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| Abancourt, M. d', (voir
Villemain)
Albaret, chez le comte d' (concerts) (Ordre des Lanturlus) "...le comte d'Albaret, 'amateur forcené', logeait chez lui huit ou dix musiciens, et donnait le dimanche matin un concert." (Hellegouqrc'h, p. 448) Fête des Lanturlus le 17 mai 1779 pour le rétablissement de la santé de leur "reine" la marquise de Ferté-Imbault: "La reine des Lanturelus (sic) ayant eu la rougeole et s'en étant bien tirée, ses sujets voulurent célébrer sa convalescence. On lui dit qu'il fallait venir un lundi, 17 mai, à cinq heures, chez le comte d'Albaret où il y aurait un concert. (...) En arrivant dans la cour, elle fut surprise de voir au bas de l'escalier Mgr. le nonce et tous ses chevaliers superbement vêtus et leur ordre sur l'habit.(...) On lui mit une couronne sur la tête, et dès ce moment elle a été autorisée à prendre le titre de Reine, n'ayant eu jusques-là que celui de Grande-Maîtresse des Lanturelus. (...) Après ce charmant spectacle, le comte d'Albaret et Mademoiselle Le Clerc (favorite de la reine), jouèrent un acte d'opéra-comique qui fut exécuté à ravir." (Dinaux, I, p. 440-442). Amateurs, concert des.
Bibliographie Bagatelle, théâtres. de
Acheté par le Régent en septembre 1717 Hérité par son petit-fils, Louis le Gros, en 1752, à la mort de son père. “[Louis], qui se plaisait à Bagnolet, y inaugura en 1761 le petit théâtre” (A la recherche des châteaux disparus, p. 101) (Philémon et Baucis, de Sedaine, 1766) Le duc d'Orléans en avait un [théâtre] dans la maison de Bagnolet, fameux par les pièces nouvelles et même un peu licencieuses qu'on y donnait. On y joua pour la première fois, en 1762, la Partie de chasse de Henri IV [voir Collé]. Le duc d'Orléans y remplissait le rôle de fermier, et Grandval, acteur des Français, celui de Henri IV." (Dulaure, III, p. 469). "Le 11 Juillet 1762. On a représenté, il y a quelques jours, à Bagnolet, chez M. le Duc d'Orléans, une Piece en deux actes, de Collet, si connu par les Amphigouris. Elle a pour titre: Le Roi & le Meûnier (c'est Henri IV). Ce petit Drame a eu le plus grand succès, & le mérite, par la naïveté qui y regne. M. le Duc d'Orléans jouoit un des principaux rôles (le Meûnier.) Grandval faisoit Henri IV." (Bachaumont, I, 117). "Les troupes de Bagnolet et de Berny se réunirent un jour pour jouer ensemble une même parade sur le théâtres de Berny; Mademoiselle Gaussin était engagée dans les deux troupes pour jouer les Cassandre et les Gilles niais; on ouvrit le spectacle par une parade de Laujon intitulée: Zisabelle, commissaire et bouffon zitalien." (Dinaux, I, p. 84) "2 Juillet [1767]. M. de Collé vient de recueillir ses différentes pieces de théâtre; sous le titre de Théâtre de Société. (...) Il arrive un autre volume pour l'année prochaine. (...) [La pièce Le Galant Escroc] "est précédée des Adieux de la Parade dans la Société; (c'est-à-dire à Bagnolet,) pour laquelle ces Drames ont été composés. On avoit représenté quelques parades: on s'en dégoûta bien vîte; ce qui donna lieu à ces Adieux." (Bachaumont, III, 198) Le Pavillon de l’Ermitage faisait partie du domaine, mais ce dernier a été morcellé en 1769. Barrière-Blanche “Cette appellation servait à indiquer non seulement la barrière qui se trouvait rue Saint-Lazare, mais aussi les rues même du quartier telles que la rue Blanche, rue Saint-Lazare et même des Martyrs qui s’en trouvait pourtant assez éloignée.” (Capon, 1902, p. 57) (voir r. de Clichy, -- Grammont, Popelinière, Richelieu r. Blanche, "Tout en haut de la rue de Clichy, au lieu dit: les Portes-Blanches, hors Paris, le fermier général Gaillard de la Bouxière possédait une petite-maison. Un palais, plutôt. C'était l'ancienne propriété de son collègue Le Riche de la Poupelinière, lequel, cocufié par son voisin et ami, le maréchal duc de Richelieu, n'avait plus voulu d'une proximité qui lui rappelait des souvenirs désagréables. En 1749, il avait vendu à La Bouxière la maison et le jardin, qui étaient coquets, sans plus. La Bouxière, ayant tout mis à ras, les murs et les arbres, chargeait l'architecte du Roi de replanter, de rebâtir; et Charpentier faisait du «pavillon» de la rue de Clichy une merveille d'architecture, que les spécialistes citaient dans leurs manuels." (Capon, Mlle Deschamps, p. 111-112). rue Royale, Beaubourg, théâtre de la rue (voir Le Kain) “Ses débuts «en bourgeoisie» eurent lieu le 27 décembre 1747 sur un théâtre situé rue Beaubourg et construit dans la «même chambre» où mourut Boindin [mort le 30 novembre 1751]. Le spectacle, fort copieux, se composait du Cid, de La Mort de César et du Procureur arbitre; les rôles tenus par Le Kain étaient ceux de Don Diègue, de Brutus et de Pirante.” (Olivier, Le Kain, p. 8) Beauharnais, château de Fanny de, en Poitou Beauharnais, résidence de Fanny de [Mme Marie-Françoise (Fanny), comtesse de Mouchard] (avait-elle un hôtel particulier à Paris?) Où est-ce qu’on a joué ses pièces La Haine par amour et le Rosier parlant? (1773) Beaujolais, chez le comte de (Le Moulin, vaudeville anonyme, 24 janv. 1785) [BHVP NA ms 229 Beaumont, société du château de (1733-1756) Idée attribuée à Jean-Henri Marchand, avocat à Paris, et "...ce qu'on appelle un plaisant de société. Ce facétieux personnage allait passer ses vacances de chaque année au château de Beaumont où se réunissait une aimable société, composée de nobles dames et de cavaliers dont malheureusement l'auteur, trop discret, ne désigne les personnes que par les initiales de leur nom. Les annales de la société Compérico-Tontinaire comprennent une période de vingt-quatre années environ qui commencenent à 1733 et finissent à 1756. Le titre bizarre de Compérico-Tontinaire se compose de deux mots inventés par Marchand, et qu'il faut expliquer. L'auteur des vers et pièces [de théâtre?] de ce recueil burlesque était habituellement logé au château de Beaumont, dans une chambre que l'on avait coutume de désigner sous le nom d'hôtel compère : c'est là qu'il couchait sur le papier les couplets, les madrigaux, les sonnets et les satires dont il puisait les inspirations dans les conversation des hôtes du château. (...) On y voit même La Tontinade, ou l'Apothéose du Tontin, tragédie, qui eut sans doute les honneurs de la représentation sur le théâtre particulier du château de Beaumont. Au reste, Le Sage, l'illustre auteur de Gil-Blas, avait aussi composé La Tontine, comédie en un acte et en prose, représentée au Théâtre Français le 20 février 1732, quoique reçue par les comédiens dès l'an 1708.... // Les deux volumes d'Annales Compérico-Tontinaires se composent principalement de chansons et de relations des fêtes célébrées pendant les vacances d'automne qui rassemblaient tant de beau monde dans le noble manoir de Beaumont. L'auteur principal du recueil, le chansonnier-avocat nommé plus haut, y inséra, dans les vacances de 1734, le Procès Gaudriolique, comédie en un acte, facétie dramatique aussi parfaitement inconnue jusqu'ici que la tragédie dont nous venons de parler. (...) // Mais quel est donc le château de Beaumont dont les échos répétèrent les gais refrans de Marchand? Il y a en France plus de vingt localités qui portent ce nom. Nous laisserons cette question de lieu indécise...." (Dinaux, I, p. 76-80) Beauvau, chez la princesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) Bélébat, château de (La Fête de Bélébat, de Voltaire, 1725) Belle-Chasse, voir Genlis, Mme de Théâtre en plein air (??) monté pour l'éducation des charges de Mme de Genlis. Bellegarde, Hôtel de, à Chambéry (Les Amours magiques, Pavy, Antoine, janvier 1736) Belle-Isle, Hôtel de (Le Temple des chimères, Hénault, avant 1758?) Bellevue, château de (construit entre 1748-1750, d’après desseins par J.-A. Gabriel. (1750-1757; Mme de Pompadour) (Anonyme, L'Amour architecte, 27 janvier 1751) "Le 23 février [1751], jour du mardi gras, on joua à Bellevue, l'acte de Pourceaugnac, mis en musique par Lully, et les Trois Cousines, suivies d'un ballet pantomime de la composition de Deshesses. " (Collé, Journal et mémoires, I, p. 291) (1757-1774; Louis XV) (1774- ; filles de Louis XV) Belloy (voir Saint-Domingue, Ermitage) Bel-Oeil, château de (Les Amusements du héros, La Porte, 1749; Colette et Lucas, Prince de Ligne, 30 juillet 1779 NB de nombreuses allusions à Ligne) “Le domaine de Beloeil non loin de Tournai, le "Versailles belge" vaut incontestablement le détour :” http://princechjdeligne.virtualave.net/12.htm Benoît, Madame "La Supercherie réciproque, Comédie en deux Actes, en prose..., 1768" (jouée en société??) (Dictionnaire dramatique, II, 473) Triomphe de la probité, 1768 (ibid., 479) Bernard, Samuel, (né le 28 novembre 1651, mort à Paris le 18 janvier 1739) à Paris, place des Victoires. “C’était dans la maison de Bernard que j’avais débuté [vers 1712], une / maison de jeu et de bonne chère et le rendez-vous de la meilleure compagnie. Le comte de Verdun y était en grande considération; ... On y trouvait M. le cardinal de Rohan, le prince de Rohan, son frère, Le Bordage, Mme de Montbazon .../ des Forts,... Mme Turgot, M. d’Aumont, Mme Martel [voir Fontaine-Martel]...” (Hénault) --voir aussi sa “folie” à Passy Bercy, (“Discrètes, champêtres, raffinées, elles [les “Folies”] émaillèrent à la fin du règne de Louis XIV les pentes de Bercy et d’Auteuil, mais aussi les plaines des Porcherons” – Campon, p. 9) “Bercy fort à la mode vers la fin du règne de Louis XIV pour sa situation au bord de la Seine compta nombre de petites maisons” (Capon, 1902, p. 4). "D'est en ouest, du château de Bercy jusqu'au port de la Rapée, on comptait ainsi une dizaine de domaines au XVIIIe siècle." (Le Quartier Bercy... p. 20-21)
--vers 1640, transformation du château par François Mansart --(1653-1671, propriété du diplomate/ministre d’État, Hugues de Lionne “donna de somptueuses fêtes à Berny, jusqu’à sa mort en 1671” (p. 118)
http://www.courrier-picard.com/cp-internet/chateau/ChaBerta.htm Bertin (rue Basse, à Passy) deuxième maison de Bertin dans la rue Basse “Toutefois, M. Bertin, qui pratiquait la polygamie avait loué une autre petite maison, sise dans la même rue Basse au 19, où avec la dame Laruette et plus tard Mlle Contat, il se dédommagea des fêtes magnifiques données dans son hôtel, devenu plutôt maison de plaisance officielle, car on y recevait l’archevêque d’Arles, celui de Toulouse, les évêques de Montpelier, de Coutances, de Dijon, de Soissons, de Chartres, l’abbé de Turay représentant le clergé; le prince de Soubise, les ducs de Chartres, de la Trémoille et de Tresmes, en un mot l’assemblage le plus complet de libertins lesquels étant réunis, il fallait cependant conserver quelque pudeur.” (Capon, 1902, p. 130) Bezenval, chez le baron de, à Paris (L'Ami du mari ou les perfidies à la mode, de Barthe, 1er mars 1785) Bobelins, confrérie des (voir Spa) Bombarde, théâtre de M. de, joué dans la société de Morville Bordeau-de-Vigny, Société dramatique de (aux environs de 1785) "La princesse de Guemené se laissa aller au courant du jour ["manie de la comédie de société"]. Elle fit construire un théâtre au Bordeau-de-Vigny, château situé près de Pontoise, et y fit jouer la comédie, dont elle régalait son mari qui prenait bien d'autres divertissements, et qui les payait fort cher, ... // On jouait encore au Bordeau-de -Vigny à la fin de 1785, dans le moment même de la scandaleuse affaire du collier, qui compromettait tant le cardinal de Rohan, frère du prince de Guemené...." (Dinaux, I. p. 120). Bordeaux, théâtres de société à
“Elle se détacha peu à peu du Prince [de Conty]... mais elle n’eut pas le courage d’aller jusqu’au bout de l’oblation. Elle resta au Temple; elle y conserva son hôtel et son jardin anglais, la merveille de l’Enclos.” (Vie privée, p. 224) “Conty disparu (1776), elle se retira dans une jolie maison qu’elle possédait à Auteuil....” (Vie privée, p. 226) BOUILLÉ, Mlle Madeleine Elle est l’auteur de Repsima, tragédie domestique, jouée en société en 1767. Chez elle ou ailleurs? Bouillon, duc de (voir château de Navarre) le fils qu’il a eu de Marie de Verrières appelé chevalier de Beaumont. Boulevards-Neufs, théâtre des "Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs... " (Dulaure, IV, p. 53) Bourbon, chez la duchesse de (le duc du même nom = Hôtel de Tresme) (le 26 juillet 1732, on joue Les Abdérites de Moncrif chez elle) (Clarétie, p. 19, évoque des représentations chez la duchesse de Bourbon) Olah précise qu'elle avait une résidence à Chantilly (p. ?) Boussy-Saint-Antoine, château de (L'Impromptu de Boussy, Laus de Boissy, 1768) Bout-du-banc, société du (1733) (voir Mlle Quinault, Caylus, ) "Aimable société qui se réunissait chez Mlle Quinault, la cadette, actrice célèbre et spirituelle du XVIIIe siècle; c'était une sorte de société littéraire et culinaire tout à la fois." (Dinaux, I, p. 121-122) Boutin, la Folie , rue de Clichy “Dans la ... rue de Clichy, presqu’en face le cabaret Magny se trouvait un immense terrain traversé aujourd’hui par la rue de Londres, acheté par M. Boutin, trésorier de la marine, qui eut l’idée de faire sur ce vaste emplacement un jardin irrégulier et pittoresque dans le genre anglais. Sur la rue St-Lazare il fit construire son hôtel d’apparât et dans le parc, un petit pavillon qui donnait sur la rue de Clichy, servait à ses réunions intimes. / (...) Le grand succes de cette demeure fut surtout dans la disposition du jardin, aussi en juin 1773 ne parlait-on à la Cour et à la Ville que de jardin de M. Boutin, baptisé Tivoli.” (Capon, 1902. p. 95-96) “Le propriétaire de la Folie Boutin, devenu receveur général des finances recevait dans son pavillon de la rue de Clichy, non pas de ces demoiselles