THÉÂTRES DE SOCIÉTÉ
AU XVIIIe SIÈCLE

INDEX DES LIEUX, PERSONNES, TROUPES
©2001 David Trott & Dominique Quéro 

Cette liste a pour but de lancer une tentative d'inventaire des
théâtres de société entre 1700 et 1800. Tout en mettant l'accent 
sur les "lieux" [marqués en rouge] où l'on se donnait la comédie chez
soi, il devient vite évident que les personnes, les "cercles" dont 
elles faisaient partie et les pièces qu'elles ont jouées constituent 
des éléments indispensables pour un début de reconstitution 
d'une pratique collective fondamentale au siècle des Lumières.

Les éditeurs ne prétendent nullement présenter une liste
définitive, mais plutôt une ressource en chantier, dans l'espoir
qu'elle sera utile comme point de départ. Nous serions 
reconnaissants de tout ajout ou rectification de la part
de celles et ceux qui consulteront ce document.

Qu'est-ce que le «théâtre de société»?
[article en cours de rédaction]

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Bibliographie

Abancourt, M. d',  (voir Villemain) 
Albaret, chez le comte d' (concerts) (Ordre des Lanturlus)
"...le comte d'Albaret, 'amateur forcené', logeait chez lui huit ou dix musiciens, et donnait le dimanche matin un concert." (Hellegouqrc'h, p. 448) 
Fête des Lanturlus le 17 mai 1779 pour le rétablissement de la santé de leur "reine" la marquise de Ferté-Imbault: "La reine des Lanturelus (sic) ayant eu la rougeole et s'en étant bien tirée, ses sujets voulurent célébrer sa convalescence. On lui dit qu'il fallait venir un lundi, 17 mai, à cinq heures, chez le comte d'Albaret où il y aurait un concert. (...) En arrivant dans la cour, elle fut surprise de voir au bas de l'escalier Mgr. le nonce et tous ses chevaliers superbement vêtus et leur ordre sur l'habit.(...) On lui mit une couronne sur la tête, et dès ce moment elle a été autorisée à prendre le titre de Reine, n'ayant eu jusques-là que celui de Grande-Maîtresse des Lanturelus. (...) Après ce charmant spectacle, le comte d'Albaret et Mademoiselle Le Clerc (favorite de la reine), jouèrent un acte d'opéra-comique qui fut exécuté à ravir." (Dinaux, I, p. 440-442).

Amateurs, concert des. 
"Cette société musicale florissait à Paris en 1778." (Dinaux, I, p. 28).
Amblimont, chez la comtesse d’ (Le Ballet des abbés, 1769) (Brenner) 
Amitié, Société de l’ (Le Compliment de noces, de Baculard d’Arnaud, 1784) 
Anet, voir  duchesse du Maine (jardins de Le Nôtre) 
 (1681-1715) appartient au Maréchal Louis-Joseph de Vendôme. 
 “La majesté du lieu se révéla propice aux fastes des soirées auxquelles participèrent La Fontaine, Molière ou encore Lulli, en présence du Dauphin, fils de Louis XIV.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 94) 
 (1715-1723) appartient à la veuve de Vendôme, puis à la princesse de Condé qui y mourut en 1723. 
 La duchesse du Maine l’a obtenu en 1723 
 (répétition de Comte de Boursouffle de Voltaire, 15 août 1747) (Correspondance de Mme du Deffand – lettre # 40, de Mme de Staal) (la représentation a eu lieu le 24 août 1747 – voir lettre # 43) 
 (suite des représentations à Anet fin-août 1747 – “On a joué, la semaine passée, nos vieilles comédies; on nous en promet de toutes neuves, dont je vous rendrai compte, si compte il y a à rendre” Mme du Staal à Mme du Deffand, Anet, jeudi 6 septembre 1747) 
Anspach et de Triesdorf, Société dramatique d' (voir Lady Elizabeth Craven)
"Cette société, qui florissait, à la fin du siècle dernier [c'est-à-dire, avant 1800], était animée par la présence de Milday Craven, Anglaise, bas-bleu, connue par son voyage à Constantinople, par Madame de Beaunoir, auteur de Fanfan et Colas, et d'une foule de pièces, que son mari, dont le nom était plutôt Robineau, donna quelquefois comme étant de lui; et peut-être par le séjour à Anspach de Rosalie Levasseur, chanteuse de l'Opéra de Paris, mariée morganatiquement avec le comte de Mercy d'Argenteau, dernier ambassadeur d'Autriche en France, sous l'ancienne monarchie. // La société dramatique d'Anspach ne jouait qu'en français; (...) Il reste un recueil, fore rare en France, publié par Asimont, sur la compagnie dramatique qui nous occupe; il porte pour titre: Nouveau Théâtre de la Société d'Anspach et de Triesdorf. Anspach, Messerer, 1789-91, 2 vol. in-8.--Il contient la Partie de chasse de Henri IV, par Collé, avec prologues et scènes ajoutées par diverses personnes...." (Dinaux, I. p. 35-36).
Antier, Mlle (voir Auteuil
Anti-Façonniers, Côterie des. Fiction, apparemment, de Larent Bordelon, évoquant une société "absolument ennemie... des cérémonies et des façons". Censée exister entre 1716-1719. (Dinaux, I, p. 37-39). 
Antin, (voir Chaussée d’Antin
Antin, chez le duc d’  (5 septembre 1665 – 2 novembre 1736) 
 “J’y  [chez le duc de Villeroy, à Soisy—vers 1704...] vis M. le marquis depuis duc d’Antin” (Hénault, Mémoires, p. 19) 
“Quand Monseigneur ne venait pas à Villeneuve-Saint-Georges, M. d’Antin recevait à Petit-Bourg, qui est de l’autre côté de la rivière.” (Hénault, Mémoires, p. 20) 
"Amant Prothée, (l') Comédie en vers libres, en trois Actes, par Romagnesi, donnée aux Italiens en 1739. Cette Piece fut composée pour les amusemens de M. le Duc d'Antin, & jouée plusieurs fois sur son Théâtre. L'Auteur la lui dédia, quand il la fit imprimer [en 1745?], après qu'elle eut paru aux Italiens." (Dictionnaire dramatique, I, 50) 
Arcq, chez le chevalier d’ (Le Bouquet, d’Audinot, 1767) 
"3 Août [1767]. La fête que M. le Chevalier d'Arcq a donnée aujourd'hui à Madame la Comtesse de Langeac étoit destinée pour le jour de la Madeleine,  Patrone de cette Dame; mais certains préparatifs ayant manqué... elle n'a eu lieu que ce soir.//Cette fête a commencé par une Lotterie, une Lanterne Magique, des Jeux de Gobelets, &c. par tous les petits amusemens qui peuvent précéder un grande & magnifique souper. Ensuite le spectacle s'est ouvert. // Il y a d'abord eu un prologue de la composition de M. le Chevalier d'Arc, exécuté par les enfans de Madame la Comtesse. On se doute bien qu'il y avoit beaucoup d'esprit & des choses très-flatteuses pour la mere & le Ministre [comte de St. Florentin]. // On a ensuite exécuté l'Acte de Vertumne & Pomone , qui doit faire partie des Fragmens que les nouveaux directeurs se proposent de donner à l'Opéra. Les principaux auteurs [sic] étoient le Gros & Mlle. Rosalie. (...) // L'Opéra Comique qui a succédé, étoit intitulé le Bouquet, piece toute nouvelle, mêlée d'ariettes, dont Audinot est le prête-nom, mais de plusieurs auteurs en société. La Musique, très-agréable, est aussi un mêlange de différens compositeurs. Audinot y a joué, ainsi que Clairval, Mlle. Mandeville, &c. & Mlle. Dubricule, quoique de l'Opéra, n'a point cru dégrader la noblesse d'un spectacle du second ordre. Ce qui a enchanté & ravi dans ce Drame, est le [sic] fille d'Audinot, âgée de six ans. Elle a déclamé; elle a chanté, touché du clavecin, dansé un menuet & des entrées, & a reçu des applaudissemens dans tous les genres. C'est un prodige de la nature encore plus que de l'art. // M. Poinsinet a donné un plat de sa façon auquel on ne s'attendoit pas, une parade la plus parfaite, c'est-à-dire la plus obscene & la plus orduriere; elle a pour titre l'Ogre. C'est en effet un Ogre, qui pour se ragoûter demande à son confident de la chair fraîche. Il lui faut une fille de quinze ans, &c. Bellecour faisoit l'ogre, Auger le confident, & Madame Bellecour étoit la chair fraiche, On peut juger du reste. Pour purifier ces gueules dégoûtantes, il n'a fallu rien moins que tout le feu du ciel, concentré dans un feu d'artifice très-chaud, très-rapide, terminé par une illumination charmante, qu'a remplacé le jour auquel tout le monde s'est retiré." (Bachaumont, III, 210-212).
Arcueil, château d' (chez la princesse d'Harcourt) 
Argenson, M. de Voyer d’ (Le Roule) 
 “No 4 L.R. Maison située au Roule, cy-devant occupée par Mme Salvador, à présent par M. de Voyer d’Argenson qui y est à demeure” (Capon, 1902, p. 117) 
Argental, chez le comte d’ (Le Bon ménage ou la suite des Deux billets, de Florian, 28 décembre 1782) 
Argenteuil, en société (Le Barbier de Bagdad, de Palissot, 1758) 
Arnaud, Baculard d' (voir Clermont-Tonnerre, L'Isle-Adam, société de l'Amitié)
Arnoud, chez Sophie 
 avait-elle un théâtre? 
Arsenal 
 (voir Clarétie, p. 11 – sous Louis XIV) 
"Téglis, Tragédie de Morand, 1735. On avoit donné quelques représentations de cette Tragédie, avec un Prologue, sur le Petit Théâtre de Madame la Duchesse du Maine à l'Arsenal, où Morand étoit lui-même un des Acteurs." (Dictionnaire dramatique, II, 209) 
Artois, théâtre du comte d’ 
 “Il avait sa petite maison reconnue à Bagatelle; alors pourquoi cette autre presque mystérieuse au Bel-Air, en haut du faubourg Saint-Antoine qu’il garde jusqu’en 1790?” (Capon, 1902. p. 31) 
Asnières, château d’ (Carolet, Les Plaisirs d'Asnières, Bouquet, "mis en musique par M. Lemaire, Présenté a S.A.S. Madame Henriette Benedicte Palatine de Baviere, Duchesse de Brunswick et de Lunebourg. Executé devant S.A.S. en son chateau d'Anieres, le 14 juillet 1729" [BnF, ms. f.fr. 9315
("Fête de la Seine, (la) Divertissement allégorique, composé par Boursault, pour la Duchesse de Brunswick, en sa maison d'Asnieres." (Dictionnaire dramatique, II, 383) 
Athis, maison de campagne du duc de Rohan: "entre Paris et Corbeil, sur la rive gauche de la Seine...." (Dinaux, I, p. 436-443).
La grande maîtresse de l'Ordre des Lanturlus y présidait sa "cour" en été vers 1778.
Augervilliers théâtre d'
"Les assortiments, parade ou opera comique en vaux-de-villes burlesques. Divertissement pour le théâtre d'Augervilliers" 1752 (ms de la Bibl. de la ville de Versailles, # 186 (49G) XVIIIe siècle. Papier. 28 feuillet... Broché
Aumont, duc, d’ (Passy; Vaugirard & Dangeville) 
 rue Basse, maison appartenant ‘à M. le duc de Valentinois qui l’occupe’. Cette maison, qui avait eu pour propriétaire M. le duc d’Aumont (Capon, 1902, p. 131) 
Auteuil, théâtres/salons/espaces ouverts à  

  • maison Dumont, père de l'ami de Gueullette. (vers 1707 ou 1708) "Nous avions formé, dit-il dans sa préface aux parades, une société fort agréable des gens de notre âge, après avoir fait construire un théâtre très galant, à Auteuil, dans la maison du Sr Fanier [sic], maître à danser du Roi, laquelle était contiguë à celle de M. Dumont le père. Nous y avions joué à l'impromptu les plus comiques et les plus brillantes de l'ancien Théâtre Italien."  [...] "Sur ces entrefaites, les acteurs des deux troupes de société [NOTE: quelles deux troupes? Dumont-Fanier? ou Fanier-l'hôtelleire la Grande d'Auteuil?]qui avaient fini par se réunir proposèrent à Gueullette de disposer pour eux des canevas, sur lesquels ils pourraient broder des pièces." (voir d'Alméras, p. 15-17)
  • maison Favier"après avoir fait construire un théâtre très galant, à Auteuil, dans la maison du Sr Fanier [sic], maître à danser du Roi, laquelle était contiguë à celle de M. Dumont le père." (Alméras cite Gueullette, p. 16). Vers 1710 [d'après l'ancêtre de Gueullette] (“Nos divertissements, toujours nouveaux et variés, nous attirèrent, outre nos amis, un concours étonnant de spectateurs du premier rang. Comme nous n’ouvrions la scène qu’à onze heures du soir, quantité  de seigneurs et de dames partaient en poste de Versailles, après le souper du Roi...”  -Un magistrat du XVIIIe  siècle, p. 63) 
  • hôtellerie la Grande [suite aux spectacles de la maison Favier]" Cela formait des nuits blanches dont on paraissait fort content et nos amusements produisirent à la Grande, alors la plus fameuse hôtellerie d'Auteuil, plus de 200 pistoles. Sur ces entrefaites, les acteurs des deux troupes de société [NOTE: quelles deux troupes? Dumont-Fanier? ou Fanier-l'hôtelleire la Grande d'Auteuil?]qui avaient fini par se réunir proposèrent à Gueullette de disposer pour eux des canevas, sur lesquels ils pourraient broder des pièces." (voir d'Alméras, p. 17)
  • chez Mlle Antier, (sa "Folie" [avec théâtre?] à Auteuil depuis 1715) (De Bagatelle à Monceau)
  • Samuel Bernard, 1717 (De Bagatelle à Monceau)
  • Parlement d'Auteuil, en 1723 (voir Fuzelier) 

  •  "Chansons faites pour une société gaye qui prenoit le Titre de Parlement d'Auteuil" (BHVP, NA ms 231, fol. 67-76
     "Le Parlement d'Auteüil, chansons faittes pour une société gaye qui prenoit le titre le parlament d'Auteuil, Mde Talon s'apelloit Mr le President et Mde D'Argenson se nommoit Mr son fil. Mr fuzelier etoit procureur general, Mr h.... avocat general, et l'abbe cherier B... Ce parlement fut ... d'Auteuil a Mentgent le 23e 9bre 1723" (Bibl. de l'Arsenal, ms 3286, fol 128-131 verso)
  •  Marionnettes d’Auteuil (voir Lazzis – Cinquième Lazzi)
  • chez Mlle de Clermont, Les Abdérites de village de Fuzelier, janv. 1733
  • Davasse, 1738 
  • théâtre des dlles Verrières à partir de 1752? Acheté pour elles par M. d’Épinay, amant de Marie. “Les deux soeurs s’installèrent somptueusement dans leur nouvelle demeure, et y continuèrent la série de fêtes que’elles avaient inaugurées pendant l’hiver dans leur hôtel de Paris. Elles poussèrent même le raffinement jusqu’à faire établir un théâtre fort bien agencé, afin que leur séjour aux champs n’interrompît pas les représentations dramatiques qu’elles avaient coutume de donner et qui attiraient tout Paris.” (Maugras, p. 86) (représ. en 1762 Les Amours de Pierre-le-Long et de Blanche Bazu, de Colardeau) (Colardeau, Camille et Constance, 2 a., 21 mars 1762)  (Collé, Partie de chasse de Henri IV- voir Verrières) 
  • fêtes champêtres et fête de village [vers 1763...] “Souvent des fêtes champêtres viennent rompre agréablement la monotonie de la  vie: on danse sur les prés aux sons des violons, on invite les villageoises des environs; Marie et  Geneviève [de Verrières] prennent plaisir à s’habiller en paysannes d’opéra comique avec la robe  à l’anglaise, le tablier de mousseline et le fichu pointu, et elles président aux réjouissance du  pays....” (Maugras, p. 150) 
  • rendez-vous de chasse utilisé par Louis XV “On voyait à Auteuil un petit rendez-vous de chasse où les rois de France venaient de temps à  autre. Jeune encore, Louis XV y avait fait plusieurs séjours pour étudier la botanique et cultiver les  fleurs qu’on élevait dans des serres magnifiques. Depuis, l’habitation était restée déserte et le roi n’y avait jamais reparu. Pendant l’été de 1764, Louis XV fit remettre le pavillon en / état et y vint faire quelques séjours consacrés uniquement à ses plaisirs.” (Maugras, p. 164-165) 

  •  
  • chez le comte de Rohault Aurélie de Legouvé, 1769 
  • chez madame Helvétius, après la mort de son mari en 1771
  • chez la marquise de Boufflers “La marquise de Boufflers y possédait une superbe propriété où elle réunissait l’élite de la société  de l’époque.” (Maugras, p. 86)  “Conty disparu (1776), elle se retira dans une jolie maison qu’elle possédait à Auteuil....” (Vie  privée, p. 226) 
  • La Fête de famille de Berainville, L. C. Person de, le 25 août 1784 
Ayen, duc d’ – voir Saint Germain en Laye



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Bibliographie


Bagatelle, théâtres. de  
  • Anonyme, L'Amant jarretière (Brenner) 
  • (Maréchal d’Estrées, PETITE MAISON en 1720) “à l’orée du bois de Boulogne  le maréchal Victor-Marie d’Estrées bâtit en 1720 la maison qu’il appela  Bagatelle” –Hautecoeur, 340) 
  • (Mme Mauconseil vers 1750) (“Vers 1750, Bagatelle appartenait à la marquise de Mauconseil, l’amie du maréchal de Richelieu.  Elle y avait un théâtre, sur lequel Favart jouait ses oeuvres, avec sa femme.... Le Café, Le Mariage par Escalade de Favart, avec divertissement et ballets.” – Clarétie, p. 26) (voir aussi  "«Divertissement donné à Monsieur le Marechal de Richelieu», 16 février 1760, à Bagatelle" [BHVP FG ms 665 (voir aussi Dinaux, I, p. 66-70).
  • chez le comte d’Artois (représentation d'Ismène, de Clary, 1781)
Bagnolet, théâtre de (duc d'Orléans) 
 Acheté par le Régent en septembre 1717 
 Hérité par son petit-fils, Louis le Gros, en 1752, à la mort de son père. 
“[Louis], qui se plaisait à Bagnolet, y inaugura en 1761 le petit théâtre” (A la recherche des châteaux disparus, p. 101) (Philémon et Baucis, de Sedaine, 1766) 
Le duc d'Orléans en avait un [théâtre] dans la maison de Bagnolet, fameux par les pièces nouvelles et même un peu licencieuses qu'on y donnait. On y joua pour la première fois, en 1762, la Partie de chasse de Henri IV [voir Collé]. Le duc d'Orléans y remplissait le rôle de fermier, et Grandval, acteur des Français, celui de Henri IV." (Dulaure, III, p. 469). 
"Le 11 Juillet 1762. On a représenté, il y a quelques jours, à Bagnolet, chez M. le Duc d'Orléans, une Piece en deux actes, de Collet, si connu par les Amphigouris. Elle a pour titre: Le Roi & le Meûnier (c'est Henri IV). Ce petit Drame a eu le plus grand succès, & le mérite, par la naïveté qui y regne. M. le Duc d'Orléans jouoit un des principaux rôles (le Meûnier.) Grandval faisoit Henri IV." (Bachaumont, I, 117).
"Les troupes de Bagnolet et de Berny se réunirent un jour pour jouer ensemble une même parade sur le théâtres de Berny; Mademoiselle Gaussin était engagée dans les deux troupes pour jouer les Cassandre et les Gilles niais; on ouvrit le spectacle par une parade de Laujon intitulée: Zisabelle, commissaire et bouffon zitalien." (Dinaux, I, p. 84)
"2 Juillet [1767]. M. de Collé vient de recueillir ses différentes pieces de théâtre; sous le titre de Théâtre de Société. (...) Il arrive un autre volume pour l'année prochaine. (...) [La pièce Le Galant Escroc] "est précédée des Adieux de la Parade dans la Société; (c'est-à-dire à Bagnolet,) pour laquelle ces Drames ont été composés. On avoit représenté quelques parades: on s'en dégoûta bien vîte; ce qui donna lieu à ces Adieux." (Bachaumont, III, 198)
Le Pavillon de l’Ermitage faisait partie du domaine, mais ce dernier a été morcellé en 1769. 
Barrière-Blanche “Cette appellation servait à indiquer non seulement la barrière qui se trouvait rue Saint-Lazare, mais aussi les rues même du quartier telles que la rue Blanche, rue Saint-Lazare et même des Martyrs qui s’en trouvait pourtant assez éloignée.” (Capon, 1902, p. 57) 
 (voir r. de Clichy, -- Grammont, Popelinière, Richelieu 
r. Blanche
"Tout en haut de la rue de Clichy, au lieu dit: les Portes-Blanches, hors Paris, le fermier général Gaillard de la Bouxière possédait une petite-maison. Un palais, plutôt. C'était l'ancienne propriété de son collègue Le Riche de la Poupelinière, lequel, cocufié par son voisin et ami, le  maréchal duc de Richelieu, n'avait plus voulu d'une proximité qui lui rappelait des souvenirs désagréables. En 1749, il avait vendu à La Bouxière la maison et le jardin, qui étaient coquets, sans plus. La Bouxière, ayant tout mis à ras, les murs et les arbres, chargeait l'architecte du Roi de replanter, de rebâtir; et Charpentier faisait du «pavillon» de la rue de Clichy une merveille d'architecture, que les spécialistes citaient dans leurs manuels." (Capon, Mlle Deschamps, p. 111-112).
rue Royale
Beaubourg, théâtre de la rue (voir Le Kain) 
 “Ses débuts «en bourgeoisie» eurent lieu le 27 décembre 1747 sur un théâtre situé rue Beaubourg et construit dans la «même chambre» où mourut Boindin [mort le 30 novembre 1751]. Le spectacle, fort copieux, se composait du Cid, de La Mort de César et du Procureur arbitre; les  rôles tenus par Le Kain étaient ceux de Don Diègue, de Brutus et de Pirante.” (Olivier, Le Kain, p. 
 8)
Beauharnais, château de Fanny de, en Poitou 
Beauharnais, résidence de Fanny de [Mme Marie-Françoise (Fanny), comtesse de 
 Mouchard] (avait-elle un hôtel particulier à Paris?) Où est-ce 
qu’on a joué ses pièces La Haine par amour et le Rosier parlant? (1773) 
Beaujolais, chez le comte de (Le Moulin, vaudeville anonyme,  24 janv. 1785) [BHVP NA ms 229
Beaumont, société du château de (1733-1756)
Idée attribuée à Jean-Henri Marchand, avocat à Paris, et "...ce qu'on appelle un plaisant de société. Ce facétieux personnage allait passer ses vacances de chaque année au château de Beaumont où se réunissait une aimable société, composée de nobles dames et de cavaliers dont malheureusement l'auteur, trop discret, ne désigne les personnes que par les initiales de leur nom. Les annales de la société Compérico-Tontinaire comprennent une période de vingt-quatre années environ qui commencenent à 1733 et finissent à 1756. Le titre bizarre de Compérico-Tontinaire se compose de deux mots inventés par Marchand, et qu'il faut expliquer. L'auteur des vers et pièces [de théâtre?] de ce recueil burlesque était habituellement logé au château de Beaumont, dans une chambre que l'on avait coutume de  désigner sous le nom d'hôtel compère : c'est là qu'il couchait sur le papier les couplets, les madrigaux, les sonnets et les satires dont il puisait les inspirations dans les conversation des hôtes du château. (...) On y voit même La Tontinade, ou l'Apothéose du Tontin, tragédie, qui eut sans doute les honneurs de la représentation sur le théâtre particulier du château de Beaumont. Au reste, Le Sage, l'illustre auteur de Gil-Blas, avait aussi composé La Tontine, comédie en un acte et en prose, représentée au Théâtre Français le 20 février 1732, quoique reçue par les comédiens dès l'an 1708.... // Les deux volumes d'Annales Compérico-Tontinaires se composent principalement de chansons et de relations des fêtes célébrées pendant les vacances d'automne qui rassemblaient tant de beau monde dans le noble manoir de Beaumont. L'auteur principal du recueil, le chansonnier-avocat nommé plus haut, y inséra, dans les vacances de 1734, le Procès Gaudriolique, comédie en un acte, facétie dramatique aussi parfaitement inconnue jusqu'ici que la tragédie dont nous venons de parler. (...) // Mais quel est donc le château de Beaumont dont les échos répétèrent les gais refrans de Marchand? Il y a en France plus de vingt localités qui portent ce nom. Nous laisserons cette question de lieu indécise...." (Dinaux, I, p. 76-80)
Beauvau, chez la princesse de 
 (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 
Bélébat, château de (La Fête de Bélébat, de Voltaire, 1725) 
Belle-Chasse, voir Genlis, Mme de 
Théâtre en plein air (??) monté pour l'éducation des charges de Mme de Genlis. 
Bellegarde, Hôtel de, à Chambéry (Les Amours magiques, Pavy, Antoine, janvier 1736) 
Belle-Isle, Hôtel de (Le Temple des chimères, Hénault, avant 1758?) 
Bellevue, château de (construit entre 1748-1750, d’après desseins par J.-A. Gabriel.  (1750-1757; Mme de Pompadour) 
 (Anonyme, L'Amour architecte, 27 janvier 1751) "Le 23 février [1751], jour du mardi gras, on joua à Bellevue, l'acte de Pourceaugnac, mis en musique par Lully, et les Trois Cousines, suivies d'un ballet pantomime de la composition de Deshesses. " (Collé, Journal et mémoires, I, p. 291) 
 (1757-1774; Louis XV) 
 (1774- ; filles de Louis XV)
Belloy (voir Saint-Domingue, Ermitage)
Bel-Oeil, château de (Les Amusements du héros, La Porte, 1749; Colette et Lucas, Prince de Ligne, 30 juillet 1779 NB de nombreuses allusions à Ligne
 “Le domaine de Beloeil non loin de Tournai, le "Versailles belge" vaut incontestablement le détour :” http://princechjdeligne.virtualave.net/12.htm
Benoît, Madame "La Supercherie réciproque, Comédie en deux Actes, en prose..., 1768" (jouée en société??) (Dictionnaire dramatique, II, 473) Triomphe de la probité, 1768 (ibid., 479) 
Bernard, Samuel, (né le 28 novembre 1651, mort à Paris le 18 janvier 1739)  à Paris, place des Victoires. 
 “C’était dans la maison de Bernard que j’avais débuté [vers 1712], une / maison de jeu et de bonne chère et le rendez-vous de la meilleure compagnie. Le comte de Verdun y était en grande considération; ... On y trouvait M. le cardinal de Rohan, le prince de Rohan, son frère, Le Bordage, Mme de Montbazon .../ des Forts,... Mme Turgot, M. d’Aumont, Mme Martel [voir Fontaine-Martel]...” (Hénault) 
--voir aussi sa “folie” à Passy
Bercy,  (“Discrètes, champêtres, raffinées, elles [les “Folies”] émaillèrent à la fin du règne de Louis XIV les pentes de Bercy et d’Auteuil, mais aussi les plaines des Porcherons” – Campon, p. 9)  “Bercy fort à la mode vers la fin du règne de Louis XIV pour sa situation au bord de la Seine compta nombre de petites maisons” (Capon, 1902, p. 4). "D'est en ouest, du château de Bercy jusqu'au port de la Rapée, on comptait ainsi une dizaine de domaines au XVIIIe siècle."  (Le Quartier Bercy... p. 20-21)  
  • "...la résidence seigneuriale la plus éminente est le château de Bercy, qui va devenir au cours des siècles la plus vaste et la plus belle propriété aristocratique aux portes de Paris (...) Commencé en 1658 par le célèbre architecte Le Vau, achevé en 1708 par Charles de la Guépière, architecte du Roi, le château de Bercy connut l'apogée de sa splendeur au XVIIIe siècle." (Le Quartier Bercy... p. 18-19). Propriétaires, la famille de Malon.
  • duc de Chaulnes, ambassadeur à Rome – propriétaire successeur = L-L Pajot-d’Ozembray. 
  • duc de Gesvres, en 1714 – propriétaire successeur = M. Orry 
  • petite maison de M. Orry “Elle fut occupée ensuite en partie par M. Orry, ministre d’Etat et contrôleur général des finances qui fit paver le chemin qui venait de la porte Saint-Antoine et modifia la maison qu’on appela depuis le Petit-Bercy ou le Petit-Château. Il s’y donnait de grandes fêtes où toute la maison était illuminée avec la plus grande magnificence, puis on tirait le feu d’artifice sur l’eau et ensuite on soupait magnifiquement. A la mort de M. Orry la maison fut vendue au fermier-général Beauregard, la cédant lui-même à M. le duc de Penthièvre qui la désirait fort.... un an après une crue subite de la Seine inonda sa maison... devant ce désastre, M. de Penthièvre... vendit.... Bercy” (Capon, 1902, p. 5) 
  • frères Pâris , pâté Bercy, Pâté-Pâris. "L'une des maisons de plaisance parmi les plus remarquables était celle des frères Antoine et Claude Pâris de la Montagne, tous deux financiers. En 1711, Charles-Henri de Malon leur vendit le fief de Vernay, une terre au nord-ouest de son domaine. Ceux-ci y firent construire un grand pavillon dont l'architecture originale, sinon avant-gardiste, dérouta les contemporains qui baptisèrent ce domaine «Pâté-Paris». (Le Quartier Bercy... p. 21-22)
  • duc de Rohan
Berny, th. de (sud de Paris, à 3 lieues, près route d’Orléans) 
 --vers 1640, transformation du château par François Mansart 
--(1653-1671, propriété du diplomate/ministre d’État, Hugues de Lionne “donna de somptueuses fêtes à Berny, jusqu’à sa mort en 1671” (p. 118) 
  
