Théâtres de société
Inventaire hypertextuel annoté
V
 © Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, 
Dominique Quéro et David Trott (webmestre)
 juillet 2001
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Bibliographie
Valenciennes
en société (Crispin philosophe, de Macort, en 1716) 
Valentinois, chez le duc (rue Basse, à Passy, vers 1752) 
 “1er juillet 1752. ... rue Basse, maison appartenant ‘à M. le duc de Valentinois qui l’occupe’. Cette  maison, qui avait eu pour propriétaire M. le duc d’Aumont, était moins remarquable par sa grandeur que par la manière dont on avait su tirer parti du terrain. Le batiment consistait en deux  ailes, terminées chacune par un belvéder (sic)... Dans l’aile droite se trouvait un salon fort / élevé  et orné de sculptures, de figures et de bustes. (...) Différents bâtiments contigus menaient à une galerie remplie de tableaux et de bustes terminée par un petit ‘appartement à coucher’”. (Capon, 
 1902, p. 131) 
Valentinois, chez la duchesse de 
Vanvres, représentation des Deux fêtes au lieu d’une, de Laujon, 1773 
Vaudeville, les dîners du (19 août 1797-janvier 1802, à raison de 52 dîners).
Fondé par 17 "chansonniers et vaudevillistes: Barré, Piis, Deschamps, Desfontaines, Radet, les deux frères Ségur, Léger, Monnier, Rozière, Demautort, Despréaux, Bourgueil, Prévost d'Yvay, Desprez, Chéron et Cambon" qui "résolurent de ressusciter les dîners du Caveau." (Dinaux, II, p. 265-274)
Vaudreuil, chez le comte de, à Gennevilliers
"Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales... à Gennevilliers, chez le comte de Vaudreuil... 
[Elle] joue aussi la comédie, tout intimidée qu'elle est par la qualité du public: 'La maison était meublée dans le meilleur goût, quoique sans magnificence; il s'y trouvait une salle de comédie, petite, mais charmante, dans laquelle ma belle-soeur, mon frère, M. de Rivière et moi nous avons joué plusieurs opéras-comiques, avec Mme Dugazon, Garat, Caillot et Laruette.
Ces deux derniers, qui étaient alors retirés du théâtre, jouaient admirablement, et avec un tel naturel, qu'un jour, comme ils représentaient ensemble la scène des deux pères dans Rose et Colas (de Sedaine et Monsigny), je crus qu'ils causaient entre eux, et je leur dis: allons, il faut commencer la répétition." (Hellegouarc'h, p. 446)
(Mme de Genlis, Les Deux Sultanes, 1770)
"Chez M. de Vaudreuil, [à  Gennevilliers] on peut assister à une étonnante représentation du Mariage de Figaro devant le comte d'Artois et 'une grande partie de la cour', dès le 26 septembre 1783." (Hellegouarc'h, p. 447)
"L'élégant, le chevaleresque, l'aimable comte de Vaudreuil était l'âme de la troupe de la reine (voir Trianon): c'était l'amateur le plus renommé de France pour jouer la comédie de société; on l'appelait le Molé de Trianon." (Dinaux, II, p. 247).
Vaugirard, voir Dangeville 
Vaujours, ch. de (rebâti en 1765-->; famille de Maistre) 
 Le Savetier et le financier, joué en 1768 (voir aussi L’Isle-Adam où Mme de Genlis joue dans 
 cette pièce aussi) 
Veronèse, chez Camille (fille de Pantalon Veronèse à la Comédie-Italienne) 
 “Dans la... rue Royale à droite en montant avant d’arriver au croisement de la rue La Rochefoucauld, la Dlle Camille Véronéze acquit le 11 avril 1766 une maison appartenant  aux héritiers Boucher et Montauban, occupée en location par M. Gelly au prix de 1.600 liv. par an (...)  Devenue propriétaire... elle la fait rebâtir l’année suivante en 1767, et la médiocre habitation devient une coquette propriété avec jardin garni de bosquets, chambres bien meublées, salon donnant sur le jardin garni de sophas, de fauteuils fond rouge et blanc, glace avec trumeaux dorés,... C’est là que Camille s’abandonne à tous les charmes d’une vie légère, c’est là qu’elle donne des fêtes fastueuses et des petits soupers auxquels M. Cromot se piquait d’inviter les plus libertins de ses amis. Cette vie fut hélas! très courte et au bout d’un an elle rendit le dernier soupir dans cette même maison de la rue Royale qui avait été témoin de ses joies.” (Capon, 1902, p. 71) 
Verrières, théâtre. de Mlles (Marie Rinteau, née vers 1728, morte en 1775; Claudine-Geneviève, née en 1730) 
 
frontispices, Gaston Maugras, Les Demoiselles Verrières
[remerciements à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris]

“Marie et Geneviève [Rinteau=Verrières] étaient admises à faire partie de la troupe de comédie du Maréchal [de Saxe]; on sait quelles en étaient les charges. Ceci se passait en 1745. Marie avait à peine dix-sept ans, Geneviève près de quinze.” (Maugras, p. 31) 

--leçons d’art dramatique pour Marie, données par Marmontel: “L’accueil de sa nouvelle élève le charma. (...) ‘Les premières scènes que nous répétâmes ensemble furent celles de Zaïre avec Orosmane. (...) Dès notre seconde leçon, ces mots : «Zaïre, vous pleurez!» furent l’écueil de ma 
 sagesse.’ Oubliant tout en effet, ... Marmontel tombe aux pieds de son élève. La tendre Marie ne sait pas mieux résister....” (Maugras, p. 59) 

--liaison avec M. d’Épinay. Interrompue, puis relancée après 1750: “D’Épinay avait donné à sa maîtresse un magnifique hôtel à la Chaussée d’Antin. On y menait joyeuse vie: ce n’était que réceptions, bals, soupers, représentations dramatiques.” (Maugras, p. 78). Épinay ruiné et rayé de la liste des Fermiers-généraux vers 1761. 