faciles, ni de ces petits maîtres débauchés si répandus sous le règne de Louis XV, mais une société choisie, lettrée, se réunissant le vendredi ce qui les fit appeler les Vendredins, Brongniart, Mme Vigée Lebrun, / l’abbé Delille, le comte de Vaudreuil, M. Lebrun, etc. faisaient partie de cette réunion aimable et légère. D’amusants soupers eurent lieu dans la petite bonbonnière de Boutin, où sans morgue et sans prétention présidait l’esprit de Mlle Quinault; où la gaîté saine exerçait son irrésistible empire lorsqu’après le repas, les assidus se promenaient à petits pas sous les allées ombreuses du parc. (Capon, 1902, p. 97-98) Bouxière, Gaillard de la (voir Barrière-Blanche) Brancas, duc de Vieux Château du Coq (“que le duc... fit transformer en 1720 pour une actrice de l’Opéra” –Hautecoeur, 340) Brancas, Hôtel de (L'Apothéose de Monsieur de Pont de Vesle, Forcalquier, Louis Bufile de Brancas, comte de, 1741) (aussi, Le Bel esprit du temps ou l'homme de bel air, 1741, attr. à Mme du Deffand, aussi à Forcalquier -- Loménie publie cette pièce en l'attribuant à Forcalquier (=comte de Brancas), p. 301-332) "CABINET VERT (LE), à l'hôtel Forcalquier. La réunion du Cabient-Vert de l'hôtel Forcalquier, eut un grand éclat au siècle dernier. C'était un cercle brillant où s'assemblaient les beaux exprits du temps. (...) Gresset y fut reçu.... On croit que ce fut au Cabinet vert qu'il emprunta les principaux traits de son Méchant...." (Dinaux, I, p. 132). Brionne, chez Madame de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) Brunoy, château de, théâtre de Monsieur, frère de Louis XVI (acheté du marquis de Brumoy, fils de Paris de Montmartel) architecte, Etienne-Louis Boullée: "On lui doit... le délicieux hôtel de Brunoy au Faubourg Saint-Honoré, dont les jardins s'étendaient jusqu'aux Champs-Elysées." (Paul Jarry, Les Vieux Hôtels de Paris, Paris, F. Contet, 1930, t. III, p. 12) "La troupe de Brunoy, que Monsieur fonda pour jouer dans son château, fut composée d'acteurs pris au Théâtre-Français, dans la société bourgeoise d'un fameux banquier, chez Madame de Villeroy ou chez la Guémard [sic, pour Guimard]; elle formait un composé hétérogène dans lequel il n'entrait personne ni de la famille du prince ni des seigneurs de sa maison. // La salle de Brumoy fut bâtie par Chalgrin, architecte de Monsieur; les fêtes d'automne de Brunoy furent censées données entre hommes, aussi y jouait-on le répertoire le plus leste qui fut connu. On appelait cela le Répertoire de la feue Reine Marie Leckzinska; en effet, malgré sa grande dévotion, cette princesse écoutait volontiers le mot grivois, les contes risqués et les chroniques scandaleuses; si l'on jouait la comédie pour elle, il fallait choisir les pièces les plus gaies.// Le premier jour on donna un spectacle solennel annoncé: c'était La Reddition de Paris, drame lyrique par Durosoy, musique de Biarchi, et dont le sujet est tiré de l'histoire d'Henri IV. Le lendemain on entra franchement dans le répertoire de la feue Reine. On aborda l'Amant statue de Desfontaines, pièce si libre qu'il fallait doubler la provision d'éventails. A l'Amant statue succéda un proverbe intitulé: A trompeur trompeur et demi, joué par Dessarts, Dugazon, Dazincourt et un mime en vogue nommé Musson. On finit par Cassandre astrologue, d'Augustin Piis, pièce commandée exprès; le spectacle fut terminé par un ballet. (...) Le dernier jour d'inauguration de ces fêtes on joua le Galant escroc, où Fleury remplit le rôle du comte de Guelphar. Le spectacle se termina par Isabelle grosse par vertu, parade fort décolletée [par Fagan]" (Dinaux, I, p. 129-130). (Anonyme, Anacréon, 5 déc. 1781) (Brenner)
Bibliographie Calotte, régiment de la (voir Le Raincy) Camille, voir Veronèse Canada, (voir aussi Montréal, Québec)"La troupe suivante à se produire au pays fut celle des Jeunes Messieurs Canadiens. Son directeur se nommait Joseph Quesnel de la Rivaudais, un capitaine de navire arraisonné en 1779 pendant qu'il transportait des armes pour l'armée américaine. Également poète et compositeur, il créa le premier opéra au Canada, Colas et Colinette, à Montréal en 1790. Dans ses expériences 'amateur de 1780 comme dans celles qui suivent l'incorporation professionnelle de la troupe comme théâtre de société en 1789, il reçut la collaboration constante des Québécois Pierre-Amable de Bonne de Missègle, Jean-Louis Foureur dit Champagne, Pierre-Louis Panet, Joseph-François Perrault et François Vassal de Monviel, mais aussi celle de Jean-Guillaume De Lisle, Louis Dulongpré, Jacques-Clément Herse et François-Roch Rolland qui, comme lui, étaient d'origine étrangère." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html Caraman, chez Madame de (La Table enchantée, de Nivernois, Louis-Jule Mancini Mazarini, duc de, 3 octobre 1778) (aussi Antigone, par Mme de Caraman, chez elle en 1778) Carmontelle, Louis Carrogis (1717- ) voir Guimard "Cette salle [voir Chaussée d'Antin, chez Mlle Guimard] était le rendez-vous ordinaire des courtisanes les plus recherchées et des hommes frivoles et aimables. On y jouait quelquefois des pièces faites exprès pour ce théâtre. Les acteurs et les actrices étaient la demoiselle Guimard et ses camarades de l'Opéra. Le sieur Laborde, premier valet de chambre du roi, se chargeait de diriger les spectacles que donnait la demoiselle Guimard. C'est pour eux que Collé composa les pièces contenues dans son Théâtre de société, et Carmontelle ses proverbes dramatiques." (Dulaure, III, p. 470). Carpentras, Le Début des comédiens à Carpentras, Comédie jouée (en société??), 1755 (Dictionnaire dramatique, II, 348) CARRELET DE MARRON, Mme Marie-Anne Elle est l’auteur de La Comtesse de Fayel, 1770, tragédie de société. Jouée chez elle? Cassini, th. de Mme de (on situe des représentations chez elle vers 1772) Casino de Paris (voir Folie Richelieu) Castres (jardins de Le Nôtre) Castries, hôtel de (propriété du Marquis de Castries en 1708) http://www.fonction-publique.gouv.fr/leministere/lhoteldecastries/castries.htm Castries (jardins de Le Nôtre) Caveau (1729-1739) voir Gallet, Pannard, Crébillon fils, Piron, Collé, Fuzelier, Saurin, Sallé, Duclos, Gentil-Bernard, Labruère, Moncrif, Helvétius, Rameau et le peintre Boucher... Société qui se réunissait le premier dimanche de chaque mois dans le cabaret de Landel, situé au carrefour de Buci. Caylus, maison du comte de ("Lazzis" en 1732) - voir Chaillot -voir Lazzistes (1731-1732) -voir Morville (vers 1739) -Bout-du-banc (1733- ) Académie de ces Dames et ces Messieurs (1739-1776)
"...invention du comte de Caylus, d'accord avec de jeunes nobles et quelques joyeux écrivains, qui s'amusèrent dans leurs réunions à parodier les académies savantes par des oeuvres facétieuses." (Dinaux, I, p. 4). Voir les Etrennes de la Saint-Jean, vol. II, Les Ecosseusses, ou les oeufs de Pasques; suivis de l'histoire du Porteur d'Eau, ou les Amours de la Ravaudeuse, comédie... (Dinaux, I, p. 5)Chabanon "Éponine, Tragédie, par M. Chabanon, 1762. Jamais aucune Piece de Théâtre n'avoit été plus lue dans les sociétés; & plus unanimement louée, par tous ceux qui en avoient entendu la lecture." (Dictionnaire dramatique, I, 309) Chaillot
Chamfort, "Fanny, Comédie mêlée d'Ariettes, par M. de Champfort, Musique de M. de la Borde, jouée en société, 1765" (Dictionnaire dramatique, II, 376) Champs, château de (Champs-sur-Marne) http://columbusphotos.free.fr/books/archi/champs/index.htm Histoire de Champs http://centaurien.free.fr/champs/chateau.html Champs de Bataille (jardins de Le Nôtre) en Normandie http://perso.wanadoo.fr/j2.jaeger/batail.html Chantilly château de
Charonne, chez Camus de Mézières, architecte du roi "SOCIÉTÉ DRAMATIQUE . 1770-1781.M. La Camus de Mézières... était l'âme d'une société qui se réunissait à la campagne, à Charonne près de Paris, et qui jouait la comédie sur un théâtre de société, fondé par la famille Le Camus. // On y représenta en 1770 et 1771: 1. Les Plaisirs innocents, pièce en un acte et en prose; 2. les Suisses reconnaissants, drame en un acte et en prose; 3. les Dragons de Charonne, pièce en une acte et en prose avec vaudevilles, 1770; 4. les Laitières de Bagnolet, pièce en un acte et en prose avec vaudevilles, 1771.(...) // Ces quatre pièces sont dûes à M. Le Camus de Mézières...; on peut encore admettre avec quelque raison dans le répertoire du théâtre de société de Charonne, l'Amour et l'Amitié, comédie allégorique en prose et en vers, 1763, in-8, par Antoine Le Camus [mort en 1772], médecin célèbre, frère du précédent.... // Louis-Florent Le Camus, marchand de fer à Paris, le plus jeune des trois frères, a aussi pu fournir sa côte-part aux plaisirs de Charonne; on lui doit la Bergère, fragment d'une pastorale, 1769, in-12, qui paraît avoir eu pour destinée de naître et de mourir sur un théâtre de société." (Dinaux, I. p. 155-156). Châtelet, marquise du (voir Cirey, Voltaire) "elle habita plusieurs années [31 mars 1739-1744 --L'Ile Saint-Louis..., p. 103-104] l'hôtel de Lambert au 2, rue Saint-Louis-en-l'Île, à Paris. Cette luxueuse demeure de l'Île Saint-Louis fut plus tard le site du salon de Madame Dupin." http://www.aei.ca/~anbou/emilie.html Châtelus, M. le chevalier de (voir Chevrette) Châtenay, résidence de (Malézieu) "C'est à Châtenay, à deux pas de Sceaux, que s'ouvre la série des jeux dits de Sceaux, qui furent imaginés par Malézieu dans le but de distraire, de fêter et d'aduler sa jeune et noble conquête. Ils s'y succédèrent jusqu'à ce que le château de Sceaux, acheté par le duc du Maine après la mort de marquis de Seignelay [année?], fut jugé suffisamment prêt à recevoir ses nouveaux propriétaires." (Voillier, p. 97) (...) Le "théâtre avait été dressé dans les jardins et occupait le fond d'une vaste tente sous laquelle prirent place plus de trois cents invités." (Voillier, p. 99) Représentation de la comédie-ballet de Malezieu, "La Tarentolle, pièce burlesque inspirée de Molière" (ibid. 100) "...Genest fait la description d'un théâtre «de vingt-cinq pieds en quarré, dont les coulisses étaient fermées par des branchages entrelacés avecbeaucoup de symétrie. Le haut de ce théâtre était cintré de verdure et de festons. Le fond en était magnifiquement tapissé, et le devant présentait un très grand portique de verdure avec deux moindres qui l'accompagnaient de chaque côté, au travers desquels suivant les règles de la perspective. Au-devant de ce Théâtre était un Orquestre avec des gradins de part et d'autre, le tout couvert de verdure comme le reste, où l'on trouva l'élite des Musiciens du Roi au nombre de trente-cinq et M. Matho à leur tête.»" (Voillier, p. 99) Chaulnes, chez le duc de Chaussée d'Antin, "...d'abord quartier Gaillon, à cause du voisinage de la porte de ce nom. (...) QUARTIER DE LA CHAUSSÉE-D'ANTIN, situé au nord-ouest du boulevard des Italiens, entre ce boulevard et le boulevard extérieur.(...) Ce vaste espace était anciennement rempli par des champs en culture, des jardins et des maisons de campagne; par le village des Porcherons; le château du Coq, dit aussi château des Porcherons; par une ferme nommée Grange-Batelière; une petite chapelle dite de Saint-Anne; une chapelle de Notre-Dame-de-Lorette; une voirie, le cimetière de Saint-Eustache, et par quelques habitations particulières." (Dulaure, III, p. 472) Ces théâtres...
Chenonceaux, voir Mme Dupin Chevalier-du-Guet, Place du, résidence parisienne de Gueullette(1709-1733) (Gueullette, L'Amour précepteur, Représenté chez l'auteur 1725-- cf. Brenner) (Gueullette, L'Horoscope accompli, Représenté chez l'auteur 1726 -- cf. Brenner) Chevallier, résidence (rue St. Thomas du Louvre?) Chevrette, (voir Mme d’Épinay) "château de la Chevrette, située à deux pas de l'Ermitage" http://www.aei.ca/~anbou/epinay.html
(Roméo et Juliette, de Chastellux, Chevalier Jean-François de, novembre 1770) Chilly-Mazarin, château de (vers 1627-1804) “Le mariage, en 1747, de Louise-Jeanne de Durfort-Duras, duchesse de Mazarin, héritière du domaine, avec Louis-Marie, duc d’Aumont, fut l’occasion d’importants travaux d’embellissement du château qui devint un lieu privilégié pour les fêtes auxquelles assistèrent Louis XV, Mesdames et la Cour.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 128) (A Chilly chez la duchesse de Mazarin – Clarétie, p. 19, évoque une représentation de la Partie de chasse de Henri IV, de Collé) Chilly, chez la duchesse de Mazarin (Hylas et Sylvie, Rochon De Chabannes, 7 novembre 1768) “En septembre 1770, la duchesse de Mazarin y célébra l’union du Dauphin Louis et de Marie-Antoinette en donnant un somptueux souper accompagné d’une kermesse dont la Gazette de France et le Mercure se firent l’écho” (A la recherche des châteaux disparus, p.128) Choiseul, chez la duchesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) Choisy, théâtres à
"[Joseph] avoit été représentée cinq fois en 1706 au Château de Clagny, près de Versailles. Mde. la Duchesse du Maine y joua le rôle d'Azaneth, femme de Joseph, qui est le seul personnage de femme qui soit dans cette Tragédie. Le célèbre Baron faisoit Joseph; M. de Malézieu, le pere, représentoit Juda; son fils ainée, Ruben; son cadet, Benjamin; le Marquis de Roquelaure, Siméon; le Marquis de Gondrin, Pharaon, &c." (Dictionnaire dramatique, I, 483) "Il lui [à la duchesse du Maine] faut un public de plus en plus
nombreux, et au cours des hivers 1706, 1707 et 1708, ce sera dans son château
de Clagny, à la porte même de Versailles, qu'elle donnera
ses représentations où se rendra toute la Cour.
“Cette mesure rigoureuse ne fut maintenue que quelques semaines. Dès
les premiers jours de février 1750, nos jeunes gens étaient
autorisés à rouvrir les portes de leur théâtre.