  • En 1685, “Berny passait dans le giron de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés qui en fit la résidence de campagne de ses abbés commendataires. Le premier à y séjourner fut le cardinal de Fürestenberg. Fort peu soucieux de son ministère, il vivait en parfait libertin. Il laissa son empreinte aussi bien dans l’aménagement du parc que dans la décoration intérieure de cette maison de  plaisance. Le jardin fut ainsi agrémenté de jeux d’eau entourant une île située dans un boulingrin à l’extrémité d’un miroir d’eau ainsi que d’un théâtre de fleurs constitué de deux rangs de gradins à trois étages. Quant aux décors intérieurs du château, les écrits de Dulaure nous laissent imaginer l’esprit dans lequel ils avaient été réalisés... En 1737, c’est Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont, alors âgé de trente-trois ans, qui bénéficia de la commende de Berny. (...) (A la recherche des châteaux disparus, p. 118) 
  • (Gueullette, Isabelle grosse par vertu, Représentée au château de Berny (autre salle??), fév. 1738 -- cf. Brenner) 
  • (1747—1771; comte de Clermont) “Cette maison de plaisir  accueillait ainsi en son sein des amis de choix conviés à des soupers au moyen de billets signés Tourlourirette. Ces festins s’accompagnaient de jeux d’escarpolette, de bague ou d’arc aménagés dans le parc ou encore de représentations théâtrales orchestrées par Mademoiselle Gaussin. A cet effet, un théâtre en forme de chapelle, pour sauvegarder les apparences, avait été installé au château. Comédies, opéras, vaudevilles ou parades signées, entre autres par Laujon et Collé y étaient programmés et joués par des acteurs professionnels aussi bien qu’amateurs, le prince lui-même et Mademoiselle Le Duc participiant parfois aux spectacles. (...) La mort du comte, en 1771, marqua la fin des fastes de Berny....” (A la recherche des châteaux disparus, p. 120)    "Il fit construire un théâtre, en guise de chapelle, dans son château abbatial, organisa une troupe, transforma ses officiers en utilités, ses aides de camp en premiers rôles, et se mit à jouer des comédies et, ce qui est plus grave, à en composer lui-même. (Cousin, II, 2). Soixante noms d'acteurs et d'actrices dans sa troupe (Cousin, II, p. 21-25). Soixante-douze titres au répertoire (Cousin II, 37-56), sans compter les divertissements.
  • "Le 6 octobre [1750] je fus à Berny, avec mon ami Davoust, pour y voir jouer une comédie que le comte de Clermont, prince du sang, faisoit représenter, et dont on assuroit qu'il étoit l'auteur... Barbarin, ou le Fourbe puni...." (Collé, Journal et mémoires, I, p. 235-236) "1752: Le Jaloux corrigé, opéra bouffon [de Collé] en un acte «parodié sur plusieurs ariettes de la Serva Padrona,... du Joueur... et du Maître de musique.... Il fut d'abord donné au château de Berny, chez le comte de Clermont»" (Alméras, p. 37) 
  • "Les troupes de Bagnolet et de Berny se réunirent un jour pour jouer ensemble une même parade sur le théâtres de Berny; Mademoiselle Gaussin était engagée dans les deux troupes pour jouer les Cassandre et les Gilles niais; on ouvrit le spectacle par une parade de Laujon intitulée: Zisabelle, commissaire et bouffon zitalien." (Dinaux, I, p. 84)
Bertangles? (Picardie) (Comte de Clermont Tonnerre? quelle date?) 

http://www.courrier-picard.com/cp-internet/chateau/ChaBerta.htm
Bertin (rue Basse, à Passy) deuxième maison de Bertin dans la rue Basse 
“Toutefois, M. Bertin, qui pratiquait la polygamie avait loué une autre petite maison, sise dans la même rue Basse au 19, où avec la dame Laruette et plus tard Mlle Contat, il se dédommagea des fêtes magnifiques données dans son hôtel, devenu plutôt maison de plaisance officielle, car on y  recevait l’archevêque d’Arles, celui de Toulouse, les évêques de Montpelier, de Coutances, de Dijon, de Soissons, de Chartres, l’abbé de Turay représentant le clergé; le prince de Soubise, les ducs de Chartres, de la Trémoille et de Tresmes, en un mot l’assemblage le plus complet de 
 libertins lesquels étant réunis, il fallait cependant conserver quelque pudeur.” (Capon, 1902, p. 130) 
Bezenval, chez le baron de, à Paris (L'Ami du mari ou les perfidies à la mode, de Barthe,  1er mars 1785) 
Bobelins, confrérie des (voir Spa)
Bombarde, théâtre de M. de, joué dans la société de Morville
Bordeau-de-Vigny, Société dramatique de (aux environs de 1785)
"La princesse de Guemené se laissa aller au courant du jour ["manie de la comédie de société"]. Elle fit construire un théâtre au Bordeau-de-Vigny, château situé près de Pontoise, et y fit jouer la comédie, dont elle régalait son mari qui prenait bien d'autres divertissements, et qui les payait fort cher, ... // On jouait encore au Bordeau-de -Vigny à la fin de 1785, dans le moment même de la scandaleuse affaire du collier, qui compromettait tant le cardinal de Rohan, frère du prince de Guemené...." (Dinaux, I. p. 120).
Bordeaux, théâtres de société à  
  •  “Les Comédiens de la Birouette” vers 1786-1787 (“les meilleures comédies de  Molière, Destouches, Beaumarchais, même de grands opéras” – Lagrave, p. 155) 
  • au château du Hâ “La Troupe Anglaise”, pendant le Carnaval 1762. 
  • chez M. Ferrand, Grand Prévôt de la Maréchaussée “La Troupe Française” pendant le Carnaval 1762. 
  • société privée du chevalier de Tourny, pendant le Carnaval 1752 (Le Philosophe marié, La Pupille) (voir Lagrave, Vie théâtrale à Bordeaux, p. 154)
Boufflers, chez la comtesse de ? (voir aussi Prince de Conty, au Temple, Stors) 
 “Elle se détacha peu à peu du Prince [de Conty]... mais elle n’eut pas le courage d’aller jusqu’au bout de l’oblation. Elle resta au Temple; elle y conserva son hôtel et son jardin anglais, la merveille de l’Enclos.” (Vie privée, p. 224) “Conty disparu (1776), elle se retira dans une jolie maison qu’elle possédait à Auteuil....” (Vie  privée, p. 226) 
BOUILLÉ, Mlle Madeleine 
 Elle est l’auteur de Repsima, tragédie domestique, jouée en société en 1767. Chez elle ou ailleurs? 
Bouillon, duc de (voir château de Navarre
 le fils qu’il a eu de Marie de Verrières appelé chevalier de Beaumont. 
Boulevards-Neufs, théâtre des 
"Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs...  " (Dulaure, IV, p. 53) 
Bourbon, chez la duchesse de (le duc du même nom = Hôtel de Tresme) 
(le 26 juillet 1732, on joue Les Abdérites de Moncrif chez elle) (Clarétie, p. 19, évoque des représentations chez la duchesse de Bourbon) 
Olah précise qu'elle avait une résidence à Chantilly (p. ?) 
Boussy-Saint-Antoine, château de (L'Impromptu de Boussy, Laus de Boissy, 1768)
Bout-du-banc, société du (1733) (voir Mlle Quinault, Caylus,  )
"Aimable société qui se réunissait chez Mlle Quinault, la cadette, actrice célèbre et spirituelle du XVIIIe siècle; c'était une sorte de société littéraire et culinaire tout à la fois." (Dinaux, I, p. 121-122)
Boutin, la Folie , rue de Clichy
 “Dans la ... rue de Clichy, presqu’en face le cabaret Magny se trouvait un immense terrain traversé aujourd’hui par la rue de Londres, acheté par M. Boutin, trésorier de la marine, qui eut l’idée de faire sur ce vaste emplacement un jardin irrégulier et pittoresque dans le genre anglais. Sur la rue 
 St-Lazare il fit construire son hôtel d’apparât et dans le parc, un petit pavillon qui donnait sur la  rue de Clichy, servait à ses réunions intimes. / (...) Le grand succes de cette demeure fut surtout  dans la disposition du jardin, aussi en juin 1773 ne parlait-on à la  Cour et à la Ville que de jardin 
 de M. Boutin, baptisé Tivoli.” (Capon, 1902. p. 95-96) 
“Le propriétaire de la Folie Boutin, devenu receveur général des finances recevait dans son  pavillon de la rue de Clichy, non pas de ces demoiselles faciles, ni de ces petits maîtres débauchés si répandus sous le règne de Louis XV, mais une société choisie, lettrée, se réunissant le vendredi  ce qui les fit appeler les Vendredins, Brongniart, Mme Vigée Lebrun, / l’abbé Delille, le comte de  Vaudreuil, M. Lebrun, etc. faisaient partie de cette réunion aimable et légère. D’amusants soupers eurent lieu dans la petite bonbonnière de Boutin, où sans morgue et sans prétention présidait
 l’esprit de Mlle Quinault; où la gaîté saine exerçait son irrésistible empire lorsqu’après le repas, les assidus se promenaient à petits pas sous les allées ombreuses du parc. (Capon, 1902, p. 97-98) 
Bouxière, Gaillard de la (voir Barrière-Blanche)
Brancas, duc de 
 Vieux Château du Coq (“que le duc... fit transformer en 1720 pour une actrice de l’Opéra” –Hautecoeur, 340) 
Brancas, Hôtel de (L'Apothéose de Monsieur de Pont de Vesle, Forcalquier, Louis Bufile de Brancas, comte de, 1741) (aussi, Le Bel esprit du temps ou l'homme de bel air,  1741, attr. à  Mme du Deffand, aussi à Forcalquier -- Loménie publie cette pièce en l'attribuant à Forcalquier (=comte de Brancas), p. 301-332) 
"CABINET VERT (LE), à l'hôtel Forcalquier. La réunion du Cabient-Vert de l'hôtel Forcalquier, eut un grand éclat au siècle dernier. C'était un cercle brillant où s'assemblaient les beaux exprits du temps. (...)  Gresset y fut reçu.... On croit que ce fut au Cabinet vert qu'il emprunta les principaux traits de son Méchant...." (Dinaux, I, p. 132).
Brionne, chez Madame de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 
Brunoy, château de, théâtre de Monsieur, frère de Louis XVI (acheté du marquis de Brumoy, fils de Paris de Montmartel)
architecte, Etienne-Louis Boullée: "On lui doit... le délicieux hôtel de Brunoy au Faubourg Saint-Honoré, dont les jardins s'étendaient jusqu'aux Champs-Elysées." (Paul Jarry, Les Vieux Hôtels de Paris, Paris, F. Contet, 1930, t. III, p. 12
"La troupe de Brunoy, que Monsieur fonda pour jouer dans son château, fut composée d'acteurs pris au Théâtre-Français, dans la société bourgeoise d'un fameux banquier, chez Madame de Villeroy ou chez la Guémard [sic, pour Guimard]; elle formait un composé hétérogène dans lequel il n'entrait personne ni de la famille du prince ni des seigneurs de sa maison. // La salle de Brumoy fut bâtie par Chalgrin, architecte de Monsieur; les fêtes d'automne de Brunoy furent censées données entre hommes, aussi y jouait-on le répertoire le plus leste qui fut connu. On appelait cela le Répertoire de la feue Reine Marie Leckzinska; en effet, malgré sa grande dévotion, cette princesse écoutait volontiers le mot grivois, les contes risqués et les chroniques scandaleuses; si l'on jouait la comédie pour elle, il fallait choisir les pièces les plus gaies.// Le premier jour on donna un spectacle solennel annoncé: c'était La Reddition de Paris, drame lyrique par Durosoy, musique de Biarchi, et dont le sujet est tiré de l'histoire d'Henri IV. Le lendemain on entra franchement dans le répertoire de la feue Reine. On aborda l'Amant statue de Desfontaines, pièce si libre qu'il fallait doubler la provision d'éventails. A l'Amant statue succéda un proverbe intitulé: A trompeur trompeur et demi, joué par Dessarts, Dugazon, Dazincourt et un mime en vogue nommé Musson. On finit par Cassandre astrologue, d'Augustin Piis, pièce commandée exprès; le spectacle fut terminé par un ballet. (...) Le dernier jour d'inauguration de ces fêtes on joua le Galant escroc, où Fleury remplit le rôle du comte de Guelphar. Le spectacle se termina par Isabelle grosse par vertu, parade fort décolletée [par Fagan]" (Dinaux, I, p. 129-130).
 (Anonyme, Anacréon, 5 déc. 1781) (Brenner) 



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Bibliographie


Calotte, régiment de la (voir Le Raincy
Camille, voir Veronèse 
Canada, (voir aussi Montréal, Québec)"La troupe suivante à se produire au pays fut celle des Jeunes Messieurs Canadiens. Son directeur se nommait Joseph Quesnel de la Rivaudais, un capitaine de navire arraisonné en 1779 pendant qu'il transportait des armes pour l'armée américaine. Également poète et compositeur, il créa le premier opéra au Canada, Colas et Colinette, à Montréal en 1790. Dans ses expériences 'amateur de 1780 comme dans celles qui suivent l'incorporation professionnelle de la troupe comme théâtre de société en 1789, il reçut la collaboration constante des Québécois Pierre-Amable de Bonne de Missègle, Jean-Louis Foureur dit Champagne, Pierre-Louis Panet, Joseph-François Perrault et François Vassal de Monviel, mais aussi celle de Jean-Guillaume De Lisle, Louis Dulongpré, Jacques-Clément Herse et François-Roch Rolland qui, comme lui, étaient d'origine étrangère." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html
Caraman, chez Madame de (La Table enchantée, de Nivernois, Louis-Jule Mancini 
 Mazarini, duc de, 3 octobre 1778) (aussi Antigone, par Mme de Caraman, chez elle en 1778) 
Carmontelle, Louis Carrogis (1717-  ) voir Guimard
"Cette salle [voir Chaussée d'Antin, chez Mlle Guimard] était le rendez-vous ordinaire des courtisanes les plus recherchées et des hommes frivoles et aimables. On y jouait quelquefois des pièces faites exprès pour ce théâtre. Les acteurs et les actrices étaient la demoiselle Guimard et ses camarades de l'Opéra. Le sieur Laborde, premier valet de chambre du roi, se chargeait de diriger les spectacles que donnait la demoiselle Guimard. C'est pour eux que Collé composa les pièces contenues dans son Théâtre de société, et Carmontelle ses proverbes dramatiques." (Dulaure, III, p. 470). 
Carpentras, Le Début des comédiens à Carpentras, Comédie jouée (en société??), 1755 (Dictionnaire dramatique, II, 348) 
CARRELET DE MARRON, Mme Marie-Anne 
 Elle est l’auteur de La Comtesse de Fayel, 1770, tragédie de société. Jouée chez  elle? 
Cassini, th. de Mme de (on situe des représentations chez elle vers 1772) 
Casino de Paris (voir Folie Richelieu
Castres (jardins de Le Nôtre) 
Castries, hôtel de (propriété du Marquis de Castries en 1708) 
http://www.fonction-publique.gouv.fr/leministere/lhoteldecastries/castries.htm
Castries (jardins de Le Nôtre) 
Caveau (1729-1739) voir Gallet, Pannard, Crébillon fils, Piron, Collé, Fuzelier, Saurin, Sallé, Duclos, Gentil-Bernard, Labruère, Moncrif, Helvétius, Rameau et le peintre Boucher... 
Société qui se réunissait le premier dimanche de chaque mois dans le cabaret de Landel, situé au carrefour de Buci. 
Caylus, maison du comte de ("Lazzis" en 1732) - voir Chaillot  -voir Lazzistes (1731-1732) -voir Morville (vers 1739) -Bout-du-banc (1733- ) Académie de ces Dames et ces Messieurs (1739-1776)  
  • (Second Lazzi, hiver 1732) "...la maison de Luchon [= Caylus], dans laquelle il donna à souper à toute la société.  Avant que de se mettre à table on monta dans un grenier où l'on trouva un théâtre dressé à six pouces de terre.  Le peu d'exhaussement du lieu, mettant la tête des acteurs dans les nuages, rendait le spectacle ridicule, suivant l'intention du fondateur; les toiles qui formaient la décoration avaient été peintes à dessein d'imiter tout ce que l'ignorance et le besoin peuvent admettre, pour former un aspect singulier dans le mauvais goût.  Sélim formait l'orchestre en jouant très [ms.92] gravement d'une guimbarde, instrument qui jusqu'alors n'avait point été admis à cet excès d'honneur.  Sur ce théâtre le Bavard représenta la pièce suivante qu'il exécuta lui seul avec autant de vivacité et de feu qu'il en avait employé à la composer.la maison de Luchon, dans laquelle il donna à souper à toute la société.  Avant que de se mettre à table on monta dans un grenier où l'on trouva un théâtre dressé à six pouces de terre.  Le peu d'exhaussement du lieu, mettant la tête des acteurs dans les nuages, rendait le spectacle ridicule, suivant l'intention du fondateur; les toiles qui formaient la décoration avaient été peintes à dessein d'imiter tout ce que l'ignorance et le besoin peuvent admettre, pour former un aspect singulier dans le mauvais goût.  Sélim formait l'orchestre en jouant très [ms.92] gravement d'une guimbarde, instrument qui jusqu'alors n'avait point été admis à cet excès d'honneur.  Sur ce théâtre le Bavard représenta la pièce suivante qu'il exécuta lui seul avec autant de vivacité et de feu qu'il en avait employé à la composer." (Second Lazzi- prologue de Caylus & monologue de Piron, p. 84) 
  • (Troisième Lazzi, 1732) "On les fit monter; ils arrangèrent en un moment dans une chambre voisine toutes les choses nécessaires pour l'amusement qu'ils voulaient donner à la compagnie.  Tous les verres de la lanterne [ms.120] représentaient non seulement le soleil et la lune, Arlequin et Mezzetin, et tout ce que ces belles machines font voir ordinairement, mais encore ils faisaient une récapitulation des Lazzis précédents, et même ils en annonçaient quelques autres."  (Troisième Lazzi – lanterne magique, de Caylus, p. 100-101) 
Ces Dames et ces messieurs, Académie de (1739-1776)
"...invention du comte de Caylus, d'accord avec de jeunes nobles et quelques joyeux écrivains, qui s'amusèrent dans leurs réunions à parodier les académies savantes par des oeuvres facétieuses." (Dinaux, I, p. 4). Voir les  Etrennes de la Saint-Jean, vol. II, Les Ecosseusses, ou les oeufs de Pasques; suivis de l'histoire du Porteur d'Eau, ou les Amours de la Ravaudeuse, comédie... (Dinaux, I, p. 5)Chabanon "Éponine, Tragédie, par M. Chabanon, 1762.  Jamais aucune Piece de Théâtre n'avoit été plus lue dans les sociétés; & plus unanimement louée, par tous ceux qui en avoient entendu la lecture." (Dictionnaire dramatique, I, 309) 
Chaillot
  