--Après 1761... (auteurs associés à ces théâtres: Colardeau et La Harpe. Témoin: Bachaumont) “Les deux soeurs, qu’encouragait un succès constant, poursuivaient sans se lasser la série de leurs représentations théâtrales; ces divertissements dramatiques paraissaient d’autant plus piquants 
 qu’on y voyait rarement figurer des acteurs de profession. Le plus souvent les Verrière faisaient jouer ceux de leurs amis qui montraient quelques dispositions, et elles-mêmes prêchaient d’exemple en montant sur la scène et en y déployant le plus rare talent. (Maugras, p. 131-132) 

voir Auteuil (pendant les décennies 1750 et 1760?) 
 Collé, Partie de chasse de Henri IV. “Quand Collé eut composé sa Partie de chasse de Henri IV, le duc d’Orléans fit représenter la pièce à Bagnolet ; le duc interprétait le rôle de Michaud et jouait à ravir. Cette petite comédie fit beaucoup de bruit et obtint une très grande vogue: comme elle était interdite sur les théâtres publics, toutes les sociétés particulières s’efforcèrent de monter la pièce à la mode et les Vernières naturellement furent les premières à vouloir en donner le régal à leurs amis. Mais elles le firent dans des conditions exceptionnelles et de nature à décourager 
toute rivalité. Elles confièrent le rôle de Henri IV au président de Salaberry, qui était tout le portrait du prince, et elles l’entourèrent des meilleurs acteurs de leur société, de façon à composer une véritable troupe d’élite. 
     La représentation fut donnée sur le théâtre / d’Auteuil. Quel fut l’enthousiasme de l’assistance lorsque, le rideau levé, le président de Salaberry parut sur la scène! On crut voir Henri IV lui-même et les applaudissements les plus frénétiques accueillirent cette étrange ressemblance. La pièce fut jouée à ravie et ne fut pour les interprètes qu’un long triomphe. Le succès prit de telles proportions que tous ceux qui n’avaient pu assister à la première représentation demandèrent avec insistance qu’on en donnât une seconde. Les Verrières se prêtèrent de bonne grâce à un désir qui flattait leur amour-propre; pendant ce seul hiver, elles durent faire jouer jusqu’à quatre fois sur leur petit théâtre cette Partie de chasse, dont on ne pouvait se lasser.” (Maugras, p. 132-133) 
(Camille et Constance de Colardeau, le 2 mars 1762, à Auteuil – Maugras, p. 134) 
 (reprise de Camille et Constance le 26 avril 1763) 
 chez les Dlles Verrières rue Chaussée-d’Antin (jusque dans les années 1770) 
« La salle de spectacle de leur villa d’Auteuil était élégante et bien disposée, mais celle de leur hôtel de Paris, sis en la Chaussée-d’Antin, était particulièrement jolie : elle était très grande pour un théâtre particulier, d’une belle hauteur et très richement décorée. Elle ne comptait pas moins de
 sept loges en baldaquin, d’un dessein élégant et tendues de riches étoffes; puis, comme dans tous les théâtres de société établis alors chez les riches courtisanes, il y avait un certain nombre de loges grillées qui permettaient aux femmes de qualité d’assister au spectacle sans être vues » 
 (Jullien, p, 10) 

(6 mai 1763, Marivaux, Seconde Surprise de l’amour – distribution ds, Jullien, p. 14; suivi par la Courtisane amoureuse = NB l’autre titre de Camille et Constance

