1745, p. 150-151) (La Princesse
de Navarre, fév. 1745; Platée;)
-
Opéra (arch. Gabriel)
http://www.chateauversailles.fr/fr/113.asp Inauguré
le16 mai 1770. «Cette salle ne
servira donc que pour des circonstances exceptionnelles.» (M.
Pardoen)
| "A l'occasion de fêtes et de bals, la parquet de l'orchestre
s'élevait à l'aide de crics pour être mis à
hauteur de la scène dont le décor fixe prolongeait celui
de la salle.
L'Opéra de Versailles symbolise la fin du style rocaille et l'aspiration
vers une esthétique nouvelle, plus sobre, emprunte de la nostalgie
du Grand siècle.
A l'inauguration en 1770 lors des fêtes du mariage du Dauphin
et de Marie-Antoinette, on y donna Persée de Quinault et
Lulli. La scène, dotée par Arnoult d'une machinerie savante,
était alors considérée comme la plus belle et la plus
grande du royaume." (Lever de rideau, p. 16)
|
-
“Petits-Cabinets”, salle
des des (1747--1748) (mme de Pompadour) "Le cabinet des médailles,
au château de Versailles, fut transformé en un
théâtre que construisit l'architecte Gabriel et que Boucher
orna de peintures mythologiques. Ainsi
fut créé, pour amuser un homme qui n'était pas amusable,
le «spectacle des petits cabinets» ou «des petits appartements»."
(Alméras,
p. 57) "Établi dans la partie nord du château, dans
la Petite Galerie donnant sur la cour d'honneur...."
(Lever
de rideau, p. 18)
-
"Petits Appartements,
théâtre des (1748-175?) (Mme de Pompadour) "En 1748, la Salle
des petits cabinets fur remplacée par un
nouveau théâtre dans la cage du grand escalier de marbre des
Ambassadeurs. On pouvait l'envlever et
le reconstruire à volonté." (Alméras, p. 57, note
1) "Le goût de la comédie et de l'opéra est devenu
général. On en représente partout, et on compte dans
Paris jusqu'à cent soixante sociétés qui ont des théâtres.
Vous jugez bien que celui des petits appartements du Roi est le plus brillant.
Les acteurs qui y ont acquis le plus de célébrité
sont Mme de Pompadour et les ducs de Duras et
de Nivernois...."
(Correspondance
littéraire, pour 1747-1748)
«...la gouache... de Cochin fait voir à gauche la scène
6 de l'Acte III d'Acis et Galatée, exécutée
le 23 janvier 1749 dans l'Escalier des Ambassadeurs, et à droite,
quelques dizaines d'invités autour de la famille royale.»
(Philippe Hourcade, «Les livrets du théâtre des petits
appartements», p. 130)
-
Petit Théâtre d’Hubert Robert
-
«Elle se situe dans l’escalier de l’Aile Neuve, entre la Cour Royale
et la Chapelle.» Inauguration le 4 janvier 1786 - «Jusqu’en
Octobre 1789, date du départ de la famille royale de Versailles,
il ne se déroula pas moins de trois
cent onze représentations en ce lieu.»
(M.
Pardoen)
-
Salle de spectacle – aménagée en février 1745
pour le mariage du Dauphin («La galerie & les grands appartemens
de Versailles, par lesquelles devoit passer la Cour en cérémonie,
avoient été richement meublés. On
avoit construit des gradins dans toutes les croisées de la galerie
& dans toutes les pieces du grand appartement ser/vant de passage
jusqu’à l’escalier des Ambassadeurs, lesquels étoient
remplis de Dames, que ce superbe spectacle avoit attirées
à la Cour.» (Mercure, avril 1745, p. 147)
-
La Salle des tribunes «Le Jeudi 25 [février 1745]...