  • Duchange, M., théâtre dans une maison de plaisance, Caylus, Jardinier de Chaillot (début des années 1730); Caylus, L'Avantage de l'esprit (1731) (Quéro, article sous presse) ("...le texte de Coypel [en un acte] étant déjà connu à l'époque [1731-1732], nous supposons que la pièce de Caylus existait avant 1737. (Histoire et recueil des Lazzis", p. 225. note 291).
  • Mars 1755. Petite maison à Chaillot, no. 7, occupée par la Dlle Astraudy (Capon, 1902, p. 124) “La charmante actrice de la Comédie Italienne devait cette maison à la libéralité du comte d’Egmont, colonel du régiment des dragons de ce nom. (...) appartenant à des mineurs, cet immeuble devait être vendu, lorsque le comte d’Egmont en prit la location en 1750, et en devint propriétaire par la suite pour en faire don à la Dlle Astraudy. Ils y venaient presque tous les jours, partant ensemble après la comédie.” (Capon, 1902, p. 124) 
Chambéry,  
  • Hôtel de Bellegarde
  •  Hôtel de Mareste
Chamblay, château de (Zophilette, 1765) 
Chamfort, "Fanny, Comédie mêlée d'Ariettes, par M. de Champfort, Musique de M. de la Borde, jouée en société, 1765" (Dictionnaire dramatique, II, 376) 
Champs, château de (Champs-sur-Marne) 
http://columbusphotos.free.fr/books/archi/champs/index.htm
Histoire de Champs http://centaurien.free.fr/champs/chateau.html
Champs de Bataille (jardins de Le Nôtre) en Normandie 
http://perso.wanadoo.fr/j2.jaeger/batail.html
Chantilly château de  
  • "Le prince de Condé avait un théâtre à Chantilly." (Dulaure, III, p. 471).  "Ballet des vingt-quatre heures, (le) Ambigu-Comique de le Grand, en trois Actes, en Prose, avec un Prologue en vers, mis en musique par Aubert, & des Divertissements. Il fut représenté au Château de Chantilly, en 1722, dans une fête que M. le Duc [Condé?] donnoit à Sa Majesté." (Dictionnaire dramatique, I, 138-139)
  • "8 Septembre 1767. A la derniere fête que M. le Prince de Condé a donné[sic] hier à Chantilly, il y a eu entr'autres surprises celle d'un Amour, qui est sorti au dessert d'un Ananas. Ce rôle étoit représenté par un nain de 12 ans, d'une figure charmante, très-bien pris dans sa petite taille & qui a chanté les couplets suivans, avec toute la grace possible, sur l'air: Il faut, quand on aime une fois, aimer toute sa vie, &c.(...) Ces Couplets sont de M. Poinsinet." (Bachaumont, III, 223-224). (Clarétie, p. 19, évoque Fête villageoise donnée dans un hameau, de Laujon, en 1777.) "A la mort du comte de Clermont, Laujon, très souple courtisan, valet de lettres très expert dans l'art de flatter, passa chez les Condé, devint secrétaire des commandements du duc de Bourbon et dirigea les fêtes de Chantilly, comme il avait dirigé celles du château de Berny." (Alméras, p. 54) (Olah, p. ?, mentionne la Fête villageoise de Laujon pour la Duchesse de Bourbon.) "CHANTILLY (SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DE). 1777. Laujon composa pour la réception de Mademoiselle à Chantilly, en 1777, une Fête villageoise donnée dans un hameau, dont tous les rôles étaient remplis par des acteurs et actrices de la société du château. Cette pièce est imprimée sous le titre de Fête donnée par un père à sa fille, le 3 juin 1777, dans les Oeuvres choisies de P. Laujon. Paris, Léopold Collin, 1811, in-8, t. IV, page 13, et divisée en plusieurs intermèdes: 1º Le Rocher et la petite Rivière; 2º le Port aux gondoles; 3º la Grotte et l'Antre de la sorcière; 4º Le Cabaret; 5º le Moulin; 6º les Chasseurs; 7º l'Ecole; 8º. la Salon; 9º le Cabinet de lecture. Toutes ces désignations rappellent autant de lieux de l'endroit dit le hameau dans le parc du château." (Dinaux, I. p. 156)
 Prince de Condé (La Chaise à porteur, opéra-comique) 
Charolais, Mlle de – voir ch. de Madrid (bois de Boulogne), rue de Grenelle
Charonne, chez Camus de Mézières, architecte du roi 
"SOCIÉTÉ DRAMATIQUE . 1770-1781.M. La Camus de Mézières... était l'âme d'une société qui se réunissait à la campagne, à Charonne près de Paris, et qui jouait la comédie sur un théâtre de société, fondé par la famille Le Camus. // On y représenta en 1770 et 1771: 1. Les Plaisirs innocents, pièce en un acte et en prose; 2. les Suisses reconnaissants, drame en un acte et en prose; 3. les Dragons de Charonne, pièce en une acte et en prose avec vaudevilles, 1770; 4. les Laitières de Bagnolet, pièce en un acte et en prose avec vaudevilles, 1771.(...) // Ces quatre pièces sont dûes à M. Le Camus de Mézières...; on peut encore admettre avec quelque raison dans le répertoire du théâtre de société de Charonne, l'Amour et l'Amitié, comédie allégorique en prose et en vers, 1763, in-8, par Antoine Le Camus [mort en 1772], médecin célèbre, frère du précédent.... // Louis-Florent Le Camus, marchand de fer à Paris, le plus jeune des trois frères, a aussi pu fournir sa côte-part aux plaisirs de Charonne; on lui doit la Bergère, fragment d'une pastorale, 1769, in-12, qui paraît avoir eu pour destinée de naître et de mourir sur un théâtre de société." (Dinaux, I. p. 155-156). 
Châtelet, marquise du (voir Cirey, Voltaire
"elle habita plusieurs années [31 mars 1739-1744 --L'Ile Saint-Louis..., p. 103-104] l'hôtel de Lambert au 2, rue Saint-Louis-en-l'Île, à Paris. Cette luxueuse demeure de l'Île Saint-Louis fut plus tard le site du salon de Madame Dupin." 
http://www.aei.ca/~anbou/emilie.html
Châtelus, M. le chevalier de (voir Chevrette
Châtenay, résidence de (Malézieu) 
"C'est à Châtenay, à deux pas de Sceaux, que s'ouvre la série des jeux dits de Sceaux, qui furent imaginés par Malézieu dans le but de distraire, de fêter et d'aduler sa jeune et noble conquête. Ils s'y succédèrent jusqu'à ce que le château de Sceaux, acheté par le duc du Maine après la mort de marquis de Seignelay [année?], fut jugé suffisamment prêt à recevoir ses nouveaux propriétaires." (Voillier, p. 97) 
(...)  Le "théâtre avait été dressé dans les jardins et occupait le fond d'une vaste tente sous laquelle prirent place plus de trois cents invités." (Voillier, p. 99) 
Représentation de la comédie-ballet de Malezieu, "La Tarentolle, pièce burlesque inspirée de Molière" (ibid. 100) "...Genest fait la description d'un théâtre «de vingt-cinq pieds en quarré, dont les coulisses étaient fermées par des branchages entrelacés avecbeaucoup de symétrie. Le haut de ce théâtre était cintré de verdure et de festons. Le fond en était magnifiquement tapissé, et le devant présentait un très grand portique de verdure avec deux moindres qui l'accompagnaient de chaque côté, au travers desquels suivant les règles de la perspective. 
Au-devant de ce Théâtre était un Orquestre avec des gradins de part et d'autre, le tout couvert de verdure comme le reste, où l'on trouva l'élite des Musiciens du Roi au nombre de trente-cinq et M. Matho à leur tête.»" (Voillier, p. 99) 
Chaulnes, chez le duc de 
Chaussée d'Antin, "...d'abord quartier Gaillon, à cause du voisinage de la porte de ce nom. (...)  QUARTIER DE LA CHAUSSÉE-D'ANTIN, situé au nord-ouest du boulevard des Italiens, entre ce boulevard et le boulevard extérieur.(...)  Ce vaste espace était anciennement rempli par des champs en culture, des jardins et des maisons de campagne; par le village des Porcherons;  le château du Coq, dit aussi château des Porcherons; par une ferme nommée Grange-Batelière; une petite chapelle dite de Saint-Anne; une chapelle de Notre-Dame-de-Lorette; une voirie, le cimetière de Saint-Eustache, et par quelques habitations particulières." (Dulaure, III, p. 472) 
Ces théâtres...  
  • chez Mlle Guimard , 11 rue de la Chaussée d'Antin [Dulaure, III, 470, note 1, dit "no. 9"; Dinaux, I, p. 393 dit "rue du Mont-Blanc"... "terminé en 1774"] “Un peu plus haut que l’hôtel Montmorency, la Guimard fit élever un hôtel rival de celui de la  Dervieux [chez le prince Soubise? ou ailleurs?], construit sur les plans de Le Doux, que les  souverains étrangers, en leur séjour à Paris, vinrent visiter. «C’était le Temple de Terpsichore  couronnée par Apollon; groupe en pierre de Conflans, de 6 pieds de proportions sculpté par M. le  Comte, sculpteur du Roi et derrière ces colonnes en bas-reliefs: le triomphe de la Muse de la  Danse montée sur un char trainé par des Amours entourée par des Bacchantes et des Faunes et  suivie des grâces de la chorégraphie, deux faunes jouant des cymbales, indiquent par leurs  mouvements, la danse de caractère» [Thierry, Guide des amateurs, 1787, p. 147]. Au –dessus de  la porte d’entrée était une jolie salle de spectacle, au plafond peint par Taravel, peintre du roi.  Aménagée pour contenir en son parterre, en ses loges ouvertes ou grillées, cinq cents personnes, c’était un chef-d’oeuvre du genre. (Capon, 1902, p. 103) 
"...l'hôtel Guimard (1770-1772), malgré sa façade néo-classique est distribué en grande partie comme un hôtel du début du XVIIIe siècle (...) Au premier étage, l'appartement comprend une chambre à coucher disposée de façon très appréciée depuis le début du siècle: ... C'est un programme luxueux et, qui plus est, destiné à une femme, une danseuse. Ceci explique l'existence de deux appartements avec un boudoir, d'un théâtre et de nombreuses «installataions sanitaires» de grandes dimensions, fait rarissime à l'époque et lié au statut social et professionnel de sa cliente." (Architectures de la vie privée, p. 65-66 NOTE: à la page 65, "coupe et plans du rez-de-chaussée"

“L’ouverture du théâtre particulier de la Guimard devait avoir lieu pour la représentation de la Partie de chasse de Henri IV, et la Vérité dans le vin, au commencement de décembre 1772, c’était une fureur pour se procurer des billets et ce jour d’inauguration fut un triomphe; cette compagnie composée d’hommes de la plus grande distinction, comptait deux princes du sang: le duc de Chartres et le comte de Lamarche; en femmes, une assemblée de filles du plus joli minois, toutes ‘radieuses’ de diamants. Ce succès dura jusqu’au moment où la Guimard, commençant à sentir l’âge, résolut de se débarrasser de cette demeure; elle eût l’idée originale de la mettre en loterie, elle obtint qu’on ne mit pas d’opposition sur cette tombola qui devait avoir 2.500 billets à 120 livres. Le lundi, 22 mai 1785, l’hôtel était gagné par la comtesse de Lau, porteuse d’un seul billet qui revendit l’hôtel 
 500.000 francs au banquier Perrigauz; ce fut là que M. Jacques Laffite commença sa fortune.”  (Capon, 1902. p 104) 

"Les premiers artistes de la capitale y jouaient tour-à-tour; Mlle Guimard y représenta le personnage de Victorine, dans le Philosophe sans le savoir, d'une manière inimitable jusqu'à l'avénement de Mlle Mars dont ce rôle fut le triomphe. (...) Fleury joua le marquis dans Turcaret, sur le théâtre de la rue du Mont-Blanc, le rôle du comte de Guelphar, du Galant Escroc, et plusieurs autres rôles, aidé qu'il fut par le chevalier de Boufflers." (Dinaux, I, p. 394)

  • chez Mme de Montesson à la veille de son mariage, en 1773, avec le duc d'Orléans, ce dernier lui paie "...un somptueux hôtel à la Chaussée-d'Antin" (Turquan, p. 176) 
  • les Dlles Verrières "un magnifique hôtel à la Chaussée d’Antin. On y menait joyeuse vie: ce n’était que réceptions, bals, soupers, représentations dramatiques.” (Maugras,  p. 78). [Leurs théâtres] "étaient vastes et ornés avec beaucoup de faste. Dans celui de Paris on comptait sept loges en baldaquin, drapées avec élégance. Ces demoiselles, et leurs amis des deux sexes, remplissaient les rôles des pièces nouvelles qu'on y jouait." (Dulaure, III, p. 470) "6 Mai 1763. Nous avons assisté aujourd'hui à la Comédie chez Mlles Verriere dans leur salle de Paris: elle est très jolie, grande pour une salle particuliere, d'une belle hauteur & fort ornée. On y conte [sic] sept loges en baldaquin, galamment dessinées & bien étoffées. Il y a aussi des loges grillées pour les femmes qui ne veulent pas être vues. On a donné la [seconde] surprise de l'amour, de Marivaux, en trois actes; & la courtisane amoureuse, de M. Colardeau. // Dans la Ire. piece Madame de la Mare, la cadette des deux soeurs, faisoit le rôle de la Marquise; l'autre, celui de la Soubrette; M. le Baron de Vansuieten celui du Chevalier; M. Colardeau représentoit le Comte; & M. d'Epinai, Hortensius: la Valet étoit le Président de Salaberri. Le tout a été passablement joué en général; mais les deux soeurs ont excellé, surtout la Comtesse; elles seroient applaudies sur la scene françoise. // La musique de la seconde piece est de M. Dupin de Franceuil. La Comédie est  froide, & l'auteur n'a pas tiré tout le parti possible du sujet. La Courtisane est  trop langoureuse & fait des avances peu décentes sur le Théâtre, quoiqu'elles soient naturelles dans le Conte. (...) La musique est bonne, bien nourrie; on reproche à l'auteur des longuguers & beaucoup de reminiscences. L'aînée Verriere faisoit le rôle de la courtisane; sa soeur la soubrette; Mlle Villette un marchande de modes; le Jeune, l'amoureux; & la Ruette, le valet. Ce spectacle fort amusant étoit soutenu d'un orchestre bon & nombreux: en un mot rien n'y manque; il y avoit fort bonne compagnie." (Bachaumont, I, 247-248).
  • nouvel hôtel du duc d'Orléans, à côté de celui qu'il avait donné à Mme de Montesson. Vers 1781. "On y construisit une salle de spectacle [NOTE: Elle était fort simple, fort agréable, de forme ovale; un amphithéâtre venait par gradins jusqu'à un rang de loges circulaires occupées par les femmes de la cour du duc d'Orléans.] ...Mais cela donna fort à jaser dans Paris, car l'on ne tarda pas à connaître la raison de cette générosité... et c'est ainsi que l'on apprit que le Palais-Royal avait été, pour le duc de Chartres, le prix de sa réconciliation avec Mme de Montesson." (Turquan, p. 241-242)
  • Provence, théâtre de la rue de  "Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin...." (Dulaure, IV, p. 53)
Chaville, château de (reconstruit en 1660-1764) 
Chenonceaux, voir Mme Dupin 
Chevalier-du-Guet, Place du, résidence parisienne de Gueullette(1709-1733) 
(Gueullette, L'Amour précepteur, Représenté chez l'auteur 1725-- cf. Brenner) 
(Gueullette,  L'Horoscope accompli, Représenté chez l'auteur 1726 -- cf. Brenner) 
Chevallier, résidence (rue St. Thomas du Louvre?) 
Chevrette, (voir Mme d’Épinay) "château de la Chevrette, située à deux pas de l'Ermitage" 
http://www.aei.ca/~anbou/epinay.html 
  • Mme d’Épinay passait tous ses étés à la Chevrette. (...) C’est à ce moment que sa [de M. d’Épinay...] maîtresse lui demanda une maison des champs. Désireux de tout concilier, .../ il eut l’ingénieuse idée d’acheter une maison à Épinay même, dans le  voisinage immédiat de la Chevrette (...) / ...il poussait l’imprudence jusqu’à se rendre avec elles [les deux soeurs Verrières] aux réjouissances champêtres où accourait tout le pays; on le voyait à la fête même du village, si joliment décrite par Diderot: «C’était hier la fête de la Chevrette, écrit le philosophe; dès le samedi soir, les marchands forains s’étaient établis dans l’avenue sous de grandes toiles tendues d’arbre en arbre. Le matin les habitants des environs s’y étaient rassemblés; on entendait des violons. L’après-midi, on jouait, on buvait, on chantait, on dansait; c’était une foule mêlée de jeunes paysannes proprement accoutrées et de grandes dames de la ville avec du rouge et des mouches, la canne de roseau, le chapeau de paille sur la tête et l’écuyer sous le bras .»” (Maugras,  p. 79-81) 
  • M. de Magnanville.  Considéré comme le seul théâtre capable de rivaliser avec celui de Madame de Montesson: "...celui de M. de Magnanville, garde du trésor royal, à la Chevrette, à trois lieux de Paris...." (Turquan, p. 45). "Le sieur Magnanville avait aussi, dans son château  de la Chevrette, un théâtre vaste et bien conditionné, où jouaient plusieurs dames de la cour. En 1748, on joua l'Engagement téméraire, comédie en trois actes de Jean-Jacques Rousseau." (Dulaure, III, p. 471)     "SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DE M. DE. de 1768 à 1772, M. de Magnanville, garde du Trésor royal, qui passait la belle saison au château de la Chevrette à trois lieues de Paris, avait organisé une troupe de comédie de société qui obtint quelqu'éclat. Acteur et auteur à la fois. M. de Magnanville a composé une pièce en trois actes, les Orphelines, qui obtint le plus grand succès. Le fournisseur principal du théâtre de la Chevrette fut le chevalier de Chastellux qui y fit jouer successivement les Amans portuguais, comédie en un acte; les Prétentions, comédie en 3 actes; et enfin une imitation libre de Roméo et Juliette, tragédie de Shakespeare. // La troupe de la Chevrette était supériurement bien composée; et ses représentations attiraient une foule de spectateurs choisis de la Cour et de la ville. Parmi les actrices, on citait Mme la marquise de Gléon, Mlle de Savalette(sic), sa soeur, et Mme de Pernan, fille de M. de Magnanville...." (Dinaux, II, p. 2)
          "Portugais, (les) Comédie en prose, par M. de Châtelus, au Théâtre de la Chevrette, 1770." (Dictionnaire dramatique, II, 93) 
          "Prétentions, (les) Comédie en trois Actes, en prose, par M. le Chevalier de Châtelus, au Théâtre de la Chevrette, 1770." (ibid., 98)
Chevreuse, château de (voir marquise de Gléon
(Roméo et Juliette, de Chastellux, Chevalier 
 Jean-François de, novembre 1770) 
Chilly-Mazarin, château de (vers 1627-1804) 
 “Le mariage, en 1747, de Louise-Jeanne de Durfort-Duras, duchesse de Mazarin, héritière du domaine, avec Louis-Marie, duc d’Aumont, fut l’occasion d’importants travaux d’embellissement du château qui devint un lieu privilégié pour les fêtes auxquelles assistèrent Louis XV, Mesdames et la Cour.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 128) 
(A Chilly chez la duchesse de Mazarin – Clarétie, p. 19, évoque une représentation de la Partie de chasse de Henri IV, de Collé) 
Chilly, chez la duchesse de Mazarin (Hylas et Sylvie, Rochon De Chabannes, 7 novembre 1768) 
“En septembre 1770, la duchesse de Mazarin y célébra l’union du Dauphin Louis et de Marie-Antoinette en donnant un somptueux souper accompagné d’une kermesse dont la Gazette de France et le Mercure se firent l’écho” (A la recherche des châteaux disparus, p.128) 
Choiseul, chez la duchesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 
Choisy, théâtres à  
  •  théâtre de Gueullette, Choisy-Mademoiselle (vers 1718) "A Choisy-Mademoiselle, qui devint plus tard Choisy-le-Roi, il possédait une maison de campagne, moitié château, moitié guinguette. C'est là qu'il transporta son théâtre. Il y fit représenter, en se réservant un des principaux rôles, car l'auteur dramatique chezlui n'avait d'autre but que fournir des pièces à l'acteur, sa première parade, non plus livrée à l'improvisation mais écrite d'un bout à l'autre, L'Education de Gille ou A laver la tête d'un âne on perd sa lessive." (Alméras, p. 19)
  • Château de Choisy  “Situé en bord de Seine dans les environs immédiats de Paris, le château de Choisy se dressait jadis à l’emplacement d’une ancienne maison de plaisance vendue par son propriétaire afin de faire face aux exigences de ses créanciers. C’est ainsi qu’en 1680, Anne-Marie-Louise d’Orléans,  duchesse de Montpensier, héroïne de la Fronde, fille aînée de Gaston de France, duc d’Orléans, et cousine germaine de Louis XIV en fit l’acquisition pour la somme de 40 000 livres. Mademoiselle  confia à l’architecte Jacques IV Gabriel le soin de bâtir sa demeure.” “Le Nôtre fut chargé d’aménager les jardins”. “En 1693, selon la volonté de Mademoiselle de Montpensier, le château de Choisy échut au Dauphin, fils de Louis XIV. (...) Le  roi qui goûtait fort peu les voyages fréquents du Dauphin à  Choisy fit échanger en 1695 le domaine contre celui de Meudon. (..) A sa mort en 1716, le château fut acquis par la princesse de Conti, première douairière, fille légitimée de Louis XIV et de Mademoiselle de La Vallière.(...) Mais les véritables transformations n’intervinrent qu’avec l’avènement de Louis XV qui entra en possession du domaine en octobre 1739. La situation de Choisy, à mi-chemin entre Versailles et Fontainebleau convenait au roi, et la proximité de la forêt de Sénart, particulièrement giboyeuse, répondait aux exigences des chasses royales. Le site, désormains baptisé Choisy-le-Roi, connut alors un remarquable développement. (A la recherche des châteaux disparus, p. 31) 
  • Choisy-le-roi ou ch. de Choisy (jardins de Le Nôtre) (salle de spectacle aménagée par Jacques-Ange Gabriel, neveu du premier bâtisseur du château—après 1739) Madame de Pompadour, avec Marmontel et Gentil Bernard, y organise “des représentations théâtrales et des ballets ainsi que des soupers.” (p. 32) 


Annette et Lubin, par Marmontel, 30 mars 1762 
Ismene & Ismenias, paroles de Laujon & musique à de la Borde, 14 juin 1763 (Bachaumont, I, 268). joué devant le roi.
Berlingue, parodie par Depréaux, 1777 
Momie, parodie par Despréaux, 1778 
Bacchus et la minéide, 1773


Cirey (Mme du Châtelet) – voir Voltaire
Cirque du Palais-Royal  (voir Palais-Royal
Clagny, théâtre au château. de, voir Maine, duchesse du (jardins de Le Nôtre) 
“lors des déplacements au château de Clagny où résidait la duchesse quand la famille royale faisait ses séjours annuels à Marly. En outre, comme Malézieu organisait dans sa résidence de Châtenay des fêtes régulières, la duchesse et son entourage y participèrent également. 
       Adolphe Jullien décrit longuement dans son étude du théâtre de la duchesse du Maine toutes les péripéties d'une vie vouée au spectacle. Parmi les faits saillants, il faut retenir l'extraordinaire hétérogénéité de ces activités collectives. Les participants avaient des origines diverses, déployaient des talents multiples et produisaient un mélange très riche de manifestations scéniques. Le répertoire incorporait des pièces de Corneille, Molière (la duchesse joua Célimène), Quinault, Genest (qui écrivit sur commande la tragédie Joseph pour le séjour à Clagny), Racine (la duchesse elle-même joua le rôle principal d'Athalie en 1714 ou avant), des ouvrages lyriques de Destouches, Mouret, Mathau.” (Trott, p. 171) 

"[Joseph] avoit été représentée cinq fois en 1706 au  Château de Clagny, près de Versailles. Mde. la Duchesse du Maine y joua le rôle d'Azaneth, femme de Joseph, qui est le seul personnage de femme qui soit dans cette Tragédie. Le célèbre Baron faisoit Joseph; M. de Malézieu, le pere, représentoit Juda; son fils ainée, Ruben; son cadet, Benjamin; le Marquis de Roquelaure, Siméon; le Marquis de Gondrin, Pharaon, &c." (Dictionnaire dramatique, I, 483) 

"Il lui [à la duchesse du Maine] faut un public de plus en plus nombreux, et au cours des hivers 1706, 1707 et 1708, ce sera dans son château de Clagny, à la porte même de Versailles, qu'elle donnera ses représentations où se rendra toute la Cour.
  Le 22 janvier 1707, on joue à Clagny la comédie de l'Hôte de Lemnos, traduction de Malezieu d'une comédie de Plaute, Mostellaria. Cette pièce était agrémentée d'intermèdes chantés par les musiciens du roi et dansés par la troupe de l'Opéra.C'était en quelque sorte une reprise, cette pièce ayant été crée à Chatenay l'été précédent." (Voillier, p. 100-101) 
Clairon, Mlle (voir duchesse de Villeroi, Ximénès
Clermont, Louis de Bourbon, comte de (1709-1771) – (voir rue de GrenelleBerny, La Roquette , faubourg St. Antoine, rue de l’Arcade, faubourg St. Honoré) 
--chez le comte de Clermont à Paris (Les Amants déguisés, de Collé, 1754) ("[La Foire du Parnasse] a été donnée quelques années après [septembre 1750] chez M. le comte de Clermont, et imitée encore dans plusieurs autres endroits" -- Journal et mémoires de Ch. Collé, I, p. 232, note 1) 
 C’est dans l’hôtel de la Roquette que Louis de Bourbon Condé, comte de Clermont, expira le 16 juin 1771. (Capon, 1902, p. 14) 
rue de l’Arcade 
“A hauteur de la rue de l’Arcade, à l’endroit dit ‘la petite Pologne’, derrière l’église de la Madeleine, une maison appartenant au nommé Leroy, marchand de beurre, louée au terme de Noël, en Août 1752, était occupée par M. le comte de Clermont et la Dlle Le Duc qui y firent faire 
 des augmentations et embellissements. Nous avons déjà vu ce couple rue de la Roquette et M. Cousin a fait un ouvrage très documentée  sur la vie et les amours de M. le comte de Clermont.” (Capon, 1902. p. 115) 
Clermont-Tonnerre, Hôtel de (au Marais) 
 (Le Mauvais Riche de Baculard-d’Arnaud joué en 1748 par la troupe de LeKain de concert avec la troupe de Clermont-Tonnerre  -- Clarétie, chapitre VI, les théâtres de Voltaire ) 
“Ils s’adressèrent à d’autres comédiens amateurs, qui jouaient «à l’Hôtel de Clermont-Tonnerre, au Marais». Ces derniers consentirent de bonne grâce à abriter leurs collègues, à la condition, bien entendu, qu’ils se chargeassent de la moitié du loyer et des frais. L’accord fut conclu. L’envie et 
 la discussion auraient pu résulter d’un semblable voisinage: l’émulation seule en jaillit. Ce fut à qui mettrait le plus de soins à l’exécution des pièces, à qui monterait les spectacles les plus intéressants. A coup sûr la troupe de Jabac ne le cédait en rien sous ce rapport; on en jugera par la  liste des rôles que remplit Le Kain à l’Hôtel de Clermont durant les six derniers mois de 1749: 13 juillet: Hamilton dans Sidney... de Gresset – Pour petite pièce, Georges Dandin. 9 juillet: Pharasmane dans Rhadamiste et Zénobie.... de Crébillon –petite p. Les Folies amoureuses.14 septembre: Mazaël dans Hérode et Marianne... de Voltaire—Jupiter dans Amphytrion 19 octobre: Henri dans Le Préjugé à la mode... La Chaussée—petite p. La Pupille 26 octobre: Orosmane dans Zaïre... Voltaire—petite p. Les Plaideurs. 16 novembre: Rhadamiste dans R. & Z—Jupiter dans Amphytrion. 7 décembre: Ariste dans Le Méchant; le garde-foin dans L’Avocat Pathelin... Brueys et Palaprat. 28 décembre: Zamore dans Alzire... Voltaire—Jupiter dans Amphytrion.” (Olivier, Le Kain, p. 9-10)
 --Les Comédiens français ont exercé des pressions pour interdire la troupe. “On satisfit à leur demande.” (Olivier, Le Kain, p. 12) 

“Cette mesure rigoureuse ne fut maintenue que quelques semaines. Dès les premiers jours de février 1750, nos jeunes gens étaient autorisés à rouvrir les portes de leur théâtre.  Le principal mérite de ce ‘coup d’état’ revenait à l’abbé de Chauvelin, prêtre janséniste, qui adorait l’art dramatique et avait pris en main la  cause des comédiens persecutés. Non content d’avoir fait lever l’interdiction qui pesait sur eux, il voulut encore leur fournir l’occasion de se distinguer. Il offrit à la troupe de Jabac de représenter Le Mauvais Riche, comédie d’Arnaud Baculard, qui, pour n’être pas un chef-d’oeuvre, avait du moins le mérite de l’inédit. Sa proposition fut acceptée avec enthousiasme et l’on se hâta de commencer les études de l’ouvrage. Le Kain dirigea lui-même les répétitions et, ...prit fort au sérieux son rôle de régisseur. (Olivier, Le Kain, p. 12) 
Clichy, en société (Ils sont d'accord ou le vol du bouquet, de Mondolot, 1767; Bélisaire 
 ou les masques, de Mondolot, 1768) 
Clichy, rue de  