--La représentation du 26 avril ’63 à Auteil préparait une plus grande fête pour le théâtre de la Chaussée d’Antin : “Mais ce n’était là pour ainsi dire que la répétition générale, le prologue d’une fête plus brillante encore. Quelques jours après, en effet, on reprenait la Courtisane amoureuse et on la faisait précéder des [sic] Surprises de l’amour de Marivaux. Cette fois c’était une soirée de grande cérémonie, une véritable représentation de gala qui devait faire époque dans les fastes du théâtre de la Chaussée-d’Antin. Les invitations avaient été scrupuleusement réservées aux plus illustres personnages et à quelques hommes de lettres privilégiés; on se garda de manquer une solennité aussi attrayante, tous les heureux élus furent exacts au rendez-vous et le rideau se leva devant la plus noble assistance.” (Maugras, p. 136) 
--Distribution de rôles dans la [Seconde] Surprise de l’amour de Marivaux: “Geneviève de Verrières, dite Mme de la Mare, jouait le rôle de la marquise; Marie, dite Mme de Furcy, celui de la soubrette; le rôle du chevalier avait été confié au baron de Van Swieten; Colardeau représentait le comte et d’Épinay Hortensius; le valet était le président de Salaberry. 
 Quel singulier assemblage et comme il donne bien l’idée du personnel que les deux soeurs traînaient enchaîné à leur char! Un diplomate, un poète, un magistrat, un financier ruiné! Que de contrastes et combien ces Surprises de l’amour durent être pour le public l’objet de piquantes réflexions!” 
 Tout marcha le mieux du monde; les deux soeurs excellèrent et elles furent bien secondées; la toile se  baissa au milieu d’applaudissements frénétiques. 
 Après un léger entr’acte consacré aux rafraîchissements et aux compliments des invités, le rideau se leva de nouveau et l’on commença la Courtisane amoureuse. / 
 Marie joua délicieusement, on peut dire au naturel, le rôle de la courtisane; sa soeur Geneviève représentait la soubrette. Pour tenir les autres rôles on avait eu recours à des acteurs de profession: Mlle Villette faisait la marchande de modes, Le Jeune l’amoureux et La Ruette le valet. 
 Il y avait un orchestre excellent et fort nombreux; la musique, assez bonne quoiqu’il y eût des longueurs et pas mal de réminiscences, était de ce Dupin de Francueil que nous connaissons bien et qui depuis plusieurs années partageait avec quelques amis les bonnes grâces de Mlle de Verrières cadette. 
 Enfin, dernier détail et digne complément de cette étrange réunion, le souffleur du théâtre n’était autre que l’ancien précepteur des enfants de M. d’Épinay! ” (Maurgas, p. 137-138 
(Maurgras, p. 137) 
(L'Heureuse espièglerie, 1772)
“La présence de La Harpe dans la demeure des Verrières à titre d’amant heureux ne devait pas nuire, bien au contraire, aux représentations théâtrales. A son tour il devint le directeur ordinaire du petit théâtre de la Chaussée d’Antin et il poussa la condescendance jusqu’à monter lui-même 
 sur les planches pour donner la réplique à la maîtresse de la maison.” (Maugras, p. 232) 
(Saurin, Julie, vers 1772) 
(Billard du Monceau, L’Espièglerie vers 1772 – voir lettre de Pidansat de Mairobert, 4 octobre 
 1772, citée dans Maugras, p. 232-233 “Dimanche dernier, on y [Chaussée d’Antin] a donné Julie, comédie de M. Saurin, ... Elle a fait peu de sensation; mais l’Espièglerie, petite pièce en un acte, y a eu le plus grand succès: elle a paru d’une gaieté charmante et le sieur de la Harpe y a 
 supérieurement bien joué. L’ouvrage est du sieur Billard du Monceau, le parrain de Mme la comtesse Du Barry.”) 
(Le Devin du Village, avec Aurore Dupin, grand’mère de George Sand) 
“Aurore ne restait pas simple spectatrice de ces représentations théâtrales: presque toujours elle y jouait un rôle et elle se distinguait par des dispositions étonnantes pour l’art dramatique. Non seulement elle figurait toujours avec succès dans les pièces que l’on représentait sur le théâtre de 
 sa mère, mais elle jouait encore dans des opéra-comiques qui souvent alternaient avec les comédies. On la vit successivement tenir les rôles de Colette dans le Devin de village, d’Azémia dans les Sauvages, etc.; elle fit tous les principaux rôles dans les opéras de Grétry et les pièces de 
 Sedaine. Elle avait une voix magnifique qu’elle maniait à ravir.” (Maugras, p. 233) 
Faubourg Saint-Honoré & Gonesse 
 “Depuis la mort de sa soeur, Geneviève habitait dans une maison de la rue du Faubourg Saint-Honoré, acquise à son intention par d’Épinay. Elle possédait en outre une maison de campagne, près de Gonesse.” (Maugras, p. 261) 
Versailles

Château. de Versailles (question du statut des représentations “de Cour”. Officiel, mais non “public”. Donc, une série de spectacles “privées” dans plusieurs endroits; en fait, plus d'une vingtaine dénombrés ici jusqu'à date....)  

  • appt. de Mme de Maintenon (à Versailles ou à St-Cyr?)  (“Les représentations de Saint-Cyr sont de l’ordre spécial du Théâtre collégiaque. Mais on donnait  la comédie chez Madame de Maintenon, comme en fait foi la lettre de la Palatine, en 1702, au roi  d’Espagne.” – Clarétie, p. 12) 
  • Cabinet d’Entresol «réservée à des spectacles strictement privés. Mais peut-être

  •  devrait-on plus exactement parler de répétitions, plutôt que de spectacles.» (M. Pardoen)
  • Cabinet du Conseil  «Outre le conseil, quelques pièces de théâtres (comédies ou tragédies) furent donnés [uniquement au XVIIe siècle?]. Et à partir de 1690, des concerts furent offerts.» (M. Pardoen)
  • Chez le Dauphin Louis Ferdinand «Ses appartements reçoivent donc bon nombre de concerts de type musique de chambre - où le chant est à l’honneur, le Dauphin étant doté une belle voix - , mais aussi des spectacles de marionnettes - tels ceux de Fantoccini.» (M. Pardoen)
  •  chez la duchesse de Bourgogne (La Ceinture magique, de J.-B. Rousseau, 3  février 1702) 
  • Chez le Futur Louis XVI «Le futur Louis XVI apprécie les comédies et les parodies. Si au commencement, les théâtres temporaires faisaient appel à ceux détenus par les Menus Plaisirs, en Novembre 1773, le petit fils de Louis XV fait construire une nouvelle scène, dont Bocquet sera chargé de la décoration. Ce théâtre servit durant tout le règne de Louis XVI.» Répertoire inclut : de la troupe Audinot, Robinson, etc.;  par les Comédiens Français,  Arcagambis, La Partie de Chasse de Henri IV, La Comtesse d'Escarbagnas, etc.; par les Comédiens Italiens, Zémire et Azor ; Les Racoleurs (avec deux ballets de l’Opéra), etc. (M. Pardoen)
  • Chez Madame du Barry «Entre 1773 et 1774, les petits appartements de Madame du Barry furent le lieux [sic] de nombreuses séances de théâtre et de spectacles divers.» Troupes : Opéra surtout, mais aussi Comédiens Français et Comédiens Italiens. (M. Pardoen)
  • Chez Marie Antoinette d’Autriche «Quelques spectacles sont également donnés par les Comédiens Italiens.» [...] «Parfois, un petit théâtre démontable y était également installé pour des spectacles un peu moins intimes.» (M. Pardoen)
  • Chez Mesdames [soeurs de Louis XVI] «Leurs appartements eurent également l’occasion de recevoir un petit théâtre démontable - notamment dans l’appartement de Madame Victoire - où la Troupe Audinot et les Comédiens Français se produisirent.» (M. Pardoen)
  • Cour de marbre -  voir site WWW de M. Pardoen qui fait état de représentations théâtrales et du rôle de l'Intendant des Menus Plaisirs. 
  • "devant le Roi" (où? Petits Appartements?) "Mignonette, Comédie-Ballet en trois Actes, ornée de Spectacles & de Danses; représentée devant le Roi à Versailles, en 1750." (Dictionnaire dramatique, I, 550)
  •  Grand Appartement «trois fois par semaines [sic], le roi donnait des comédies» (M. Pardoen)
  •  Grande Écurie «Sous Louis XV, ce fut un des lieux les plus accessibles et les plus pratiques pour accueillir les décors fastueux et les machines les plus sophistiquées.