Le principal mérite de ce ‘coup d’état’ revenait à
l’abbé de Chauvelin, prêtre janséniste, qui adorait
l’art dramatique et avait pris en main la cause des comédiens
persecutés. Non content d’avoir fait lever l’interdiction qui pesait
sur eux, il voulut encore leur fournir l’occasion de se distinguer. Il
offrit à la troupe de Jabac de représenter Le Mauvais
Riche, comédie d’Arnaud Baculard, qui, pour n’être pas
un chef-d’oeuvre, avait du moins le mérite de l’inédit. Sa
proposition fut acceptée avec enthousiasme et l’on se hâta
de commencer les études de l’ouvrage. Le Kain dirigea lui-même
les répétitions et, ...prit fort au sérieux son rôle
de régisseur. (Olivier, Le Kain, p. 12)
Collé, Charles (voir M. de Meulan, duc d'Orléans, Bagnolet, Étiolles, Berny, Saint-Cloud, comte de Clermont, Mlle Guimard, Mme de Meaux, Chilly, hôtel Mazarin, Villers-Cotterets, chez Préville..., Menus-Plaisirs, Grignon, Anspach, Senlis, Ermitage du duc de Croy) Cocatrix, 1731 "généralement jouée dans les théâtres de société, précédée d'un prologue les Vendanges de la Folie, avec Ce que Dieu garde est bien gardé, que précédait également un prologue, Madame Prologue" (Alméras, p. 36) "Partie de chasse d'Henri IV, (la) Comédie en trois Actes, en prose, par M. Collé, 1766. Cette Piece n'a point été représentée sur les Théâtres publics de Paris; mais elle l'a été dans toutes les villes de province. On la joue aussi dans toutes les sociétés de la Capitale, & dans toutes les maisons de campagne des environs. Il y a peu d'exemples d'une pareille réussite..." (Dictionnaire dramatique, II, 39). "3 Juin 1766. Le succès qu'ont eu dans différentes sociétés particulieres les représentations de Henri IV, ou la Partie de chasse, de M. Collé, & tout recemment les applaudissemens que ce Drame a reçu aux Menus, ont donné au public la plus grande envie de le voir. En conséquence il y a de grands mouvemens à la cour, pour obtenir cette permission, qui souffre beaucoup de difficultés. Comme ce sont les Comédiens François qui ont exécuté cette Comédie à l'hôtel des Menus, ils seroient à même de nous en régaler sur le champ...." (Bachaumont, III, 37) "24 Mars 1767. La Partie de Chasse de Henri IV, que la délicatesse de nos Ministres n'a pas voulu admettre sur notre Théâtre, se joue non-seulement dans les Provinces, mais même dans les étrangers: on vient de jouer cette Piece à Bruxelles, où elle a eu beaucoup d'applaudissemens." (Bachaumont, III, 162) Débuts du règne de Louis XVI: "28 Janvier [1775]."Toute la cour a été en l'air pour le bal de la Reine, lundi dernier. S.M. ayant désiré qu'on y vînt en habit du costhume suivi dans la Partie de Chasse de Henri IV, les Seigneurs se sont empressés de s'y mettre; Monsieur, M. le comte d'Artois, M. le Duc de Chartres, ils se sont trouvés 37 en pareils habillemens. Les femmes étoient en pareil nombre, habillées ainsi que Marie de Médicis." (Bachaumont, VII, p. 271). "Cette salle [voir Chaussée d'Antin, chez Mlle Guimard] était le rendez-vous ordinaire des courtisanes les plus recherchées et des hommes frivoles et aimables. On y jouait quelquefois des pièces faites exprès pour ce théâtre. Les acteurs et les actrices étaient la demoiselle Guimard et ses camarades de l'Opéra. Le sieur Laborde, premier valet de chambre du roi, se chargeait de diriger les spectacles que donnait la demoiselle Guimard. C'est pour eux que Collé composa les pièces contenues dans son Théâtre de société, et Carmontelle ses proverbes dramatiques." (Dulaure, III, p. 470). Commercy, château de (Apothéose de la maison de Lorraine, de Callot, 1744) Compiègne, château de (Mort de Bucéphale, P. Rousseau, 1748; Bouquet et La Fête à l’impromptu, D’Orvigny, 1774) Comteney, château de (Impromptu, 1767) Concert interrompu, (le), Comédie en un Acte, jouée en société, 1767. (voir Moline) (Dictionnaire dramatique, II, 343) Condamine – voir La Condamine Condé, voir Chantilly, SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DU PRINCE DE CONDÉ, à Senlis “La princesse de Monaco vivait chez le prince de Condé.” (Maugras, p. 21, note 1.) Congé de sémestre, (le) "Comédie en un Acte, en prose, mêlée de Vaudevilles, avec un Divertissement grivois,... jouée en société, 1769." (voir Taconet) (Dictionnaire dramatique, II, 343) Congo, la cour du “Oui, j’irais tout de go De Paris à Congo” (chanson impromptu de Piron, dans Histoire et recueil des Lazzis, p. 78) (“Une dernière production ... est un ‘proverbe’ de Mérard de Saint-Just, dont voici le titre un peu long: «Oeuvres de la Marquise de Palmarèze. L’Esprit des moeurs du XVIIIe siècle ou la Petite Maison, proverbe en 2 actes et en prose, Traduit du Congo’. Il fut représenté à la cour du Congo et il devait l’être en 1776 le jeudi de la première semaine de Carême sur le théâtre de Mlle Guimard, s’il faut croire le manuscrit trouvé à la Bastille, le 15 juillet de 1789, IIIe édition.» Primitivement ce proverbe devait s’appeler: La Folle Journée. Mais l’auteur appréhenda d’être confondu avec Beaumarchais et il modifia son enseigne.” (Capon, 1902, p. xi) Contat, Mlle Conti, Princes de (voir Versailles, Isle-Adam, Temple, Stors et Issy, etc.) “Le Prince de Conty [François-Louis de Bourbon, 1717-1776] fut grand terrien et grand bâtisseur. Héritier de biens-fonds un peu dispersés, il s’assigna comme tâche l’agrandissement progressif, par des acquisitions, par des échanges répétés, du principal de ces domaines (...) C’est que L’Isle-Adam était, pour le Prince, la terre des ancêtres par excellence. Tous ses autres biens: les hôtels de Conty à Paris, à Versailles, à Fontainebleau, les châteaux d’Issy près Paris, d’Ivry et de Garenne en Normandie, le duché de Mercoeur, les domaines de Trye, de Beauchamps, etc. n’étaient venus que successivement grossir la chevance familiale.” (Capon & Yve-P, Vie privée du Prince de C., p. 137) --Nommé Grand Prieur de France dans l'ordre des Chevaliers hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, le 16 avril 1749. S'installe au Temple. --“Madame de Boufflers [vivait] chez le prince de Conti” (Maugras, p. 21, note 1) "Le 11 Avril 1762. Mlle Neissel & Audinot quittent le spectacle de la Comédie Italienne, & passent au service du Prince de Conti. Il y a eu une grande jalousie contre la premiere, de la part de Mesdames Favart & Villette (voir Richelieu). Elle n'a pu tenir contre leurs cabales." (Bachaumont, I, 71). (Les Noces d'Isabelle, de Pont de Veyle, 1766; Les Mariages samnites, de Légier, Pierre, 1767; Norac et Javolci, de Marsollier Des Vivetières, Benoît-Joseph, 1771) Coppet (Mme de Stael) (voir La Bibliothèque, "L'ancienne "grande gallerie", dans laquelle Mme de Staël donnait ses célèbres représentations théâtrales [dates?], a été transformée en bibliothèque vers 1818 par son fils.") http://www.swisscastles.ch/vaud/coppet/covisiteguidee.html Coq, Vieux Château du – voir Brancas, Porcherons Corberon-Campdeville, chez (chez l’auteur - La Vérité dans le vin, 1785) Coulombières Divertissement repr. à Coulombières, 22 juillet 1779, pour la société du duc de Laval? [BHVP FG ms 577 Courances (résidence avec jardins de Le Nôtre) Cour-Neuve, château de (L’Officier du gobelet, de Carmontelle, 1770) La Fête de Saint Pierre, Quétant, 1771 "Sous le règne pacifique et galant de Louis XV on créa des théâtres particuliers. (...) C'est principalement de ces sociétés et de leurs oeuvres que nous avons à nous occuper.... // Parmi elles il faut compter la société dramatique du château de la Cour-Neuve, installée dans la belle demeure de M. de la Garde, maître des requêtes, frère du fermier-général de ce nom, sous la direction du poète Quétant. La Cour-Neuve était un château, situé à deux lieux de Paris, entre Saint-Denis, Pierre-fite et le Bourget, où la famille de M. de la Garde avait coutume de solenniser tous les ans, les fêtes de la Saint-Pierre et de la Sainte-Anne, patron et patronne des maîtres du logis, en jouant la comédie de société et en chantant maints couplets profanes, qui devaient fort peu édifier les hôtes du Paradis que l'on festoyait. Les acteurs du théâtre de la Cour-Neuve étaient, outre monsieur et madame de la Garde et Quétant, M. d'Achères, le fils aîné de la maison, le baron de F*** et mademoiselle Dugazon, actrice du Théâtre-Français, dont le nom est si connu dans les annales dramatiques, et qui fut soeur de l'acteur Dugazon et de mademoiselle Vestris. // Les oeuvres imprimées que cette aimable société laissa après elle nous ont révélé tous les petits secrets des plaisirs de cette famille; elles sont fort rares et méritent d'être citées. Ce sont: Fête villageoise, donnée à M. de la Garde, la veille de Saint-Pierre (par M. d'Achères, mus. de Mereau, sans nom de lieu), 1770, in-8. -- L'Embarras du moment, divertissement de société, à l'occasion de la fête de M. de la Garde (par Quétant). Aux vertus, aux dépens de l'auteur (1772), in-8.-- Les Trompeurs trompés, divertissement en une acte, à l'occasion de la fête de mademoiselle de la Garde (par M. de la Garde). (...) (Dinaux, I, p. 202-204). NB. Dinaux énumère plusieurs autres pièces données entre 1770 et 1775. Coypel (voir Saint-Honoré, Chaillot, Société de Morville, château de l'Ermitage) "Les prologues et divertissements composé par le prince de Sobre se trouvent dans l'Histoire du château de l'Ermitage, 3 volumes, petit in-folio manuscrits, dus au maréchal duc de Croy et conservés à la bibliothèque publique de Valenciennes. On trouve dans cette dernière un Recueil des comédies de Coypel, volume in-4º, également manuscrit, qui provient également du château de l'Ermitage, ce qui nous ferait croire qu'on y a joué une partie de ces pièces faites exprès pour des théâtres de société. M. Aimé Leroy possédait un recueil curieux, in-folio manuscrit aux armes des Croy, renfermant les détails de tout ce qui regardait le théâtre particulier du château de l'Ermitage." (Dinaux, I, p. 295-296). Cramayel-en-Brie, le château de, et son théâtre de société http://www.esaupe77.org/villes/moissy.html Craven, Lady Elizabeth (voir Anspach) Elle est l’auteur de 7 pièces jouées en société entre 1789 et 91. Nourjad, Nourjad et Fatmé prisonniers, Repentir des voeux, le Déguisement (trans. de C. Cibber), Abdoul représentés par la Société dramatique d'Anspach. Créqui, chez la marquise de "Rousseau parle, dans les Confessions, des dîners de "la marquise de Créqui, nièce de M. le bailli de Froulay, ambassadeur de Malte, où il "vit plusieurs gens de lettres, et entre autres M. Saurin, l'auteur de Spartacus, de Barnevelt, etc". (Hellegouarec'h, p. 427) Croi, chez le duc de, au château de l’Ermitage (L'Arrivée de la troupe du roman comique de Scarron à l'Hermitage, du duc de Croi, 3 octobre 1772) (Clarétie, p. 20-21, “...trois volumes manuscrits [du théâtre inédit de Coypel joué dans la société de Morville] qui sont à la bibliothèque de Valenciennes; ils proviennent de la bibliothèque des ducs de Croi, qui avaient aussi un théâtre en leur château de l’Ermitage, près Condé; le maréchal duc de Croy avait écrit le recueil des mises en scène de son théâtre”)
Bibliographie Damas, hôtel de ? à côté de la propriété de Titon du Tillet. Dames (Club des) "Le club des dames n'a jamais existé qu'au théâtre; c'est une fiction inventée en 1784.... On fit une pièce... intitulée Le Club des dames, ou le Retour de Descartes, comédie en un acte, en prose. Paris, au Bureau de la Bibliothèque des Romans, 1784, in-8 de VII et 40 pp." (Dinaux, I, p. 222-223). Destinée par Molé et Constant d'Orville au Théâtre-Français, le pièce a été arrêtée au dernier moment. Dampierre (jardins de Le Nôtre) Ce château fut construit en 1675 par Hardoin-Mansart pour le Duc de Chevreuse gendre de Colbert. Les rois Louis XIV , Louis XV et Louis XVI y ont résidé. http://perso.wanadoo.fr/j2.jaeger/dampierre.html "...la duchesse de Luynes, née Elisabeth de Montmorency-Laval [...] Avec l'âge, la passion de la duchesse pour la chasse se mua en amour du jeu et, d'une façon plus surprenante, en goût pour le travail. Elle fit monter au château de Dampierre une imprimerie où Mme de Pompadour [sic dates?] imprima elle même Rodogune, la tragédie de Corneille." (Renée d'Anjou, "Les femmes qui s'habillent en homme", Le Petit écho de la mode, No. 22, dimanche 1er juin 1930, p. 3) Dangeville, chez Mlle (rue de Vaugirard) (Bouquet pour le fête de Mlle Dangeville, 1768) (Lourdet De Santerre, Jean-Baptiste, Le Pèlerinage de Vaugirard, 15 août 1769) “Une belle propriété, bâtie rue de Sèvres, à l’angle de la rue de Grenelle, servait de petite maison au comte de Praslin. Elle fut aussi habitée par la Dlle Dangeville de la Comédie Française, maîtresse de M. le duc d’Aumont qui, en sa qualité de premier gentilhomme de la Chambre, prenait soin de la Comédie, et surtout des comédiennes.” (Capon, 1902, p. 142) Dauberval (danseur) "...un salon qui se transformait instantanément en théâtre, pour les grands seigneurs et les grandes dames qui venaient s'y exercer et s'instruire dans l'art de figurer sur les planches. (Moynet, p. 262) Davasse – voir Auteuil Deffand, chez la marquise du ("À Paris, rue Saint-Dominique, dans l'ancien Couvent des Filles de Saint-Joseph (numéros 10-12" -- http://www.aei.ca/~anbou/deffand.html) - surtout entre 1735 et 1745 (“Nous jouions, dans ce temps-là [dit Hénault ans ses Mémoires à propos de l’an 1737], des comédies que nous composions nous-mêmes.”-cité ds. Corr. de la marquise du Deffand, intro) (lettre du Marquis du Chatel à mme du Duffand, sans date: “Vous êtes faite pour attraper la nature du premier bond, aussi propre qu’elle à créer; vous n’entendez rien à imiter. S’il était question de faire et d’executer des comédies sur-le-champ, ce serait à vous qu’il faudrait aller....” (Corr. de ma marquise du Deffand, p. 81) Delauney, Mlle (=Mme de Staal-Delaunay) (voir duchesse du Maine, Sceaux, Anet) Demoiselles de l'Enfant-Jésus, chez les (Les Fêtes de France, Bonvallet des Brosses, abbé Paul-François, 1745) Denis, chez ? Marie-Louise Mignot, dame (1712-1790), nièce et compagne de Voltaire
http://humanities.uchicago.edu/homes/VSA/images/mme.denis.jpeg On sait qu’elle a joué ailleurs avec Voltaire. Organisait-elle ses propres spectacles? "Après le dîner, M. de Voltaire, sachant que j'étais musicienne, a fait jouer madame Denis du clavecin; elle a un jeu qui transporte en idée au temps de Louis XIV" (Mme de Genlis, Mémoires (Paris, 1825), t. II, p. 320f.) "4 mars [1767]. «Vous connoissez le goût de madame Denis, ma niece, pour les spactacles: elle en donnoit dans le château de Tournay & dans celui de Ferney....» - citation d'une lettre de Voltaire à M. Tronchin (Bachaumont, III, 151). Dervieux, Hôtel de Mademoiselle, construit et décoré par Alexandre Théodore Brogniart et François Joseph Bélanger.(Architectures de la vie privée, p. 66 NOTE. plan du rez-de-chaussée et du premier étage, p.67) (voir Soubise) Deschamps, Mlle (Marie-Anne Pagès, 1730-1764) (entretenue par Ximénès, Clermont, duc d'Orléans, prince de Conti et son fils, ...) "La maison [rue St.-Niçaise, 1758-1760]de la célebre Deschamps, ses ameublemens, ses équipages n'approchent en rien de la somptuosité de la moderne Terpsicore [Mlle Guimard]" (Bachaumont, III, 287). Dijon,
"Mai 1766. Il nous est tombé depuis quelque tems entre les mains un Dialogue manuscrit, entre Mars et Thalie, récité un des jours du Carnaval devant M. le Duc de Brissac. Ce Seigneur ayant pris jour pour aller chez M. Dorat, Poëte très connu, il y fut accueilli par cette ingénieuse galanterie. Une Demoiselle jeune, aimable & qui a du talent pour le théâtre, étoit de la partie. On la pria de déclamer au hazard quelque scene d'une piece prétendue nouvelle. Un homme de condition joua le rôle de Mars. On se doute bien que ce Dialogue en vers, trop long pour être copié ici, est composé de louanges très délicates en l'honneur de M. le Duc de Brissac. Il y a beaucoup d'aisance & de gaîté dans cet ouvrage." (Bachaumont, III, 26).Doyen, Théâtre ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: Théâtre Doyen..." (Tissier, p. 377) Dubarry, chez la comtesse (Endymion, Vestris, Gaetano-Apoline-Balthazar Vestri, dit, 1773) Dufort De Cheverny, chez le comte de (adaptation de L'Alcalade de Zalaméa, de Calderon, joué chez le comte avant 1778; Le Fanatisme monacal, Héloïse et Livarot, Le Journaliste, Le Mariage raisonnable, etc. joués chez lui) Dumesnil, chez Mlle (vers 1723 - 20 fév 1803) rue Blanche, paroisse St-Pierre de Montmartre (Agathe ou la chaste princesse, tragédie burlesque de Grandval, jouée chez elle en 1749) ("L'Eunuque, ou la Fidèle infidélité, Tragédie burlesque, en prose & en vers, par le sieur Granval, Comédien, jouée chez Mademoiselle Duménil, 1749" -- Dictionnaire dramatique, II, 374-375) “Un rapport de police nous apprend que ces deux dernières maisons ‘ci-devant aux sieurs Molière et Dourlan, ont été vendues au sieur Grandval, comédien français, qui les a réunies en une seule et qui communique par le jardin à celle de Mlle Dumesnil, actrice au même théâtre, rue Blanche, avec laquelle il vit depuis plusieurs années. Cette intrigue se soutient aux dépens de Bacchus, étant tous deux entichés de la manie de boire à toute outrance, ils se battent même de temps en temps. Mlle Dumesnil avait acheté sa maison 1,500 liv. à M. de Roncières.’ Il semble que ce rapport est plutôt médisant, car Grandval et Dumesnil vécurent quarante-cinq ans ensemble, et s’il en avait été ainsi, cette existence leur aurait bientôt paru pénible. Ils ne furent séparés que par la mort de Grandval qui expira le 24 septembre 1784 ‘rue Blanche dans la maison de Mlle Dumesnil, ou il occupait un pavillon’” (Capon, 1902, p. 63) “...ils vécurent ensemble sans jamais se plaindre possédant pour toute fortune les retraites et gratifications qu’ils avaient amassées pendant leur carrière théâtrale. Ils avaient fait monter dans leur maison un petit théâtre où Grandval jouait des pièces assez libres dont il était l’auteur tels que L’Eunuque ou la fidèle infidélité par Charles Ragot, dit Grandval, Montmartre 1750; La Nouvelle Messaline, les Deux Biscuits, etc... représentées devant un petit public d’amateurs. Cette cohabitation dura jusqu’à la mort de Grandval [1784]; ensuite le petit pavillon de la rue Royale fut loué à Mlle Colombre comédienne du théâtre Italien.” (Capon, 1902, p. 82) Dupin, chez Mme (1706-1799), à Chenonceaux S’agit-il de la femme de Claude Dupin (1686-1769), fermier général? "À l'hôtel Lambert de Paris, succédera le château de Chenonceau (acquis par son époux) où elle tiendra une cour brillante. " http://www.aei.ca/~anbou/dupin.html Duras, chez le duc de? L'un des acteurs les plus célèbres de la troupe amateur de Mme de Pompadour aux Petits Appartements Du Tartre, M. Mme Dutatre joue dans Enlevemens nocturnes, représenté le mardi 4 octobre 1768 à Vaujours. Mme de Laleu, femme du notaire (Bernard?, doyen des maîtres de requêtes) et fille de M. Du Tartre, doyen de cette compagnie, vint habiter la maison [rue de la Madeleine?]” (Capon, 1902, p. 114)