La Reine assista pendant le jeu dans la salle
des tribunes, avec une cour nombreuse de Dames & Seigneurs,
à un Concert qui y fut exécuté du prologue &
de l’acte de Vertumne & de Pomone du Ballet des Elements. Les
personnes de la Cour & de la Ville, qui occupoient les banquettes,
les tribunes & les gradins y furent placées par M. le
Duc de Richelieu ayant auprès de lui l’Intendant des menus plaisirs
en exercice....» (Mercure, avril 1745, p. 163-164)
-
Salon de la Paix «Avec Marie Antoinette, ce lieu sert non
seulement de salle de concert, salle de jeux, mais aussi de salle
de spectacle. » (M. Pardoen)
-
Salon de Mars «Parfois, le roi y
organisait des spectacle[s], où la comédie ou
l’opéra était à l’honneur.» (M. Pardoen)
-
Salon d'Hercule «Sous le règne de Louis XVI, la Reine
décida que le Salon d’Hercule serait le l’emplacement privilégié
de trois spectacles hebdomadaires (deux comédies
françaises et un italienne) et de deux bals hebdomadaires.
» (M. Pardoen)
-
Trianon (le "Nouveau Trainon" construit en
1688, d'après M. Pardoen). "9 Décembre [1764].
La gazette de France d'avant-hier parle d'un Divertissement de la composition
de M. Poinsinet, & exécuté à
Trianon le mercredi 28 Octobre pour l'amusement de Nosseigneurs
les Enfans de France. Les interlocuteurs sont des personnages moraux, dans
le goût de ceux des fables de la Motte, Dame Mémoire,
Dame
Imagination &c. On conçoit combien cela doit être
froid." (Bachaumont, II, p. 128-129). "La dauphine Marie Antoinette,
le comte de Provence et sa femme, le comte d'Artois, nouvellement marié,
et sa femme, formèrent une société intime et cherchèrent
à donner un peu de mouvement à la monotonie de leur existence.
(...) On résolut de jouer la comédie. // La petite
troupe de Trianon se composa des trois princesses d'abord; des comtes de
Provence et d'Artois ensuite, puis de MM. de Campan père et fils,
que leur service avait forcément mis dans la confidence. // On décida
qu'on apprendrait et jouerait les pièces du Théâtre-Français.
// On voulut d'abord cacher la chose au Dauphin; mais on avait besoin d'un
public; il fut élu à l'unanimité et tint lieu, à
lui seul, des loges, des galeries et du parterre. // On joua, pour dernière
représentation, les Folies amoureuses." (Dinaux, II, p. 245).
-
Trianon (suite) "Après la suppression des dispendieux voyages
de Marly, la reine fit adopter Trianon pour effectuer sont projet de jouer
la comédie. Quelques semaines après son installation à
Trianon, les répétitions et représentations de la
comédie et de l'opéra-comique commencèrent. Sedaine
eut les honneurs du théâtre; on débuta par le Roi
et le Fermier, et la Gageure imprévue. Jamais plus augustes
acteurs ne se présentèrent devant un auditoire plus noble
et plus imposant. La reine jouait Jenny dans la première
et la soubrette dans la seconde. Le comte d'Artois remplit le rôle
de valet dans une pièce et de garde-chasse dans l'autre. Sa mauvaise
mémoire et sa manie d'improvisation empêchaient qu'on lui
confiât des emplois importants. (...) // Les mêmes acteurs
donnèrent ensuite: On ne s'avise jamais de tout, et les Fausses
infidélités, de Barthe. (...)// Les maîtres et
directeurs, pour l'opéra, étaient Caillot et Richer, et pour
la comédie Préville et Dazincourt; Préville ayant
beaucoup d'occupations, on lui adjoignit Fleury comme surnuméraire.
Ce dernier met en scène le Barbier de Séville. Le
répétiteur, souffleur, ordonnatuer-général
des détails, fut le beau-père de Mme Campan. // La reine
était gracieuse, intelligente et fort bien en scène. Elle
avait pour triomphe Blaise et Babet, les Deux Chasseurs et la
Laitière (...)// Au commencement on a vu que Louis XVI composa
à lui tout seul l'auditoire; dès que les acteurs furent plus
exercés, ils cherchèrent plus de suffrages. Les spectateurs
furent portés au nombre de quarante; bientôt on eut un véritable
public. Les officiers des gardes-du-corps et les écuyers du roi
entrèrent les premiers; puis vinrent les officiers des princes;
enfin, on donna des loges grillées à des personnages de la
cour, on invita des dames, et la salle finit par être trop étroite."