  •     Nombre de théâtres démontables y furent hébergés temporairement.» (M. Pardoen)
    «[Le Temple de la Gloire] Créé le 25 novembre 1745 à  Versailles, théâtre de la Grande-Ecurie, pour célébrer la victoire de Fontenoy. Une partition de la version versaillaise, que l'on croyait perdue, a été découverte à la Music Library deBerkeley. Elle est reliée à un exemplaire du livret édité pour les représentations données à Versailles.» (Le Site Rameau)
(février 1745) «Le grand Manége couvert à Versailles a été choisi pour  l’emplacement des ces deux magnifiques fêtes, sa longueur est de vingt-cinq toises ou environ,  sur sept toises & demie de largeur, ce qui fait le dans SIC oeuvre du Manége. On a ajouté pour  prolonger ce spectacle un corps de bâtiment construit en charpente de sept toises en saillie sur la  carriere, tant pour y former un supplément au théâtre, que pour y / pratiquer un coridor regnant &  conduisant à toutes les loges des Acteurs & Actrices de la Comedie. (....) La partie du théatre occupait six toises dans l’intérieur de la sale, & cinq dans la partie extérieure  séparée par trois grandes arcades de construction naturelle aux bâtiments desquelles on a sçu  profiter pour faire valoir la perspective & les lointains. L’ouverture de ce théâtre se présentoit par un avant scene de la largeur de trente pieds, & étoit  décorée de chaque côté de groupes, de colonnes d’ordre Ionique, avec des pilastres posés sur des corps portant entablemens, leurs ornemens, ainsi que de l’arc & voussure étoient  de sculptures &  reliefs dorés. Dans la partie milieu de l’avant scene à l’endroit du ceintre étoit un grand cartel soutenu par des  amours de ronde  bosse, lesquels badinoient avec des guirlandes de fleurs, &  cherchoient à les grouper autour d’un Soleil, d’autres amours re/troussans les mêmes festons à l’endroit des  volutes de l’avant scene & en aplond des colomnes. Le rideau d’avant scene étoit de fond citron avec un bordé rouge, coins & milieu d’ornemens  rehaussés d’or, au milieu de ce rideau étoit peint en coloris une SIC groupe de l’hymen & de  l’amour unissant leurs flambeaux, une chaîne de jeux & de plaisirs sous des formes d’enfans les  entouroient d’une guirlande de fleurs, tandis que d’autres en répandoient sur eux» (Mercure, avril  1745, p. 150-151) (La Princesse de Navarre, fév. 1745; Platée;) 
  • Opéra (arch. Gabriel)  http://www.chateauversailles.fr/fr/113.asp   Inauguré le16 mai 1770. «Cette salle ne servira donc que pour des circonstances exceptionnelles.» (M. Pardoen

  •  
    "A l'occasion de fêtes et de bals, la parquet de l'orchestre s'élevait à l'aide de crics pour être mis à hauteur de la scène dont le décor fixe prolongeait celui de la salle.

    L'Opéra de Versailles symbolise la fin du style rocaille et l'aspiration vers une esthétique nouvelle, plus sobre, emprunte de la nostalgie du Grand siècle.

    A l'inauguration en 1770 lors des fêtes du mariage du Dauphin et de Marie-Antoinette, on y donna Persée de Quinault et Lulli. La scène, dotée par Arnoult d'une machinerie savante, était alors considérée comme la plus belle et la plus grande du royaume." (Lever de rideau, p. 16)
     