  • voir duc de Grammont Rue de Clichy “...sans numéro, la porte ayant été reconstruite à neuf, appartenant à M. le duc de Grammont, qui l’occupe, il en a encore une à Puteaux et à St-Denis. L’hôtel de ce seigneur se trouvait en haut de la rue de Clichy à gauche en montant, au lieu dit: la Haute borne, il l’occupait déjà lors de ses rapports avec la Dlle Fauconnier en 1749; il paraissait aimer beaucoup cette fille, lui procurant toutes sortes d’agréments, attentif à satisfaire ses caprices. Un théâtre installé dans ses deux maisons de Puteaux et de Clichy servait à des représentations légères où M. de Grammont et sa maîtresse, tenaient les principaux rôles; il ne se passait pas de semaine qu’il n’y eut chez lui, comédie ou concert.” (Capon, 1902, p. 85).   "7 Février 1767. M. de Rosoy se dispose à faire représenter à Clichy, chez M. le Duc de Grammont son Siege de Calais, & il doit jouer dans cette tragédie." (Bachaumont, III, 141) . La représentation, "très-mal exécutée", a eu lieu le 29 juillet 1767 (Bachaumont, III, 209).
  • voir Maréchal de Richelieu
Clisson, château de (Le Roi détrôné, Millehault, 1703) 
Collé, Charles (voir M. de Meulan, duc d'Orléans, Bagnolet, Étiolles, Berny, Saint-Cloud, comte de Clermont, Mlle Guimard, Mme de Meaux, Chilly, hôtel Mazarin, Villers-Cotterets, chez Préville..., Menus-Plaisirs, Grignon, Anspach, Senlis, Ermitage du duc de Croy
Cocatrix, 1731 "généralement jouée dans les théâtres de société, précédée d'un prologue les Vendanges de la Folie, avec Ce que Dieu garde est bien gardé, que précédait également un prologue, Madame Prologue" (Alméras, p. 36) 
"Partie de chasse d'Henri IV, (la) Comédie en trois Actes, en prose, par M. Collé, 1766. Cette Piece n'a point été représentée sur les Théâtres publics de Paris; mais elle l'a été dans toutes les villes de province. On la joue aussi dans toutes les sociétés de la Capitale, & dans toutes les maisons de campagne des environs. Il y a peu d'exemples d'une pareille réussite..." (Dictionnaire dramatique, II, 39). 
"3 Juin 1766. Le succès qu'ont eu dans différentes sociétés particulieres les représentations de Henri IV, ou la Partie de chasse, de M. Collé, & tout recemment les applaudissemens que ce Drame a reçu aux Menus, ont donné au public la plus grande envie de le voir. En conséquence il y a de grands mouvemens à la cour, pour obtenir cette permission, qui souffre beaucoup de difficultés. Comme ce sont les Comédiens François qui ont exécuté cette Comédie à l'hôtel des Menus, ils seroient à même de nous en régaler sur le champ...." (Bachaumont, III, 37)
"24 Mars 1767. La Partie de Chasse de Henri IV, que la délicatesse de nos Ministres n'a pas voulu admettre sur notre Théâtre, se joue non-seulement dans les Provinces, mais même dans les étrangers: on vient de jouer cette Piece à Bruxelles, où elle a eu beaucoup d'applaudissemens." (Bachaumont, III, 162)
Débuts du règne de Louis XVI:  "28 Janvier [1775]."Toute la cour a été en l'air pour le bal de la Reine, lundi dernier. S.M. ayant désiré qu'on y vînt en habit du costhume suivi dans la Partie de Chasse de Henri IV, les Seigneurs se sont empressés de s'y mettre; Monsieur, M. le comte d'Artois, M. le Duc de Chartres, ils se sont trouvés 37 en pareils habillemens. Les femmes étoient en pareil nombre, habillées ainsi que Marie de Médicis." (Bachaumont, VII, p. 271).
"Cette salle [voir Chaussée d'Antin, chez Mlle Guimard] était le rendez-vous ordinaire des courtisanes les plus recherchées et des hommes frivoles et aimables. On y jouait quelquefois des pièces faites exprès pour ce théâtre. Les acteurs et les actrices étaient la demoiselle Guimard et ses camarades de l'Opéra. Le sieur Laborde, premier valet de chambre du roi, se chargeait de diriger les spectacles que donnait la demoiselle Guimard. C'est pour eux que Collé composa les pièces contenues dans son Théâtre de société, et Carmontelle ses proverbes dramatiques." (Dulaure, III, p. 470). 
Commercy, château de (Apothéose de la maison de Lorraine, de Callot, 1744) 
Compiègne, château de (Mort de Bucéphale, P. Rousseau, 1748; Bouquet et La Fête à l’impromptu, D’Orvigny, 1774) 
Comteney, château de (Impromptu, 1767) 
Concert interrompu, (le), Comédie en un Acte, jouée en société, 1767. (voir Moline) (Dictionnaire dramatique, II, 343) 
Condamine – voir La Condamine 
Condé, voir Chantilly,  SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DU PRINCE DE CONDÉ, à Senlis
 “La princesse de Monaco vivait chez le prince de Condé.” (Maugras, p. 21, note 1.) 
Congé de sémestre, (le) "Comédie en un Acte, en prose, mêlée de Vaudevilles, avec un Divertissement grivois,... jouée en société, 1769." (voir Taconet) (Dictionnaire dramatique, II, 343) 
Congo, la cour du
 “Oui, j’irais tout de go 
 De Paris à Congo” (chanson impromptu de Piron, dans Histoire et recueil des Lazzis, p. 78) 
 (“Une dernière production ... est un ‘proverbe’ de Mérard de Saint-Just, dont voici le titre un peu 
 long: «Oeuvres de la Marquise de Palmarèze. L’Esprit des moeurs du XVIIIe siècle ou la Petite 
 Maison, proverbe en 2 actes et en prose, Traduit du Congo’.  Il fut représenté à la cour du Congo 
 et il devait l’être en 1776 le jeudi de la première semaine de Carême sur le théâtre de Mlle 
 Guimard, s’il faut croire le manuscrit trouvé à la Bastille, le 15 juillet de 1789, IIIe édition.» 
 Primitivement ce proverbe devait s’appeler: La Folle Journée. Mais l’auteur appréhenda d’être 
 confondu avec Beaumarchais et il modifia son enseigne.” (Capon, 1902, p. xi) 
Contat, Mlle 
Conti, Princes de (voir Versailles, Isle-Adam, Temple, Stors et Issy, etc.) 
 “Le Prince de Conty [François-Louis de Bourbon, 1717-1776] fut grand terrien et grand bâtisseur. Héritier de biens-fonds un peu dispersés, il s’assigna comme tâche l’agrandissement progressif, par des acquisitions, par des échanges répétés, du principal de ces domaines (...) C’est que L’Isle-Adam était, pour le Prince, la terre des ancêtres par excellence. Tous ses autres biens: les hôtels de Conty à Paris, à Versailles, à Fontainebleau, les châteaux d’Issy près Paris, d’Ivry et de Garenne en Normandie, le duché de Mercoeur, les domaines de Trye, de Beauchamps, etc. n’étaient venus que successivement grossir la chevance familiale.” (Capon & Yve-P, Vie privée du Prince de C., p. 137)
--Nommé Grand Prieur de France dans l'ordre des Chevaliers hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, le 16 avril 1749. S'installe au Temple.
--“Madame de Boufflers [vivait] chez le prince de Conti” (Maugras, p. 21, note 1) 
"Le 11 Avril 1762. Mlle Neissel & Audinot quittent le spectacle de la Comédie Italienne, & passent au service du Prince de Conti. Il y a eu une grande jalousie contre la premiere, de la part de Mesdames Favart & Villette (voir Richelieu). Elle n'a pu tenir contre leurs cabales." (Bachaumont, I, 71).
 (Les Noces d'Isabelle, de Pont de Veyle, 1766; Les Mariages samnites, de Légier, Pierre, 1767; Norac et Javolci, de Marsollier Des Vivetières, Benoît-Joseph, 1771) 
Coppet (Mme de Stael) (voir La Bibliothèque, "L'ancienne "grande gallerie", dans laquelle Mme de Staël donnait ses célèbres représentations théâtrales [dates?], a été transformée en bibliothèque vers 1818 par son fils.") 
http://www.swisscastles.ch/vaud/coppet/covisiteguidee.html
Coq, Vieux Château du – voir Brancas, Porcherons
Corberon-Campdeville, chez (chez l’auteur - La Vérité dans le vin, 1785) 
Coulombières Divertissement repr. à Coulombières, 22 juillet 1779, pour la société du duc de Laval? [BHVP FG ms 577
Courances (résidence avec jardins de Le Nôtre) 
Cour-Neuve, château de  (L’Officier du gobelet, de Carmontelle, 1770) 
 La Fête de Saint Pierre, Quétant, 1771 
"Sous le règne pacifique et galant de Louis XV on créa des théâtres particuliers. (...)  C'est principalement de ces sociétés et de leurs oeuvres que nous avons à nous occuper.... // Parmi elles il faut compter la société dramatique du château de la Cour-Neuve, installée dans la belle demeure de M. de la Garde, maître des requêtes, frère du fermier-général de ce nom, sous la direction du poète Quétant. La Cour-Neuve était un château, situé à deux lieux de Paris, entre Saint-Denis, Pierre-fite et le Bourget, où la famille de M. de la Garde avait coutume de solenniser tous les ans, les fêtes de la Saint-Pierre et de la Sainte-Anne, patron et patronne des maîtres du logis, en jouant la comédie de société et en chantant maints couplets profanes, qui devaient fort peu édifier les hôtes du Paradis que l'on festoyait. Les acteurs du théâtre de la Cour-Neuve étaient, outre monsieur et madame de la Garde et Quétant, M. d'Achères, le fils aîné de la maison, le baron de F*** et mademoiselle Dugazon, actrice du Théâtre-Français, dont le nom est si connu dans les annales dramatiques, et qui fut soeur de l'acteur Dugazon et de mademoiselle Vestris. //  Les oeuvres imprimées que cette aimable société laissa après elle nous ont révélé tous les petits secrets des plaisirs de cette famille; elles sont fort rares et méritent d'être citées. Ce sont: Fête villageoise, donnée à M. de la Garde, la veille de Saint-Pierre (par M. d'Achères, mus. de Mereau, sans nom de lieu), 1770, in-8. -- L'Embarras du moment, divertissement de société, à l'occasion de la fête de M. de la Garde (par Quétant). Aux vertus, aux dépens de l'auteur (1772), in-8.-- Les Trompeurs trompés, divertissement en une acte, à l'occasion de la fête de mademoiselle de la Garde (par M. de la Garde). (...) (Dinaux, I, p. 202-204). NB. Dinaux énumère plusieurs autres pièces données entre 1770 et 1775.
Coypel (voir Saint-Honoré, Chaillot,  Société de Morville, château de l'Ermitage)
"Les prologues et divertissements composé par le prince de Sobre se trouvent dans l'Histoire du château de l'Ermitage, 3 volumes, petit in-folio manuscrits, dus au maréchal duc de Croy et conservés à la bibliothèque publique de Valenciennes. On trouve dans cette dernière un Recueil des comédies de Coypel, volume in-4º, également manuscrit, qui provient également du château de l'Ermitage, ce qui nous ferait croire qu'on y a joué une partie de ces pièces faites exprès pour des théâtres de société. M. Aimé Leroy possédait un recueil curieux, in-folio manuscrit aux armes des Croy, renfermant les détails de tout ce qui regardait le théâtre particulier du château de l'Ermitage." (Dinaux, I, p. 295-296). 
Cramayel-en-Brie, le château de, et son théâtre de société 
 http://www.esaupe77.org/villes/moissy.html
Craven,  Lady Elizabeth (voir Anspach
 Elle est l’auteur de 7 pièces jouées en société entre 1789 et 91.  Nourjad, Nourjad et Fatmé prisonniers, Repentir des voeux, le Déguisement (trans. de C. Cibber), Abdoul représentés par la Société dramatique d'Anspach.
Créqui, chez la marquise de 
"Rousseau parle, dans les Confessions, des dîners de "la marquise de Créqui, nièce de M. le bailli de Froulay, ambassadeur de Malte, où il "vit plusieurs gens de lettres, et entre autres M. Saurin, l'auteur de Spartacus, de Barnevelt, etc". (Hellegouarec'h, p. 427) 
Croi, chez le duc de, au château de l’Ermitage 
 (L'Arrivée de la troupe du roman comique de Scarron à l'Hermitage, du duc de 
 Croi, 3 octobre 1772) 
(Clarétie, p. 20-21, “...trois volumes manuscrits [du théâtre inédit de Coypel joué dans la société 
 de Morville] qui sont à la bibliothèque de Valenciennes; ils proviennent de la bibliothèque des 
 ducs de Croi, qui avaient aussi un théâtre en leur château de l’Ermitage, près Condé; le maréchal duc de Croy avait écrit le recueil des mises en scène de son théâtre”)


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Bibliographie

D***, Mademoiselle, "Les Souhaits, Comédie en un Acte, en prose, par Mademoiselle D... jouée en société [1741], & imprimée en 1742." (Dictionnaire dramatique, II, 472) 
Damas, hôtel de ? à côté de la propriété de Titon du Tillet. 
Dames (Club des)
"Le club des dames n'a jamais existé qu'au théâtre; c'est une fiction inventée en 1784.... On fit une pièce... intitulée Le Club des dames, ou le Retour de Descartes, comédie en un acte, en prose. Paris, au Bureau de la Bibliothèque des Romans, 1784, in-8 de VII et 40 pp." (Dinaux, I, p. 222-223). Destinée par Molé et Constant d'Orville au Théâtre-Français, le pièce a été arrêtée au dernier moment.
Dampierre (jardins de Le Nôtre) 
Ce château fut construit en 1675 par Hardoin-Mansart  pour le Duc de Chevreuse 
                                gendre de Colbert.  Les rois  Louis XIV ,   Louis XV et Louis XVI   y ont résidé. 

http://perso.wanadoo.fr/j2.jaeger/dampierre.html
"...la duchesse de Luynes, née Elisabeth de Montmorency-Laval [...] Avec l'âge, la passion de la duchesse pour la chasse se mua en amour du jeu et, d'une façon plus surprenante, en goût pour le travail. Elle fit monter au château de Dampierre une imprimerie où Mme de Pompadour [sic dates?] imprima elle même Rodogune, la tragédie de Corneille." (Renée d'Anjou, "Les femmes qui s'habillent en homme", Le Petit écho de la mode, No. 22, dimanche 1er juin 1930, p. 3) 
Dangeville, chez Mlle (rue de Vaugirard) 
 (Bouquet pour le fête de Mlle Dangeville, 1768) 
 (Lourdet De Santerre, Jean-Baptiste, Le Pèlerinage de Vaugirard, 15 août 1769) 
 “Une belle propriété, bâtie rue de Sèvres, à l’angle de la rue de Grenelle, servait de petite maison 
 au comte de Praslin. Elle fut aussi habitée par la Dlle Dangeville de la Comédie Française, 
 maîtresse de M. le duc d’Aumont qui, en sa qualité de premier gentilhomme de la Chambre, 
 prenait soin de la Comédie, et surtout des comédiennes.” (Capon, 1902, p. 142) 
Dauberval (danseur) 
"...un salon qui se transformait instantanément en théâtre, pour les grands seigneurs et les grandes dames qui venaient s'y exercer et s'instruire dans l'art de figurer sur les planches. (Moynet, p. 262) 
Davasse – voir Auteuil
Deffand, chez la marquise du ("À Paris, rue Saint-Dominique, dans l'ancien Couvent des Filles de Saint-Joseph (numéros 10-12" --  http://www.aei.ca/~anbou/deffand.html
- surtout entre 1735 et 1745 (“Nous jouions, dans ce temps-là [dit Hénault ans ses  Mémoires à propos de l’an 1737], des comédies que nous composions nous-mêmes.”-cité ds. Corr. de la marquise du Deffand, intro) (lettre du Marquis du Chatel à mme du  Duffand, sans date: “Vous êtes faite pour attraper la nature du premier bond, aussi propre qu’elle à créer; vous n’entendez  rien à imiter. S’il était question de faire et d’executer des comédies sur-le-champ, ce serait à vous qu’il faudrait aller....” (Corr. de ma marquise du Deffand, p. 81) 
Delauney, Mlle (=Mme de Staal-Delaunay) (voir duchesse du Maine, Sceaux, Anet
Demoiselles de l'Enfant-Jésus, chez les (Les Fêtes de France, Bonvallet des Brosses, 
 abbé Paul-François, 1745) 
Denis,  chez ? Marie-Louise Mignot, dame (1712-1790), nièce et compagne de Voltaire

http://humanities.uchicago.edu/homes/VSA/images/mme.denis.jpeg
 On sait qu’elle a joué ailleurs avec Voltaire.  Organisait-elle ses propres spectacles? 
"Après le dîner, M. de Voltaire, sachant que j'étais musicienne, a fait jouer madame Denis du clavecin; elle a un jeu qui transporte en idée au temps de Louis XIV" (Mme de Genlis, Mémoires (Paris, 1825), t. II, p. 320f.) 
"4 mars [1767]. «Vous connoissez le goût de madame Denis, ma niece, pour les spactacles: elle en donnoit dans le château de Tournay & dans celui de Ferney....» - citation d'une lettre de Voltaire à M. Tronchin (Bachaumont, III, 151).
Dervieux, Hôtel de Mademoiselle, construit et décoré par Alexandre Théodore Brogniart et François Joseph Bélanger.(Architectures de la vie privée, p. 66 NOTE. plan du rez-de-chaussée et du premier étage, p.67) (voir Soubise)
Deschamps, Mlle (Marie-Anne Pagès, 1730-1764) (entretenue par Ximénès, Clermont, duc d'Orléans, prince de Conti et son fils, ...)
 "La maison [rue St.-Niçaise, 1758-1760]de la célebre Deschamps, ses ameublemens, ses équipages n'approchent en rien de la  somptuosité de la moderne Terpsicore [Mlle Guimard]" (Bachaumont, III, 287).
Dijon,  
  • Madame de Sainctonge, L'Intrigue des concerts, comédie en un Acte, en vers, jouée à Dijon, 1714. (Dictionnaire dramatique, II, 406) "La Griselde, ou la Princesse de Saluces, Comédie en cinq Actes, en vers, par Madame de Saintonge, jouée à Dijon en 1714" (ibid., 394)
  • Hôtel de Langres (La Vaporeuse, 1783) 
Dorat, chez
"Mai 1766. Il nous est tombé depuis quelque tems entre les mains un Dialogue manuscrit, entre Mars et Thalie, récité un des jours du Carnaval devant M. le Duc de Brissac. Ce Seigneur ayant pris jour pour aller chez M. Dorat, Poëte très connu, il y fut accueilli par cette ingénieuse galanterie. Une Demoiselle jeune, aimable & qui a du talent pour le théâtre, étoit de la partie. On la pria de déclamer au hazard quelque scene d'une piece prétendue nouvelle. Un homme de condition joua le rôle de Mars. On se doute bien que ce Dialogue en vers, trop long pour être copié ici, est composé de louanges très délicates en l'honneur de M. le Duc de Brissac. Il y a beaucoup d'aisance & de gaîté dans cet ouvrage." (Bachaumont, III, 26).Doyen, Théâtre ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: Théâtre Doyen..." (Tissier, p. 377) 
Dubarry, chez la comtesse (Endymion, Vestris, Gaetano-Apoline-Balthazar Vestri, dit, 
 1773) 
Dufort De Cheverny, chez le comte de (adaptation de L'Alcalade de Zalaméa, de 
 Calderon, joué chez le comte avant 1778; Le Fanatisme monacal, Héloïse et
 Livarot, Le Journaliste, Le Mariage raisonnable, etc. joués chez lui) 
Dumesnil, chez Mlle (vers 1723 - 20 fév 1803) rue Blanche, paroisse St-Pierre de Montmartre 
(Agathe ou la chaste princesse, tragédie burlesque de Grandval,  jouée chez elle en 1749) 
("L'Eunuque, ou la Fidèle infidélité, Tragédie burlesque, en prose & en vers, par le sieur Granval, Comédien, jouée chez Mademoiselle Duménil, 1749" -- Dictionnaire dramatique, II, 374-375) 
“Un rapport de police nous apprend que ces deux dernières maisons ‘ci-devant aux sieurs Molière et Dourlan, ont été vendues au sieur Grandval, comédien français, qui les a réunies en une seule et qui communique par le jardin à celle de Mlle Dumesnil, actrice au même théâtre, rue Blanche, avec laquelle il vit depuis plusieurs années. Cette intrigue se soutient aux dépens de Bacchus, étant tous deux entichés de la manie de boire à toute outrance, ils se battent même de temps en temps. Mlle Dumesnil avait acheté sa maison 1,500 liv. à M. de Roncières.’ 
 Il semble que ce rapport est plutôt médisant, car Grandval et Dumesnil vécurent quarante-cinq ans 
 ensemble, et s’il en avait été ainsi, cette existence leur aurait bientôt paru pénible. 
 Ils ne furent séparés que par la mort de Grandval qui expira le 24 septembre 1784 ‘rue Blanche 
 dans la maison de Mlle Dumesnil, ou il occupait un pavillon’” (Capon, 1902, p. 63)
“...ils vécurent ensemble sans jamais se plaindre possédant pour toute fortune les retraites et 
 gratifications qu’ils avaient amassées pendant leur carrière théâtrale. Ils avaient fait monter dans 
 leur maison un petit théâtre où Grandval jouait des pièces assez libres dont il était l’auteur tels que 
 L’Eunuque ou la fidèle infidélité par Charles Ragot, dit Grandval, Montmartre 1750; La Nouvelle
 Messaline, les Deux Biscuits, etc... représentées devant un petit public d’amateurs. Cette 
 cohabitation dura jusqu’à la mort de Grandval [1784]; ensuite le petit pavillon de la rue Royale 
 fut loué à Mlle Colombre comédienne du théâtre Italien.” (Capon, 1902, p. 82) 
Dupin, chez Mme (1706-1799), à Chenonceaux 
 S’agit-il de la femme de Claude Dupin (1686-1769), fermier général? 
"À l'hôtel Lambert de Paris, succédera le château de Chenonceau (acquis par son époux) où elle tiendra une cour brillante. " 
http://www.aei.ca/~anbou/dupin.html
Duras, chez le duc de? 
L'un des acteurs les plus célèbres de la troupe amateur de Mme de Pompadour aux Petits Appartements
Du Tartre, M. 
 Mme Dutatre joue dans Enlevemens nocturnes, représenté le mardi 4 octobre 1768 à Vaujours. 
 Mme de Laleu, femme du notaire (Bernard?, doyen des maîtres de requêtes) et fille de M. Du 
Tartre, doyen de cette compagnie, vint habiter la maison [rue de la Madeleine?]” (Capon, 1902, p. 114) 