(Dinaux, II, p. 246-247).
-
Petit Trianon J-J Olivier, Le Kain, p. 7, situe ce
théâtre dans la catégorie “théâtre de
société”: “Citons enfin le
théâtre que, sur l’ordre de Marie-Antoinette, l’architecte
Le Pic avait construit au Petit Trianon. La Reine était
l’étoile de la troupe, qui comptait parmi ses membres le Comte
d’Artois, le Comte de Vaudreuil, le Comte
Adhémar, Madame Elisabeth, la Duchesse de Guiche et la Duchesse
de Polignac. Ces augustes acteurs se firent applaudir dans des comédies
et dans des opéras comiques tels que La Gageure imprévue,
L’Anglois à Bordeaux, Les Fausses infidélités,
Le
Barbier de Séville, Rose et Colas, Le Roi et le Fermier,
Le
Devin de village, Isabelle et Gertrude,
Les deux Chasseurs
et la Laitière, Le Tonnelier et Les Sabots.” (Olivier, Le
Kain, p. 7 note. 1) (Linières, comte de,
L'Amitié
sur le trône, 14 fév. 1784) (Brenner)
---voir aussi : «Théâtre
de Richard Mique au Trianon» «Conçu
sur un projet de l’architecte Richard Mique, ce théâtre vit
le jour en Juin 1778. L’inauguration de celui-ci se fit le 1er Juin 1780.
» Répertoire s'inspire de la Comédie-Française,
de la Comédie-Italienne. Mais on y voit aussi "la Troupe de
la Reine, dite des Seigneurs". -- «Ce théâtre est le
seul en France à avoir conservé sa machinerie d’époque.
Tous les éléments sont intacts et peuvent fonctionner. Ainsi
nous pouvons admirer la machine du tonnerre qui ressemble exactement à
celle qui fut gravée sur les planches de l’Encyclopédie de
Diderot.» (M. Pardoen)
...
---«In the summer of 1780 Marie Antoinette graduated from minor
performances in her own apartments, where she had been coached by her erudite
Librarian, Monieur Campan, to something more ambitious. On 1 June a new
theatre was inaugurated at Versailles adjacent to the Petit Trianon. Designed
by Richard Mique, its decor was blue and gold, with blue velvet and blue
moiré, and papier-mâché to simulate marble. Active
participation in the theatricals was a great favour, and even an invitation
to watch was a sign of approval. Aristocrats who were kept out were indignant
when it was a nobody, the Librarian Campan, who acted as director and prompter,
rather than some more suitable Duc. The celebrated theatrical companies
come down from Paris to perform, but on 1 August som "little trifles,"
to use Count Mercy's careful phrase to Maria Teresa, were given by the
courtiers themselves and their mistress.» (A. Fraser, p. 178-179) |
|
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Jardins de Versailles, «Mais avec la mort du Roi Soleil, la
pratique musicale dans les jardins ne s’éteint pas pour autant.
Certes les représentations deviennent plus rares, et déploient
moins de faste, mais elles sont plutôt tout en charme et sans doute
plus intimes. Nous sommes plus proches des fêtes champêtres.»
(voir M Pardoen, http://sentiers-nte.univ-lyon2.fr/musiquefr-18/Salles/Versailles/jardinsV/jardinsfrt.html)
Ville de Versailles,
-
Hôtel de Conti
"Ceinture magique, (la) Comédie en un Acte, en Prose, de
Rousseau; jouée pendant le Carnaval, à l'Hôtel de Conti
à Versailles, devant le Roi, 1701." (Dictionnaire dramatique,
I, 186)
(Electre,
de Longepierre, 22 janvier 1702) "Cette tragédie parut d'abord à
Versailles, sur le Théâtre de l'Hôtel
de Conti, où elle reçut de grands applaudissemens,
En 1722, on la répéta à Paris [au Palais
Royal], le matin, & des gens de la première conditions
s'y trouverent, sur les billets que fit distribuer Monseigneur." (Dictionnaire
dramatique, I, 294)
-
Versailles, Hôtel
de Richelieu (La Parque vaincue, Tannevot, Alexandre,
1751)
-
Avenue de Paris. Residence de Mme du Barry.