Bibliographie Échiquier, théâtre de la rue de l' "Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs; le théâtre de l'Orme-Saint-Gervais; le théâtre de la rue de l'Échiquier, etc." (Dulaure, IV, p. 53) Egmont, comte d’ – voir Chaillot Élèves de Thalie, voir aussi théâtre Mareux Enfants d'Apollon, Concert de la Société des (Apollon chez Admète, 1788; Céyx et Alcyone, de Renou, 1789) Entresol, Club de l' (voir Hénault) "LE CLUB DE L'ENTRESOL (1720-1731) - Fondé par l'abbé Alary, en 1720, le Club de l'Entresol fut une compagnie privée qui réunit une vingtaine departicipants au 7, Place Vendôme, dans l'entresol (d'où son nom) du logement du président Hénault " http://www.aei.ca/~anbou/entresol.html Epinay “dans le voisinage immédiat de la Chevrette” (Maugras, p. 80) (voir Madame de Lyonne) "Au printemps de 1765, madame de Lyonne réunissait à sa jolie maison de campagne, à Épinay, non loin de Saint-Denis, une société choisie qui venait toutes les semaines s'ébattre au village et de distraire aux champs, ou sur les bords de la Seine. // On y voyait les peintres Vernet et Lagrenée, le sculpteur Coustou, l'architecte Souflot [sic], le tragédien Lekain, le graveur Caillau; le poète Sédaine [sic] et le compositeur Grétry. Tous les arts y étaient représentés, et sacrifiaient [représentations?/ lectures?] à l'aimable prêtresse du lieu, Madame de Lyonne." Epinay, M. et Mme d’ “M. d’Épinay se trouva un jour [fin des 1740?] à souper à côté de Marie de Verrières. La voir, l’aimer, en devenir éperdument épris fut pour lui l’affaire d’un instant” (Maugras, p. 39) “Peu de temps après, leur généreux protecteur [M. d’Épinay qui s’occupe des soeurs Verrières] achetait une magnifique propriété à Auteuil et les suppliait d’en accepter l’hommage”. (Maugras, p. 85) Ermitage "C'est elle [Mme d'Epinay] qui concéda quelque temps le chalet de l'Ermitage Ermenonville) à Jean-Jacques Rousseau où en 1756 le grand philosophe allait connaître ses meilleurs moments." http://www.aei.ca/~anbou/epinay.html Ermitage, château de l’ – voir duc du Croi (voir, Collé, du Belloy, prince de Sobre, Coypel) "1766-72. Le maréchal duc de Croy, surnommé le Penthièvre du Hainaut, à cause de sa bienfaisance et de ses vertus, fit bâtir le magnifique château de l'Ermitage au milieu de la forêt de ce nom, près Condé-sur-l'Escaut, où il avait aussi un château dont il était seigneur. Dans les dépendences de son splendide Ermitage, le duc de Croy fit élever une jolie salle de spectacle avec un fond qui s'ouvrait sur la forêt et qui, à certains jours, offrait une décoration naturelle que toutes les merveilles de l'Opéra n'auraient su présenter. Pendant les étés qu'il passait dans son château avec sa noble famille, le duc voulut se donner le plaisir de jouer la comédie de société, genre de divertissement alors fort en vogue parmi la noblesse française. Il fit exécuter de jolies décorations, et il forma une société dramatique, dont il fut l'âme et le président, et qui se composait du prince et de la princesse de Sobre, son fils aîné et sa bru; de duc d'Havré, son fils puiné, et de la duchesse; de M. de Montigny, père du colonel de la garde nationale de Lille; de Mlle de Montigny, de M. et de Mlle de Colins, de M. de Rheims, de Mlle Mallet, etc., Le théâtre s'ouvrit le 12 mai 1766, par la représentation du Siége de Calais, tragédie de du Belloy, que l'on fit précéder d'un prologue de la composition de M. le prince de Sobre, intitulé: La matinée de l'Ermitage.... // Dans les années qui suivirent on joua sur le théâtre de l'Ermitage presque toutes les pièces en vogue de l'époque; d'abord on n'eut pour spectateurs que les membres de la famille de Croy..., mais bientôt les acteurs devenant plus expérimentés, on lança des invitations jusqu'aux villes de Valenciennes, Mons et Tournai, et toute la noblesse de la province prit part à ces divertissements dramatiques. On 1767, on représenta La Partie de chasse de Henri IV avec une scène ajoutée, qu'on ne pouvait bien rendre que chez un grand seigneur. Au moment où on entend les cors de chasse, le théâtre s'ouvrait dans le fond et laissait voi une allée du parc réservé, éclairée à giorno, du mème ton de lumière que les décorations et se liant parfaitement avec celles, garnie de chasseurs, de piqueurs et de chiens, courant le cerf et venant le forcer presque sous les yeux des spectateurs ébahis.... " (Dinaux, I, p. 294-296). "Les prologues et divertissements composé par le prince de Sobre se trouvent dans l'Histoire du château de l'Ermitage, 3 volumes, petit in-folio manuscrits, dus au maréchal duc de Croy et conservés à la bibliothèque publique de Valenciennes. On trouve dans cette dernière un Recueil des comédies de Coypel, volume in-4º, également manuscrit, qui provient également du château de l'Ermitage, ce qui nous ferait croire qu'on y a joué une partie de ces pièces faites exprès pour des théâtres de société. M. Aimé Leroy possédait un recueil curieux, in-folio manuscrit aux armes des Croy, renfermant les détails de tout ce qui regardait le théâtre particulier du château de l'Ermitage." (Dinaux, I, p. 295-296). Ermitage de Catherine II "(SOCIÉTÉ INTIME DE L'). 1787-1788. L'impératrice de Russie, Catherine II, que Voltaire appela poliment Catherine le Grand, aimait beaucoup l'esprit français. (...) Le but de cette société était de causer, rire et boire, de continuer l'espèce de liberté et de sans-façon qui avait régné pendant le voyage de Crimée où les mêmes personnages avaient figuré; enfin, de faire des vers et des pièces de théâtre que la Czarine faisait représenter devant un três-petit nombre de spectateurs choisis, sur le théâtre particulier de l'Ermitage. Cette salle de spectacle, élégamment construite à l'extrémité du palais, avait été copiée en petit sur le modèle du théâtre antique de Vicence; elle était demi-circulaire, ne contenait pas de loges, et n'offrait aux regards qu'un amphithéâtre de gradins. Une fois seulement tous les quinze jours, pendant l'hiver, L'Impératrice invitait au spectacle tout le corps diplomatique et les personnes présentées à la Cour. Le reste du temps les spectateurs se réduisaient à un petit nombre de personnes. (...) M. le marquis de Custine, auteur de la Russie en 1839, ouvrage qui contient une foule de révélations, ... a vu dans une des salles de l'Ermitage, sous un rideau vert qu'on ne tire pas pour tout le monde, un cadre renfermant les Statuts de cette société d'élite, contenus en dix articles obligatoires pour les personnes admises par la Czarine dans cet asile de la liberté... impériale. Catherine, toute souveraine absolue qu'elle était, entendait mieux que personne la vie et la conversation libre. Elle ne voulait jamais se résigner à la solitude à laquelles la couronne semblait devoir la condamner: tout en gouvernant arbitrairement, elle a su causer avec abandon et vivre familièrement avec un entourage de choix." (Dinaux, I, p. 290) "Ce qui nous reste de plus substantiel... c'est un répertoire dramatique des pièces qui y furent composées et jouées.... Théâtre de l'Ermitage, ou Recueil de comédies, proverbes, etc., houés sur le théâtre de l'Ermitage. Saint-Petersbourg, 1788 et années suiv., 4 vol., gr. in-8 ... réimpression ... chez A. Buisson, an VII de la République (1799), 2 vol. ... 19 pièces" (Dinaux, I, p. 292-293). Esclapon, chez le baron d’ (voir Saint-Germain) Estrées, maréchal Victor-Marie d’ – voir Bagatelle Étiolles, château. d'
"WAUXHALL D'HIVER, nommé PANTHÉON, situé rue de Chartres. Il fut établi pour remplacer le Wauxhall de la foire Saint-Germain.... Cette entreprise ne réussit pas. On loua le Wauxhall à une société dont j'ai parlé, qui prenait le titre de Club des étrangers, et y resta jusqu'en mars 1791." (Dulaure, IV, p. 54)
Bibliographie Faubourg Saint-Antoine
Favart, C.-S. (voir Bagatelle, Mauconseil, Maurice de Saxe, château de S****, hôtel du maréchal de Richelieu, Folie Titon, Fontainebleau) Favier, voir Auteuil Félicité, Ordre de la "... de 1740 à 1745, sous le règne passablement galant de Louis XV, des amis du plaisir et des femmes fondèrent à Paris, L'Ordre de la Félicité, qui n'est autre qu'une association très-enjouée composée de cavaliers et de dames dont le but était l'allégresse et la joie. L'Ordre de la Félicité figure au premier rang de ces sociétés d'amitié qui se formèrent en grand nombre dans le XVIIIe siècle. (...) Outre les assemblées de l'Ordre, qui aviant lieu certains jours, (ce que l'on nommait tenir escadre [l'Ordre employait un jargon tiré des termes de la marine]), les frères et les soeurs se réunissaient quelquesfois dans un repas dont la dépense était partagée ébalement, et où chacun se plaçait selon son rang, sa dignité et son ancienneté. On égayait le banquet par quelques chansons de circonstance." (Dinaux, I, p. 301-314). Ferney (théâtre de Voltaire)
http://humanities.uchicago.edu/homes/VSA/images/print.jpg "SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DE [FERNEY]. Voltaire avait à Ferney un théâtre sur lequel il faisait, comme de juste, jouer ses pièces. Le 21 septembre 1765, on représenta Mérope, suivie de Nanine. Madame Denis, la nièce de Voltaire, jouait dans Mérope avec 200,000 écus de diamants prêtés par madame la comtesse André Schouwaloff. M. de Schouwaloff jouait Erysthe. Ce Russe spirituel est auteur d'une agréable Épître à Ninon en vers français. (...) Madame de Florian avait le rôle de la baronne dans Nanine, le même jour. // On a donné au Théâtre-Français, à la fin de 1855, une petite pièce en une acte et en prose intitulée: la Comédie à Ferney." (Dinaux, I, p. 319). (Voltaire, Agathocle, septembre 1770) Ferté-Imbault, Hôtel parisien de la marquise de (voir Ordre des Lanturlus) "En hiver, l'illustre grande-maîtresse présidait ses séances tous les judis (pour nous servir de l'expression consacré) à table, dans son hôtel à Paris, où elle réunissait les membres de l'ordre. Son chevalier grand-maréchal était le comte de Montazet; il fut promu à cette dignité, à l'unanimité, le 23 novembre 1775. C'est lui qui rédigea les statuts de la compagnie. Le grand-lecteur se nommait le comte d'Albaret. L'ordre avait pour connétable le comte de Narbonne, surnommé Fritzlar...." (Dinaux, I, p. 438-439). Flamarens, chez le comte de (Le Peintre aveugle, Nivernois, Louis-Jule Mancini Mazarini, duc de, 5 octobre 1773) Folie Richelieu (origines du Casino de Paris) Vers 1730, Armand de vignerot, duc et maréchal de richelieu se fit construire une "folie" lieu ou il pouvait organiser des spectacles de son choix. Le quartier était à l'époque une vaste campagne plantée d'arbres. Ce lieu devint en 1779, la " Folie-Richelieu", acquise
par le Baron d'Ogny etdirigée par une jeune femme, Fortunée
Hamelin. Elle y attirait tout le beau monde du premier empire. (http://recherche.wanadoo.fr/r/W04060307http://recherche.wanadoo.fr/r/W04060307)
Bibliographie Gaillon, chez Monseigneur de Tressan, évêque de Rouen et oncle du comte de Tressan "C'est pendant un voyage [à] Gaillon que la société [de Morville] joua dom Japhet d'Arménie." (cité ds Quéro, p. 137) Gallet (1700-1757) chansonnier, un des patrons du Caveau, ami de Collé, épicier à la pointe Sainte-Eustache (ou rue des Lombards, d'après Marmontel). "Chez cet épicier fantaisiste qui ne but d'eau qu'après sa mort, Collé rencontra Panard et Crébillon fils..." (Alméras, p. 34-35) Gaussin, Mademoiselle (actrice) (voir Saint-Ouen, Saint-Cloud, Bagnolet, Berny) Genlis, th. de Madame de (Belle-Chasse) (voir aussi L’Isle-Adam, Passy, Spa, Vaudreuil)
http://www.chass.utoronto.ca/french/sable/femmes/auteures/genl.htm (Le Bailli, chez Mme de Genlis, 1776) La Folie-Genlis ancien no. 28 de la rue des Amandiers, dans le Faubourg Saint-Antoine. (Capon, 1902. p. 27-28) Genlis, th. du comte de Gennevilliers
Gesvres, François-Joachim-Bernard Potier, duc de (1692-1757)? Gléon, th. de Mme de – château de Chevrette (voir société de M. de Magnanville) auteur de L'Enlèvement, joué au château de Chevreuse?? en 1775. Gonesse, maison de campagne de Geneviève de Verrières. Graffigny, chez mme de (Phaza joué chez elle en 1748, selon Brenner) (rue d'Enfer, adresse de Mme de Graffigny après 1751) Grammont, chez le duc de (voir Clichy --la relation avec Mlle Fauconnier est rompue en 1752. (PETITE MAISON “15 rue de Clichy – installa les enfants qu’il avait eus d’une autre actrice de l’Opéra” – Hautecoeur, 340) (Les Décius français ou le siège de Calais sous Philippe VI, tragédie en cinq actes, de Rozoi, 29 juillet 1767; Le Portrait, de Laus de Boissy, 3 novembre 1775) (Clarétie, p. 19, évoque la représentation, à Clichy, chez le duc de Grammont avec les demoiselles Fauconnier, du Siège de Calais) (Capon, 1902, p. 86, donne une date, 1767, qui semble exlure Mlle Fauconnier: “Des soirées artistiques alternaient avec les nuits de débauche. Sur le théâtre de la rue de Clichy ou vit une représentation du Siège de Calais où du Rozoy, l’auteur y remplissait un rôle; le succès en fut maigre si l’on en croit ce compte rendu [Mémoires secrets, tom III, 29 juillet 1767]. ... M. du Rozoy, auteur d’un siège de Calais, qu’il prétend de beaucoup antérieur à celui de M. du Belloy, a fait jouer cette pièce aujourd’hui chez M. le duc de Grammont, comme elle a été très mal exécutée, elle perd beaucoup à la comparaison.”) Grandval , Charles-François Racot de (1710-1784) “Un rapport de police nous apprend que ces deux dernières maisons ‘ci-devant aux sieurs Molière et Dourlan, ont été vendues au sieur Grandval, comédien français, qui les a réunies en une seule et qui communique par le jardin à celle de Mlle Dumesnil, actrice au même théâtre, rue Blanche, avec laquelle il vit depuis plusieurs années. Cette intrigue se soutient aux dépens de Bacchus, étant tous deux entichés de la manie de boire à toute outrance, ils se battent même de temps en temps. Mlle Dumesnil avait acheté sa maison 1,500 liv. à M. de Roncières.’ Il semble que ce rapport est plutôt médisant, car Grandval et Dumesnil vécurent quarante-cinq ans ensemble, et s’il en avait été ainsi, cette existence leur aurait bientôt paru pénible. Ils ne furent séparés que par la mort de Grandval qui expira le 24 septembre 1784 ‘rue Blanche dans la maison de Mlle Dumesnil, ou il occupait un pavillon’” (Capon, 1902, p. 63) “...ils vécurent ensemble sans jamais se plaindre possédant pour toute fortune les retraites et gratifications qu’ils avaient amassées pendant leur carrière théâtrale. Ils avaient fait monter dans leur maison un petit théâtre où Grandval jouait des pièces assez libres dont il était l’auteur tels que L’Eunuque ou la fidèle infidélité par Charles Ragot, dit Grandval, Montmartre 1750; La Nouvelle Messaline, les Deux Biscuits, etc... représentées devant un petit public d’amateurs. Cette cohabitation dura jusqu’à la mort de Grandval; ensuite le petit pavillon de la rue Royale fut loué à Mlle Colombre comédienne du théâtre Italien.” (Capon, 1902, p. 82) Grenelle, hôtel de la rue de "en 1736, à la suite du refroidissement survenu entre sa mère et lui, [le comte de Clermont] abandonna le Palais-Bourbon pour s'établir dans un grand hôtel de la rue de Grenelle, situé précisément en face de l'hôtel de Villars. (...) Quand le comte de Clermont en sortit, en 1738, pour prendre possession du palais de l'Abbaye [de Saint-Germain], Mlle Charolais, son autre soeur, vint y continuer la vie libre et galante qu'il y avait inaugurée. Les Conti leur succédèrent...." (Cousin, II, 150). Grignon, maison de campagne de Collé, vendue en juin 1782 à Marmontel Grillon, château de (Regnard), près de Dourdan "Les auteurs Paul Poisson et Regnard, de concert avec les comédiens «Français» La Thorillère et Mlle Beauval, jouent Les Souhaits et L'Ile d'Alcine de Regnard au grand salon du château de Grillon que ce dernier venait d'acheter à Poisson en 1700." (Trott, 2000, p. 26) Guémené, chez le prince (voir Tuileries) "Le prince de Guémené... donne à Paris, l'hiver, jusqu'à sa banqueroute en 1783, 'dans l'appartement que la charge de sa femme [gouvernante des enfants de France] mettait à sa disposition aux Tuileries, et sur un théâtre qu'il y avait fait construire, des spectacles charmants exécutés par les acteurs les plus distingués des trois spectacles, précédés par un concert et suivis d'un excellent souper, et une espèce de café oùu venait à peu près tout ce qu'on connaissait." (Hellegouarc'h, P. 445) Guémené, la princesse de (voir Société dramatique de Bordeau-de-Vigny) “Sur la terre étrangère, le premier soin de la princesse de Guéméné fut de demander des tapissiers pour dresser un théâtre” (Clarétie, p. 14) Gueullette, Thomas-Simon ( - ). Magistrat, amateur du théâtre italien et créateur de parades. On trouve à la BnF un manuscrit de "Canevas Italiens" dont plusieurs auraient appartenu à Gueullette. Les notes marginales seraient de sa main. Il y envisage l'adaptation de certains canevas à des théâtres de société (ex., pour Les Malheurs des mariés "bonne piece ital et qui pourroit bien se jouer a limpromptu en societe mais non sans de bonnes actrices" et pour Arlequin valet de Banquier "peut sarranger aisement pour etre jouee en societe..." [BnF ms f.fr 9310)