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Bibliographie


Échiquier, théâtre de la rue de l'
"Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs; le théâtre de l'Orme-Saint-Gervais; le théâtre de la rue de l'Échiquier, etc." (Dulaure, IV, p. 53) 
Egmont, comte d’ – voir Chaillot 
Élèves de Thalie, voir aussi théâtre Mareux 
Enfants d'Apollon, Concert de la Société des (Apollon chez Admète, 1788; Céyx et
 Alcyone, de Renou, 1789) 
Entresol, Club de l' (voir Hénault
"LE CLUB DE L'ENTRESOL (1720-1731) - Fondé par l'abbé Alary, en 1720, le  Club de l'Entresol fut une compagnie privée qui réunit une vingtaine departicipants au 7, Place Vendôme, dans l'entresol (d'où son nom) du logement du président Hénault " 
http://www.aei.ca/~anbou/entresol.html
Epinay “dans le voisinage immédiat de la Chevrette” (Maugras, p. 80) (voir Madame de Lyonne)
"Au printemps de 1765, madame de Lyonne réunissait à sa jolie maison de campagne, à Épinay, non loin de Saint-Denis, une société choisie qui venait toutes les semaines s'ébattre au village et de distraire aux champs, ou sur les bords de la Seine. // On y voyait les peintres Vernet et Lagrenée, le sculpteur Coustou, l'architecte Souflot [sic], le tragédien Lekain, le graveur Caillau; le poète Sédaine [sic] et le compositeur Grétry. Tous les arts y étaient représentés, et sacrifiaient [représentations?/ lectures?] à l'aimable prêtresse du lieu, Madame de Lyonne." 
Epinay, M. et Mme d’
 “M. d’Épinay se trouva un jour [fin des 1740?] à souper à côté de Marie de Verrières. La voir,
 l’aimer, en devenir éperdument épris fut pour lui l’affaire d’un instant” (Maugras, p. 39) 
“Peu de temps après, leur généreux protecteur [M. d’Épinay qui s’occupe des soeurs Verrières] 
 achetait une magnifique propriété à Auteuil et les suppliait d’en accepter l’hommage”. (Maugras, 
 p. 85) 
Ermitage "C'est elle [Mme d'Epinay] qui concéda quelque temps le chalet de l'Ermitage Ermenonville) à Jean-Jacques Rousseau où en 1756 le grand philosophe allait connaître ses meilleurs moments." 
http://www.aei.ca/~anbou/epinay.html
Ermitage, château de l’ – voir duc du Croi (voir, Collé, du Belloy, prince de Sobre, Coypel)
"1766-72. Le maréchal duc de Croy, surnommé le Penthièvre du Hainaut, à cause de sa bienfaisance et de ses vertus, fit bâtir le magnifique château de l'Ermitage au milieu de la forêt de ce nom, près Condé-sur-l'Escaut, où il avait aussi un château dont il était seigneur. Dans les dépendences de son splendide Ermitage, le duc de Croy fit élever une jolie salle de spectacle avec un fond qui s'ouvrait sur la forêt et qui, à certains jours, offrait une décoration naturelle que toutes les merveilles de l'Opéra n'auraient su présenter. Pendant les étés qu'il passait dans son château avec sa noble famille, le duc voulut se donner le plaisir de jouer la comédie de société, genre de divertissement alors fort en vogue parmi la noblesse française. Il fit exécuter de jolies décorations, et il forma une société dramatique, dont il fut l'âme et le président, et qui se composait du prince et de la princesse de Sobre, son fils aîné et sa bru; de duc d'Havré, son fils puiné, et de la duchesse; de M. de Montigny, père du colonel de la garde nationale de Lille; de Mlle de Montigny, de M. et de Mlle de Colins, de M. de Rheims, de Mlle Mallet, etc., Le théâtre s'ouvrit le 12 mai 1766, par la représentation du Siége de Calais, tragédie de du Belloy, que l'on fit précéder d'un prologue de la composition de M. le prince de Sobre, intitulé: La matinée de l'Ermitage.... // Dans les années qui suivirent on joua sur le théâtre de l'Ermitage presque toutes les pièces en vogue de l'époque; d'abord on n'eut pour spectateurs que les membres de la famille de Croy..., mais bientôt les acteurs devenant plus expérimentés, on lança des invitations jusqu'aux villes de Valenciennes, Mons et Tournai, et toute la noblesse de la province prit part à ces divertissements dramatiques. On 1767, on représenta La Partie de chasse de Henri IV avec une scène ajoutée, qu'on ne pouvait bien rendre que chez un grand seigneur. Au moment où on entend les cors de chasse, le théâtre s'ouvrait dans le fond et laissait voi une allée du parc réservé, éclairée à giorno, du mème ton de lumière que les décorations et se liant parfaitement avec celles, garnie de chasseurs, de piqueurs et de chiens, courant le cerf et venant le forcer presque sous les yeux des spectateurs ébahis.... " (Dinaux, I, p. 294-296). 
"Les prologues et divertissements composé par le prince de Sobre se trouvent dans l'Histoire du château de l'Ermitage, 3 volumes, petit in-folio manuscrits, dus au maréchal duc de Croy et conservés à la bibliothèque publique de Valenciennes. On trouve dans cette dernière un Recueil des comédies de Coypel, volume in-4º, également manuscrit, qui provient également du château de l'Ermitage, ce qui nous ferait croire qu'on y a joué une partie de ces pièces faites exprès pour des théâtres de société. M. Aimé Leroy possédait un recueil curieux, in-folio manuscrit aux armes des Croy, renfermant les détails de tout ce qui regardait le théâtre particulier du château de l'Ermitage." (Dinaux, I, p. 295-296). 
Ermitage de Catherine II "(SOCIÉTÉ INTIME DE L'). 1787-1788. L'impératrice de Russie, Catherine II, que Voltaire appela poliment Catherine le Grand, aimait beaucoup l'esprit français. (...) Le but de cette société était de causer, rire et boire, de continuer l'espèce de liberté et de sans-façon qui avait régné pendant le voyage de Crimée où les mêmes personnages avaient figuré; enfin, de faire des vers et des pièces de théâtre que la Czarine faisait représenter devant un três-petit nombre de spectateurs choisis, sur le théâtre particulier de l'Ermitage. Cette salle de spectacle, élégamment construite à l'extrémité du palais, avait été copiée en petit sur le modèle du théâtre antique de Vicence; elle  était demi-circulaire, ne contenait pas de loges, et n'offrait aux regards qu'un amphithéâtre de gradins. Une fois seulement tous les quinze jours, pendant l'hiver, L'Impératrice invitait au spectacle tout le corps diplomatique et les personnes présentées à la Cour. Le reste du temps les spectateurs se réduisaient à un petit nombre de personnes. (...) M. le marquis de Custine, auteur de la Russie en 1839, ouvrage qui contient une foule de révélations, ... a vu dans une des salles de l'Ermitage, sous un rideau vert qu'on ne tire pas pour tout le monde, un cadre renfermant les Statuts de cette société d'élite, contenus en dix articles obligatoires pour les personnes admises par la Czarine dans cet asile de la liberté... impériale. Catherine, toute souveraine absolue qu'elle était, entendait mieux que personne la vie et la conversation libre. Elle ne voulait jamais se résigner à la solitude à laquelles la couronne semblait devoir la condamner: tout en gouvernant arbitrairement, elle a su causer avec abandon et vivre familièrement avec un entourage de choix." (Dinaux, I, p. 290)
"Ce qui nous reste de plus substantiel... c'est un répertoire dramatique des pièces qui y furent composées et jouées.... Théâtre de l'Ermitage, ou Recueil de comédies, proverbes, etc., houés sur le théâtre de l'Ermitage. Saint-Petersbourg, 1788 et années suiv., 4 vol., gr. in-8 ... réimpression ... chez A. Buisson, an VII de la République (1799), 2 vol. ... 19 pièces" (Dinaux, I, p. 292-293).
Esclapon, chez le baron d’ (voir Saint-Germain
Estrées, maréchal Victor-Marie d’ – voir Bagatelle
Étiolles, château. d'  
  • chez la famille Hénault: “Nous avions une maison à Étioles, qui a appartenu, depuis, à Mme d’Étiolles (aujourd’hui Mme la marquise de Pompadour). Étiolles est dans une capitainerie de Sens et, pour pouvoir chasser, mon père m’acheta, de M. le maréchal de Villeroy, la lieutenance des chasses et le  gouvernement de Corbeil qu’il avait par engagement.”  (Hénault, Mémoires, p. 18-19) 
  • --(174?-->; Charles Lenormant) (lettre d’Hénault à mme du Deffand, 18 juillet 1742 “...madame d’Etiolles... joue la comédie à Étiolles sur un théâtre  aussi beau que celui de l’Opéra....” –Corr. de la marquise du Deffand, p. 70)  La Société de Lenormand à Étiolles. "Dans une lettre du 18 juillet 1742 à la marquise du Deffand le président Hénault écrit que la femme de Charles Lenormand «joue la comédie à Etiolles sur un théâtre aussi beau que celui de l'Opéra, où il y a des machines et des changements.»  De son côté, Voltaire parle en mai 1745 d'une représentation du Glorieux de Destouches" (Trott, p. 173) 


        --("[Le 7 septembre 1750] je fis exécuter à Etioles une petite fête à laquelle je travaillais depuis le 15 du mois dernier: elle était faite pour le bouquet de madame de Meulan. 
            Panard est celui qui m'en a fourni l'idée, idée heureuse, que j'ai tournée le moins mal qu'il m'a été possible, vu le peu de temps que j'ai eu pour la traiter. 
           La Foire du Parnasse étoit le sujet et le fond de cette fête, qui fut donnée à Étioles le 7, et eut un succès qui passa mon espérance, quoique je m'attendisse à un peu de réussite" -- Journal et mémoires de Ch. Collé, I, p. 220-221) 

Étrangers, Club des
"WAUXHALL D'HIVER, nommé PANTHÉON, situé rue de Chartres. Il fut établi pour remplacer le Wauxhall de la foire Saint-Germain.... Cette entreprise ne réussit pas. On loua le Wauxhall à une société dont j'ai parlé, qui prenait le titre de Club des étrangers, et y resta jusqu'en mars 1791." (Dulaure, IV, p. 54) 


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Bibliographie


Faubourg Saint-Antoine 
rue de Bercy 
rue de Charenton 
rue de Charonne 
rue de La Muette 
rue de La Roquette 
rue de Montreuil 
rue de Picpus 
rue Popincourt 


Faubourg Saint-Honoré 

rempart Saint-Honoré 
rue Saint-Honoré 
rue Royale 
rue d’Aguesseau 
rue de l’Arcade, voir Clermont 
Geneviève de Verrières après 1775. 
Hôtel Brunoy
Fauron, résidence 
Favart, C.-S. (voir Bagatelle, Mauconseil, Maurice de Saxechâteau de S****, hôtel du maréchal de Richelieu, Folie Titon, Fontainebleau
Favier, voir Auteuil
Félicité, Ordre de la
"... de 1740 à 1745, sous le règne passablement galant de Louis XV, des amis du plaisir et des femmes fondèrent à Paris, L'Ordre de la Félicité, qui n'est autre qu'une association très-enjouée composée de cavaliers et de dames dont le but était l'allégresse et la joie. L'Ordre de la Félicité figure au premier rang de ces sociétés d'amitié qui se formèrent en grand nombre dans le XVIIIe siècle. (...)  Outre les assemblées de l'Ordre, qui aviant lieu certains jours, (ce que l'on nommait tenir escadre [l'Ordre employait un jargon tiré des termes de la marine]), les  frères et les soeurs se réunissaient quelquesfois dans un repas dont la dépense était partagée ébalement, et où chacun se plaçait selon son rang, sa dignité et son ancienneté. On égayait le banquet par quelques chansons de circonstance." (Dinaux, I, p. 301-314).
Ferney (théâtre de Voltaire

http://humanities.uchicago.edu/homes/VSA/images/print.jpg
"SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DE [FERNEY]. Voltaire avait à Ferney un théâtre sur lequel il faisait, comme de juste, jouer ses pièces. Le 21 septembre 1765, on représenta Mérope, suivie de Nanine. Madame Denis, la nièce de Voltaire, jouait dans Mérope avec 200,000 écus de diamants prêtés par madame la comtesse André Schouwaloff. M. de Schouwaloff jouait Erysthe. Ce Russe spirituel est auteur d'une agréable Épître à Ninon en vers français. (...) Madame de Florian avait le rôle de la baronne dans Nanine, le même jour. // On a donné au Théâtre-Français, à la fin de 1855, une petite pièce en une acte et en prose intitulée: la Comédie à Ferney." (Dinaux, I, p. 319).
(Voltaire, Agathocle, septembre 1770) 
Ferté-Imbault, Hôtel parisien de la marquise de  (voir Ordre des Lanturlus)
"En hiver, l'illustre grande-maîtresse présidait ses séances tous les judis (pour nous servir de l'expression consacré) à table, dans son hôtel à Paris, où elle réunissait les  membres de l'ordre. Son chevalier grand-maréchal était le comte de Montazet; il fut promu à cette dignité, à l'unanimité, le 23 novembre 1775. C'est lui qui rédigea les statuts de la compagnie. Le grand-lecteur se nommait le comte d'Albaret. L'ordre avait pour connétable le comte de Narbonne, surnommé Fritzlar...." (Dinaux, I, p. 438-439).
Flamarens, chez le comte de (Le Peintre aveugle, Nivernois, Louis-Jule Mancini 
 Mazarini, duc de, 5 octobre 1773)
Folie Richelieu (origines du Casino de Paris) 
Vers 1730, Armand de vignerot, duc et maréchal de richelieu se fit construire  une "folie" lieu ou il pouvait organiser des spectacles de son choix. Le quartier   était à l'époque une vaste campagne plantée d'arbres. 

   Ce lieu devint en 1779, la " Folie-Richelieu", acquise par le Baron d'Ogny etdirigée par une jeune femme, Fortunée Hamelin. Elle y attirait tout le beau monde du premier  empire. (http://recherche.wanadoo.fr/r/W04060307http://recherche.wanadoo.fr/r/W04060307
Folie Titon, La  rue de Montreuil (voir Titon du Tillet) 
 “Gon, vicomte d’Argentière, capitaine des gardes françaises, propriétaire de l’autre portion vendit  ce lot en 1751 à Titon du Tillet déjà propriétaire du lot contigu qui l’occupa assez souvent s’il faut  en croire Barbier, disant que Titon ‘vit dans une petite maison sur le rempart dans une débauche publique avec des filles qui sont tous les jours à sa table, ce qui ne convient pas à un magistrat’. Il  avait fait élever dans cette demeure un théâtre où la Dlle Leclair, danseuse dans les ballets de la  Comédie-Italienne, faisait les délices en 1760 de cette scène dirigée par le sieur Laribardière.”  (Capon, 1902, p. 18-19) 
"On parlait alors beaucoup du théâtre de la Folie Titon, sur lequel, en avril 1762, fut donnée une représentation d'Annette et Lubin, pièce souvent jouée dans les spectacles particuliers de Paris, avant de l'être sur les théâtres publics." (Dulaure, III, p. 470). 
"Le 8 Avril 1762. L'Annete & Lubin de M. de Marmontel court les Théâtres particuliers. Cette pièce a été jouée avant-hier sur celui de la Folie-Titon, avec un concours de monde prodigieux." (Bachaumont, I, 69).
 (Clarétie, p. 19, évoque une/des représentation/s en 1762) 
Fontaine, Le Revenant, "Comédie mêlée d'ariettes, ... Musique de M. de la Borde, jouée en société,  1766." (Dictionnaire dramatique, II, 461)(NOTE Brenner attribue cette pièce à Desfontaines)
Fontainebleau, château de 
"29 dudit [septembre 1763]. On assure que le Fontainebleau sera très-brillant pour les fêtes, que le Palais de Diamans est changé & doit être infiniment plus beau." (Bachaumont, I, 325).
"25 dudit [octobre 1763]. On parle beaucoup de l'Opéra de Scanderberg, exécuté à Fontaineblaeu le 22 de ce mois avec la plus grande magnificence. La décoration de la Mosquée surpasse tout ce qu'on en peut dire, les colonnes en sont garnies de damants &  font un effet des plus surprenans. On prétend que c'est en petit l'imitation de celle de Ste. Sophie." (Bachaumont, I, p. 337).
"16 Octobre 1765. La Fée Urgelle, Opéra à Ariettes, a été joué aujourd'hui à Fontainebleau pour le premiere fois. C'est le conte de Voltaire, intitulée Ce qu'il plaît aux Dames, réduit aux règles d'un Drame. Il est en quatre actes. Les paroles sont de l'abbé Voisenon, sous son prête-nom ordinaire Favart: la musique est de Dunis. Ce spectacle a fait la plus grande sensation à Fontainebleau. Les critiques ne sont pourtant pas contens de la musique. Il en est qui s'étendent jusqu'aux paroles, d'autres qui y trouvent des indécences. En général, les décorations, la richesse & l'éclat de la représentation ont beaucoup séduit. Cette piece doit être jouée à Paris incessamment." (Bachaumont, II. p. 248)
Fontaine-Martel, théâtre de Mme  (Mme F-M morte en 1733) (1731-32) (rue des Bons Enfants) 
 (lettre de Voltaire, le 18 avril 1732 – “Pour nous autres Fontaine-Martel, nous jouons la comédie assez régulièrement. Nous répétâmes hier la nouvelle Eryphile.” Corr. de Voltaire, D  480) 
Fontenay-sous-bois, voir Préville 
Forges?
Fourcalquier, comte de Brancas
Franches-Maçonnes, les -- loge de la Candeur (1775--> )
"L'Adoption, ou la Maçonnerie des femmes.-- Loge de la Candeur. (...) On dit que les femmes... ont été d'abord scandalisées de se voir totalement bannies des différentes loges de francs-maçons. (...) Toutefois cette exclusion du beau sexe ne fut pas absolue; il y eut des cas exceptionnels.... Dans le siècle dernier, on compte plusieurs loges qui reçurent les femmes et leur conférèrent trois grades: ceux des apprentisses, des compagnonnes et des maîtresses. Cette admission donna lieu à la publication d'un traité des cérémonies et des formalités à exécuter pour gagner ces trois grades; il est terminé par un recueil des chansons qui se produisaient dans ces réunions des deux sexes.... // Ces détails et une foule d'autres aussi instructifs sont consignés dans une opuscule maçonnique assez rare.... C'est l'Adoption, ou la Maçonnerie des femmes, en trois grades. A la Fidélité, chez le Silence, 100070075 (1775), in-8, de 64 pages avec trois gravures à l'eau forte; édition encadrée. Ce livre sort des presses de Hollande; il se trouvait à La Haye, chez P. Gosse et Pinet, et à Geneve, chez J. Bardin; on le rencontre rarement en France. (...) // Il n'y a que le premier pas qui coûte..., il se forma plusieurs loges, dites d'Adoption.... La duchesse de Bourbon fut nommée grande-maîtresse de ces sortes de réunions. Celle qui obtint en France le plus d'illustration et de splendeur,... fut la loge d'adoption sous le titre de la Candeur, à Paris. Son établissement date du 21 mars 1775... (...) // Comme la loge possédait un corps d'harmonie des mieux montés, on s'avisa de jouer la comédie de société et particulièrement l'opéra-comique. Ainsi, le 5 février 1778, à la suite d'un banquet remarquable par les notabilités nobiliaires qui y figurèrent, on y représenta l'Ami de la Maison, dont les rôles furent remplis avec un talent rare par les soeurs comtesses de Brienne et Dersalles et les frères vicomte de Gand, marquis de Caumartin et comte Maxime de Puységur. La comtesse de Rochechouart ayant été reçue dans la même séance, on y chanta de gracieux couplets à cette occasion, composés par le comte de Sesmaisons et le frère Bacon de la Chevalerie. On ajouta à la pièce jouée un vaudeville tout entier, fait par le comte de Gouy, et chanté en l'honneur du duc et de la duchesse de Chartres présents à cette fête de l'association. Un grand bal termina cette journée, où figuraient les de Ségur, d'Imecourt, de Luynes, d'Astory, de Rennepont, de la Châtre, de Boufflers, et tant d'autres noms illustres que nous sommes forcés de supprimer pour abréger." (Dinaux, I, p. 339-345).
Frédéric II de Prusse, th. de la cour du, 128n 
Fronsac, chez le duc de (voir Popincourt—fils du duc de Richelieu) 
Furstenberg, Hôtel de (Faubourg Saint-Germain) 
"Le maréchal de Tessé céda l'hôtel en 1714 au président Duret qui le revendit in 1717 à Louis Phelypeaux, comte de Saint-Florentin, secrétaire d'État, né en 1672 et mort en 1725. Ce dernier laissa l'immeuble à ses fils, Louis Phelypeaux, comte de Saint-Florentin... et Jean-Frédéric Phelypeaux de Pontchartrain de Maurepas, ministre de la Marine en 1723..." (Veyrier, p. 237) 
Fuzelier, Louis (voir Parlement d'Auteuil, Montgent, Parlement de Neuilli...) 


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Bibliographie


Gaillon, chez Monseigneur de Tressan, évêque de Rouen et oncle du comte de Tressan 
"C'est pendant un voyage [à] Gaillon que la société [de Morville] joua dom Japhet d'Arménie." (cité ds Quéro, p. 137) 
Gallet (1700-1757) chansonnier, un des patrons du Caveau, ami de Collé, épicier à la pointe Sainte-Eustache (ou rue des Lombards, d'après Marmontel). 
"Chez cet épicier fantaisiste qui ne but d'eau qu'après sa mort, Collé rencontra Panard et Crébillon fils..." (Alméras, p. 34-35)
Gaussin, Mademoiselle (actrice)  (voir Saint-Ouen, Saint-CloudBagnolet, Berny)
Genlis, th. de Madame de (Belle-Chasse) (voir aussi L’Isle-Adam, Passy, Spa, Vaudreuil

http://www.chass.utoronto.ca/french/sable/femmes/auteures/genl.htm
 (Le Bailli, chez Mme de Genlis, 1776) 
 La Folie-Genlis ancien no. 28 de la rue des Amandiers, dans le Faubourg Saint-Antoine. (Capon, 1902. p. 27-28) 
Genlis, th. du comte de 
Gennevilliers 
PETITE MAISON “Plus loin encore, à Genevilliers, le maréchal de Richelieu... aurait chargé Servandoni de refaire le château” – Hautecoeur, 343) 
Gerbevillers, devant la marquise de (Prologue pour la Princesse d'Elide de Molière, Letexier de Forge, 1727) 
chez le comte de Vaudreuil
"Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales... à Gennevilliers, chez le comte de Vaudreuil... 
[Elle] joue aussi la comédie, tout intimidée qu'elle est par la qualité du public: 'La maison était meublée dans le meilleur goût, quoique sans magnificence; il s'y trouvait une salle de comédie, petite, mais charmante, dans laquelle ma belle-soeur, mon frère, M. de Rivière et moi nous avons joué plusieurs opéras-comiques, avec Mme Dugazon, Garat, Caillot et Laruette.
Ces deux derniers, qui étaient alors retirés du théâtre, jouaient admirablement, et avec un tel naturel, qu'un jour, comme ils représentaient ensemble la scène des deux pères dans Rose et Colas (de Sedaine et Monsigny), je crus qu'ils causaient entre eux, et je leur dis: allons, il faut commencer la répétition." (Hellegouarc'h, p. 446)
(Mme de Genlis, Les Deux Sultanes, 1770)
"Chez M. de Vaudreuil, [à  Gennevilliers] on peut assister à une étonnante représentation du Mariage de Figaro devant le comte d'Artois et 'une grande partie de la cour', dès le 26 septembre 1783." (Hellegouarc'h, p. 447)
Gêvres, duc de – voir Saint Ouen (1728-29?) + Bercy
 Gesvres, François-Joachim-Bernard Potier, duc de (1692-1757)? 
Gléon, th. de Mme de – château de Chevrette (voir société de M. de Magnanville)
 auteur de L'Enlèvement, joué au château de Chevreuse?? en 1775. 
Gonesse, maison de campagne de Geneviève de Verrières. 
Graffigny, chez mme de (Phaza joué chez elle en 1748, selon Brenner) 
 (rue d'Enfer, adresse de Mme de Graffigny après 1751) 
Grammont, chez le duc de (voir Clichy
--la relation avec Mlle Fauconnier est rompue en 1752. 
(PETITE MAISON “15 rue de Clichy – installa les enfants qu’il avait 
 eus d’une autre actrice de l’Opéra” – Hautecoeur, 340) 
(Les Décius français ou le siège de Calais sous Philippe VI, tragédie en cinq 
 actes, de Rozoi, 29 juillet 1767; Le Portrait, de Laus de Boissy, 3 novembre 
 1775) 
(Clarétie, p. 19, évoque la représentation, à Clichy, chez le duc de Grammont avec les demoiselles Fauconnier, du Siège de Calais
(Capon, 1902, p. 86, donne une date, 1767, qui semble exlure Mlle Fauconnier: “Des soirées artistiques alternaient avec les nuits de débauche. Sur le théâtre de la rue de Clichy ou vit une représentation du Siège de Calais où du Rozoy, l’auteur y remplissait un rôle; le succès en fut maigre si l’on en croit ce compte rendu [Mémoires secrets, tom III, 29 juillet 1767]. ... M. du Rozoy, auteur d’un siège de Calais, qu’il prétend de beaucoup antérieur à celui de M. du Belloy, a fait jouer cette pièce aujourd’hui chez M. le duc de Grammont, comme elle a été très mal exécutée, elle perd beaucoup à la comparaison.”)
Grandval , Charles-François Racot de (1710-1784) 
“Un rapport de police nous apprend que ces deux dernières maisons ‘ci-devant aux sieurs Molière et Dourlan, ont été vendues au sieur Grandval, comédien français, qui les a réunies en une seule et qui communique par le jardin à celle de Mlle Dumesnil, actrice au même théâtre, rue Blanche, avec laquelle il vit depuis plusieurs années. Cette intrigue se soutient aux dépens de Bacchus, étant tous deux entichés de la manie de boire à toute outrance, ils se battent même de temps en temps. Mlle Dumesnil avait acheté sa maison 1,500 liv. à M. de Roncières.’ Il semble que ce rapport est plutôt médisant, car Grandval et Dumesnil vécurent quarante-cinq ans ensemble, et s’il en avait été ainsi, cette existence leur aurait bientôt paru pénible. Ils ne furent séparés que par la mort de Grandval qui expira le 24 septembre 1784 ‘rue Blanche  dans la maison de Mlle Dumesnil, ou il occupait un pavillon’” (Capon, 1902, p. 63) 
“...ils vécurent ensemble sans jamais se plaindre possédant pour toute fortune les retraites et gratifications qu’ils avaient amassées pendant leur carrière théâtrale. Ils avaient fait monter dans leur maison un petit théâtre où Grandval jouait des pièces assez libres dont il était l’auteur tels que 
 L’Eunuque ou la fidèle infidélité par Charles Ragot, dit Grandval, Montmartre 1750; La Nouvelle Messaline, les Deux Biscuits, etc... représentées devant un petit public d’amateurs. Cette cohabitation dura jusqu’à la mort de Grandval; ensuite le petit pavillon de la rue Royale fut loué à  Mlle Colombre comédienne du théâtre Italien.” (Capon, 1902, p. 82) 
Grenelle, hôtel de la rue de
"en 1736, à la suite du refroidissement survenu entre sa mère et lui, [le comte de Clermont] abandonna le Palais-Bourbon pour s'établir dans un grand hôtel de la rue de Grenelle, situé précisément en face de l'hôtel de Villars. (...) Quand le comte de Clermont en sortit, en 1738, pour prendre possession du palais de l'Abbaye [de Saint-Germain], Mlle Charolais, son autre soeur, vint y continuer la vie libre et galante qu'il y avait inaugurée. Les Conti leur succédèrent...." (Cousin, II, 150). 
Grignon, maison de campagne de Collé, vendue en juin 1782 à Marmontel 
Grillon, château de (Regnard),  près de Dourdan 
"Les auteurs Paul Poisson et Regnard, de concert avec les comédiens «Français» La Thorillère et Mlle Beauval, jouent Les Souhaits et L'Ile d'Alcine de Regnard au grand salon du château de Grillon que ce dernier venait d'acheter à Poisson en 1700." (Trott, 2000, p. 26) 
Guémené, chez le prince (voir Tuileries
"Le prince de Guémené... donne à Paris, l'hiver, jusqu'à sa banqueroute en 1783, 'dans l'appartement que la charge de sa femme [gouvernante des enfants de France] mettait à sa disposition aux Tuileries, et sur un théâtre qu'il y avait fait construire, des spectacles charmants exécutés par les acteurs les plus distingués des trois spectacles, précédés par un concert et suivis d'un excellent souper, et une espèce de café oùu venait à peu près tout ce qu'on connaissait." (Hellegouarc'h, P. 445) 
Guémené, la princesse de (voir Société dramatique de Bordeau-de-Vigny
 “Sur la terre étrangère, le premier soin de la princesse de Guéméné fut de demander des tapissiers pour dresser un théâtre” (Clarétie, p. 14) 
Gueullette, Thomas-Simon (    -    ). Magistrat, amateur du théâtre italien et créateur de parades. On trouve à la BnF un manuscrit de "Canevas Italiens" dont plusieurs auraient appartenu à Gueullette. Les notes marginales seraient de sa main. Il y envisage l'adaptation de certains canevas à des théâtres de société (ex., pour Les Malheurs des mariés "bonne piece ital et qui pourroit bien se jouer a limpromptu en societe mais non sans de bonnes actrices" et pour Arlequin valet de Banquier "peut sarranger aisement pour etre jouee en societe..." [BnF ms f.fr 9310) 