  • Petits-Cabinets”, salle des des (1747--1748) (mme de Pompadour) "Le cabinet des médailles, au château de Versailles, fut transformé en un théâtre que construisit l'architecte Gabriel et que Boucher orna de peintures mythologiques. Ainsi fut créé, pour amuser un homme qui n'était pas amusable, le «spectacle des petits cabinets» ou «des petits appartements»." (Alméras, p. 57) "Établi dans la partie nord du château, dans la Petite Galerie donnant sur la cour d'honneur...." (Lever de rideau, p. 18)
  • "Petits Appartements, théâtre des (1748-175?) (Mme de Pompadour) "En 1748, la Salle des petits cabinets fur remplacée par un nouveau théâtre dans la cage du grand escalier de marbre des Ambassadeurs. On pouvait l'envlever et le reconstruire à volonté." (Alméras, p. 57, note 1) "Le goût de la comédie et de l'opéra est devenu général. On en représente partout, et on compte dans Paris jusqu'à cent soixante sociétés qui ont des théâtres. Vous jugez bien que celui des petits appartements du Roi est le plus brillant. Les acteurs qui y ont acquis le plus de célébrité sont Mme de Pompadour et les ducs de Duras et de Nivernois...." (Correspondance littéraire, pour 1747-1748)
          «...la gouache... de Cochin fait voir à gauche la scène 6 de l'Acte III d'Acis et Galatée, exécutée le 23 janvier 1749 dans l'Escalier des Ambassadeurs, et à droite, quelques dizaines d'invités autour de la famille royale.» (Philippe Hourcade, «Les livrets du théâtre des petits appartements», p. 130)
  •  Petit Théâtre d’Hubert Robert - «Elle se situe dans l’escalier de l’Aile Neuve, entre la Cour Royale et la Chapelle.» Inauguration le 4 janvier 1786 - «Jusqu’en Octobre 1789, date du départ de la famille royale de Versailles, il ne se déroula pas moins de trois cent onze représentations en ce lieu(M. Pardoen)
  • Salle de spectacle – aménagée en février 1745 pour le mariage du Dauphin («La galerie & les  grands appartemens de Versailles, par lesquelles devoit passer la Cour en cérémonie, avoient été  richement meublés. On avoit construit des gradins dans toutes les croisées de la galerie & dans  toutes les pieces du grand appartement ser/vant de passage jusqu’à l’escalier des Ambassadeurs,  lesquels étoient remplis de Dames, que ce superbe  spectacle avoit attirées à la Cour.» (Mercure,  avril 1745, p. 147)
  •  La Salle des tribunes «Le Jeudi 25 [février 1745]... La Reine assista pendant le jeu dans la salle  des tribunes, avec une cour nombreuse de Dames & Seigneurs, à un Concert qui y fut exécuté du  prologue & de l’acte de Vertumne & de Pomone du Ballet des Elements. Les personnes de la Cour & de la Ville, qui occupoient les banquettes, les tribunes & les gradins y furent placées par  M. le Duc de Richelieu ayant auprès de lui l’Intendant des menus plaisirs en exercice....»  (Mercure, avril 1745, p. 163-164) 
  • Salon de la Paix «Avec Marie Antoinette, ce lieu sert non seulement de salle de concert, salle de jeux, mais aussi de salle de spectacle. » (M. Pardoen)
  • Salon de Mars «Parfois, le roi y organisait des spectacle[s], où la comédie ou l’opéra était à l’honneur.» (M. Pardoen)
  • Salon d'Hercule «Sous le règne de Louis XVI, la Reine décida que le Salon d’Hercule serait le l’emplacement privilégié de trois spectacles hebdomadaires (deux comédies françaises et un italienne) et de deux bals hebdomadaires. » (M. Pardoen)
  • Trianon (le "Nouveau Trainon" construit en 1688, d'après M. Pardoen).  "9 Décembre [1764]. La gazette de France d'avant-hier parle d'un Divertissement de la composition de M. Poinsinet, & exécuté à Trianon le mercredi 28 Octobre pour l'amusement de Nosseigneurs les Enfans de France. Les interlocuteurs sont des personnages moraux, dans le goût de ceux des fables de la Motte, Dame Mémoire, Dame Imagination &c. On conçoit combien cela doit être froid." (Bachaumont, II, p. 128-129).  "La dauphine Marie Antoinette, le comte de Provence et sa femme, le comte d'Artois, nouvellement marié, et sa femme, formèrent une société intime et cherchèrent à donner un peu de mouvement à la monotonie de leur existence. (...) On résolut de jouer la comédie. // La petite troupe de Trianon se composa des trois princesses d'abord; des comtes de Provence et d'Artois ensuite, puis de MM. de Campan père et fils, que leur service avait forcément mis dans la confidence. // On décida qu'on apprendrait et jouerait les pièces du Théâtre-Français. // On voulut d'abord cacher la chose au Dauphin; mais on avait besoin d'un public; il fut élu à l'unanimité et tint lieu, à lui seul, des loges, des galeries et du parterre. // On joua, pour dernière représentation, les Folies amoureuses." (Dinaux, II, p. 245).
  • Trianon (suite) "Après la suppression des dispendieux voyages de Marly, la reine fit adopter Trianon pour effectuer sont projet de jouer la comédie. Quelques semaines après son installation à Trianon, les répétitions et représentations de la comédie et de l'opéra-comique commencèrent. Sedaine eut les honneurs du théâtre; on débuta par le Roi et le Fermier, et la Gageure imprévue. Jamais plus augustes acteurs ne se présentèrent devant un auditoire plus noble et plus imposant. La reine jouait Jenny dans la première et la soubrette dans la seconde. Le comte d'Artois remplit le rôle de valet dans une pièce et de garde-chasse dans l'autre. Sa mauvaise mémoire et sa manie d'improvisation empêchaient qu'on lui confiât des emplois importants. (...) // Les mêmes acteurs donnèrent ensuite: On ne s'avise jamais de tout, et les Fausses infidélités, de Barthe. (...)// Les maîtres et directeurs, pour l'opéra, étaient Caillot et Richer, et pour la comédie Préville et Dazincourt; Préville ayant beaucoup d'occupations, on lui adjoignit Fleury comme surnuméraire. Ce dernier met en scène le Barbier de Séville. Le répétiteur, souffleur, ordonnatuer-général des détails, fut le beau-père de Mme Campan. // La reine était gracieuse, intelligente et fort bien en scène. Elle avait pour triomphe Blaise et Babet, les Deux Chasseurs et la Laitière (...)// Au commencement on a vu que Louis XVI composa à lui tout seul l'auditoire; dès que les acteurs furent plus exercés, ils cherchèrent plus de suffrages. Les spectateurs furent portés au nombre de quarante; bientôt on eut un véritable public. Les officiers des gardes-du-corps et les écuyers du roi entrèrent les premiers; puis vinrent les officiers des princes; enfin, on donna des loges grillées à des personnages de la cour, on invita des dames, et la salle finit par être trop étroite." (Dinaux, II, p. 246-247).
  • Petit Trianon  J-J Olivier, Le Kain, p. 7, situe ce théâtre dans la catégorie “théâtre de société”: “Citons enfin le  théâtre que, sur l’ordre de Marie-Antoinette, l’architecte Le Pic avait construit au Petit Trianon.  La Reine était l’étoile de la troupe, qui comptait parmi ses membres le Comte d’Artois, le Comte de Vaudreuil, le Comte Adhémar, Madame Elisabeth, la Duchesse de Guiche et la Duchesse de  Polignac. Ces augustes acteurs se firent applaudir dans des comédies et dans des opéras comiques  tels que La Gageure imprévue, L’Anglois à Bordeaux, Les Fausses infidélités, Le Barbier de Séville, Rose et Colas, Le Roi et le Fermier, Le Devin de village, Isabelle et Gertrude, Les deux  Chasseurs et la Laitière, Le Tonnelier et Les Sabots.” (Olivier, Le Kain, p. 7 note. 1)  (Linières, comte de, L'Amitié sur le trône, 14 fév. 1784) (Brenner) 
 