«Leoveciennes and its pavilion were barely furnished before she had
acquired another house, a large villa at Versailles in the avenue of Paris,
in which to keep her ever-increasing staff of servants. It was here, in
the carnival of 1774, that she held the most legendary of all her fêtes,
in which over a hundred actors from the three
theatres of Paris performed for the benefit of no more than
thirty guests.» (J. Haslip, Mme du Barry, p. 92-93)
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Vieuville, la marquise de (rue Cassette)
Colardeau y est mort le 16 avril 1776 (Maugras, p. 247)
Vigée-Lebrun, Mme (voir Folie
Boutin,
Vaudreuil)
"Son salon accueillait beaucoup d'artistes et de célébrités
de toute sorte.... On comptait parmi ses invités : les compositeurs
Guitry, Sacchini et Martini; les chanteurs Garat et Madame Tondi..."
http://www.aei.ca/~anbou/vigee.html
Villars, chez la famille?
-
L’on donna vendredi dernier chez M. le marquis
de Villars Tiridate, avec une nouvelle pièce de
Moncrif. (Journal de la Cour et de Paris (éd. Henri Duranton,
p. 16), 28 novembre 1732)
-
Théâtre de (quelques années
avant la Révolution) (“chez la maréchale de Trianon”
– Olivier)
Villemain d'Abencourt, M. de "l'École
des épouses, Comédie en un Acte, en prose, par M. d'Abancourt,
jouée
en société, 1765." (Dictionnaire dramatique,
II, 362) "Élise et Charmus, Pastorale en un Acte, en vers, par M.
d'Abancourt, jouée en société, 1766" (Ibid.,
364-365)
Villeneuve-Saint-George (situé de l’autre côté
de la rivière par rapport à Petit-Bourg) (avant la mort de
Monseigneur en 1711)
“Ma charge de lieutenant des chasses me donna occasion d’etre
connu de Monseigneur, de M. le
duc de Bourgogne et de M. le duc de Berry. Ils venaient coucher
à Villeneuve-Saint-George,
avec peu de suite; je suivais Monseigneur à la chasse
du loup et les princes, quand ils venaient
tirer des faisandeaux. Ils se promenaient après souper
et, alors, ils s’entretenaient très
familièrement. Je présentai, à M. le duc
de Bourgogne, mon discours imprimé, qui avait eu le prix
[en 1707] à l’Académie française.” (Hénault,
Mémoires,
p. 20)
Villeroy, chez le duc de (Louis-Nicolas de Neufville, marquis
d’Alincourt, baptisé à Paris le 25 décembre 1663.
Mort le 22 avril 1734)
“M. le duc de Villeroy voulait aussi m’avoir dans sa petite maison
de Soisy où nous soupions fort
gaiement. J’y vis M. le marquis depuis duc d’Antin. MM. de Sainte-Maure,
de Roucy, duc de
Brissac, Barcus, intendant de M, le maréchal de Villeroy,
homme de beaucoup d’esprit et connu
par ses chansons, le petit Dupré, attaché aussi
au maréchal, homme à bons mots et qui s’était
mis
en droit de tout dire, etc.” (Hénault, Mémoires,
p. 19-20)
Villeroy, chez le maréchal de, (Louis-François-Anne
de Neufville, né le 13 octobre 1695, mort à Paris le 21 mars
1766.) (situé “à Villeroy, depuis Ramillies”)
“M. le maréchal de Villeroy, alors relégué
à Villeroy, depuis Ramillies, m’y gardait pendant toutes les vancances.
J’avais alors dix-neuf ans [donc, en 1704]. Il
me récitait continuellement des vers d’Athalie,
et je ne manquais pas de lui dire qu’il était Joad, comme il le
fut, en effet, depuis.”