Bibliographie Helvétius, Madame - "L'Académie des belles-lettres d'Auteuil" "Après la mort de son mari en 1771, Mme Helvétius; de l'ancienne maison lorraine des Ligneville, nièce de Mme de Graffigny; achète à Auteuil "une superbe maison". Ayant en plus de la beauté "une esprit original et un naturel piquent", elle y réunit autour d'elle des personnalités comme Cabanis, les abbés Lefèvre de Laroche et Morellet, le poète Roucher, Turgot qui amène Condorcet, Franklin pendant son séjour à Passy." (Hellegouarc'h, p. 411) Hénault, chez le président
(voir aussi Etiolles, Entresol,
Club de l', hôtel de M. de Sully, Meudon)
Bibliographie Isle-Adam, voir François-Louis de Bourbon, prince de Conti “ Le château... était construit dans l’île Prieuré dont il tenait, avec ses dépendances, toute l’extrémité nord, depuis le bec en maçonnerie opposé à la violence des eaux de l’Oise jusqu’à la route coupant les deux îles, dans l’axe des trois ponts.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 149) “Le rez-de-chaussée du château était affecté aux appartement du Prince. C’est là qu’étaient sa chambre à coucher, pièce à alcôve s’éclairant sur la rivière par deux croisées; le salon de compagnie, la salle à manger.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 151) “La représentation n’était que pour le soir. Deux heures avant le souper, on se réunissait dans le salon d’assemblée. On papotait, on ragotait sur les gens de Versailles, on devisait philosophie, art ou littérature; on improvisait de petits vers, la mode étant aux impromptus, aux à-propos, aux bouts-rimés et aux charades; on jouait des proverbes ou des comédies.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 155) “Ah! l’incomparable Pont-de-Veyle, resté malgré son âge, le bout-en-train de ces réunions! Il est un vivant répertoire de chansons, de parodies et de parades qu’il promène à travers les salons, y ajustant chaque fois quelque nouveau couplet, quelque scène, quelque lazzi à mourir de rire. Tantôt il se travestit en pythie, pour dire la bonne aventure aux dames sur l’air de la Pythie de Bellérophon. Tantôt il se présente à la porte déguisé en marchand d’orviétan, demandant qu’il lui soit permis d’étaler sa boutique et de vendre ses drogues; et il trouve le secret d’amuser plus d’une heure par le récit extraordinaire de tout ce qu’il a vu au cours de ses prétendus voyages. Ensuite il distribue ses onguents, c’est-à-dire qu’il donne à chacun de petites boîtes renfermant, avec des rubans et des dragées pour les dames, un vaudeville applicable à la personne qui le reçoit.Cette scène du vendeur d’orviétan, il l’a déjà débitée chez madame de Rochefort, chez le duc d’Orléans, un peu partout; mais on ne s’en lasse point et partout on la redemande.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 159)
“ On fit faire un petit théâtre portatif que l’on mit dans la salle à manger et nous répétâmes le «Savetier et le financier». Il n’y avoit que trois personnages, le financier, le savetier et sa femme. Je faisois ce dernier rôle; M. Donezan, celui de savetier avec une perfection qui ne laissoit rien à désirer... Nous eûmes un succès prodigieux. La timidité silencieuse que j’avois habituellement donna quelque chose de merveilleux à ce succès: dans une dernière scène, je fis pleurer et rire; l’enthousiasme de M. de Prince de Conty fut extrême. Il fit promettre à M. de Genlis de me faire peindre dans ce costume de savetière, tenant un panier plein d’oignons; on m’a peinte en effet avec cet habit, je ne sais ce que ce portrait est devenu. On nous fit jouer quatre jours de suite ce proverbe. La Maréchale et madame de Boufflers furent charmantes pour moi en cette occasion... M. le prince de Conty essaya encore de causer avec moi, mais en vain; mon malaise avec lui étoit invincible. Toutes les femmes voulurent jouer des proverbes et demandèrent des leçons à M. Donezan, qui assura ne m’en avoir donné aucune. On arrangea plusieurs proverbes. Madame de Montesson et madame de Sabran (dames de Mme la princesse de Conty) prirent des rôles, et jouèrent, non pas d’une manière passable, mais ridiculement. (...) On cessa de jouer des proverbes.... Mais on joua la comédie. Je n’avois que deux rôles insignifiants, celui d’amoureuse dans l’ «Impromptu de campagne», et celui d’Isabelle dans les «Plaideurs». Mais pour m’entendre chanter et jouer de la harpe, M. de Pont-de-Veyle fît un divertissement, «Les noces d’Isabelle», dans lequel je jouai une sonate de harpe et je chantai de fort jolis couplets. ” (Capon & Yve-P, citent les Mémoires de Mme de Genlis , ds. Vie privée, p. 160)
Bibliographie Jaback, hôtel de (rue Saint Merry – fondé par Mandron vers 1748; Le Kain y jouait) exemple de théâtre bourgeois [école d’art dramatique] par opposition à théâtre de société. (“Après avoir pris des renseignement sur ces différentes personnes, Longchamp [l’homme de Voltaire] leur fit savoir que l’auteur de Zaire ayant entendu parler de leur goût pour le théâtre avait jeté ses yeux sur elles pour l’essai de quelques-une de ses pièces, dont il désirait voir l’effet «aux chandelles» avant de les donner à la Comédie-Française” – Olivier, p. 176) “[En 1748, Le Kain] remonta sur les planches et fonda une société d’amateurs dont les représentations eurent lieu à l’Hôtel de Jabac, rue Saint-Merry. Le 23 juin, Le Kain paraissait pour la première fois sur cette scène; il y jouait le personnage d’Orosmane, un de ses futurs triomphes, et celui de M. Douillet dans L’Ami de tout le monde. Le lendemain, on l’applaudissait dans Le Méchant, où il remplissait les rôles / d’Ariste et de Frontin et, trois mois et demi plus tard, le 9 octobre, dans Mahomet (Séide), dans La Mort de César (Brutus) et dans Les Précieuses ridicules (Du Croisy). Au commencement de l’été de 1749, d’urgentes réparations à faire à la salle de Jabac contraignirent Le Kain et ses camarades à chercher un autre asile.” (Olivier, Le Kain, p. 9) (voir Magasin de l’Opéra, Hôtel de Clermont-Tonnere) (voir aussi Voltaire, rue de La Traversière) Jeudi (Les Soupers du) "Les Soupers du Jeudi, ou Etrennes à ces Dames, pour l'année 1789. Genève et Paris, Prault, 1789, in-18. On y trouve Fête de Diane, divertissement lyrique en vers; Vers à Mlle des Garcins. [représenté?] Ce recueil est composé de pièces faites par plusieurs auteurs qui se réunissaient tous les jeudis soirs. (Catalogue Soleinne, nº 3338) (Dinaux, I, p. 419). Joigny, château de. représentation du Joueur et du Retour imprévu de Regnard. (10 déc. 1731)
Bibliographie Karouge, théâtre de, en Savoie, Diogène à la campagne, "Comédie en trois Actes, en prose, par M. Marcet de Mezieres, imprimée en 1758, jouée sur le Théâtre de Karouge, en Savoie" (Dictionnaire dramatique, II, 357)
Bibliographie La Chaussée, débuts dans un théâtre de société en 1732. Rapatriage La Condamine, chez la princesse de ? (mention de son salon dans Rolland, p. 34) Lacroix “abbesse de couvent profane....” (aux Porcherons) La Garde, chez M. de (Les Amants réservés, de Quétant, 28 juin 1777)(voir Cour-Neuve) La Harpe (voir Dlles Verrières, Ximénès, ) Laisse, chez Mme de auteur de plusieurs proverbes dramatiques, dédiés à la duchesse de Bourbon, et publiés en 1777 & 1778. Pièces représentées chez elle ou ailleurs? Lambert, chez la marquise de "C'est tout près de l'emplacement de l'ancienne tour de Nesle, à l'hôtel Nevers (Paris) que vers1698, elle ouvrit son célèbre salon. " http://www.aei.ca/~anbou/lambert.html Lambert, chez la marquise de (voir aussi Dupin) (Salon littéraire, rue de Richelieu 1710-1733 “le mercredi, il y avait, parfois, des divertissements” – Rolland, 32) Lanturlus, l'Ordre des. "Cette association était présidée par une grande maîtresse, qu'on ne désignait que sous le seul nom d'Imbault [NOTE. marquise de la Ferté-Imbault, fille de Madame Geoffrin] ...; elle tenait sa cour, en été, à Athis, maison de campagne du duc de Rohan, entre Paris et Corbeil, sur la rive gauche de la Seine...." (Dinaux, I, p. 436-443)."En hiver, l'illustre grande-maîtresse présidait ses séances tous les judis (pour nous servir de l'expression consacré) à table, dans son hôtel à Paris, où elle réunissait les membres de l'ordre. Son chevalier grand-maréchal était le comte de Montazet; il fut promu à cette dignité, à l'unanimité, le 23 novembre 1775. C'est lui qui rédigea les statuts de la compagnie. Le grand-lecteur se nommait le comte d'Albaret. L'ordre avait pour connétable le comte de Narbonne, surnommé Fritzlar...." (Dinaux, I, p. 438-439). "Quelques pièces de vers, émanées de l'ordre burlesque et joyeux des Lanturlus, étant parvenues jusqu'à la grande Catherine II,... elle recommanda aux seigneurs russes de se faire recevoir Lanturlu, honneur qu'obtinrent facilement le fils de la Czarine, sa belle-fille et quelques princes." (Dinaux, I, p. 443) Laporte, chez monsieur, rue des Noyers (Le Petit espiègle ou il ne faut pas lui en vouloir, Valade, J. J. Denis, avant 1786?) La Rochelle, Hôtel de l'Intendance (Amour sans amour, Séneterre, Henri-Charles, comte de, 4 juillet 1763) La Roquette, théâtre de (1754-->1771, comte de Clermont) (voir Roquette) La Traversière, théâtre de la rue (troupe de Voltaire) Laujon, Pierre (1727-1811) (voir chez la maréchale de Luxembourg, Bagnolet, Berny, Chantilly, Choisy, Puteaux, Vanvres) Laval, duc de (voir Coulombières) Laxenburg, château de (La Jalousie détrompée, La Ribadière, 1764) Lazzistes, société des (1731-32) (voir Auteuil, Caylus, petite maison de Maurepas, Mlle Quinault, Le Raincy, Tuileries) Lecouvreur, Adrienne (voir Fauron, Le Jay, Temple) Le Duc, Mlle (voir comte de Clermont) Legouvé, voir Auteuil + Rohault Le Jay, Hôtel – rue Garancière, chez la présidente Le Jay (1705 – “la petite scène sur laquelle débuté Adrienne Lecouvreur” – Clarétie, p. 98) "G. Bapst précise qu’après une répétition très remarquée chez l'épicier Fauron dans le faubourg Saint-Germain, la troupe dans laquelle l'actrice de quinze ans interprétait le rôle de Pauline, s'établit dans la cour de l'hôtel de la Présidente Le Jay, rue Garancière. " (Trott, 2000, p. 168) Le Kain, Henri-Louis (voir Beaubourg, Hôtel de Jaback, Magasin de l’Opéra, Clermont-Tonnerre, r. de la Traversière, Épinay) Leleu, chez Monsieur (PETITE MAISON “Rue Pigalle on voyait en 1719 se bâtir la maison de...” –Hautecoeur, 340) Le Marchand, chez Mme (voir Saint-Honoré) Lenormand, voir Etiolles Lespinasse, Julie de "C'est à Paris, à l'hôtel Hautefort, au 6, rue Saint-Dominique, près de l'intersection avec larue de Bellechasse et non loin du salon de madame du Deffand qu'elle reçut ses célèbres invités." http://www.aei.ca/~anbou/lespinasse.html Ligne, prince de, au Théâtre de l’Hermitage , Château de Bel Oeil (voir Oran) http://princechjdeligne.virtualave.net/ La liste des lieux associés au prince : http://princechjdeligne.virtualave.net/12.htm L’Amant ridicule, du prince de Ligne, 1787ou8 (“Ligne publia en 1774, une première version des Lettres à Eugénie sur les spectacles, nées de ses conversations avec D’Hannetaire, mais aussi de ses lectures et de sa propre pratique. L’ouvrage, outre ses mérites littéraires, propose une vision très personnelle du théâtre français contemporain : Ligne fournit certains éléments qui, n’ayant pas frappé les spectateurs parisiens, n’ont été consignés par aucun autre écrivain. Largement retravaillé, cet essai a été republié en 1796 sous le titre de Lettres à Eulalie. Ligne y porte alors surtout son attention sur le spectacle de société : son texte constitue sans doute le document le plus vivant et le plus riche sur une pratique largement répandue dans l’Europe entière et très mal connue aujourd’hui.-- Manuel Couvreur http://princechjdeligne.virtualave.net/5.htm) Lille,
Marivaux, Le Père prudent et équitable ou Crispin l'heureux fourbe, 1706 Linant "Alzaïde, Tragédie de Linant, 1745. On avoit fort vanté cette Tragédie, lorsqu'elle fut lue dans une de ces sociétés de beaux-esprits dont Paris est rempli, & où il y a toujours une femme qui préside. Elle n'eut cependant point de succès; ce qui affligea beaucoup le Tribunal où elle avoit été jugée si favorablement." ( Dictionnaire dramatique, I, 39-40) Livry, chez le comte de, voir aussi Le Raincy, Tuileries) "la société soupa chez le Souverain [=Livry], qui pour obliger Tonton, qui désirait ardemment de donner un noeud d'épée à son Ingrat, imagina de faire servir un pâté à l'entremets. Il était préparé de façon qu'à l'instant que l'on en fit l'ouverture, les cinq noeuds d'épées, posés sur des tire-bourre, s'élevèrent en gerbe. Cette gerbe de noeud de ruban parut surmontée par un, plus élevé que les autres, qui portait un petit Amour qui vint précisément se poser sur l'assiette ms.243 de l'Ingrat, en lui présentant le ruban dont il était chargé. Ces amusements moins étendus reçurent le nom de Lazzillons qu'on leur donna ce jour-là. " (Lazzis. p. 168) Loreau, château du (voir aussi société de Morville) "en septembre 1739, ...Les ages ou la Fête du Loreau.Cette mention du «Loreau», que l'on retrouve dans la Fête du Loreau de 1738 («la scène est au Loreau»), renvoie en l'occurrence à la topographie locale, puisque tel est le nomd'un hameau de Hanches...--le château qui s'y trouvait ayant été démoli pour fournir les matérieaux nécessaires à la construction du château de Morville." (Quéro, 2001, p. 144) Lowendahl, M. de Parmentier, "courtier en pièces de théâtre" : "Le hasard le mettait en relation avec Maurice de Saxe, qui, féru des plaisirs du théâtre, aimait à se faire suivre aux armées par une bande de comédiens. Parmentier obtenait du maréchal le privilège de lever et de commander cette troupe ambulante..." Quand Favart remplace Parmentier auprès de Saxe, Parmentier passe, avec la future Mlle Deschamps, aux services de M. de Lowendahl, avec une troupe réduite. (Capon, Fille d'Opéra...1906, p. 6-7 et suivantes) Lunéville, théâtre de Lussany, château de , 1788 Luxembourg, chez la maréchale de (La Diseuse de bonne aventure, de Laujon) mention de son salon dans Rolland, p. 34 Luxembourg, au palais du (“Mme de Rochefort donnait aussi la comédie au Luxembourg. Dans La Petite Maison du Président Hénault, elle paraissait habillée en homme... Elle était l’amie du duc de Nivernais dont elle jouait les pièces devant ses invités: Maurepas, d’Ussé, Bernis, Cossé Brissac, Mmes de Boisgelin et de Cambis, le baron de Gleichen, Mme Lecomte....” – Clarétie, p. 22) Lyon,
Bibliographie Mademoiselle ***, société de (voir Gueullette qui lui aurait adressé une série de parades pour jouer pendant la "semaine S[ainte?]" "...Recevés donc ce petit receuil [sic] que nous vous offrons pour vous amuser dans ce tems facheux de devotion: ne doutez pas de notre zéle et de la façon dont nous allons vous seconder ..." [BHVP ms C.P. 4327, folio 18, "Epitre a la Charmante Isabelle" Madrid, château de (ds Bois de Boulogne) Magasin de l’Opéra , rue Saint-Niçaise? (voir Le Kain) “Ils obtinrent l’autorisation de donner Alzire et Georges Dandin au théâtre du Magasin de l’Opéra” (Olivier, Le Kain, p. 9) Magnanville, chez Monsieur de Le théâtre de M. de Magnanville "représentait toujours des pièces inédites" (Moynet, p. 262) Considéré comme le seul théâtre capable de rivaliser avec celui de Madame de Montesson : "...celui de M. de Magnanville, garde du trésor royal, à la Chevrette, à trois lieux de Paris...." (Turquan, p. 45) Maillebois, chez le marquis de, à Nîmes (L'Impromptu de Nîmes, de Mandajors, Jean- Pierre, 9 décembre 1714) Maine, duchesse du.