Guimard, théâtres de Mlle (voir Chaussée d'Antin [1772-1785] et Pantin

 chez Mlle Guimard (Madame Engueule ou les accords poissards, de Pierre  Boudin, 1772; L'Esprit des moeurs au dix-huitième siècle ou la petite  maison, de Mérard De Saint-Just, Simon-Pierre, 1776?) 
"11 Juin 1773. On sait aujourd'hui, à n'en pas douter, que c'est le Maréchal Prince de Soubise qui a exigé l'expulsion de M. de la Borde de chez Mlle Guimard. Ce Seigneur s'est repris d'une belle passion pour la Danseuse en question, & a demandé le sacrifice de l'amant. Quelques gens prétendent qu'il s'est fait de concert, & qu'il y a encore intelligence entr'eux. Quoi qu'il en soit, les spectacles de la moderne Terpsicore sont absolumment ininterrompus, & elle réforme ses deux théâtres." (Bachaumont, VII, p. 6).
: «Oeuvres de la Marquise de Palmarèze. L’Esprit des moeurs du XVIIIe siècle ou la  Petite Maison, proverbe en 2 actes et en prose, Traduit du Congo’.  Il fut représenté à la  cour du Congo et il devait l’être en 1776 le jeudi de la première semaine de Carême sur le théâtre de Mlle Guimard, s’il faut croire le manuscrit trouvé à la Bastille, le 15 juillet de 1789, IIIe édition.» Primitivement ce proverbe devait s’appeler: La Folle Journée.  Mais l’auteur appréhenda d’être confondu avec Beaumarchais et il modifia son  enseigne.” (Capon, 1902, p. xi) 
 Chaussée d'Antin (11 rue de la Chaussée d’Antin) (1772-->1785) 
 Pantin (La Tête à perruque ou le bailli, de Collé, 1780) 


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Bibliographie


Helvétius, Madame - "L'Académie des belles-lettres d'Auteuil
"Après la mort de son mari en 1771, Mme Helvétius; de l'ancienne maison lorraine des Ligneville, nièce de Mme de Graffigny; achète à Auteuil "une superbe maison". Ayant en plus de la beauté "une esprit original et un naturel piquent", elle y réunit autour d'elle des personnalités comme Cabanis, les abbés Lefèvre de Laroche et Morellet, le poète Roucher, Turgot qui amène Condorcet, Franklin pendant son séjour à Passy." (Hellegouarc'h, p. 411) 

Hénault, chez le président (voir aussi EtiollesEntresol, Club de l', hôtel de M. de SullyMeudon
 “Nous jouions, dans ce temps-là, des comédies que nous composions nous-mêmes. M. du Chatel donna Zoïde [sic] , comédie tirée d’un roman dont le sujet est assez singulier. (...) M. de Forcalquier donna l’Homme du bel air. Je donnai le jaloux de lui-même et la Petite Maison. C’était un grand amusement. Nos principaux acteurs étaient: Mme de Rochefort, MM d’Ussé, Pont de Veyle, Forcalquaier, feu Mme de Luxembourg et Mme du Deffand.” (Hénault, Mémoires, p. 189) 
Hénin,  chez le Prince d’ (chez le Prince d’Hénin – Anacréon, 1774) 
Herbault, maison de campagne, été 1740 
Dialogue en forme de prologue, entre la Censure et la Comédie (Grécourt,  p. 157-161) 
Hermitage, voir duc de Croy et/ prince de Ligne (confusion avec Ermitage??) 
Hermitage, Théâtre de l’  (voir prince de Ligne
L’Amant ridicule, du prince de Ligne, 1787ou8 


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Bibliographie


Isle-Adam, voir François-Louis de Bourbon, prince de Conti
 “ Le château... était construit dans l’île Prieuré dont il tenait, avec ses dépendances, toute l’extrémité nord, depuis le bec en maçonnerie opposé à la violence des eaux de l’Oise jusqu’à la route coupant les deux îles, dans l’axe des trois ponts.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 149) 
 “Le rez-de-chaussée du château était affecté aux appartement du Prince. C’est là qu’étaient sa chambre à coucher, pièce à alcôve s’éclairant sur la rivière par deux croisées; le salon de compagnie, la salle à manger.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 151) 
 “La représentation n’était que pour le soir. Deux heures avant le souper, on se réunissait dans le salon d’assemblée. On papotait, on ragotait sur les gens de Versailles, on devisait philosophie, art ou littérature; on improvisait de petits vers, la mode étant aux impromptus, aux à-propos, aux bouts-rimés et aux charades; on jouait des proverbes ou des comédies.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 155) 
 “Ah! l’incomparable Pont-de-Veyle, resté malgré son âge, le bout-en-train de ces réunions! Il est un vivant répertoire de chansons, de parodies et de parades qu’il promène à travers les salons, y ajustant chaque fois quelque nouveau couplet, quelque scène, quelque lazzi à mourir de rire. Tantôt il se travestit en pythie, pour dire la bonne aventure aux dames sur l’air de la Pythie de Bellérophon. Tantôt il se présente à la porte déguisé en marchand d’orviétan, demandant qu’il lui soit permis d’étaler sa boutique et de vendre ses drogues; et il trouve le secret d’amuser plus d’une heure par le récit extraordinaire de tout ce qu’il a vu au cours de ses prétendus voyages. Ensuite il distribue ses onguents, c’est-à-dire qu’il donne à chacun de petites boîtes renfermant, avec des rubans et des dragées pour les dames, un vaudeville applicable à la personne qui le reçoit.Cette scène du vendeur d’orviétan, il l’a déjà débitée chez madame de Rochefort, chez le duc d’Orléans, un peu partout; mais on ne s’en lasse point et partout on la redemande.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 159) 
  • "En 1747, Jean Damun, «Architecte des Menus-Plaisirs du Princes de Conti», construit la première salle de spectacle à L'Isle-Adam, sur l'île de la Cohue." (Trésors des princes de Bourbon-Conti, p. 117)
 “Demain on jouera la comédie pour de bon, soit avec des acteurs de société, soit avec artistes empruntés à la Comédie-Italienne, auquel car Papillon de la Ferté, intendant [entre 1756 et 1780] des Menus, s’ingéniera à arranger le répertoire de ce théâtre, pour que le Prince puisse avoir à L’Isle-Adam les sujets qu’il désire. Il y a au château une petite scène portative fort bien agencée, avec tout un matériel et des décorations brossées exprès pour chaque pièce. Ecoutons une invitée du Prince, Mme de Genlis, nous parler sans feinte de ces comédies de société et de ces comédiens d’occasion [en 1767].”  (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 159) 
 “ On fit faire un petit théâtre portatif que l’on mit dans la salle à manger et nous répétâmes le «Savetier et le financier». Il n’y avoit que trois personnages, le financier, le savetier et sa femme. Je faisois ce dernier rôle; M. Donezan, celui de savetier avec une perfection qui ne laissoit rien à désirer... Nous eûmes un succès prodigieux. La timidité silencieuse que j’avois habituellement donna quelque chose de merveilleux à ce succès: dans une dernière scène, je fis pleurer et rire; l’enthousiasme de M. de Prince de Conty fut extrême. Il fit promettre à M. de Genlis de me faire peindre dans ce costume de savetière, tenant un panier plein d’oignons; on m’a peinte en effet avec cet habit, je ne sais ce que ce portrait est devenu. On nous fit jouer quatre jours de suite ce proverbe. La Maréchale et madame de Boufflers furent charmantes pour moi en cette occasion... M. le prince de Conty essaya encore de causer avec moi, mais en vain; mon malaise avec lui étoit invincible. 
Toutes les femmes voulurent jouer des proverbes et demandèrent des leçons à M. Donezan, qui assura ne m’en avoir donné aucune. On arrangea plusieurs proverbes. Madame de Montesson et madame de Sabran (dames de Mme la princesse de Conty) prirent des rôles, et jouèrent, non pas d’une manière passable, mais ridiculement. (...) On cessa de jouer des proverbes.... Mais on joua la comédie. Je n’avois que deux rôles insignifiants, celui d’amoureuse dans l’ «Impromptu de campagne», et celui d’Isabelle dans les «Plaideurs». Mais pour m’entendre chanter et jouer de la harpe, M. de Pont-de-Veyle fît un divertissement, «Les noces d’Isabelle», dans lequel je jouai une sonate de harpe et je chantai de fort jolis couplets. ” (Capon & Yve-P, citent les Mémoires de Mme de Genlis , ds. Vie privée, p. 160) 
 
  • "18 Décembre 1764. Le Prince de Conti se propose de faire jouer à l'Isle-Adam le Comte de Cominges, ou les Amans malheureux, drame de M. d'Arnaud, qui a fait pleurer tant de femmes. On assure que S.A. fait faire actuellement les décorations qui doivent accompagner ce spectacle sombre, pour nous servir de l'expression de l'auteur dans sa préface." (Bachaumont, II, p. 131).
  • En 1771, il [Conti] rappelle son architecte [J. Damun] afin de réaménager et d'agrandir cette même salle. Damun  conçoit un théâtre double, composé d'une salle de spectacle et d'une salle de bal. D'abord, Damun procède au rehaussement d'un étage de la salle de spectacle afin de donner plus d'ampleur à la scène. Puis, le prince de Conti décide d'augmenter la capacité de son théâtre en créant une salle «à la grecque», située à l'arrière de la première salle de spectacle à la place d'un logement existant. Cette nouvelle salle, de plan semi-circulaire, est entourée de deux étages de loges. Cet agencement ne donne pas toute satisfaction au prince de Conti. La salle reste mal commode et ses dimensions ne répondent pas à ses exigences. Il fait détruire et reconstruire la salle selon un plan en oval tronqué à un emplacement plus éloigné afin d'agrandir la première scène. Elle est édifié de manière plus grandiose. Le prince et l'architecte ont quelques difficulté à choisir le moyen d'accès aux loges. Dans un premier temps, deux escaliers intérieurs sont construits. Cet aménagement déplait au prince de Conti qui les fait dértruire. Enfin, il opte pour deux escaliers latéraux et des corridors de déagement qui desservent les loges aux balcons continue." (...) "cet ouvgage témoigne du goût dispendieux du prince. La difficulté à arrêter le projet peut s'expliquer par le désir d'obtenir une sonorité et un bâtiment parfaits. Entre 1750 et 1775, l'architecture théâtrale est en évolution constante: de nombreuses discussions s'élèvent sur le plan des salles. Faut-il préférer un plan en ovale, en ovale troqué ou en ellipse?" (Trésors des princes de Bourbon Conti, p. 117-118). 


Issy (château de Pierre Bullet, jardins de Le Nôtre) 
Propriété des Conti de 1699 à 1777 (Trésors des princes de Bourbon Conti, p. 102)
Ivry (sans autres détails) 
 Le Prévost D'Exmes, François, L’Amour et l’amitié, 1763 


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Bibliographie


Jaback, hôtel de (rue Saint Merry – fondé par Mandron vers 1748; Le Kain y jouait) exemple de théâtre bourgeois [école d’art dramatique] par opposition à théâtre de société. (“Après avoir pris des renseignement sur ces différentes personnes, Longchamp [l’homme de Voltaire] leur fit savoir que l’auteur de Zaire ayant entendu parler de leur goût pour le théâtre avait jeté ses yeux sur elles pour l’essai de quelques-une de ses pièces, dont il désirait voir l’effet «aux chandelles» avant de les donner à la Comédie-Française” – Olivier, p. 176) “[En 1748, Le Kain] remonta sur les planches et fonda une société d’amateurs dont les représentations eurent lieu à l’Hôtel de Jabac, rue Saint-Merry. Le 23 juin, Le Kain paraissait pour la première fois sur cette scène; il y jouait le personnage d’Orosmane, un de ses futurs triomphes, et celui de M. Douillet dans L’Ami de tout le monde. Le lendemain, on l’applaudissait dans Le Méchant, où il remplissait les rôles / d’Ariste et de Frontin  et, trois mois et demi plus tard, le 9 octobre, dans Mahomet (Séide), dans La Mort de César (Brutus) et dans Les Précieuses ridicules (Du Croisy). Au commencement de l’été de 1749, d’urgentes réparations à faire à la salle de Jabac contraignirent Le Kain et ses camarades à chercher un autre asile.” (Olivier, Le Kain, p. 9) (voir Magasin de l’Opéra, Hôtel de Clermont-Tonnere) (voir aussi Voltaire, rue de La Traversière
Jeudi (Les Soupers du) "Les Soupers du Jeudi, ou Etrennes à ces Dames, pour l'année 1789. Genève et Paris, Prault, 1789, in-18. On y trouve Fête de Diane, divertissement lyrique en vers; Vers à Mlle des Garcins. [représenté?] Ce recueil est composé de pièces faites par plusieurs auteurs qui se réunissaient tous les jeudis soirs. (Catalogue Soleinne, nº 3338) (Dinaux, I, p. 419). 
Joigny, château de. représentation du Joueur et du Retour imprévu de Regnard. (10 déc. 1731) 


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Bibliographie


Karouge, théâtre de, en Savoie, Diogène à la campagne, "Comédie en trois Actes, en prose, par M. Marcet de Mezieres, imprimée en 1758, jouée sur le Théâtre de Karouge, en Savoie" (Dictionnaire dramatique, II, 357) 


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Bibliographie


La Chaussée, débuts dans un théâtre de société en 1732. Rapatriage
La Condamine, chez la princesse de ? (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 
Lacroix “abbesse de couvent profane....” (aux Porcherons
La Garde, chez M. de (Les Amants réservés, de Quétant, 28 juin 1777)(voir Cour-Neuve
La Harpe (voir Dlles Verrières, Ximénès,   )
Laisse, chez Mme de 
 auteur de plusieurs proverbes dramatiques, dédiés à la duchesse de Bourbon, et publiés en 1777 & 1778. Pièces représentées chez elle ou ailleurs? 
Lambert, chez la marquise de 
"C'est tout près de l'emplacement de l'ancienne tour de Nesle, à l'hôtel Nevers (Paris) que vers1698, elle ouvrit son célèbre salon. " 
http://www.aei.ca/~anbou/lambert.html
Lambert, chez la marquise de (voir aussi Dupin
(Salon littéraire, rue de Richelieu 1710-1733 “le mercredi, il y avait, parfois, des divertissements” – Rolland, 32) 
Lanturlus, l'Ordre des. 
"Cette association était présidée par une grande maîtresse, qu'on ne désignait que sous le seul nom d'Imbault [NOTE. marquise de la Ferté-Imbault, fille de Madame Geoffrin] ...; elle tenait sa cour, en été, à Athis, maison de campagne du duc de Rohan, entre Paris et Corbeil, sur la rive gauche de la Seine...." (Dinaux, I, p. 436-443)."En hiver, l'illustre grande-maîtresse présidait ses séances tous les judis (pour nous servir de l'expression consacré) à table, dans son hôtel à Paris, où elle réunissait les  membres de l'ordre. Son chevalier grand-maréchal était le comte de Montazet; il fut promu à cette dignité, à l'unanimité, le 23 novembre 1775. C'est lui qui rédigea les statuts de la compagnie. Le grand-lecteur se nommait le comte d'Albaret. L'ordre avait pour connétable le comte de Narbonne, surnommé Fritzlar...." (Dinaux, I, p. 438-439).
"Quelques pièces de vers, émanées de l'ordre burlesque et joyeux des Lanturlus, étant parvenues jusqu'à la grande Catherine II,... elle recommanda aux seigneurs russes de se faire recevoir Lanturlu, honneur qu'obtinrent facilement le fils de la Czarine, sa belle-fille et quelques princes." (Dinaux, I, p. 443)
Laporte, chez monsieur, rue des Noyers (Le Petit espiègle ou il ne faut pas lui en vouloir, Valade, J. J. Denis, avant 1786?) 
La Rochelle, Hôtel de l'Intendance (Amour sans amour, Séneterre, Henri-Charles, comte de, 4 juillet 1763) 
La Roquette, théâtre de (1754-->1771, comte de Clermont) (voir Roquette
La Traversière, théâtre de la rue (troupe de Voltaire)
Laujon,  Pierre (1727-1811) (voir chez la maréchale de Luxembourg, BagnoletBerny, Chantilly, Choisy, Puteaux, Vanvres
Laval, duc de (voir Coulombières
Laxenburg, château de (La Jalousie détrompée, La Ribadière, 1764) 
Lazzistes, société des (1731-32) (voir Auteuil, Caylus, petite maison de Maurepas, Mlle Quinault, Le Raincy, Tuileries
Lecouvreur, Adrienne (voir Fauron,  Le Jay,  Temple
Le Duc, Mlle (voir comte de Clermont)
Legouvé, voir Auteuil + Rohault 
Le Jay, Hôtel – rue Garancière, chez la présidente Le Jay 
(1705 – “la petite scène sur laquelle débuté Adrienne Lecouvreur” – Clarétie, p. 98) 
"G. Bapst précise qu’après une répétition très remarquée chez l'épicier Fauron dans le faubourg Saint-Germain, la troupe dans laquelle l'actrice de quinze ans interprétait le rôle de Pauline, s'établit dans la cour de l'hôtel de la Présidente Le Jay, rue Garancière. " (Trott, 2000, p. 168) 
Le Kain, Henri-Louis (voir Beaubourg, Hôtel de Jaback, Magasin de l’Opéra, Clermont-Tonnerre, r. de la Traversière, Épinay
Leleu, chez Monsieur (PETITE MAISON “Rue Pigalle on voyait en 1719 se bâtir la 
 maison  de...” –Hautecoeur, 340) 
Le Marchand, chez Mme (voir Saint-Honoré
Lenormand, voir Etiolles
Lespinasse, Julie de "C'est à Paris, à l'hôtel Hautefort, au 6, rue Saint-Dominique, près de l'intersection avec larue de Bellechasse et non loin du salon de madame du Deffand qu'elle reçut ses célèbres invités."
http://www.aei.ca/~anbou/lespinasse.html
Ligne, prince de, au Théâtre de l’Hermitage , Château de Bel Oeil (voir Oran) 
 http://princechjdeligne.virtualave.net/ 
 La liste des lieux associés au prince : http://princechjdeligne.virtualave.net/12.htm
L’Amant ridicule, du prince de Ligne, 1787ou8 
(“Ligne publia en 1774, une première version des Lettres à Eugénie sur les spectacles, nées de ses conversations avec D’Hannetaire, mais aussi de ses lectures et de sa propre pratique. L’ouvrage, outre ses mérites littéraires, propose une vision très personnelle du théâtre français contemporain : 
 Ligne fournit certains éléments qui, n’ayant pas frappé les spectateurs parisiens, n’ont été consignés par aucun autre écrivain. Largement retravaillé, cet essai a été republié en 1796 sous le titre de Lettres à Eulalie. Ligne y porte alors surtout son attention sur le spectacle de société : son texte constitue sans doute le document le plus vivant et le plus riche sur une pratique largement répandue dans l’Europe entière et très mal connue aujourd’hui.-- Manuel Couvreur  http://princechjdeligne.virtualave.net/5.htm
Lille,  
  • hôtel du Gouvernement, rue de l’Abbiette, devenu fin XIXe rue de Tournai. Représentation privée des Nouvellistes de Lille, de Dancourt, en 1683 – L. Lefebvre, p. 14. 
  • maison Saint-Joseph représentation en société de Agar dans le désert, 1789, Anne-Louise-Germaine Necker, baron de STAAL-HOLSTEIN 
Limoges, en société
 Marivaux, Le Père prudent et équitable ou Crispin l'heureux fourbe, 1706 
Linant "Alzaïde, Tragédie de Linant, 1745. On avoit fort vanté cette Tragédie, lorsqu'elle fut lue dans une de ces sociétés de beaux-esprits dont Paris est rempli, & où il y a toujours une femme qui préside. Elle n'eut cependant point de succès; ce qui affligea beaucoup le Tribunal où elle avoit été jugée si favorablement." ( Dictionnaire dramatique, I, 39-40) 
Livry, chez le comte de, voir aussi  Le Raincy, Tuileries
"la société soupa chez le Souverain [=Livry], qui pour obliger Tonton, qui désirait ardemment de donner un noeud d'épée à son Ingrat, imagina de faire servir un pâté à l'entremets.  Il était préparé de façon qu'à l'instant que l'on en fit l'ouverture, les cinq noeuds d'épées, posés sur des tire-bourre, s'élevèrent en gerbe.  Cette gerbe de noeud de ruban parut surmontée par un, plus élevé que les autres, qui portait un petit Amour qui vint précisément se poser sur l'assiette
ms.243
de l'Ingrat, en lui présentant le ruban dont il était chargé.  Ces amusements moins étendus reçurent le nom de Lazzillons qu'on leur donna ce jour-là. " (Lazzis. p. 168) 
Loreau, château du (voir aussi société de Morville
"en septembre 1739, ...Les ages ou la Fête du Loreau.Cette mention du «Loreau», que l'on retrouve dans la Fête du Loreau de 1738 («la scène est au Loreau»), renvoie en l'occurrence à la topographie locale, puisque tel est le nomd'un hameau de Hanches...--le château qui s'y trouvait ayant été démoli pour fournir les matérieaux nécessaires à la construction du château de Morville." (Quéro, 2001, p. 144) 
Lowendahl, M. de 
Parmentier, "courtier en pièces de théâtre" : "Le hasard le mettait en relation avec Maurice de Saxe, qui, féru des plaisirs du théâtre, aimait à se faire suivre aux armées par une bande de comédiens. Parmentier obtenait du maréchal le privilège de lever et de commander cette troupe ambulante..." Quand Favart remplace Parmentier auprès de Saxe, Parmentier passe, avec la future Mlle Deschamps, aux services de M. de Lowendahl, avec une troupe réduite. (Capon,  Fille d'Opéra...1906, p. 6-7 et suivantes) 
Lunéville, théâtre de 
Lussany, château de , 1788
Luxembourg, chez la maréchale de (La Diseuse de bonne aventure, de Laujon) 
 mention de son salon dans Rolland, p. 34 
Luxembourg, au palais du 
 (“Mme de Rochefort donnait aussi la comédie au Luxembourg. Dans La Petite Maison du Président Hénault, elle paraissait habillée en homme... Elle était l’amie du duc de Nivernais dont elle jouait les pièces devant ses invités: Maurepas, d’Ussé, Bernis, Cossé Brissac, Mmes de Boisgelin et de Cambis, le baron de Gleichen, Mme Lecomte....” – Clarétie, p. 22) 
Lyon,  
  • chez Mlle Poulletier,  (1721) (La Fête de la Saone)
  • en société, Caquire, 1783 
Lyonne, Société de Madame de (1765)(voir Épinay)
 
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Bibliographie


Mademoiselle ***, société de (voir Gueullette qui lui aurait adressé une série de parades pour jouer pendant la "semaine S[ainte?]" 
"...Recevés donc ce petit receuil [sic] que nous vous offrons pour vous amuser dans ce tems facheux de devotion: ne doutez pas de notre zéle et de la façon dont nous allons vous seconder ..." [BHVP ms C.P. 4327, folio 18, "Epitre a la Charmante Isabelle"
Madrid, château de (ds Bois de Boulogne) 
Magasin de l’Opéra , rue Saint-Niçaise? (voir Le Kain) 
 “Ils obtinrent l’autorisation de donner Alzire et Georges Dandin au théâtre du Magasin de l’Opéra” (Olivier, Le Kain, p. 9) 
Magnanville, chez Monsieur de 
Le théâtre de M. de Magnanville "représentait toujours des pièces inédites" (Moynet, p. 262)
Considéré comme le seul théâtre capable de rivaliser avec celui de Madame de Montesson : "...celui de M. de Magnanville, garde du trésor royal, à la Chevrette, à trois lieux de Paris...." (Turquan, p. 45) 
Maillebois, chez le marquis de, à Nîmes (L'Impromptu de Nîmes, de Mandajors, Jean- 
Pierre, 9 décembre 1714) 
Maine, duchesse du. 
 