(Hénault, Mémoires, p. 19).
Villeroy, chez la duchesse de (mention
de son salon dans Rolland, p. 34) 1766-1768.
Hôtel de Villeroy, rue de Varennes «La petite
scène aménagée au premier étage de l'hôtel
ne contenait que cent dix spectateurs» ( L'HÔTEL
DE VILLEROY de 1735 à 1768,
http://www.agriculture.gouv.fr/mini/hist/patrimoine/ducvilleroy.htm)
---23 et 26 novembre [1766] : [Collé] assiste à la représentation
de La Partie de chasse chez la duchesse de Villeroy avec sa troupe.
(Collé, Journal, III, p. 135)
--"La duchesse de Villeroi avait aussi dans son hôtel un
théâtre; en 1767, le [sic] célèbre
Clairon y joua plusieurs fois; dans l'année suivante, y fut joué
le drame de l'Honnête Criminel, qui n'avait pas encore permission
de paraître en public, et, en novembre 1763, le roi de Danemark y
assista et vit jouer la demoiselle Clairon et le sieur Le Kain." (Dulaure,
III, p. 469-470).
--"16 Juin 1766. Madame la Duchesse de Villeroi se propose de
donner une fête au Prince Héréditaire de Brunswick,
& pour le traiter dans le genre plus neuf & plus intéressant,
Mlle Clairon se prête aux desirs de cette Dame, & doit jouer
la Comédie chez elle. On regalera le Prince d'Ariane,
piece où triomphe la moderne Melpomene." (Bachaumont, III, 44).
(L'Honnête criminel (ou l'amour filial), de Fenouillot,
De Falbaire de Quingey, Charles-George, 2 février 1768)
--"2 Février. On a dû jouer aujourd'hui sur le
Théâtre de Madame la Duchesse de Villeroi, L'Honnête
Criminel. Ce drame a été resserré & retouché,
quant au style, par M. de Marmontel & autres auteurs de cette cour-là.
Ce sont les Comédiens François qui représentent. Il
y a eu dimanche une répétition très larmoyante."
"3 Février. ...Les Spectateurs en ont été très
satisfaits. Ce qu'il y a de plus grand à la Cour & à
la Ville y a assisté. Plusieurs Ministres y étoient, entr'autres
M. le Comte de St. Florentin, qui a été sollicité
très vivement pour en permettre la représentation sur le
Théâtre de la Comédie Françoise...." (Bachaumont,
III, 294) "8 Février. L'Honnête criminel ne sera pas
joué..." (ibid. 299)
--(La Sorcière par hasard, Framéry, 1768)
Villers-Cotterêts (duc
d'Orléans)
--"Ruse inutile, (la) Comédie en un Acte, en vers, par
M. Rousseau de Toulouse, aux François, 1749. Elle avoit été
jouée auparavant à Villers-Cotteret, chez M. le Duc d'Orléans,
alors Duc de Chartres." (Dictionnaire dramatique, II, 149)
--Marianne ou l'orpheline, réécriture du roman
de Marivaux par Mme de Montesson, représentée pour lapremière
fois en 1766 : «La pièce de Mme de Montesson ouvre sa carrière
dramatique. La première représentation privée a lieu
en 1766 ;a Villers-Cotterêts dans la prériode de conquête
amoureuse....» (Plagnol-Diéval, 2002, p. 212)
-- (chez Madame de Montesson – “L'Ile sonante[de Collé],
chez Mme de Montesson, selon Brenner, 1767) "...jouée
à Villers-Cotterets chez le duc d'Orléans..." (Alméras,
p. 38)
Vincennes, château de?
(voir Clarétie, p. 11 – sous Louis XIV)
Vingt, "Société des à Berlin. Vingt
dames de Berlin, prises, en grande partie, à ce que nous croyons,
parmi la colonie française formée des réfugiés
protestants que la révocation de l'Edit de Nantes rejeta à
l'étranger, formèrent une société qui tira
son titre du nombre fixé et arrêté de ses membres féminins.