"...l'été 1714, dans la résidence d'été de Gueullette à Maisons, près de Charenton. Ce fut là et à ce moment que les amis ont improvisé en une demi-heure une 'parade assez longue' qui a 'duré plus de deux heures'" (Trott, 1998, p. 160) Marais, théâtre du Marchand, Jean-Henri (voir société du château de Beaumont) Marck, chez Mme de (L'Opérateur chinois, de Moncrif) Mareste, Hôtel de, à Chambéry (Le Jugement de Paris ou la pomme de discord, de Pavy, Antoine, 1736) Mareux, théâtre, voir aussi Élèves de Thalie Ce théâtre a alterné entre des représentations publiques et des représentations en société. Marimont, château de (Les Héroïnes, 1784) Marionnettes d’Autueil (nom d’une troupe envisagée dans Lazzis) Marivaux, Pierre Carlet de (voir Limoges, Mirepoix, Versailles - Petits Appartements, Berny, Verrières - Chaussée d'Antin, ) Marly-le-Roi, château de Marmontel (voir maréchal de Richelieu, Folie-Titon, Choisy, Dlles Verrière) Marron, chez Marie-Anne Carrelet, Mme de La comtesse de Fayel, 1770 “tragédie de société” écrite par elle et publiée. Jouée chez elle aussi?? Marseille, en société (Le Taciturne, Poulhariez, Pierre-Nicolas 1773) Marsan, théâtre du Prince de, à Bernis. Martel, pavillon voir frères Pâris à Bercy Martyrs, Théâtre de la rue des, chez M. Dupré. ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: Théâtre de la rue des Martyrs, chez M. Dupré. Mais aucun programme n'est connu...." (Tissier, p. 377) Mauconseil, chez la marquise de (L'Assemblée des comédiens du Mans, de Favart, 26 septembre 1758) Maurepas, chez le comte de (Hôtel de Furstenberg après 1725. petite-maison au faubourg Saint-Honoré env. 1732) (Cinquième Lazzi – Polichinelle Lazziste de Salley avec quelques scènes de Caylus, en 1732 – mais cette pièce avait déjà été jouée en société en 1729) (“M. de Maurepas donnait des soirées dramatiques très recherchées, sous Louis XVI. Il composait lui-même des parades....” – Clarétie, p. 28) "Le ministre de Maurepas composait des parades que jouait M. Gui de Miromesnil, le Scapin le plus fin, le plus délié et le plus véritablement comique d'entre les acteurs de société, le Dugazin enfin du théâtre Maurepas. Cet artiste improvisé, malgré ce genre d'occupation, ou peut-être à cause de ce talent de société, devint garde-des-sceaux de France." (Dinaux, II, p. 13) --Rivalité entre l'acteur Volanges et Miromesnil. Mazarin, hôtel de la duchesse de (voir aussi Chilly) "La duchesse de Mazarin avait dans son hôtel un théâtre sur lequel, en septembre 1769, on représenta, devant la princesse Madame, la Partie de chasse de Henri IV. Cette pièce fut jouée par des acteurs français." (Dulaure, III, p. 470). Meaux, chez Mme de (fille de Dufresne et de Mlle Seine) "La Vérité dans le vin [de Collé] ne fut pas jouée à Berny. Cette vigoureuse et piquante comédie fut représentée pour la première fois, en 1757, chez Mme de Meaux, fille du comédien Du Fresne et femme d'un sous-fermier" Mme de Meaux créa elle-mème, à la grande satisfaction de l'auteur, le rôle scabreux de la Présidente." (Cousin, II, p. 78) (Dupuis et Des Ronais, de Collé, 1759) Melophilites, société des ("Le Concert des Melophilettes, feste galante, par M. Carolet, mise en musique par M. Cordelet. execute dans la salle du concert des Melophilettes pour la 1er foir le... avril 1730" [Bnf ms. f.fr. 9315) Menus Plaisirs, Hôtel des "22 Juin 1765. M. de Mondonville s'étant avisé de remettre en Musique d'un bout à l'autre l'Opéra de Thesée, M. le Maréchal de Richelieu a jugé à propos d'en faire une répétition aujourd"hui sur le théâtre de l'hôtel des Menus, où ont été convoqués tous les connoisseurs & amateurs. Cette représentation n'a point eu de succès: on a trouvé les airs de symphonie admirables, mais le récitatif bien inférieur à celui de Lully. On doute que cet Opéra soit donné l'automne à Fontainebleau, comme on l'avoit projetté." (Bachaumont, II, 204). "14 Mai [1766]. Aujourd'hui M. le Duc de Duras, Gentilhomme de la Chambre de service, a donné au nom de S.M. une fête très élégante à M. le Prince Héréditaire de Brunswick: c'est à l'hôtel des Menus qu'elle s'est passée. On y a joué pour ce Seigneur la Piece de M. Collé, Henri IV. Elle a été exécutée par les Comédien de la Comédie Françoise avec beaucoup de succès." (Bachaumont, III, 29). Meudon, château de (jardins de Le Nôtre) (1695-1711 – abrita le Dauphin, fils de Louis XIV)
Meute, La Les Amours d’été, de Piis & Barré, joué devant LEURS MAJESTES le jeudi 20 septembre, 1781. Mézières – voir Camus de Mézières (26 mars 1721-27 juillet 1789), à Charonne Mirepoix, chez M et Mme de Mirepoix, Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon, princesse de Lixin, marquise de (1707-v. 1790), sœur du prince de Beauvau et de la marquise de Boufflers, amie de Mme de Graffigny vers 1730 (Index de la Correpsondance de Mme de Graffigny) (lettre de Hénault à Mme du Deffand, 15 juillet 1742 – “Il y a de grands projets de comédie pour cet hiver: on a élevé non pas autel, mais théâtre contre théâtre. M. de Mirepoix est de la nouvelle troupe. Ils débuteront par le Misanthrope, qui est, dit-on, le triomphe du Mirepoix, et ensuite on jouera la Zaïde de Du Châtel. Madame de Mirepoix prendra le rôle de madame de Rochefort, le Mirepoix celui de Forcalquier...” – Corr. de la marquise du Deffand, p. 58-59) --détails encore inédits sur Les Acteurs de bonne foi [Marivaux]. (Sélections, Corr. Mme de Graffigny, éd. E. Showalter) --(L'Hermite ou l'éclipse, de Nivernois, Louis-Jule Mancini Mazarini, duc de) M. L. B., à la maison de campagne de (Anacréon, de Sedaine, 1754) Moline, Pierre-Louis De nombreuses pièces jouées "en société" (voir Concert interrompu, Richard Minutolo, Le Savetier Médecin, La Soeur supposée...) Momus à la Nouvelle France, théâtre de société de Pégasse gros lot ou la loterie des métromanes, de Bérainville, 1775 Monceau, château de, Les Amants heureux ou la fête du jour, 1772 Monceaux, A la Barrière de On ne s'y attendait pas ou les époux réunis, Laus de Boissy, avant 1778 Moncrif, secrétaire du comte de Clermont en 1732, et fournisseur d'une pièce pour le théâtre privé de la duchesse de Bourbon Monnet, Jean Voir ses mémoires pour déterminer s’il avait son propre théâtre. Montalembert, Hôtel de (La Bergère de qualité, du comte? de Montalembert, 24 janvier 1784) “L’hôtel de la rue de la Roquette [voir Clermont qui l’occupa jusqu’à sa mort en 1771] fut acheté par le marquis de Montalembert, maréchal de camp, qui continua la joyeuse vie de son prédécesseur; le théâtre reprit ses représentations privées sur lequel on vit M. de Saint-Georges qui cumulait l’art de l’escrime avec l’art dramatique.” (Capon, 1902, p. 14) Montansier, chez Mlle Marsollier Des Vivetières, Le Connaisseur, “comédie de société”, publ. en 1771, jouée chez Mlle Montansier le 13 juillet 1791 Montceaux-en-Brie, château. de (vers 1560-1795) Vers le début du XVIIe siècle, “Le château de Montceaux accueillit de nombreux hôtes et la salle de bal, décorée de perspectives en trompe-l’oeil, fut le cadre de sompteuses réceptions et de maintes représentations théâtrales.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 58) Montgent, maison de Campagne isolée entre huitsous-Rongis et Sceaux, fév. 1720 (voir Fuzelier) "Montgenettes, ou Recueil de Chansons composées a Montgent..." (BHVP, NA ms 231, fol. 88-145) "Vaudevilles tirés du gros recueil poliçon du gros abbé de Camambour en juin 1725, a Mongent,..." (BHVP, NA ms. 231, fol. 233-246) Montgeron Montesson, Madame la marquise de (1738-1806). Épouse du duc d'Orléans, tante de Mme de Genlis. Théâtres (Chaussée d'Antin; voir aussi Raincy, L’Isle-Adam, Villers Cotterets) (i) s'est initiée sur d'autres petits théâtres (par ex. le cercle du Prince de Conti au Temple et à l'Isle-Adam) (ii) grand succès à l'Isle-Adam où le duc d'Orléans la remarque -- "...grand amateur de choses et de gens de théâtre, [il] est venu à l'Isle-Adam faire provision d'idées pour ses théâtres de Bagnolet et de Villers-Cotterets." (Turquan, p. 40) (iii) elle attire le duc d'Orléans chez elle -- "...Mme de Montesson fit dresser chez elle un théâtre. Grâce à ce théâtre, le beau monde viendrait plus nombreux à ses soirées... De plus, par un jeu plus fréquent, elle perfectionnerait ses talents d'artiste...." (Turquan, p. 44) (iv) à la veille de son mariage, en 1773, avec le duc d'Orléans, ce dernier lui paie "...un somptueux hôtel à la Chaussée-d'Antin" (Turquan, p. 176) Nous avons vu la haute société affluer à Passy
aux spectacles offerts par le fermier général Le Riche de
La Popelinière. Plus tard, le théâtre de Mme de Montesson--veuve
en 1769, à trente-deux ans, remariée en avril 1773, secrètement
mais de notoriété publique, au duc d'Orléans--fut
une véritable institution. On y donna jusqu'à deux ou trois
représentations par semaine; le duc jouait les paysans et la marquise
les jeunes amoureuses..." (Hellegouarc'h, p. 443)
Bibliographie Navarre (château. de ) (jardins de Le Nôtre) “Le duc [de Bouillon] possédait auprès d’Évreux le château de Navarre, au milieu d’une forêt de 25 lieues de parcours.” (Maugras, p. 209). Neuilly (voir Fuzelier) "Amusemens Liriques" y compris "Le Parlement de Neuilli" Nom que se dona la societé de Neuilli sur Marne 1 juin 1727 (BHVP NA ms. 231, fol. 146-206 Nîmes – voir marquis de Maillebois Nivernois, chez le duc de? “...la comtesse de Rochefort [vivait] avec le duc de Nivernais” (Maugras, p. 21, note 1) (“[Mme de Rochefort] Elle était l’amie du duc de Nivernais dont elle jouait les pièces devant ses invités: Maurepas, d’Ussé, Bernis, Cossé Brissac, Mmes de Boisgelin et de Cambis, le baron de Gleichen, Mme Lecomte....” – Clarétie, p. 22) "Temple des chimères, (le) Divertissement en un Acte, par le Président Hénault, Musique de M. le Duc de Nivernois, représenté en société, 1758." (Dictionnaire dramatique, II, 213) (Compliment de clôture, 1778) Noailles, chez le duc/comte? de (Fleur d'épine, opéra-comique de Voisenon, avant 1776) son théâtre mentionné par Clarétie, p. 18, et par Olah. Noisy-le-Roi (très près de Versailles, démoli en 1732) A logé les protégées de Mme de Maintenon, avant l’installation à St-Cyr le 30 juillet 1689. Notre-Dame de Nazareth, théâtre de la rue ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: rue Notre-Dame de Nazareth..." (Tissier, p. 377)
Bibliographie Orléans, duc d’ – Le Régent ( voir aussi Palais-Royal, St.-Cloud [1721]) Orléans, duc d’ – “Le Pieux” - opposé au théâtre “M. le duc d’Orléans ne demande que la suppression du spectacle dans le voisinage de sa maison, et cela serait plus séant pour le roi de se rendre au spectacle public dans son Louvre.” (Barbier, II, p. 213, janvier 1739) Orléans, duc d’ – “Le Gros” - (voir aussi, Bagnolet, Villers-Cotterets, Raincy, Saint-Cloud, Chaussée-D'Antin) “Folie” dans les Porcherons, 24, rue Cadet, façade 19 r. Saulnier, 1749 chez le duc d’Orléans à Paris (Isabelle précepteur, de Collé, 1751; Les Adieux de la parade, de Collé, 1755; L’Amant poussif, de Collé, 1755; Le Bout du jardin à Etienne, de Collé, 1783) Don Carlos, tragédie de Le Fèvre, Pierre-François-Alexandre, 22 avril 1783 chez le duc d’Orléans (Le Benjamin d'la daronne ou la boîte aux pataquès, de Blois, 1784) Orléans, duc d’ - élève de Mme de Genlis? (voir Franches-Maçonnes, 1778, alors qu'il était duc de Chartres) Orme-Saint-Gervais, théàtre de l' "Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs; le théâtre de l'Orme-Saint-Gervais...." (Dulaure, IV, p. 53) Orry, chez M. (petite maison à Bercy) Oron, château d' ("une jeune polonaise Hélène Masalska, nièce de l'archevêque de Vilna, a reçu une éducation à la française en 1750 à Paris, à l'Abbaye au Bois. Elle a épousé le fils ainé du prince de Ligne, un des princes les plus considérables d'Europe." --voir site "Oron" ci-dessous) http://www.swisscastles.ch/vaud/oron/orhist.html
Bibliographie Pajot-d’Ozembray, Léon-Louis. propriétaire d’une petite maison à Bercy “Le 25 juillet 1717, le roi accompagné de Monseigneur le duc du Maine, du maréchal de Villeroy, de M. l’évêque de Fréjus, de Monseigneur le prince Charles... vint se promener à Bercy pour descendre chez M. Pajot-d’Ozembray et admira les curiosités mécaniques que rassemblait Pajot dans cette maison de plaisance.” (Capon, 1902, p. 4) Palais Royal, (utilisations non publiques de divers espaces...)