  •  Clagny (repr. de Joseph de Genest, 1706) 
  • Sceaux  (Grandes Nuits de Sceaux, 1714-1715; Trois Spectacles, 1728; Rome sauvée de  Voltaire, 22 juin 1750) 
  • Anet  (lettre d’Anet, de Mme de Staal à la marquise du Deffand, 27 août 1747: “Je  ne  puis vous rendre [Le comte de] Boursouffle que mincement. Mlle de la Cochonnière [jouée par Mme du Chatelet] a si parfaitement exécuté l’extravagance de son rôle, que j’y ai pris un vrai plaisir.” –Corr. de la marquise du Deffand, p. 96) (lettre d'Anet, de Mme de Staal à la marquise du Deffand, 17 septembre 1747: " ...venons à la comédie. On joua hier La Mode, en vérité fort bien, et à la suite une pièce de Senneterre assez bouffonne. Duplessis, habillé en vieille, joua très plaisamment la baronne du Goulai. La  connoissez-vous? C'est une bonne figure: son ajustement, son chant, sa danse, la rendirent très comique. Les facéties ont un succès plus sûr et bien plus général que les choses plus travaillées, mais n'en fait pas qui veut: il me seroit aussi impossible de faire une jolie farce qu'une belle tragédie." (Oeuvres de Madame de Staal, II, p. 461)
Maisons – voir Gueullette 1710-1718, à l’est de Paris près de Charenton 
"...l'été 1714, dans la résidence d'été de Gueullette à Maisons, près de Charenton. Ce fut là et à ce moment que les amis ont improvisé en une demi-heure une 'parade assez longue' qui a 'duré plus de deux heures'" (Trott, 1998, p. 160) 
Marais, théâtre du 
Marchand, Jean-Henri (voir société du château de Beaumont)
Marck, chez Mme de  (L'Opérateur chinois, de Moncrif) 
Mareste, Hôtel de, à Chambéry (Le Jugement de Paris ou la pomme de discord, de 
 Pavy, Antoine, 1736) 
Mareux, théâtre, voir aussi Élèves de Thalie 
Ce théâtre a alterné entre des représentations publiques  et des représentations en société
Marimont, château de (Les Héroïnes, 1784) 
Marionnettes d’Autueil (nom d’une troupe envisagée dans Lazzis) 
Marivaux, Pierre Carlet de (voir Limoges, Mirepoix, Versailles - Petits Appartements, Berny, Verrières - Chaussée d'Antin,    )
Marly-le-Roi, château de 
Marmontel (voir maréchal de Richelieu, Folie-Titon, Choisy, Dlles Verrière)
Marron, chez Marie-Anne Carrelet, Mme de 
 La comtesse de Fayel, 1770 “tragédie de société” écrite par elle et publiée. Jouée chez elle aussi?? 
Marseille, en société (Le Taciturne, Poulhariez, Pierre-Nicolas 1773) 
Marsan, théâtre du Prince de, à Bernis. 
Martel, pavillon voir frères Pâris à Bercy 
Martyrs, Théâtre de la rue des, chez M. Dupré. ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: Théâtre de la rue des Martyrs, chez  M. Dupré. Mais aucun programme n'est connu...." (Tissier, p. 377) 
Mauconseil, chez la marquise de (L'Assemblée des comédiens du Mans, de Favart, 26 
 septembre 1758) 
Maurepas, chez le comte de (Hôtel de Furstenberg après 1725. petite-maison au faubourg Saint-Honoré env. 1732) 
 (Cinquième LazziPolichinelle Lazziste de Salley avec quelques scènes de  Caylus, en 1732 – mais cette pièce avait déjà été jouée en société en 1729) (“M. de Maurepas donnait des soirées dramatiques très recherchées, sous Louis XVI.  Il composait  lui-même des parades....” – Clarétie, p. 28)
"Le ministre de Maurepas composait des parades que jouait M. Gui de Miromesnil, le Scapin le plus fin, le plus délié et le plus véritablement comique d'entre les acteurs de société, le Dugazin enfin du théâtre Maurepas. Cet artiste improvisé, malgré ce genre d'occupation, ou peut-être à cause de ce talent de société, devint garde-des-sceaux de France." (Dinaux, II, p. 13)
--Rivalité entre l'acteur Volanges et Miromesnil.
Mazarin, hôtel de la duchesse de (voir aussi  Chilly
"La duchesse de Mazarin avait dans son hôtel un théâtre sur lequel, en septembre 1769, on représenta, devant la princesse Madame, la Partie de chasse de Henri IV. Cette pièce fut jouée par des acteurs français." (Dulaure, III, p. 470). 
Meaux, chez Mme de (fille de Dufresne et de Mlle Seine) 
"La Vérité dans le vin [de Collé] ne fut pas jouée à Berny. Cette vigoureuse et piquante comédie fut représentée pour la première fois, en 1757, chez Mme de Meaux, fille du comédien Du Fresne et femme d'un sous-fermier" Mme de Meaux créa elle-mème, à la grande satisfaction de l'auteur, le rôle scabreux de la Présidente." (Cousin, II, p. 78)
 (Dupuis et Des Ronais, de Collé, 1759)
Melophilites, société des ("Le Concert des Melophilettes, feste galante, par M. Carolet, mise en musique par M. Cordelet. execute dans la salle du concert des Melophilettes pour la 1er foir le... avril 1730" [Bnf ms. f.fr. 9315
Menus Plaisirs, Hôtel des
"22 Juin 1765. M. de Mondonville s'étant avisé de remettre en Musique d'un bout à l'autre l'Opéra de Thesée, M. le Maréchal de Richelieu a jugé à propos d'en faire une répétition aujourd"hui sur le théâtre de l'hôtel des Menus, où ont été convoqués tous les connoisseurs & amateurs. Cette représentation n'a point eu de succès: on a trouvé les airs de symphonie admirables, mais le récitatif bien inférieur à celui de Lully. On doute que cet Opéra soit donné l'automne à Fontainebleau, comme on l'avoit projetté." (Bachaumont, II, 204).
"14 Mai [1766]. Aujourd'hui M. le Duc de Duras, Gentilhomme de la Chambre de service, a donné au nom de S.M. une fête très élégante à M. le Prince Héréditaire de Brunswick: c'est à l'hôtel des Menus qu'elle s'est passée. On y a joué pour ce Seigneur la Piece de M. Collé, Henri IV. Elle a été exécutée par les Comédien de la Comédie Françoise avec beaucoup de succès." (Bachaumont, III, 29).
Meudon, château de (jardins de Le Nôtre) 
 (1695-1711 – abrita le Dauphin, fils de Louis XIV) 
  
  • "Europe et la Paix, Prologue, par Pannard, au Château de Meudon, devant la Reine & le Roi de Pologne, & ensuite à la Foire, 1736; non imprimé." (Dictionnaire dramatique, I, 333)
  • "...les lettres écrites par le président Hénault en 1742 sur la société qui se réunissait au château de Meudon.(...) ...comédies de société que l'on prépare pour l'hiver. Cette passion de jouer la comédie n'était point particulière à la famille de Brancas, elle régnait alors dans beaucoup d'autres maisons de Paris; cependant, c'était surtout chez les Brancas ou chez leurs amis qu'on jouait, non pas des ouvrages écrits pour le public par des auteurs de profession, mais des pièces composées tout exprès par ceux des membres de la société qui se sentaient capables de réussir en ce genre. Le principal auteur de cette troupe aristocratique était le frère aîné de Mme de Rochefort, le comte de Forcalquier. " (Loménie, p. 28-31) 
Meulan, chez M. de -- Collé est devenu "commis, assez largement rétribué, chez M. de Meulan, receveur général de la généralité de Paris, et il continua à demeurer dans la maison de ce financier jusqu'au moment où il se maria [5 juillet 1756]" (Alméras, p. 32) 
Meute, La 
 Les Amours d’été, de Piis & Barré, joué devant LEURS MAJESTES le jeudi 20 septembre, 1781. 
Mézières – voir Camus de Mézières (26 mars 1721-27 juillet 1789), à Charonne 
Mirepoix, chez M et Mme de 
Mirepoix, Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon, princesse de Lixin, marquise de (1707-v. 1790), sœur du prince de Beauvau et de la marquise de Boufflers, amie de Mme de Graffigny vers 1730 (Index de la Correpsondance de Mme de Graffigny) 
 (lettre de Hénault à Mme du Deffand, 15 juillet 1742 – “Il  y a de grands projets de comédie pour cet hiver: on  a élevé non pas autel, mais  théâtre contre théâtre. M. de Mirepoix est de la nouvelle troupe. Ils débuteront  par le Misanthrope, qui est, dit-on, le triomphe du Mirepoix, et ensuite on jouera  la Zaïde de Du Châtel. Madame de Mirepoix prendra le rôle de madame de  Rochefort, le Mirepoix celui de Forcalquier...” – Corr. de la marquise du  Deffand, p. 58-59) 
--détails encore inédits sur Les Acteurs de bonne foi [Marivaux].  (Sélections, Corr. Mme de Graffigny, éd. E. Showalter) 
--(L'Hermite ou l'éclipse, de Nivernois, Louis-Jule Mancini Mazarini, duc de) 
M. L. B., à la maison de campagne de (Anacréon, de Sedaine, 1754) 
Moline, Pierre-Louis 
De nombreuses pièces jouées "en société" (voir Concert interrompu, Richard Minutolo, Le Savetier Médecin, La Soeur supposée...) 
Momus à la Nouvelle France, théâtre de société de 
 Pégasse gros lot ou la loterie des métromanes,  de Bérainville, 1775 
Monceau, château de, Les Amants heureux ou la fête du jour, 1772 
Monceaux, A la Barrière de 
 On ne s'y attendait pas ou les époux réunis, Laus de Boissy, avant 1778 
Moncrif, secrétaire du comte de Clermont en 1732, et fournisseur d'une pièce pour le  théâtre privé de la duchesse de Bourbon
Monnet, Jean 
 Voir ses mémoires pour déterminer s’il avait son propre théâtre. 
Montalembert, Hôtel de (La Bergère de qualité, du comte? de Montalembert, 24 janvier 
 1784) 
“L’hôtel de la rue de la Roquette [voir Clermont qui l’occupa jusqu’à sa mort en 1771] fut acheté  par le marquis de Montalembert, maréchal de camp, qui continua la joyeuse vie de son  prédécesseur; le théâtre reprit ses représentations privées sur lequel on vit M. de Saint-Georges  qui cumulait l’art de l’escrime avec l’art dramatique.” (Capon, 1902, p. 14)
Montansier, chez Mlle
 Marsollier Des Vivetières, Le Connaisseur, “comédie de société”, publ. en 1771, jouée chez Mlle Montansier le 13 juillet 1791 
Montceaux-en-Brie, château. de (vers 1560-1795) 
Vers le début du XVIIe siècle, “Le château de Montceaux accueillit de nombreux hôtes et la salle de bal, décorée de perspectives en trompe-l’oeil, fut le cadre de sompteuses réceptions et de maintes représentations théâtrales.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 58) 
Montgent, maison de Campagne isolée entre huitsous-Rongis et Sceaux, fév. 1720 (voir Fuzelier) 
     "Montgenettes, ou Recueil de Chansons composées a Montgent..." (BHVP, NA ms  231, fol. 88-145
     "Vaudevilles tirés du gros recueil poliçon du gros abbé de Camambour en juin 1725, a Mongent,..." (BHVP, NA ms. 231, fol. 233-246)
Montgeron 
Montesson, Madame la marquise de (1738-1806). Épouse du duc d'Orléans, tante de Mme de Genlis. Théâtres (Chaussée d'Antin; voir aussi Raincy, L’Isle-Adam, Villers Cotterets
(i) s'est initiée sur d'autres petits théâtres (par ex. le cercle du Prince de Conti au Temple et à l'Isle-Adam
(ii) grand succès à l'Isle-Adam où le duc d'Orléans la remarque -- "...grand amateur de choses et de gens de théâtre, [il] est venu à l'Isle-Adam faire provision d'idées pour ses théâtres de Bagnolet et de Villers-Cotterets." (Turquan, p. 40) 
(iii) elle attire le duc d'Orléans chez elle -- "...Mme de Montesson fit dresser chez elle un théâtre. Grâce à ce théâtre, le beau monde viendrait plus nombreux à ses soirées... De plus, par un jeu plus fréquent, elle perfectionnerait ses talents d'artiste...." (Turquan, p. 44) 
(iv) à la veille de son mariage, en 1773, avec le duc d'Orléans, ce dernier lui paie "...un somptueux hôtel à la Chaussée-d'Antin" (Turquan, p. 176) 

Nous avons vu la haute société affluer à Passy aux spectacles offerts par le fermier général Le Riche de La Popelinière. Plus tard, le théâtre de Mme de Montesson--veuve en 1769, à trente-deux ans, remariée en avril 1773, secrètement mais de notoriété publique, au duc d'Orléans--fut une véritable institution. On y donna jusqu'à deux ou trois représentations par semaine; le duc jouait les paysans et la marquise les jeunes amoureuses..." (Hellegouarc'h, p. 443) 
 (Baucis et Philémon, opéra anonyme, mus. de Monsigny, 1767; Le Jugement de  Midas, d’Hèle, mars 1778; Le Prince dupé, de Louis, Louis-Nicolas, février 1784; La Réduction de Paris par Henri IV,  opéra, du marquis Ducrest, 1781; Le  Prince spéculateur en finances, Voyer D'Argenson, Antoine-René, marquis de Paulmy, janvier 1784) 
“ Madame de Montesson et madame de Sabran (dames de Mme la princesse de Conty) prirent des  rôles...” (Madame de Genlis, à L’Isle-Adam en 1767 – citée par Capon & Yve-P, Vie  privée, p. 160) 
" Mme Drouin, du Théâtre-Français, reçue en 1742, retirée en 1780, après 38 ans de service... était plus propre encore à former des actrices qu'à l'être. Aussi, quelques années avant sa retraite, présidait-elle aux comédies de Mme Montesson. Ce fut même pour se livrer plus particulièrement à l'instruction de la troupe illustre de la Chaussée d'Antin, qu'elle renonça à la pratique du théâtre où elle remplissait les rôles de charge." (Dinaux, II, p. 63-64).
Montgeron, Société dramatique de. "Pâris et Hélène , tragédie en musique, représentée chez M. de Montgeron, intendant du Berry en 1708. Bourges, in-4, (nº 1720 du catalogue de M. de M *, 1850, in-8)." (Dinaux, II, p. 76).
Montjeu (jardins de Le Nôtre) 
Montmirail (jardins de Le Nôtre) 
Montréal (voir aussi Canada, Québec
"La troupe des Jeunes Messieurs Canadiens a fonctionné pendant plusieurs années, de 1780 à 1817, désignée tantôt par son nom, tantôt par sa fonction de théâtre de société. À Montréal, une de ses premières productions fut un Molière, Les Fourberies de Scapin, en 1781. En 1789, année où l'église des Jésuites devint cathédrale anglicane, la troupe se fit construire une salle en banlieue, dans la résidence de Dulongpré. Souvent victime des attaques du clergé, elle reçut un soutien courageux de Fleury Mesplet, éditeur de la Gazette de Montréal ." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html )
Mont-Revel, chez le comte de, à Maçon (Le Misanthrope moderne, 1772) 
Morville, château de (“...ne se trouve pas en Normandie..., mais dans l’actuel  département de l’Eure-et-Loir, sur la commune de Hanches, près d’Epernon” Quéro, p. 138) 
Pour le répertoire joué à Morville --2 pièces de Surgères, 11 pièces de Caylus, 6 pièces de M. de Bombarde...--, voir Quéro, 2001, p. 138-...). 
Morville, société de M. de (1727-1743) (voir Pantin, Gaillon, château du Loreau, château de Morville) 
 (“Nous avions loué une maison et un théâtre à Pantin, où la société de M. de  Morville se rassemblait une ou deux fois la semaine”, cité ds Quéro, p. 137) (voir Caylus,  Coypel, Surgères, Bombarde ...) 
Mouche à miel, ordre de la – voir Maine
Muette, La (spectacles? ou seulement repas?) 
Louis XV “...prend le goût du champagne, aux petits soupers de la Muette, avec la comtesse de Mailly” (Nouvelle Histore de Paris, vol VIII, p. 256) 


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Bibliographie


Navarre (château. de ) (jardins de Le Nôtre) 
 “Le duc [de Bouillon] possédait auprès d’Évreux le château de Navarre, au milieu d’une forêt de 
 25 lieues de parcours.” (Maugras, p. 209). 
Neuilly (voir Fuzelier) 
"Amusemens Liriques" y compris "Le Parlement de Neuilli" Nom que se dona la societé de Neuilli sur Marne 1 juin 1727 (BHVP NA ms. 231, fol. 146-206 
Nîmes – voir marquis de Maillebois 
Nivernois, chez le duc de
 “...la comtesse de Rochefort [vivait] avec le duc de Nivernais” (Maugras, p. 21, note 1) 
(“[Mme de Rochefort] Elle était l’amie du duc de Nivernais dont elle jouait les pièces devant ses invités: Maurepas, d’Ussé, Bernis, Cossé Brissac, Mmes de Boisgelin et de Cambis, le baron de Gleichen, Mme Lecomte....” – Clarétie, p. 22) 
"Temple des chimères, (le) Divertissement en un Acte, par le Président Hénault, Musique de M. le Duc de Nivernois, représenté en société, 1758." (Dictionnaire dramatique, II, 213) 
(Compliment de clôture, 1778)
 Noailles, chez le duc/comte? de (Fleur d'épine, opéra-comique de Voisenon, avant 1776) 
 son théâtre mentionné par Clarétie, p. 18, et par Olah. 
Noisy-le-Roi (très près de Versailles, démoli en 1732) 
A logé les protégées de Mme de Maintenon, avant l’installation à St-Cyr le 30 juillet 1689. 
Notre-Dame de Nazareth, théâtre de la rue ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: rue Notre-Dame de Nazareth..." (Tissier, p. 377) 


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Bibliographie


Orléans, duc d’ –  Le Régent ( voir aussi Palais-Royal, St.-Cloud [1721]) 
Orléans, duc d’ – “Le Pieux”  - opposé au théâtre  “M. le duc d’Orléans ne demande que la suppression du spectacle dans le voisinage de sa maison,  et cela serait plus séant pour le roi de se rendre au spectacle public dans son Louvre.” (Barbier, II,  p. 213, janvier 1739) 
Orléans, duc d’ – “Le Gros” -  (voir aussi, Bagnolet, Villers-Cotterets, Raincy, Saint-Cloud, Chaussée-D'Antin
 “Folie” dans les Porcherons, 24, rue Cadet, façade 19 r. Saulnier, 1749 
 chez le duc d’Orléans à Paris (Isabelle précepteur, de Collé, 1751; Les Adieux de  la parade, de Collé, 1755; L’Amant poussif, de Collé, 1755; Le Bout du jardin à Etienne, de Collé, 1783) Don Carlos, tragédie de Le Fèvre, Pierre-François-Alexandre, 22 avril 1783 chez le duc d’Orléans (Le Benjamin d'la daronne ou la boîte aux pataquès, de  Blois, 1784) 
Orléans, duc d’ -  élève de Mme de Genlis? (voir Franches-Maçonnes, 1778, alors qu'il était duc de Chartres)
Orme-Saint-Gervais, théàtre de l'
"Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin; le théâtre des Boulevards-Neufs; le théâtre de l'Orme-Saint-Gervais...." (Dulaure, IV, p. 53) 
Orry, chez M. (petite maison à Bercy
Oron, château d' ("une jeune polonaise Hélène Masalska, nièce de l'archevêque de Vilna, a reçu une éducation à la française en 1750 à Paris, à l'Abbaye au Bois. Elle a épousé le fils ainé du prince de Ligne, un des princes les plus considérables d'Europe." --voir site "Oron" ci-dessous) 