---voir aussi : «Théâtre de Richard Mique au Trianon»    «Conçu sur un projet de l’architecte Richard Mique, ce théâtre vit le jour en Juin 1778. L’inauguration de celui-ci se fit le 1er Juin 1780. » Répertoire s'inspire de la Comédie-Française, de la Comédie-Italienne.  Mais on y voit aussi "la Troupe de la Reine, dite des Seigneurs". -- «Ce théâtre est le seul en France à avoir conservé sa machinerie d’époque. Tous les éléments sont intacts et peuvent fonctionner. Ainsi nous pouvons admirer la machine du tonnerre qui ressemble exactement à celle qui fut gravée sur les planches de l’Encyclopédie de Diderot.» (M. Pardoen) 
...
---«In the summer of 1780 Marie Antoinette graduated from minor performances in her own apartments, where she had been coached by her erudite Librarian, Monieur Campan, to something more ambitious. On 1 June a new theatre was inaugurated at Versailles adjacent to the Petit Trianon. Designed by Richard Mique, its decor was blue and gold, with blue velvet and blue moiré, and papier-mâché to simulate marble. Active participation in the theatricals was a great favour, and even an invitation to watch was a sign of approval. Aristocrats who were kept out were indignant when it was a nobody, the Librarian Campan, who acted as director and prompter, rather than some more suitable Duc. The celebrated theatrical companies come down from Paris to perform, but on 1 August som "little trifles," to use Count Mercy's careful phrase to Maria Teresa, were given by the courtiers themselves and their mistress.» (A. Fraser, p. 178-179)
Jardins de Versailles, «Mais avec la mort du Roi Soleil, la pratique musicale dans les jardins ne s’éteint pas pour autant. Certes les représentations deviennent plus rares, et déploient moins de faste, mais elles sont plutôt tout en charme et sans doute plus intimes. Nous sommes plus proches des fêtes champêtres.» (voir M Pardoen, http://sentiers-nte.univ-lyon2.fr/musiquefr-18/Salles/Versailles/jardinsV/jardinsfrt.html)
  