"29 dudit [Mai 1763]. Nous venons de lire l'Olympie de M. de Voltaire, tragédie `très médiocre, d'un grand appareil de spectacle. (...) On ne retrouve pas même dans cette rapsodie le brillant de la versification de M. de Voltaire. // Un certain Colini qui la donne au public, apprend qu'elle a été jouée chez son maître, l'Electeur Palatin, & qu'elle y a fait un grand effet. Il se donne pour avoir été attaché autrefois à M. de Voltaire; en reconnoissance il fait imprimer cette tragédie." (Bachaumont, I, 258-259). Palissot, la Fête de village, "Divertissement en un Acte, en Chansons, par M. Palissot, donné en société, 1758" (Dictionnaire dramatique, II, 383-384) Pantin,
Pâris, les frères voir Bercy “Enfin tout en haut de la rue de Bercy, dès 1642, il existait un pavillon se louant à divers particuliers. Les Pâris devenus acquéreurs en 1711 en firent un gros pavillon de pierres de taille ‘à la romaine’ entouré d’une terrasse donnant sur la rivière. ... Ce pavillon qui reçut tour à tour le nom de pavillon Martel, puis le pâté Bercy conserva le nom de Pâté-Pâris par allusion à sa forme massive.” (Capon, 1902, p. 7) Passy
Une correspondante [non identifiée] de Paulmy parle de l'importance d'un théâtre dans sa maison de campagne : "...J'ai encore à vous parler d'une troisième pièce de ma maison de campagne: c'est une salle de spectacle très agréable formant le rez-de-chaussée d'une petite aile du bâtiment sur la basse-cour. J'e prétends en faire un grand usage et y jouer la comédie avec une troupe que je formerai d'une partie de ma société de Paris, qui viendra sûrement passer quelque temps chez moi à la campagne, et de quelques personnes de mon nouveau voisinage avec qui je compte me lier..." (citée dans Un Magistrat du XVIIIe siècle..., p. 61) "...le marquis de Paulmy avait formé une Société dramatique d'amateurs, qui s'assemblait tous les automnes à son château (en Touraine probablement, où sa famille tint toujours un grand état de maison), et qui jouait avec succès, pendant toute l'arrière-saison, les plus piquantes comédies et les plus jolis opéras-comiques de nos théâtres. Cette société nombreuse et choisie avait tous ses jours marqués par de nouveaux divertissements. De certaines heures étaient fixées pour la chasse, la pêche, la promenade et le jeu. D'autres moments restaient affectés à la conversations, et quelques-uns destinés à la lecture des ouvrages nouveaux et surtout des pièces de théâtre, et de tout ce qui s'écrivait journellement sur l'art dramatique et la musique. (...) De ces délicieuses journées passées sur les bords de la Loire, des ces soirées charmantes où les plus jolies marquises jouaient sur un théâtre de campagne les chefs-d'oeuvre de la scène française, il ne serait plus resté qu'un souvenir bien vague, si le spirituel directeur de cette société parfumée n'avait trouvé bon de dresser à son usage un joli livret, tout mignard, tout charmant, qui contient ses enseignements et ses conseils aux artistes improvisés de sa noble troupe dramatique. (...) Etrennes aux sociétés qui font leur amusement de jouer la comédie, ou Catalogue raisonné et instructif de toutes les tragédies, comédies des théâtres françois et italien, actes d'opéra, opéras comiques, pièces à ariettes et proverbes, qui peuvent facilement se représenter sur les théâtres particuliers (par le Marquis de Paulmy d'Argenson). A Bruxelles, et se trouve à Paris, chez Bradel, et à l'Arsenal (logement de l'auteur), cour des Célestins. (Sans date, mais 1782), pet. in-12 de VII, 120 pages et un supplément de 4 pages." (Dinaux, II, p. 114-118). Le volume cité, "fort recherché". Pelletier, Société de "fermier-général. En 1759, M. Pelletier... qui, tous les mercredis donnait à dîner à Marmontel, Boissy, Suard et Lanoue, y invita Monticour, Saurin fils, Helvétius, Bernard, Collé et Crébillon fils qui, par la suite y présenta, pedant leur séjour à Paris, Garrick, Sterne et Wilkes...." (Dinaux, II, p. 121-122). Penthièvre, duc de (voir Orry; Bercy) Petit-Bercy – voir Orry Petit-Château – voir Orry Pierre en Bourgogne, château de (Fête de village, 1753) Piron, Alexis (voir Le Raincy) Planchette, la (BOUQUET à Madame H... mis en Musique par M. Francoeur SurIntendant de la Musique du Roi, & exécuté à la Planchette le 28 Juillet 1745 – voir Mercure, Août 1745, p. 160.) Poinsinet, chez (Les Philosophes de bois, de Poinsinet, 20 juillet 1760) (voir chevalier d'Arcq, Chantilly, Trianon) Poitou – voir Fanny de Beauharnais Pompadour, Mme de ( -1764) (voir Tournheim, Etiolles, Petits Cabinets/Appartements, Bellevue ) Pompone, Mirey de (PETITE MAISON “Aux Ternes, le financier M. de Pompone rebâtit en 1718 le château, dont nous ne comtemplons plus que des restes” – Hautecoeur, 343) Pontchartrain, théâtre du comte de (env. 1700, au Temple) (L'Opérateur Barry, de Dancourt, 1700) Pontchartrain (jardins de Le Nôtre) Pont-de-Veyle (chez lui?) “Pont-de-Veyle, après d’elle [marquise du Deffand] représente cet homme inutile et nécessaire dans la vie des femmes d'’esprit, pour lequel on n’ai point d’estime ni de secrets, et qui tient à la fois du mari, de l’amant et de l’ami, sans être ni l’un ni l’autre. Mais ce que fut surtout Pont-de-Veyle, est c’est par là que son portrait nous revient, c’est un homme d’esprit, un brillant causeur, un dramaturge de salon, un des représentants de cette grâce française qui, au dix-huitième siècle, enchante le monde.” (Correspondance complète de la Marquise du Deffand, Introduction, p. LVI) Popelinière, chez M/Mme (rue Blanche, Passy : concerts, Rameau, Mme de Genlis?) Rue Blanche, no. 7? (avant 1749) “M. Charles François Gaillard de la Bouxière, un des fermiers généraux, fit en 1749, acquisition d’une maison et jardin sis aux Portes Blanches, appartenant à M. Alexandre-Jean-Joseph Le Riche de la Popelinière qui lui-même l’avait acquis du Sr.Roulle.” (Capon, 1902, p. 87) (Les Muses galantes, J.-J. Rousseau, 1744?) (“La Popelinière, le grand financier, avait un théâtre dans son château de Passy; on y jouait ses oeuvres....” – Clarétie, p. 23) Popincourt, la rue
(Théâtres clandestins, p. 12) Le Malheureux quiproquo ou le marié en prison (société de Popincourt, Brenner) La Nouvelle île des esclaves, 1782 Porche-Fontaine – spectacle de simulation de la Guerre, oct. 1722 (“Pour divertir le roi, on a fait un camp, qu’on appelle Porchefontaine, à Montreuil, près Versailles. Le régiment du roi y est campé, et c’est M. le marquis de Pezé, colonel de ce régiment... qui y commande. Tout Paris va en foule au camp...” – Barbier, I, 155-156) Porcherons, Les ("Porcherons est le nom d'un hameau ou village près duquel était le château du Coq, qui fut aussi nommé château des Porcherons. Le village était situé rue Saint-Lazare, et le château presque en face de la rue de Clichy, autrefois nommée rue du Coq." (Dulaure, III, p. 472, note 1). (voir aussi le quartier de la Chaussée d'Antin)
Préville, chez lui à Fontenay-sous-bois (Les Accidents ou les abbés, de Collé, 1769) Mme Préville: "Cette chère dame s'est échauffé le sang à aller jouer dans toutes les maisons des comédies et des proverbes de Société. Elle n'a point fait d'autre métier depuis le mois de novembre et cela presque tous les jours jusqu'à deux et trois heures du matin. Avec son travail de comédie, est-il de santé qui pût y résister? Son mari, Bellecourt et sa femme, Dugazon et Dallainval ont été les associés de Mme Préville dans ces divertissements qu'ils donnent." (citation de Collé dans Alméras, p. 42, note) Provence, théâtre de la rue de "Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin...." (Dulaure, IV, p. 53) Prusse (Cour de Frédéric II) Puteaux
Bibliographie Québec (voir aussi Canada, Montréal)"Pour preuve que le libéralisme dans les idées date de loin ici, c'est qu'à Québec, un jeune Canadien arrivé de France se hâta, vers 1787 ou 8, d'établir un théâtre, afin de jouer des comédies françaises. Ce théâtre fut fréquenté par ce qu'on appelait alors la bonne compagnie." (Les Ursulines de Québec, p. 150))
Bibliographie Raincy, château de (1639-1663; Jacques Bordier fait construite par Le Vaux) (1639-1854)
A la Recherche des Châteaux Disparus d’Ile-de-France
Rambouillet, château de Raucourt, chez Mlle? (La Fille déserteur, Mlle Raucourt, décembre 1781) Regnard (voir château Grillon) Renard Saint Merri, salle de la rue ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: salle de la rue du Renard Saint Merri..." (Tissier, p. 377) Rheinsberg, Société dramatique de (voir Frédéric ) "Le grand Frédéric, avant d'être roi et lorsqu'ilétait sous le joug de son père, se livrait à l'étude et aux divers amusements de l'esprit au château de Rheinsberg où il avait fixé son séjour. Des amateurs y jouaient la tragédie et la comédie. Parmi les pièces qui furent représentées on peut citer Mithridate de Racine, et Oedipe de Voltaire. Dans cette dernière tragédie Frédéric remplissait le rôle de Philoctète." (Dinaux, II, p. 165). Richelieu, Hôtel de (L'Amateur, Barthe, 1764) Richelieu, Louis-François-Armand (1696-1787?), maréchal de.(voir aussi Genevilliers, Versailles) "Il préférait sa luxueuse demeure de la rue Neuve-Saint-Augustin." (L'Ile Saint-Louis..., p. 58). "Le maréchal de Richelieu avait un théâtre dans sons hôtel, où, en 1762, pour la première fois, fut jouée Annette et Lubin." (Dulaure, III, p. 469) "31 Mars 1762. On a joué hier chez M. le Maréchal de Richelieu l'Anete & Lubin du Sr Marmontel. Mlle Niessel faisoit Anette, & Clairval Lubin. Cette piece a eu le plus grand succès. Ce jour-là même on jouoit aux Italiens la piece de Madame Favart. Ceux qui ont vu les deux, trouvent la premiere infiniment supérieure. Nous avons lu le manuscrit: il nous paroit que le Drame du St. [sic] Marmontel est plus ordurier. Il y a un interrogatoire du Bailli, qui malheureusement vient après celui du Droit du Seigneur. Du reste, on donne la palme aux deux auteurs du théâtre particulier." (Bachaumont, I, p. 65) “Le duc de Richelieu, arbitre des élégances, possédait autant de petites maisons qu’il avait d’intrigues différentes. Il fut, de plus, l’inventeur des petits soupers.” (Capon, 1902, p. iii) (PETITE MAISON “l’emplacement des nos 16 à 38 rue de Clichy et [qui] s’étendait jusqu’à la rue Blanche”- Hautecoeur) “La petite maison du duc de Richelieu se trouvait sur l’emplacement occupé aujourd’hui par le Casino de Paris.” (Capon, 1902. p. 89) Richelieu, rue de – voir Lambert Rivière, chez M. de "Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales chez M. de Rivière..." (Hellegouarc'h, p. 445) Rochefort, chez madame de (voir aussi Meudon) “... la comtesse de Rochefort [vivait] avec le duc de Nivernais” (Maugras, p. 21, note 1) (“Mme de Rochefort donnait aussi la comédie au Luxembourg.” –Clarétie, p. 22) Cette scène du vendeur d’orviétan, il [Pont-de-Veyle] l’a déjà débitée chez madame de Rochefort, chez le duc d’Orléans, un peu partout; mais on ne s’en lasse point et partout on la redemande.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 159) Rohan, chez le duc de (petite maison à Bercy) “Le duc de Rohan possédait en 1724 une maison dans la même rue (de Bercy) vis-à-vis les Pères de la doctrine chrétienne. (...) Le fils du duc de Rohan, le prince Léon eut dans cette maison de doux entretiens avec la comédienne Florence, ex-maîtresse du Régent...” (Capon, 1902, p. 8) Rohan, chez le duc de, à Athis, maison de campagne (vers 1779) (voir marquise de Ferté-Imbault) (Ordre des Lanturlus) Rohault, chez le comte de, théâtre à Auteuil (voir Clarétie, p. 97?) Roinville, théâtre de l'acteur Poisson, vers 1700 Roquette, La, voir comte de Clermont (voir aussi Montalambert) faubourg Saint Antoine.
Rouen, théâtres de société à:
Bibliographie S****, château de "Trois Nanettes, (les) Comédie en un Acte, par un Pseudonyme, jouée à la Campagne, sur un Théâtre de Société. Cette petite Piece est de M. Favart. Un homme, dont nous tairons le nom, l'a fait jouer, & y a joué lui-même au Chateau de S**** chez Madame de V***; il s'en disoit l'Auteur, & en recevoit les compliments d'un air assuré." (Dictionnaire dramatique, II, 246-247) Sans-Prétention Saint-Antoine, salle de la rue ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: salle de la rue Saint-Antoine..." (Tissier, p. 377) Saint-Cloud,
"19 Novembre 1765. (...) On écrit de Saint-Domingue que M. le Comte d'Estaing, Gouverneur général, a fait représenter au Cap le Siege de Calais [de Belloy]; que cette tragédie y a fait fermenter au plus haut degré le zele patriotique. Non content de cela, le Commandant a fait imprimer la piece à ses dépens, & a fait distribuer des exemplaires à tous les habitans & soldats." ( Bachaumont, II, p. 264).Saint-Germain-en-Laye,
Saint-Lambert, "Fêtes de l'amour et de l'hymen, (les) Comédie-Ballet, par M. de Saint-Lambert, jouée en société [où?], 1754. (Dictionnaire dramatique, II, 384) Saint-Mars, chez le chevalierde (Sa mère l'allaita ou le bon fils, de Rétif, 1789) Saint-Maur, château de – propriété des Condé jusqu’à la Révolution. Saint-Quentin, théâtre de Saint Ouen, château de (1660- XIXe siècle)– voir duc de Gêvres (“[Claude Sarrazin] fit d’abord partie de la société qui jouait chez le duc de Gesvres au château de Saint Ouen”... puis il a débuté à la CF en 1729) (Olivier, p. 28-29) (“[Mlle Gaussin] essaya d’abord ses talents sur le théâtre du duc de Gesvres au château de St.-Ouen”... puis elle a débuté le 28 avril 1731 dans le rôle de Junie à la CF) (Olivier, p. ?) “En 1676, le bâtiment, constitué d’un pavillon central flanqué de deux ailes, fut donné à sa fille [fille du chancellier de Monsieur, frère de Louis XIV], Marie-Madeleine, épouse du duc François de Gesvres. Leur fils, à qui échut la propriété, la céda à Madame de Pompadour qui, entre 1759 et 1764, y entreprit de nombreux travaux. A sa mort, le château de Saint-Ouen rejoignit le patrimoine de la famille de Gesvres. En 1782, le duc de Nivernais devint le nouveau propriétaire du château.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 139) Salavette, chez M. de (“fermier-général” – voir Capon, 1902, p. xv) (Arlequin premier ministre, de Florian)(voir aussi Gléon) Saint-Thomas du Louvre, rue (voir Chevallier, Gueullette) "Après trois heures de travaux sérieux, Mme Chevallier ouvrait son salon et on oubliait les arguties de la chicane dans les distractions de la bonne compagnie [...] Un soir de conférence, nos jeunes gens allèrent à la foire Saint-Laurent, ils assistèrent à deux ou trois parades et le lendemain ils s'amusèrent à les jouer de mémoire dans le salon de Mme Chevallier." (Leroux-Cesbron, p. 8) Sassenage, th. de Mme de Sassenage, Hôtel de (La Mort de César, de Voltaire, 1733) (Silvie ou la Fausse Niaise, carême 1733 -- voir Quéro, 2001, p. 141) Satyricomanie (est-ce que ce nom recouvre un endroit réel?) (La Tragédie de Zulime, de Cailleau, André-Charles, jouée en 1762) Savetiers, Assemblée générale des "Fameuse harangue faite en l'assemblée générale de Messieurs, Messeigneurs les Savetiers. Troyes 27 mars 1731. 16 pages" [BHVP -Ancien Fonds-Catalogue Méthodique-Série 84, cote 551 065 Saxe, théâtre de Maurice de -- pendant ses campagnes militaires en Flandre, dans son camp, et même dans celui de ses adversaires: “Maurice poussait même la gracieuseté jusqu’à prêter sa troupe au général ennemi. Pendant la guerre de Flandre en 1744, les deux généraux s’étaient mis d’accord pour avoir tour à tour des représentations théâtrales; les comédiens passaient tout simplement d’un camp dans l’autre; on leur fournissait une bonne escorte pour les garantir des pillards et surtout pour préserver / de malencontre et d’accident fâcheux la vertu si précieuse des dames de la troupe.” (Maugras, p. 30-31) “Chaque soir, pour distraire les soldats, il y avait grande représentation. Quelquefois même on faisait annoncer sur la scène l’affaire du lendemain. La veille de la bataille de Raucoux, Favart fut chargé de composer et de débiter le couplet suivant:
Ensuite on annonça pour le surlendemain le Prix de Cithère
et les Amours grivois, qu’on représenta effectivement, ce
qui fit dire au camp que le maréchal avait préparé
le triomphe avant la victoire.” (Maugras, p. 30)
Soisy, petite maison de (voir duc de Villeroy) Soissons, chez l’intendant de (Les Bergers de l'Aisne, de Roy, 23 septembre 1744) Soissons, hôtel de (La Création du monde, spectacle pieux, 1743) Soubise, chez le prince de (rue de la Victoire) “Monsieur le prince de Soubise, alors amant en titre de Mlle Dervieux, danseuse d’Opéra, fit en 1770, l’acquisition de terrains sur la rue de la Victoire et d’après les desseins de Brongniart, on construisit sur cet emplacement un merveilleux petit hôtel, situé entre cour et jardin, décoré sur les deux faces; celle du côté de la cour, d’ordonnance corinthienne et l’autre, donnant sur le jardin, formait un avant corps de forme sphérique dont l’attique se rehaussait d’un bas-relief, véritable chef-d’oeuvre artistique. M. Bellanger, premier architecte du comte d’Artois, chargé du jardin, en avait fait une promenade pittoresque offrant des sîtes (sic) agréables. M. le prince de Soubise à cette époque, se mettait en frais pour ces demoiselles et ses dépenses devaient monter considérablement si l’on en juge par cet aperçu de compte: «M. de Soubise vient de faire un arrangement avec Mlle Audinot...; il fait le même marché avec la Dervieux. Il n’y a que Mlles Costé et Guimard à qui il donne 3.000 liv.»” (Capon, 1902, p. 100) (rue de l’Arcade) “Au no 12 de cette rue, le prince de Soubise possédait un hôtel lui servant d’annexe et de petite maison, dans lequel il entretenait un véritable sérail peuplé de charmantes houris.” (Capon, 1902. 104) “La vie de débauche et de luxure que le prince menait dans cet hôtel, lui valut un pamphlet sous forme de lettre à propos du rôle indifférent qu’il joua dans la banqueroute du prince de Gniménée son petit-fils; en voici un extrait: «En vain par vos larmes hypocrites vous avez paru vous montrer sensible à mes malheurs; en vain vous vous êtes pendant quelque temps éclipsé d’un théâtre, sanctuaire de vos plaisirs; et auquel vous reparaissez en sultan vétéran....»” (Capon, 1902. p. 105) Soyecourt, Hôtel de (dans faubourg Saint-Honoré) (voir Clarétie, chapitre VI, les théâtres de Voltaire) Spa "BOBELINS, (LE ROI DES). On appelle Bobelin le buveur d'eau qui fréquente les fontaines de Spa; comme divertissement, on a souvent créé et nommé Roi des Bobelins celui des buveurs qui montrait le plus d'entrain et qui semblait capable de faire les honneurs du lieu aux étrangers et de diriger les promenades et les plaisirs des habitués durant toute une saison. On a fait de cette royauté et de ceux qui la reconnaissaient, une sorte de confrérie burlesque et récérative qui avait ses lois et ses règlements. (...) // Il existe une pièce devenue rare [représentée?]: Les Amours de Fontamorose, roi des Bobelins, ou le Fat par excellence, comédie en prose et en vers (par Gullence). Bollen, 1791, in-8" (Dinaux, I, p. 100-101). Limbourg, J. Philippe de, Les Amours du Pouhon, 23 juillet 1766 (public ou de société?) Mme de Genlis, L'aveugle de Spa, 3 septembre 1789 (public ou de société?) Strasbourg "Hymen et l'amour, (l') Pastorale en un Acte, en vers libres, par M. l'Abbé de la Porte, représentée à Strasbourg à l'occasion du Mariage du Prince de Soubise avec Mademoiselle de Carignan, 1741." (Dictionnaire dramatique, II, 401) Sulli, château de (propriété de Joseph de Corsembleu) (d'après Olivier, une troupe d'amateurs y jouait vers 1719-1720) Sully, hôtel de (appartient à M. de Sully) - résidence du président Hénault entre 1720 et 1730 Surênes, représentation de L’Impromptu de Surêne, Dancourt, 2 mai 1713 Surgères, marquis de (gendre du comte de Morville, auteur de L'Ecole du monde)
Bibliographie Taconet, Jacques voir Congé de sémestre Temple de Terpsichore (voir Chaussée d'Antin, Mlle Guimard) Temple, enclos du
http://insolite.multimania.com/templiers/implantations.htm http://www.le-gigan.org/othm/75003.htm “Le Temple! ce nom n’évoque plus dans nos esprits que l’image, popularisée par la gravure, du donjon trapu et carré, aux trourelles à poivrières; de la prison d’Etat où fut détenue sous la Révolution la famille royale, où furent enfermés avant leur départ pour Cayenne les députés fructidorisés, où s’étrangla Pichegru. Le donjon n’était pourtant qu’une partie du Temple et non la principale. L’Enclos du Temple avec son église, son couvent, son cloître, ses vastes cours meublées d’hôtels particuliers et de maisons d’artisans, était comme une ville à part dans Paris, mais comme un Etat dans l’Etat, puisqu’il avait ses privilèges spéciaux, sa justice, sa police, sa voirie particulières ” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 112)
Ternes “Aux Ternes, le financier Mirey de Pompone rebâtit en 1718 le château, dont nous ne contemplons plus que des restes....” (Hautecour, p. 343) Thiers, baron de Titon du Tillet (voir Folie Titon) Tivoli voir Folie Boutin Tonnerre, Hôtel de (Coligny ou la Saint-Barthélemy, Baculard, 1739) "Le 2 [juin 1750], je fus à la Comédie française voir le début de Mlle Emilie.... Elle jouoit, dit-on, à l'hôtel de Tonnerre, et en était la merveille.. Elle n'est rien moins que cela au Théâtre-Français. Les meilleurs acteurs d'un théâtre particulier sont ordinairement très-médiocres, pour ne pas dire plus, sur une théâtre public." (Collé, Journal et mémoires, I, p. 174) Tournheim, chez Monsieur de (voir Madame de Pompadour) Formée par un oncle théâtrophile, M. de Tournheim, qui réunissait dans sa société des auteurs tels que Voltaire, Crébillon, Fontenelle, Montesquieu, et Gresset, Mme d'Étiolles sera vite reconnue pour ses talents scéniques; jusqu'à Louis XV avait entendu les éloges de ses dons pour la comédie et pour le chant. Ce fut ainsi, du moins en partie, que celle qui devint Mme de Pompadour finit par acquérir le titre de favorite du roi pour bon nombre d'années. (Trott, p. 174) Tresme, Hôtel de (à Paris. spectacles de Polichinelle. appartient au duc de Bourbon, frère du duc de Maine – Clarétie, p. 45) Tourney, théâtre de (Voltaire y fait jouer trois fois une version primitive de Tancrède en octobre 1759) (“Des jeunes gens de beaucoup de talent la représentèrent avec moi sur un petit théâtre que je fis faire à la campagne. Quoique ce théâtre fût extrêmement étroit, les acteurs ne furent point gênés; tout fut exécuté facilement; ces bouclieurs, ces devises, ces armes qu’on suspendait dans la lice, faisaient un effet qui redoublait l’intérêt, parce que cette décoration, cette action devenait une partie de l’intrigue.” – Épitre dédacatoire à Madame la marquise de Pompadour) Tourvoie, château de (propriété près de Berny que le comte de Clermont a offerte à Mlle le Duc, sa maîtresse) Traversière, hôtel de la rue (Voltaire et Lekain en 1750) (Rome sauvée, de Voltaire, 8 juin 1750) “Les compliments que Le Kain avait reçus n’étaient pas faits pour le détourner de ses projets. Il résolut de laisser à son frère la direction de son commerce et de ‘s’enrôler sous les bannières de Melpomène’. Lorsqu’il retourna Rue Traversière, ce fut seulement pour supplier l’auteur de Zaïre de lui donner des leçons. Le maître, qui se sentait en présence d’une nature exceptonnellement douée, y consentit volontiers et invita le futur Roscius à venir habiter chez lui. Il fit mieux encore: sur la demande de son élève, il se décida à transformer le second étage de sa maison en théâtre où il essayerait ses pièces nouvelles et où joueraient les acteurs de Jabac. (...) / La salle construite par le poète fut inaugurée le 6 juin 1750 avec Mahomet (après avoir joué Rome sauvée rue Traversière, Voltaire et sa troupe invités—juin 1750--à présenter la pièce devant la duchesse du Maine: “Les comédiens se rendirent à Sceaux et y furent acclamés. Voltaire joua lui-même le rôle de Cicéron” – Olivier, p. 180) (juillet 1750, de retour à r. Traversière, – Le duc de Foix, avec LeKain --Zulime, avec Mme Denis et Mme de Fontaine, et LeKain --Jules César) (7 juin 1750 Laissons tout cela pour te parler de la pièce d'hier. C'était Mahomet, joué par ces jeunes gens de la rue Saint-Antoine. Grandval ne joue pas à beaucoup près si bien que le jeune homme qui a joué Mahomet (...) Mais mon Dieu, comment peut-on encore bien faire? Le théâtre est sous le nez des spectateurs. Il y a pour tenir dans la chambre cinquante personnes et nous étions plus de cent.” (Sélections de la Correspondance de Mme de Graffigny) ENCORE INEDIT Tuileries, château des –
(photo XIXe s.)