(...) Leurs noms, au moins pour douze d'entr'elles, nous ont été
conservés à la tête de l'épître dédicatoire
des Comédies nouvelles par M. le baron de Bielfeld." (Dinaux,
II, p. 286-287).
Vitry, en société
(L'Oracle de Vitry et des théâtres, de Lieudé
De Sepmanville, C. A., 1759)
("Fête de Minerve, (la) ou le Temple de l'Amitié,
Piece en un Acte, en vers, mêlée d'Ariettes, par M. Lieudé,
représentée sur un Théâtre de société
[également à Vitry??] en 1750." -- Dictionnaire dramatique,
II, 383)
Voltaire – voir Bélébat,
Fontaine-Martel,
rue Traversière,
Anet,
Cirey,
Tourney,
Electeur
Palatin,
Ferney,
Tugny
Visite de Casanova chez Voltaire :
«— Vous suivez donc dans la théorie de votre
vers toutes nos
règles?
— Toutes, malgré la difficulté;
car presque toutes nos paroles
finissent par une syllabe brève.
— Et quel effet votre nouveau
mètre a-t-il fait?
— Il n'a pas plu, parce que
personne n'a su réciter mes vers; mais
quand je les débitais
moi-même dans nos coteries je triomphais.
— Vous souvenez-vous de quelque
morceau de votre
Rhadamiste?
— Tant qu'il vous plaira.
Je lui alors récité
la même scène que j'avais récitée à Crébillon
en
vers blancs, dix ans avant ce
temps-là, et il me parut frappé. Il me
dit qu'on n'apercevait pas la
difficulté, et c'était le plus grand
compliment qu'il pouvait me
faire. Il me récita à son tour un
morceau de son Tancrède,
qu'il n'avait pas encore publié, je crois,
et que dans la suite on trouva
à juste titre un chef-d'œuvre.»
(Giacomo Casanova de Seingalt, Histoire de ma vie)http://www.snl.ch/d/fuehr/expvirt/etinhelv/casanov2.htm
Voré,château de. Dans le Perche.
Propriéataire, Louis Fagon (1680 - 1744), qui l'acquiert in 1719.
La Comédie burlesque
(J-B Oudry)
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«Acheté en 1719 au marquis de Javerlhac, qui lui-même
l'avait acheté cinq ans plus tôt aux Villeray de Riant, maîtres
des lieux depuis la fin du XVIe siêcle» (Musée
du Louvre, Le tableau du mois no. 100, "Les Divertissements champêtres
de Jean-Baptiste Oudry)
-
«Les fêtes champêtres à Voré. 'Quoique
M. Oudry fût ennemi des grandes dissipations, il étoit cependant
très-gai dans la la société, quand il faisoit tant
que de s'y livrer. Lorsque M.Fagon l'amenoit à sa terre de Vauré,
il savoit, par des impromptus et des fêtes presque sans sans apprêt,
distraire la compagnie de ces amusements périodiques qui n'entraînaient
avec eux que trop souvent l'ennui. Il disposoit des salles, tantôt
dans les bois, tantôt dans les bosquets de Vauré, qu'il ornoit
de pampres et de fleurs. Il le faisoit avec tant d'intelligence que l'art
sembloit n'y avoir aucune part. On y donnoit des concerts, des bals, des
collations; on y représentoit même
de petites comédies, et M. Oudry, qui jouoit passablement
de la guitare, s'y chargeoit ordinairement d'un rôle burlesque [C'étoit
le rôle de Pierrot] dans lequel il pouvoit faire unsage de cet instrument.
(L. Gougenot, Vie de M. Oudry, 1761)
-
«La scène la plus curieuse à laquelle on a donné
le titre moderne de Comédie burlesque, porte les armoiries
des Fagon.... Les préparatifs du spectacle s'achèvent (le
tapis est à moitié déroulé).»
-
Le domaine est plus connu aujourd'hui pour avoir été, depuis
1749, la propriété du philosophe Helvétius, ancêtre
des propriétaires actuels.(Musée du Louvre,
Le tableau du mois ne. 100, "Les Divertissements champêtres de Jean-Baptiste
Oudry)
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