Ville de Versailles,  
  • Hôtel de Conti "Ceinture magique, (la) Comédie en un Acte, en Prose, de Rousseau; jouée pendant le Carnaval, à l'Hôtel de Conti à Versailles, devant le Roi, 1701." (Dictionnaire dramatique, I, 186) 
          (Electre, de Longepierre, 22 janvier 1702) "Cette tragédie parut d'abord à Versailles, sur le Théâtre de l'Hôtel de Conti, où elle reçut de grands applaudissemens, En 1722, on la répéta à Paris [au Palais Royal], le matin, & des gens de la première conditions s'y trouverent, sur les billets que fit distribuer Monseigneur." (Dictionnaire dramatique, I, 294) 
  • Versailles, Hôtel de Richelieu (La Parque vaincue, Tannevot, Alexandre, 1751)
  • Avenue de Paris. Residence de Mme du Barry. «Leoveciennes and its pavilion were barely furnished before she had acquired another house, a large villa at Versailles in the avenue of Paris, in which to keep her ever-increasing staff of servants. It was here, in the carnival of 1774, that she held the most legendary of all her fêtes, in which over a hundred actors from the three theatres of Paris performed for the benefit of no more than thirty guests.» (J. Haslip, Mme du Barry, p. 92-93)
Vieuville, la marquise de (rue Cassette) 
 Colardeau y est mort le 16 avril 1776 (Maugras, p. 247) 
Vigée-Lebrun, Mme (voir Folie Boutin, Vaudreuil
"Son salon accueillait beaucoup d'artistes et de célébrités de toute sorte.... On comptait parmi ses invités : les compositeurs Guitry, Sacchini et Martini; les chanteurs Garat et Madame Tondi..." 
http://www.aei.ca/~anbou/vigee.html
Villars, chez la famille?
  • L’on donna vendredi dernier chez M. le marquis de Villars Tiridate, avec une nouvelle pièce de Moncrif. (Journal de la Cour et de Paris (éd. Henri Duranton, p. 16), 28 novembre 1732)
  • Théâtre de (quelques années avant la Révolution)  (“chez la maréchale de Trianon” – Olivier) 
Villemain d'Abencourt, M. de "l'École des épouses, Comédie en un Acte, en prose, par M. d'Abancourt, jouée en société, 1765." (Dictionnaire dramatique, II, 362) "Élise et Charmus, Pastorale en un Acte, en vers, par M. d'Abancourt, jouée en société, 1766" (Ibid., 364-365) 
Villeneuve-Saint-George (situé de l’autre côté de la rivière par rapport à Petit-Bourg) (avant la mort de 
 Monseigneur en 1711) 
 “Ma charge de lieutenant des chasses me donna occasion d’etre connu de Monseigneur, de M. le 
 duc de Bourgogne et de M. le duc de Berry. Ils venaient coucher à Villeneuve-Saint-George, 
 avec peu de suite; je suivais Monseigneur à la chasse du loup et les princes, quand ils venaient 
 tirer des faisandeaux. Ils se promenaient après souper et, alors, ils s’entretenaient très 
 familièrement. Je présentai, à M. le duc de Bourgogne, mon discours imprimé, qui avait eu le prix 
 [en 1707] à l’Académie française.” (Hénault, Mémoires, p. 20) 
Villeroy, chez le duc de (Louis-Nicolas de Neufville, marquis d’Alincourt, baptisé à Paris le 25 décembre 1663. Mort le 22 avril 1734) 
 “M. le duc de Villeroy voulait aussi m’avoir dans sa petite maison de Soisy où nous soupions fort 
 gaiement. J’y vis M. le marquis depuis duc d’Antin. MM. de Sainte-Maure, de Roucy,  duc de 
 Brissac, Barcus, intendant de M, le maréchal de Villeroy, homme de beaucoup d’esprit et connu 
 par ses chansons, le petit Dupré, attaché aussi au maréchal,  homme à bons mots et qui s’était mis 
 en droit de tout dire, etc.” (Hénault, Mémoires, p. 19-20) 
Villeroy,  chez le maréchal de, (Louis-François-Anne de Neufville, né le 13 octobre 1695, mort à Paris le 21 mars 1766.) (situé “à Villeroy, depuis Ramillies”) 
 “M. le maréchal de Villeroy, alors relégué à Villeroy, depuis Ramillies, m’y gardait pendant toutes les vancances. J’avais alors dix-neuf ans [donc, en 1704]. Il me récitait continuellement des vers d’Athalie, et je ne manquais pas de lui dire qu’il était Joad, comme il le fut, en effet, depuis.” 
 (Hénault, Mémoires, p. 19). 
Villeroy, chez la duchesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 1766-1768.
Hôtel de Villeroy, rue de Varennes «La petite scène aménagée au premier étage de l'hôtel ne contenait que cent dix spectateurs» ( L'HÔTEL DE VILLEROY  de  1735 à 1768,
http://www.agriculture.gouv.fr/mini/hist/patrimoine/ducvilleroy.htm)
---23 et 26 novembre [1766] : [Collé] assiste à la représentation de La Partie de chasse chez la duchesse de Villeroy avec sa troupe. (Collé, Journal, III, p. 135)
--"La duchesse de Villeroi avait aussi dans son hôtel un théâtre; en 1767, le [sic] célèbre Clairon y joua plusieurs fois; dans l'année suivante, y fut joué le drame de l'Honnête Criminel, qui n'avait pas encore permission de paraître en public, et, en novembre 1763, le roi de Danemark y assista et vit jouer la demoiselle Clairon et le sieur Le Kain." (Dulaure, III, p. 469-470). 
--"16 Juin 1766. Madame la Duchesse de Villeroi se propose de donner une fête au Prince Héréditaire de Brunswick, & pour le traiter dans le genre plus neuf & plus intéressant, Mlle Clairon se prête aux desirs de cette Dame, & doit jouer la Comédie chez elle. On regalera le Prince d'Ariane, piece où triomphe la moderne Melpomene." (Bachaumont, III, 44).
(L'Honnête criminel (ou l'amour filial), de Fenouillot, De Falbaire de Quingey, Charles-George, 2 février 1768) 
--"2 Février. On a dû jouer aujourd'hui sur le Théâtre de Madame la Duchesse de Villeroi, L'Honnête Criminel. Ce drame a été resserré & retouché, quant au style, par M. de Marmontel & autres auteurs de cette cour-là. Ce sont les Comédiens François qui représentent. Il y a eu dimanche une répétition très larmoyante."  "3 Février. ...Les Spectateurs en ont été très satisfaits. Ce qu'il y a de plus grand à la Cour & à la Ville y a assisté. Plusieurs Ministres y étoient, entr'autres M. le Comte de St. Florentin, qui a été sollicité très vivement pour en permettre la représentation sur le Théâtre de la Comédie Françoise...." (Bachaumont, III, 294) "8 Février. L'Honnête criminel ne sera pas joué..." (ibid. 299)
--(La Sorcière par hasard, Framéry, 1768) 
Villers-Cotterêts (duc d'Orléans) 
--"Ruse inutile, (la) Comédie en un Acte, en vers, par M. Rousseau de Toulouse, aux François, 1749.  Elle avoit été jouée auparavant à Villers-Cotteret, chez M. le Duc d'Orléans, alors Duc de Chartres." (Dictionnaire dramatique, II, 149) 
--Marianne ou l'orpheline, réécriture du roman de Marivaux par Mme de Montesson, représentée pour lapremière fois en 1766 : «La pièce de Mme de Montesson ouvre sa carrière dramatique. La première représentation privée a lieu en 1766 ;a Villers-Cotterêts dans la prériode de conquête amoureuse....» (Plagnol-Diéval, 2002, p. 212)
-- (chez Madame de Montesson – “L'Ile sonante[de Collé], chez Mme de Montesson, selon Brenner, 1767) "...jouée à Villers-Cotterets chez le duc d'Orléans..." (Alméras, p. 38) 
Vincennes, château de? 
 (voir Clarétie, p. 11 – sous Louis XIV) 
Vingt, "Société des à Berlin. Vingt dames de Berlin, prises, en grande partie, à ce que nous croyons, parmi la colonie française formée des réfugiés protestants que la révocation de l'Edit de Nantes rejeta à l'étranger, formèrent une société qui tira son titre du nombre fixé et arrêté de ses membres féminins. (...) Leurs noms, au moins pour douze d'entr'elles, nous ont été conservés à la tête de l'épître dédicatoire des Comédies nouvelles par M. le baron de Bielfeld." (Dinaux, II, p. 286-287).
Vitry, en société (L'Oracle de Vitry et des théâtres, de Lieudé De Sepmanville, C. A., 1759) 
("Fête de Minerve, (la) ou le Temple de l'Amitié, Piece en un Acte, en vers, mêlée d'Ariettes, par M. Lieudé, représentée sur un Théâtre de société [également à Vitry??] en 1750." -- Dictionnaire dramatique, II, 383) 
Voltaire – voir Bélébat, Fontaine-Martel, rue Traversière, Anet, Cirey, Tourney, Electeur Palatin, Ferney, Tugny
Visite de Casanova chez Voltaire :
«— Vous suivez donc dans la théorie de votre vers toutes nos
     règles?
     — Toutes, malgré la difficulté; car presque toutes nos paroles
     finissent par une syllabe brève.
     — Et quel effet votre nouveau mètre a-t-il fait?
     — Il n'a pas plu, parce que personne n'a su réciter mes vers; mais
     quand je les débitais moi-même dans nos coteries je triomphais.
     — Vous souvenez-vous de quelque morceau de votre
     Rhadamiste
     — Tant qu'il vous plaira.
     Je lui alors récité la même scène que j'avais récitée à Crébillon en
     vers blancs, dix ans avant ce temps-là, et il me parut frappé. Il me
     dit qu'on n'apercevait pas la difficulté, et c'était le plus grand
     compliment qu'il pouvait me faire. Il me récita à son tour un
     morceau de son Tancrède, qu'il n'avait pas encore publié, je crois,
     et que dans la suite on trouva à juste titre un chef-d'œuvre.»
(Giacomo Casanova de Seingalt, Histoire de ma vie)http://www.snl.ch/d/fuehr/expvirt/etinhelv/casanov2.htm
Voré,château de. Dans le Perche. Propriéataire, Louis Fagon (1680 - 1744), qui l'acquiert in 1719.
 