Bibliographie Valenciennes, en société (Crispin philosophe, de Macort, en 1716) Valentinois, chez le duc (rue Basse, à Passy, vers 1752) “1er juillet 1752. ... rue Basse, maison appartenant ‘à M. le duc de Valentinois qui l’occupe’. Cette maison, qui avait eu pour propriétaire M. le duc d’Aumont, était moins remarquable par sa grandeur que par la manière dont on avait su tirer parti du terrain. Le batiment consistait en deux ailes, terminées chacune par un belvéder (sic)... Dans l’aile droite se trouvait un salon fort / élevé et orné de sculptures, de figures et de bustes. (...) Différents bâtiments contigus menaient à une galerie remplie de tableaux et de bustes terminée par un petit ‘appartement à coucher’”. (Capon, 1902, p. 131) Valentinois, chez la duchesse de Vanvres, représentation des Deux fêtes au lieu d’une, de Laujon, 1773 Vaudreuil, chez le comte de, à Gennevilliers "Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales... à Gennevilliers, chez le comte de Vaudreuil... [Elle] joue aussi la comédie, tout intimidée qu'elle est par la qualité du public: 'La maison était meublée dans le meilleur goût, quoique sans magnificence; il s'y trouvait une salle de comédie, petite, mais charmante, dans laquelle ma belle-soeur, mon frère, M. de Rivière et moi nous avons joué plusieurs opéras-comiques, avec Mme Dugazon, Garat, Caillot et Laruette. Ces deux derniers, qui étaient alors retirés du théâtre, jouaient admirablement, et avec un tel naturel, qu'un jour, comme ils représentaient ensemble la scène des deux pères dans Rose et Colas (de Sedaine et Monsigny), je crus qu'ils causaient entre eux, et je leur dis: allons, il faut commencer la répétition." (Hellegouarc'h, p. 446) (Mme de Genlis, Les Deux Sultanes, 1770) "Chez M. de Vaudreuil, [à Gennevilliers] on peut assister à une étonnante représentation du Mariage de Figaro devant le comte d'Artois et 'une grande partie de la cour', dès le 26 septembre 1783." (Hellegouarc'h, p. 447) Vaugirard, voir Dangeville Vaujours, ch. de (rebâti en 1765-->; famille de Maistre) Le Savetier et le financier, joué en 1768 (voir aussi L’Isle-Adam où Mme de Genlis joue dans cette pièce aussi) Veronèse, chez Camille (fille de Pantalon Veronèse à la Comédie-Italienne) “Dans la... rue Royale à droite en montant avant d’arriver au croisement de la rue La Rochefoucauld, la Dlle Camille Véronéze acquit le 11 avril 1766 une maison appartenant aux héritiers Boucher et Montauban, occupée en location par M. Gelly au prix de 1.600 liv. par an (...) Devenue propriétaire... elle la fait rebâtir l’année suivante en 1767, et la médiocre habitation devient une coquette propriété avec jardin garni de bosquets, chambres bien meublées, salon donnant sur le jardin garni de sophas, de fauteuils fond rouge et blanc, glace avec trumeaux dorés,... C’est là que Camille s’abandonne à tous les charmes d’une vie légère, c’est là qu’elle donne des fêtes fastueuses et des petits soupers auxquels M. Cromot se piquait d’inviter les plus libertins de ses amis. Cette vie fut hélas! très courte et au bout d’un an elle rendit le dernier soupir dans cette même maison de la rue Royale qui avait été témoin de ses joies.” (Capon, 1902, p. 71) Verrières, théâtre. de Mlles (Marie Rinteau, née vers 1728, morte en 1775; Claudine-Geneviève, née en 1730)
“Marie et Geneviève [Rinteau=Verrières] étaient admises à faire partie de la troupe de comédie du Maréchal [de Saxe]; on sait quelles en étaient les charges. Ceci se passait en 1745. Marie avait à peine dix-sept ans, Geneviève près de quinze.” (Maugras, p. 31) --leçons d’art dramatique pour Marie, données par Marmontel:
“L’accueil de sa nouvelle élève le charma. (...) ‘Les premières
scènes que nous répétâmes ensemble furent celles
de Zaïre avec Orosmane. (...) Dès notre seconde leçon,
ces mots : «Zaïre, vous pleurez!» furent l’écueil
de ma
--liaison avec M. d’Épinay. Interrompue, puis relancée après 1750: “D’Épinay avait donné à sa maîtresse un magnifique hôtel à la Chaussée d’Antin. On y menait joyeuse vie: ce n’était que réceptions, bals, soupers, représentations dramatiques.” (Maugras, p. 78). Épinay ruiné et rayé de la liste des Fermiers-généraux vers 1761. --Après 1761... (auteurs associés à ces théâtres:
Colardeau et La Harpe. Témoin: Bachaumont) “Les deux soeurs, qu’encouragait
un succès constant, poursuivaient sans se lasser la série
de leurs représentations théâtrales; ces divertissements
dramatiques paraissaient d’autant plus piquants
voir Auteuil (pendant les décennies 1750
et 1760?)
(6 mai 1763, Marivaux, Seconde Surprise de l’amour – distribution ds, Jullien, p. 14; suivi par la Courtisane amoureuse = NB l’autre titre de Camille et Constance) --La représentation du 26 avril ’63 à Auteil
préparait une plus grande fête pour le théâtre
de la Chaussée d’Antin : “Mais ce
n’était là pour ainsi dire que la répétition
générale, le prologue d’une fête plus brillante encore.
Quelques jours après, en effet, on reprenait la Courtisane amoureuse
et on la faisait précéder des [sic] Surprises de l’amour
de Marivaux. Cette fois c’était une soirée de grande cérémonie,
une véritable représentation de gala qui devait faire époque
dans les fastes du théâtre de la Chaussée-d’Antin.
Les invitations avaient été scrupuleusement réservées
aux plus illustres personnages et à quelques hommes de lettres privilégiés;
on se garda de manquer une solennité aussi attrayante, tous les
heureux élus furent exacts au rendez-vous et le rideau se leva devant
la plus noble assistance.” (Maugras, p. 136)
Château. de Versailles (question du statut des représentations “de Cour”. Officiel, mais non “public”. Donc, une série de spectacles “privées” dans plusieurs endroits.)
Colardeau y est mort le 16 avril 1776 (Maugras, p. 247) Vigée-Lebrun, Mme (voir Folie Boutin, Vaudreuil) "Son salon accueillait beaucoup d'artistes et de célébrités de toute sorte.... On comptait parmi ses invités : les compositeurs Guitry, Sacchini et Martini; les chanteurs Garat et Madame Tondi..." http://www.aei.ca/~anbou/vigee.html Villars, Théâtre de (quelques années avant la Révolution) (“chez la maréchale de Trianon” – Olivier) Villemain d'Abencourt, M. de "l'École des épouses, Comédie en un Acte, en prose, par M. d'Abancourt, jouée en société, 1765." (Dictionnaire dramatique, II, 362) "Élise et Charmus, Pastorale en un Acte, en vers, par M. d'Abancourt, jouée en société, 1766" (Ibid., 364-365) Villeneuve-Saint-George (situé de l’autre côté de la rivière par rapport à Petit-Bourg) (avant la mort de Monseigneur en 1711) “Ma charge de lieutenant des chasses me donna occasion d’etre connu de Monseigneur, de M. le duc de Bourgogne et de M. le duc de Berry. Ils venaient coucher à Villeneuve-Saint-George, avec peu de suite; je suivais Monseigneur à la chasse du loup et les princes, quand ils venaient tirer des faisandeaux. Ils se promenaient après souper et, alors, ils s’entretenaient très familièrement. Je présentai, à M. le duc de Bourgogne, mon discours imprimé, qui avait eu le prix [en 1707] à l’Académie française.” (Hénault, Mémoires, p. 20) Villeroy, chez le duc de (Louis-Nicolas de Neufville, marquis d’Alincourt, baptisé à Paris le 25 décembre 1663. Mort le 22 avril 1734) “M. le duc de Villeroy voulait aussi m’avoir dans sa petite maison de Soisy où nous soupions fort gaiement. J’y vis M. le marquis depuis duc d’Antin. MM. de Sainte-Maure, de Roucy, duc de Brissac, Barcus, intendant de M, le maréchal de Villeroy, homme de beaucoup d’esprit et connu par ses chansons, le petit Dupré, attaché aussi au maréchal, homme à bons mots et qui s’était mis en droit de tout dire, etc.” (Hénault, Mémoires, p. 19-20) Villeroy, chez le maréchal de, (Louis-François-Anne de Neufville, né le 13 octobre 1695, mort à Paris le 21 mars 1766.) (situé “à Villeroy, depuis Ramillies”) “M. le maréchal de Villeroy, alors relégué à Villeroy, depuis Ramillies, m’y gardait pendant toutes les vancances. J’avais alors dix-neuf ans [donc, en 1704]. Il me récitait continuellement des vers d’Athalie, et je ne manquais pas de lui dire qu’il était Joad, comme il le fut, en effet, depuis.” (Hénault, Mémoires, p. 19). Villeroy, chez la duchesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) "La duchesse de Villeroi avait aussi dans son hôtel un théâtre; en 1767, le [sic] célèbre Clairon y joua plusieurs fois; dans l'année suivante, y fut joué le drame de l'Honnête Criminel, qui n'avait pas encore permission de paraître en public, et, en novembre 1763, le roi de Danemark y assista et vit jouer la demoiselle Clairon et le sieur Le Kain." (Dulaure, III, p. 469-470). "16 Juin 1766. Madame la Duchesse de Villeroi se propose de donner une fête au Prince Héréditaire de Brunswick, & pour le traiter dans le genre plus neuf & plus intéressant, Mlle Clairon se prête aux desirs de cette Dame, & doit jouer la Comédie chez elle. On regalera le Prince d'Ariane, piece où triomphe la moderne Melpomene." (Bachaumont, III, 44). (L'Honnête criminel (ou l'amour filial), de Fenouillot, De Falbaire de Quingey, Charles-George, 2 février 1768) "2 Février. On a dû jouer aujourd'hui sur le Théâtre de Madame la Duchesse de Villeroi, L'Honnête Criminel. Ce drame a été resserré & retouché, quant au style, par M. de Marmontel & autres auteurs de cette cour-là. Ce sont les Comédiens François qui représentent. Il y a eu dimanche une répétition très larmoyante." "3 Février. ...Les Spectateurs en ont été très satisfaits. Ce qu'il y a de plus grand à la Cour & à la Ville y a assisté. Plusieurs Ministres y étoient, entr'autres M. le Comte de St. Florentin, qui a été sollicité très vivement pour en permettre la représentation sur le Théâtre de la Comédie Françoise...." (Bachaumont, III, 294) "8 Février. L'Honnête criminel ne sera pas joué..." (ibid. 299) (La Sorcière par hasard, Framéry, 1768) Villers-Cotterêts (duc d'Orléans) "Ruse inutile, (la) Comédie en un Acte, en vers, par M. Rousseau de Toulouse, aux François, 1749. Elle avoit été jouée auparavant à Villers-Cotteret, chez M. le Duc d'Orléans, alors Duc de Chartres." (Dictionnaire dramatique, II, 149) (chez Madame de Montesson – “L'Ile sonante[de Collé], chez Mme de Montesson, selon Brenner, 1767) "...jouée à Villers-Cotterets chez le duc d'Orléans..." (Alméras, p. 38) Vincennes, château de? (voir Clarétie, p. 11 – sous Louis XIV) Vitry, en société (L'Oracle de Vitry et des théâtres, de Lieudé De Sepmanville, C. A., 1759) ("Fête de Minerve, (la) ou le Temple de l'Amitié, Piece en un Acte, en vers, mêlée d'Ariettes, par M. Lieudé, représentée sur un Théâtre de société [également à Vitry??] en 1750." -- Dictionnaire dramatique, II, 383) Voltaire –
Ximenès, chez le marquis (Auguste-Marie, marquis de Ximénès, 1726-1827) “Le marquis de Ximenès bien que fréquentant les coulisses de l’Opéra et malgré les nombreuses intrigues qu’il y avait avec les actrices à la mode, entre autres Mlle Clairon, ne négligeait pas les pourvoyeuses renommées et rendait souvent visite...” (Capon, 1902, p. 16). "21 dudit [novembre 1763]. M. le Marquis de Xinenès [sic] ayant essayé vainement de se faire un nom comme auteur, se borne à présent à se faire des protégés; il a une cour de jeunes gens, dont quelques-uns sont déja connus; il a prise M. de la Harpe sous son Egide...." (Bachaumont, I, p. 350).
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Bibliographie © 1er juillet 2001 David Trott & Dominique Quéro mise à jour, le 21 juillet 2001 |