La Comédie burlesque
(J-B Oudry)
  • «Acheté en 1719 au marquis de Javerlhac, qui lui-même l'avait acheté cinq ans plus tôt aux Villeray de Riant, maîtres des lieux depuis la fin du XVIe siêcle» (Musée du Louvre, Le tableau du mois no. 100, "Les Divertissements champêtres de Jean-Baptiste Oudry)
  • «Les fêtes champêtres à Voré. 'Quoique M. Oudry fût ennemi des grandes dissipations, il étoit cependant très-gai dans la la société, quand il faisoit tant que de s'y livrer. Lorsque M.Fagon l'amenoit à sa terre de Vauré, il savoit, par des impromptus et des fêtes presque sans sans apprêt, distraire la compagnie de ces amusements périodiques qui n'entraînaient avec eux que trop souvent l'ennui. Il disposoit des salles, tantôt dans les bois, tantôt dans les bosquets de Vauré, qu'il ornoit de pampres et de fleurs. Il le faisoit avec tant d'intelligence que l'art sembloit n'y avoir aucune part. On y donnoit des concerts, des bals, des collations; on y représentoit même de petites comédies, et M. Oudry, qui jouoit passablement de la guitare, s'y chargeoit ordinairement d'un rôle burlesque [C'étoit le rôle de Pierrot] dans lequel il pouvoit faire unsage de cet instrument. (L. Gougenot, Vie de M. Oudry, 1761
  • «La scène la plus curieuse à laquelle on a donné le titre moderne de Comédie burlesque, porte les armoiries des Fagon.... Les préparatifs du spectacle s'achèvent (le tapis est à moitié déroulé).»
  • Le domaine est plus connu aujourd'hui pour avoir été, depuis 1749, la propriété du philosophe Helvétius, ancêtre des propriétaires actuels.(Musée du Louvre, Le tableau du mois ne. 100, "Les Divertissements champêtres de Jean-Baptiste Oudry)
A - B - C - D - E - F - G -H - I - J - K -L -M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y -Z
Bibliographie
            page mise à jour le 16 août 2004