http://www.swisscastles.ch/vaud/oron/orhist.html


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Bibliographie


Pajot-d’Ozembray, Léon-Louis. propriétaire d’une petite maison à Bercy 
 “Le 25 juillet 1717, le roi accompagné de Monseigneur le duc du Maine, du maréchal de Villeroy, 
 de M. l’évêque de Fréjus, de Monseigneur le prince Charles... vint se promener à Bercy pour 
 descendre chez  M. Pajot-d’Ozembray et admira les curiosités mécaniques que rassemblait Pajot 
 dans cette maison de plaisance.” (Capon, 1902, p. 4) 
Palais Royal, (utilisations non publiques de divers espaces...)  
  • "Electre, Tragédie de Longpierre, 1719. Joué d'abord à l'Hôtel de Conti à Versailles ... "En 1722, on la répéta à Paris, le matin, & des gens de la premiere condition s'y trouverent, sur les billets que fit distribuer Monseigneur. Les rôles d'Oreste, d'Égiste & de Clytemnestre furent joués par Baron, Rozelli, & la Beauval, retirés du Théâtre. La grande affluence fut causée autant par l'envie de revoir Baron, que par la réputation qu'avoit cette Piece; mais elle perdit tout son mérite dans le trajet de Versailles à Paris; on la siffla sur le Théâtre du Palais Royal."  (Dictionnaire dramatique, I, 294)
  • "Panthée, Opéra, dont les paroles sont de M. de la Fare, & la Musique de M. le Duc d'Orléans, Régent, exécuté en concert dans les appartemens du Palais Royal; non imprimé." (Dictionnaire dramatique, II, 36) 
  • "Le Cirque du Palais-Royal, commencé en avril 1787, et terminé à la fin de l'an 1788. (...)  Une partie de sa construction était souterraine et avait treize pieds trois pouces de profondeur. (...) La partie souterraine présentait une arène éclairée par en haut, séparée d'une galerie par soixante-douze colonnes doriques cannelées. Cette galerie communiquait à une seconde par des portiques. A l'arène venait aboutir une route en pente douce et tournante, qui partait des bâtiments du palais. Il s'y est tenu des séances de diverses sociétés; on y a joué la comédie. (...) Cet édifice fut, le 25 frimaire an VII, ou 15 décembre 1798, entièrement ruiné par une incendie." (Dulaure, IV, 57-58).
Palatin, chez l'Electeur
"29 dudit [Mai 1763]. Nous venons de lire l'Olympie de M. de Voltaire, tragédie `très médiocre, d'un grand appareil de spectacle. (...) On ne retrouve pas même dans cette rapsodie le brillant de la versification de M. de Voltaire. // Un certain Colini qui la donne au public, apprend qu'elle a été jouée chez son maître, l'Electeur Palatin, & qu'elle y a fait un grand effet. Il se donne pour avoir été attaché autrefois à M. de Voltaire; en reconnoissance il fait imprimer cette tragédie." (Bachaumont, I, 258-259).
Palissot, la Fête de village,  "Divertissement en un Acte, en Chansons, par M. Palissot, donné en société, 1758" (Dictionnaire dramatique, II, 383-384) 
Pantin,  
  •  Mlles Prévost et Sallé, chez, La Fête de Pantin, 1731 
  • société de Morville (“Chez Mme de Morville, jouaient le comte de Tressan, qui fut l’ami de Lesage à Boulogne-sur-Mer...; le marquis d’Armenonville, le marquis de Ximenès, le marquis de Surgères.  En hiver, la troupe se retrouvait et jouait à Pantin deux fois par semaine.  Au répertoire, c’étaient L’Ecole du monde du marquis de Surgère, Le Confiant, La Maison culbutée, Le Prince pot à thé, ballet du comte de Caylus (1740); Comment l’esprit vient aux filles; Le Bal de l’Opéra, de M. de Bombarde.” – Clarétie, p. 21) "Nous avions loué une maison et un théâtre à Pantin... M. de Caylus le dirigeait, M. d'Armenonville y jouait les premiers rôles. Nous y avons joué plusieurs comédies de M. de Coypel, qui n'ont pas vu le jour." (cité ds Quéro, p. 137)
  • voir Mlle Guimard (La Tête à perruque ou le bailli, de Collé, 1780). "La demoiselle Guimard, danseuse de l'Opéra, célèbre par son luxe, sa maigreur, ses grâces, par quelques actes de bienfaisance et par ses amants, avait, dans sa maison de campagne à Pantin, une salle de spectacle où fut jouée, en juillet 1772, une parade intitulée Madame Engueule." (Dulaure, III, p. 470).
Paris, en société (Le Duel, de Rochon de Chabannes, publ. en 1781) 
Pâris, les frères voir Bercy
 “Enfin tout en haut de la rue de Bercy, dès 1642, il existait un pavillon se louant à divers  particuliers. Les Pâris devenus acquéreurs en 1711 en firent un gros pavillon de pierres de taille ‘à  la romaine’ entouré d’une terrasse donnant sur la rivière. ... Ce pavillon qui reçut tour à tour le nom de pavillon Martel, puis le pâté Bercy conserva le nom de Pâté-Pâris par allusion à sa forme massive.” (Capon, 1902, p. 7) 
Passy 
  • La Popelelinière (“La Popelinière, le grand financier, avait un théâtre dans son château de Passy; on y jouait ses  oeuvres....” – Clarétie, p. 23) 
“La maison que M. de La Popelinière rendit si célèbre à Passy, avait été construite par M. de Fontaine en 1678, sur la terre acquise à M. d’Orsigny qui l’avait eu(sic) d’un M. Orceau, la tenant lui-même de la vve Chahu. C’était un beau bâtiment s’élevant sur le sommet de la colline, on le découvrait de la route de Versailles, d’où il semblait protéger tout le pays. Deux gros pavillons 
 que séparait un grand corps de logis se présentaient d’abord aux regards; ensuite venait une chapelle de forme ovale, décorée de pilastres coniques dont le plafond / formait un dôme éclairé par un lanternon; le tout entouré d’un parc de 40 arpents y compris le potager. Cette habitation, connue sous le nom de Château de Passy, après la mort de son créateur M. de Fontaine, devint la 
 propriété des fils de Samuel Bernard, puis par succession elle revint en marquis de Boulainvilliers fils du président Bernard de Rieux qui la vendit à vie au fermier général  [dès 1718], le Riche de La Popelinière. (...) Il se prit d’une belle passion pour la demoiselle Deshayes petite-fille de Dancourt et en fit sa  maîtresse en titre.... quelque peu forcé [par le cardinal Fleury] il accepta et Mlle Deshayes devint Mme de La Popelinière.. Sa beauté, son esprit, ses talents attirèrent bientôt dans ses salons tout ce que la Cour et la Ville offraient alors de plus distingué. La Popelinière, lorsqu’il eut acquis la maison de Passy fit des dépenses énormes pour l’embellir. (...) La diversité bigarrée se rassemblant à Passy fit donner à l’habitation le nom de Ménagerie de Passy. Concert, bals, spectacles, soupers, tout concourait à en faire un séjour enchanteur. Au milieu de ce tourbillon Mme de La Popelinière resta longtemps fidèle à son mari; mais dans le courant de 1748 ce dernier soupçonna une intrigue qui bientôt lui fut révélée par la fameuse aventure de la cheminée...” 
 (Capon, 1902, p. 132) 
  • Mme de Genlis “Dans la [grande rue] de Passy, sur l’emplacement de la maison portant le no 58, Mme de Genlis eut aussi une habitation de plaisance.” (Capon, 1902, p. 125) 
  • Bertin “... cette demeure devint la propriété du contrôleur-général des finances Bertin, sise à l’ancien no.  3, elle était ornée d’une fort belle terrasse de tilleuls qui  protégeait la façade des regards  indiscrets, cette terrasse communiquait au jardin par deux escaliers parallèles, les commons et les écuries, étaient situés en face, au no 2 de la même rue.   En 1761, Bertin filait le parfait amour avec la Dlle Huss, actrice de la Comédiefrançaise...” (Capon, 1902, p. 128) 
--Bertin se marie avec Mlle de Jumilhac, fille du gouverneur de la Bastille. 
“Après son mariage, sa femme qui l’adorait profita de toutes les occasions pour lui témoigner sa tendresse; aussi le jour de sa fête, à la St. Louis, elle lui fit le plus agréable bouquet qu’on puisse imaginer. La petite maison de Passy, aménagée pour la circonstance, s’augmenta d’un joli théâtre où les srs Caillot, Laruette, sa femme et la Dlle Desglands, tous acteurs et actrices des Italiens, représentèrent deux pièces: Le Baiser pris et rendu et la Laitière, le spectacle était de plus, embelli de deux ballets d’enfants, de la composition du Sr Pitrot, et la femme de ce danseur ‘qui est de première force y dansa deux Entrées et une Chaconne’. Madame Bertin, qui avait tout dirigé, fut admirable par l’incroyable émulation qu’elle donnait aux artistes, pour assurer le succès de cette surprise que son mari ignorait complètement.” (Capon, 1902, p. 130) 
  • Valentinois
Paulmy d’Argenson, marquis de 
Une correspondante [non identifiée] de Paulmy parle de l'importance d'un théâtre dans sa maison de campagne : "...J'ai encore à vous parler d'une troisième pièce de ma maison de campagne: c'est une salle de spectacle très agréable formant le rez-de-chaussée d'une petite aile du bâtiment sur la basse-cour. J'e prétends en faire un grand usage et y jouer la comédie avec une troupe que je formerai d'une partie de ma société de Paris, qui viendra sûrement passer quelque temps chez moi à la campagne, et de quelques personnes de mon nouveau voisinage avec qui je compte me lier..." (citée dans Un Magistrat du XVIIIe siècle..., p. 61) 
"...le marquis de Paulmy avait formé une Société dramatique d'amateurs, qui s'assemblait tous les automnes à son château (en Touraine probablement, où sa famille tint toujours un grand état de maison), et qui jouait avec succès, pendant toute l'arrière-saison, les plus piquantes comédies et les plus jolis opéras-comiques de nos théâtres. Cette société nombreuse et choisie avait tous ses jours marqués par de nouveaux divertissements. De certaines heures étaient fixées pour la chasse, la pêche, la promenade et le jeu. D'autres moments restaient affectés à la conversations, et quelques-uns destinés à la lecture des ouvrages nouveaux et surtout des pièces de théâtre, et de tout ce qui s'écrivait journellement sur l'art dramatique et la musique. (...) De ces délicieuses journées passées sur les bords de la Loire, des ces soirées charmantes où les plus jolies marquises jouaient sur un théâtre de campagne les chefs-d'oeuvre de la scène française, il ne serait plus resté qu'un souvenir bien vague, si le spirituel directeur de cette société parfumée n'avait trouvé bon de dresser à son usage un joli livret, tout mignard, tout charmant, qui contient ses enseignements et ses conseils aux artistes improvisés de sa noble troupe dramatique. (...) Etrennes aux sociétés qui font leur amusement de jouer la comédie, ou Catalogue raisonné et instructif de toutes les tragédies, comédies des théâtres françois et italien, actes d'opéra, opéras comiques, pièces à ariettes et proverbes, qui peuvent facilement se représenter sur les  théâtres particuliers (par le Marquis de Paulmy d'Argenson). A Bruxelles, et se trouve à Paris, chez Bradel, et à l'Arsenal (logement de l'auteur), cour des Célestins. (Sans date, mais 1782), pet. in-12 de VII, 120 pages et un supplément de 4 pages." (Dinaux, II, p. 114-118). Le volume cité, "fort recherché".
Pelletier, Société de 
"fermier-général. En 1759, M. Pelletier... qui, tous les mercredis donnait à dîner à Marmontel, Boissy, Suard et Lanoue, y invita Monticour, Saurin fils, Helvétius, Bernard, Collé et Crébillon fils qui, par la suite y présenta, pedant leur séjour à Paris, Garrick, Sterne et Wilkes...." (Dinaux, II, p. 121-122).
Penthièvre, duc de (voir Orry; Bercy
Petit-Bercy – voir Orry 
Petit-Château – voir Orry 
Pierre en Bourgogne, château de (Fête de village, 1753) 
Piron, Alexis (voir Le Raincy)
Planchette, la (BOUQUET à Madame H... mis en Musique par M. Francoeur SurIntendant de la Musique du Roi, & exécuté à la Planchette le 28 Juillet 1745 – voir Mercure, Août 1745, p. 160.) 
Poinsinet, chez  (Les Philosophes de bois, de Poinsinet, 20 juillet 1760) (voir chevalier d'Arcq, Chantilly, Trianon)
Poitou – voir Fanny de Beauharnais 
Pompadour, Mme de (   -1764) (voir Tournheim, Etiolles, Petits Cabinets/Appartements, Bellevue
Pompone, Mirey de (PETITE MAISON “Aux Ternes, le financier M. de Pompone  rebâtit en 1718 le château, dont nous ne comtemplons plus que des restes” –  Hautecoeur, 343) 
Pontchartrain, théâtre du comte de (env. 1700, au Temple
 (L'Opérateur Barry, de Dancourt, 1700) 
Pontchartrain (jardins de Le Nôtre) 
Pont-de-Veyle (chez lui?) 
  “Pont-de-Veyle, après d’elle [marquise du Deffand] représente cet homme inutile et  nécessaire dans la vie des femmes d'’esprit, pour lequel on n’ai point d’estime ni de secrets, et qui  tient à la fois du mari, de l’amant et de l’ami, sans être ni l’un ni l’autre.  Mais ce que fut surtout Pont-de-Veyle, est c’est par là que son portrait nous revient, c’est  un homme d’esprit, un brillant causeur, un dramaturge de salon, un des représentants de cette  grâce française qui, au dix-huitième siècle, enchante le monde.” (Correspondance complète de la Marquise du Deffand, Introduction, p. LVI) 
Popelinière, chez M/Mme (rue Blanche, Passy : concerts, Rameau, Mme de Genlis?) 
 Rue Blanche, no. 7? (avant 1749) 
 “M. Charles François Gaillard de la Bouxière, un des fermiers généraux, fit en 1749, acquisition  d’une maison et jardin sis aux Portes Blanches, appartenant à M. Alexandre-Jean-Joseph Le Riche  de la Popelinière qui lui-même l’avait acquis du Sr.Roulle.” (Capon, 1902, p. 87) 
 (Les Muses galantes, J.-J. Rousseau, 1744?) 
 (“La Popelinière, le grand financier, avait un théâtre dans son château de Passy; on y jouait ses oeuvres....” – Clarétie, p. 23) 
Popincourt, la rue  
  • chez Curis, intendant des menus en 1751 
  • chez le duc de Fronsac (fils du duc de Richelieu)
Popincourt, théâtrede la rue –on avait un système d’abonnements “au mois ou à l’année” 
 (Théâtres clandestins, p. 12) 
Le Malheureux quiproquo ou le marié en prison (société de Popincourt, Brenner) La Nouvelle île des esclaves, 1782 
Porche-Fontaine – spectacle de simulation de la Guerre, oct. 1722 (“Pour divertir le roi,  on a fait un camp, qu’on appelle Porchefontaine, à Montreuil, près Versailles. Le  régiment du roi y est campé, et c’est M. le marquis de Pezé,  colonel de ce  régiment... qui y commande. Tout Paris va en foule au camp...” – Barbier, I, 155-156) 
Porcherons, Les ("Porcherons est le nom d'un hameau ou village près duquel était le château du Coq, qui fut aussi nommé château des Porcherons.  Le village était situé rue Saint-Lazare, et le château presque en face de la rue de Clichy, autrefois nommée rue du Coq." (Dulaure, III, p. 472, note 1).  (voir aussi le quartier de la Chaussée d'Antin)  
  • (Le Bel esprit du temps ou l'homme du bel air, Forcalquier, 1740; joué en 1741 à l’Hôtel de Brancas) (“Château des Porcherons puis du Coq”, 77 à 93 r. St.-Lazare, Duc de Brancas pour Mlle Pouponne – De Bagatelle à Monceau, 75- ) (“Le Président Hénault fait représenter le 20 août 1740, Le Jaloux de soi-même dans une salle  louée aux Porcherons, devant cinq spectateurs, sans plus, la duchesse de Saint-Pierre, la  maréchale de Villars, Mme de Flamarens, M. de Céreste, M. d’Argental. Rebel et Francoeur sont,  à eux deux, tout l’orchestre. Après la comédie, ballet du marquis de Clermont-d’Amboise, dansé par son fils et la duchesse de Luxembourg; puis parade par Mlle Quinault, Pont de Veyle, d’Ussé,  de Forcalquier. Il y avait plus de monde sur la scène que dans la salle; le vrai plaisir était de  jouer.” – Clarétie, p. 97) 
(La Petite Maison de Hénault, imprimée en 1749. En octobre 1740, dans une salle louée aux  Porcherons. Le public se composait de la duchesse de Saint-Pierre, de la maréchale de Villars, de  Mmes Flamarens, de MM. de Ceréste, d’Argental et Duchastel. Les acteurs étaient MM. de  Rochefort, de Luxembourg et du Deffant, MM. de Forcalquier, d’Ussé, de Pont de Veyle, de Clermont.” (Capon, 1902, p. vi). 
  • ...chez la Lacroix, abesse d’un couvent profane aux Porcherons,  où on jouait des pièces obscènes qui attiraient une nombreuse clientèle, comme Paris f..tant, ballet (1741) interpreté par Mlles Petit, Lesueur, Duplessis, Rosette, Mouton, Lempereur, filles galantes alors très en renom” – Clarétie, p. 110) 
(voir aussi duc d’Orléans, 1749) 
Poulletier, chez Mlle (voir Lyon
Préville, chez lui à Fontenay-sous-bois (Les Accidents ou les abbés, de Collé, 1769) 
Mme Préville: "Cette chère dame s'est échauffé le sang à aller jouer dans toutes les maisons des comédies et des proverbes de Société. Elle n'a point fait d'autre métier depuis le mois de novembre et cela presque tous les jours jusqu'à deux et trois heures du matin. Avec son travail de comédie, est-il de santé qui pût y résister? Son mari, Bellecourt et sa femme, Dugazon et Dallainval ont été les associés de Mme Préville dans ces divertissements qu'ils donnent." (citation de Collé dans Alméras, p. 42, note) 
Provence, théâtre de la rue de
"Outre les théâtres dont j'ai parlé,... il en existait qui ne servaient qu'à des acteurs bourgeois; tels furent le  théâtre de la rue de Provence, Chaussée-d'Antin...." (Dulaure, IV, p. 53) 
Prusse (Cour de Frédéric II) 
Puteaux  
  • (Charlier, p. 19, évoque des représentations à Puteaux d’oeuvres du comte de Senectère, de Roy et et  Laujon.)
  • petites maisons du duc de Grammont (voir aussi r. de Clichy) “M. le duc de Grammont...en a encore une à Puteaux et à St-Denis. L’hôtel de ce seigneur se  trouvait en haut de la rue de Clichy à gauche en montant, au lieu dit: la Haute borne, il l’occupait  déjà lors de ses rapports avec la Dlle Fauconnier en 1749; il paraissait aimer beaucoup cette fille,  lui procurant toutes sortes d’agréments, attentif à satisfaire ses caprices. Un théâtre installé dans  ses deux maisons de Puteaux et de Clichy servait à des représentations légères où M. de  Grammont et sa maîtresse, tenaient les principaux rôles; il ne se passait pas de semaine qu’il n’y  eut chez lui, comédie ou concert.” (Capon, 1902, p. 85) "Il reste un petit recueil imprimé de ces divertissements; il est rare. Voici son titre: Amusements lyriques, ballet représentés à Puteaux, le ... février 1750. (Sans nom de ville et d'imprimeur), 1750, in-8 de 66 pages. Cette brochure n'est pas entrée dans le commerce... // Ce recueil contient: Azor et Thémire... paroles de Laujon... Apollon et Climène... paroles de ... Sénectère... Le Bal militaire... paroles de Roy...." (Dinaux, II, p. 156-157).

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Bibliographie


Québec (voir aussi Canada, Montréal)"Pour preuve que le libéralisme dans les idées date de loin ici, c'est qu'à Québec, un jeune Canadien arrivé de France se hâta, vers 1787 ou 8, d'établir un théâtre, afin de jouer des comédies françaises. Ce théâtre fut fréquenté par ce qu'on appelait alors la bonne compagnie." (Les Ursulines de Québec, p. 150)) 
  • L'auberge du Chien d'or "Les Jeunes Messieurs durent se déplacer un temps à Québec où on fit appel à de nouveaux sociétaires : Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, Michel-Flavien Sauvageau et François Romain. Ils y ont notamment présenté en 1791, à l'étage de la taverne du Chien d'or de John Franks, Le Malade imaginaire, L'Avare et Le Barbier de Séville
  • En 1792, c'est dans la casemate de la Porte Saint-Louis, aménagée à cet effet par le Duc de Kent, qu'on donna Le Médecin malgré lui , La Comtesse d'Escarbagnas et Arlequin sauvage
  • Pour la saison suivante, 1792-1793, dans la salle d'Alexandre Menut, rue Saint-Jean, on offrit entre autres les Précieuses ridicules, l'Avocat Patelin, George Dandin, et le Bourgeois gentilhomme." (Bourassa, http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html 
Quinault, maison de Mlle (actrice à la Comédie-Française) (voir aussi Lazzistes [env.1732], Bout-du-banc [1733-  ],  Porcherons [1740])
  
  • (La Politesse- "pré-Lazzi", déc.1731)  "Luchon [Caylus] fut choisi par elle pour proposer à l'Ingrat [comte de Maurepas] un souper sans déterminer ni le lieu où il devait se donner, ni les personnes qui devaient s'y trouver.  L'Ingrat consentit à la proposition, et comme il ne connaissait point la maison de Tonton [Mlle Quinault], il y fut conduit avec autant de surprise que de curiosité; et sans avoir rencontré personne, il monta jusqu'au 3e étage; un orchestre se faisait entendre, et le son des instruments l'ayant attiré dans une chambre voisine, il trouva un théâtre formé par des bergames, et partout ce [ms.7] que le ridicule d'une chose sérieusement affectée pouvait admettre de convenable à la pièce de La Politesse que l'on va lire." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 2)
  • (Premier Lazzi, Carnaval 1732) "L'Ingrat [Maurepas] seul n'était point averti du divertissement qui devait terminer une soirée aussi agréable.  Le Souverain [Livry], Tonton et Luchon demeurèrent seuls à table, les autres sur différents prétextes en étaient sortis sans que l'on se fût aperçu de leur absence; il y avait pour lors déjà longtemps que l'on était au fruit quand des violons se firent entendre dans le grenier, jouant des menuets et des contredanses.  La saison du Carnaval donna bientôt l'idée d'un bal auquel il fut proposé de monter; ceux qui se trouvèrent à table acceptèrent la proposition avec joie.  Tonton demanda des habits de femme pour déguiser son Ingrat, [ms.84] et pendant le temps qu'il employa à son déguisement elle prit elle-même toutes sortes de guenilles ingénieuses qui la firent paraître vêtue en crieuse de vieux chapeaux. Son masque ressemblait au visage d'une femme pour laquelle elle ressentait une espèce de jalousie.  Elle mit une coiffure plate qui la rendit charmante, des écrans dont son imagination sut lui faire tirer parti, un soufflet sur l'épaule, enfin son déguisement aussi comique que burlesque la fit paraître sous une des figures la plus agréable d'un bal que l'Ingrat trouva formé et rempli d'un nombre très considérable de figures plus singulières les unes que les autres." (Histoire et Recueil des Lazzis, p.??) 
  • (Lazzillons, 1732) "Tonton [Mlle Quinault] donna deux fois à souper à l'Ingrat, et à la société, et son imagination toujours également animée, lui fournit deux idées de divertissement aussi agréables que différentes entr'elles; ces amusements ne peuvent être mis que dans l'ordre des Lazzillons, et sont dans le goût de celui que l'on a déjà rapporté entre le 5e et le 6e Lazzi.  Le premier de ceux-ci eut pour objet la représentation d'une guinguette; pour y parvenir cette vive et charmante Lazziste avait fait arranger sur la terrasse de sa maison quatre berceaux formés par des treillages ornés de pampre qui portaient les noms mal écrits de Versailles, Trianon, [ms.368] Marly, et St Cloud.  Chaque berceau était meublé d'une petite table et de véritables tabourets de paille du cabaret.  L'Ingrat seul n'était pas préparé à ce divertissement.  Pendant le souper l'on parla plusieurs fois de la guinguette, l'on en conta plusieurs histoires, enfin l'on accepta unanimement la proposition qui fut faite de s'y transporter un jour.  Quand le souper fut près de la fin, Satire [Salley] et Luchon [Caylus] sortirent de table, et furent préparer une illumination convenable au lieu de la scène.  Un air de guinguette joué par Sélim sur son violon avertit du divertissement et toute la compagnie accourut.  Les six Lazzistes arrivèrent se tenant sous le bras et marchant deux à deux; ils vinrent se mettre à table dans les trois autres berceaux, car le 4e était occupé par Luchon vêtu en soldat et Satire en femme. [ms.369] Sélim [valet Lazziste] habillé en garçon de cabaret servit tout ce que chaque écot demanda mais les vins ne furent jamais donnés que dans les pintes du cabaret.  La nouveauté du spectacle et l'agrément dont étaient les tête-à-tête n'interrompit point une gaieté et  une conversation qui ne fut cependant jamais suspendue entre les différentes tables." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 145-146)
  • Les dîners du Bout-du-banc, à partir de 1733. "Il est sorti de ces réunions le Recueil de ces Messieurs, et d'autres écrits...." (Dinaux, I. p. 122)

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Bibliographie


Raincy, château de (1639-1663; Jacques Bordier fait construite par Le Vaux) (1639-1854) 

A la Recherche des Châteaux Disparus d’Ile-de-France
 
  • (1663-1684; princesse Palatine; Tartuffe de Molière, 1664) 
  • (1684-1769; famille Sanguin 1694, comte de Livry) Le château est acheté par le marquis Louis Saguin de Livry 
  • "In-promptu [sic] de Livry, (l') Comédie-Ballet en un Acte, en vers, par Dancourt, musique de Gilliers, 1705." (Dictionnaire dramatique, I, 452)
  • Régiment de la Calotte -- Assemblée du régiment de la Calotte, à Livry, 1 juin 1731
  • voir Lazzistes (1731-1732) (Sixième Lazzi L’Audience, de Piron, Salley et Caylus) "...la maison de campagne du Souverain [Livry], ce lieu si beau par lui-même, soit par la magnificence de ses bâtiments, soit par l'agrément de ses jardins, soit enfin par son heureuse situation, mais plus célèbre encore par les Lazzis singuliers et brillants dont il a été le théâtre.  Ce fut donc dans ce palais tout à la fois superbe et délicieux que Bouri convoqua la joyeuse assemblée.  L'on se rendit de bonne heure au rendez-vous afin de tout préparer pour le Lazzi du jour que l'on avoit été assez hardi pour annoncer comme une chose 

  • ms.246
    d'impossible exécution dans la 6e scène du dernier Lazzi.  Luchon [comte de Caylus]  proposa à ce même Ingrat [comte de Maurepas] d'aller voir les beautés des dehors du palais du Souverain, et régla la promenade de façon qu'il ne revînt qu'à l'heure convenue avec les autres Lazzistes; pour lors il conduisit l'Ingrat dansl'appartement destiné au Lazzique l'on va lire, et le fit asseoir pour représenter lui-même le rôle du Secrétaire qu'il trouva écrit sur la table qu'il avait devant lui." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 106? ) (...)   "Ce singulier Lazzi fut exécuté d'une façon vive et charmante, l'imitation de Tonton [Mlle Quinault] fut encore plus exacte que ne l'était le déguisement pour lequel elle n'avait cependant rien épargné  puisqu'elle avait mê[me] une des perruques d[e] celui [Maurepas] qu'elle voulait imiter.  A côté du nom des acteurs qui composent cette pièce l'on a trouvé celui des Lazzistes qui les ont représenté[s]. Cet assemblage de scènes auquel il est difficile à d'autres qu'à ceux qui connaissent l'Ingrat [Maurepas] de pouvoir se prêter, est un morceau qui se distinguera toujours par la singularité de son idée.  Il fut composé par le Bavard [Piron], Satire [Salley] et Luchon [Caylus].  (...)
    ms.300
    Cette pièce fut représentée avant le souper qui fut aussi bon que gaillard. (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 122-123)  "Tous les Lazzistes furent priés par Le Souverain [Livry] de sortir de table avant le fruit. Il les conduisit au pied de la statue du Bacchus qui fait un des principaux ornements du bel escalier de cette superbe maisonCe morceau d'architecture qui naturellement a l'air d'un temple de l'antiquité des plus agréables en prit encore plus l'apparence quand à l'ouverture de la porte l'on aperçut les festons et les lampions qui décoraient et illuminaient le lieu de la dévotion
    ms.301
    des Lazzistes, car l'on regarda dans ce moment Bacchus comme le dieu Lazzi.   La mythologie a souvent toléré de plus grande licence que celle-ci.  Quoi qu'il en soit, Bouri [Mlle Balicourt] qui célébrait cette grande solennité fut aperçue assise avec noblesse dans un grand fauteuil posé au pied de la statue dont j'ai parlé, ayant à ses côtés Satire [Salley] qui lui servait de chancelier.  Les marches qui conduisaient aux carreaux étendus à ses pieds, donnaient à la cérémonie une vénération bien nécessaire pour entretenir le culte des dieux.  Là, chaque Lazziste fit à tour de rôle entre les mains de l'aimable célébrante les serments de Lazziste dont voici la formule. " (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 123)
  • (Septième LazziOpérateur Crapaudino, Parade du Tailleur & Orviétan, le  samedi 7 juin 1732) "Le septième Lazzi était celui que Satire [Salley] avait choisi pour le sien.  Tous les Lazzistes se rendirent d'assez bonne heure pour profiter d'une promenade charmante que la situation de la maison du Souverain [Livry]  présente avec une variété singulière (car Satire avait encore emprunté cette même maison pour y célébrer son Lazzi); après la promenade tout le monde s'etant rassemblé dans le superbe salon ovale dont la décoration est si belle et si parfaite, on annonça au maître de la maison le Signor Viperini Crapaudino, et voici quels furent les termes de son compliment...." (Histoire et Recueil des Lazzis, p. 127)
  • (L'Amant mystérieux, de Piron, 1734) 
Raismes, près de Valenciennes "Réciproque, (le) en trois Actes, avec de la Musique, d'un anonyme, donné à Raismes, près de Valenciennes, 1714." (spectacle de société?) (Dictionnaire dramatique, II, 119-120) 
Rambouillet, château de 
Raucourt, chez Mlle? (La Fille déserteur, Mlle Raucourt, décembre 1781) 
Regnard (voir château Grillon
Renard Saint Merri, salle de la rue ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: salle de la rue du Renard Saint Merri..." (Tissier, p. 377) 
Rheinsberg, Société dramatique de (voir Frédéric   )
"Le grand Frédéric, avant d'être roi et lorsqu'ilétait sous le joug de son père, se livrait à l'étude et aux divers amusements de l'esprit au château de Rheinsberg où il avait fixé son séjour. Des amateurs y jouaient la tragédie et la comédie. Parmi les pièces qui furent représentées on peut citer Mithridate de Racine, et Oedipe de Voltaire. Dans cette dernière tragédie Frédéric remplissait le rôle de Philoctète." (Dinaux, II, p. 165).
Richelieu, Hôtel de (L'Amateur, Barthe, 1764) 
Richelieu, Louis-François-Armand (1696-1787?), maréchal de.(voir aussi Genevilliers, Versailles)
"Il préférait sa luxueuse demeure de la rue Neuve-Saint-Augustin." (L'Ile Saint-Louis..., p. 58). 
"Le maréchal de Richelieu avait un théâtre dans sons hôtel, où, en 1762, pour la première fois, fut jouée Annette et Lubin." (Dulaure, III, p. 469) 
"31 Mars 1762. On a joué hier chez M. le Maréchal de Richelieu l'Anete & Lubin du Sr Marmontel. Mlle Niessel faisoit Anette, & Clairval Lubin. Cette piece a eu le plus grand succès. Ce jour-là même on jouoit aux Italiens la piece de Madame Favart. Ceux qui ont vu les deux, trouvent la premiere infiniment supérieure. Nous avons lu le manuscrit: il nous paroit que le Drame du St. [sic] Marmontel est plus ordurier. Il y a un interrogatoire du Bailli, qui malheureusement vient après celui du Droit du Seigneur. Du reste, on donne la palme aux deux auteurs du théâtre particulier." (Bachaumont, I, p. 65) 
 “Le duc de Richelieu, arbitre des élégances, possédait autant de petites maisons qu’il avait d’intrigues différentes. Il fut, de plus, l’inventeur des petits soupers.” (Capon, 1902, p. iii) 
(PETITE MAISON “l’emplacement des nos 16 à 38 rue de Clichy et [qui] s’étendait jusqu’à la rue Blanche”- Hautecoeur) 
“La petite maison du duc de Richelieu se trouvait sur l’emplacement occupé aujourd’hui par le Casino de Paris.” (Capon, 1902. p. 89) 
Richelieu, rue de – voir Lambert 
Rivière, chez M. de 
"Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales chez M. de Rivière..." (Hellegouarc'h, p. 445) 
Rochefort, chez madame de (voir aussi Meudon
 “... la comtesse de Rochefort [vivait] avec le duc de Nivernais” (Maugras, p. 21, note 1) 
 (“Mme de Rochefort donnait aussi la comédie au Luxembourg.” –Clarétie, p. 22) 
 Cette scène du vendeur d’orviétan, il [Pont-de-Veyle] l’a déjà débitée chez madame de Rochefort, chez le duc d’Orléans, un peu partout; mais on ne s’en lasse point et partout on la redemande.” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 159) 
Rohan, chez le duc de (petite maison à Bercy
 “Le duc de Rohan possédait en 1724 une maison dans la même rue (de Bercy) vis-à-vis les Pères de la doctrine chrétienne. (...) Le fils du duc de Rohan, le prince Léon eut dans cette maison de doux entretiens avec la comédienne Florence, ex-maîtresse du Régent...” (Capon, 1902, p. 8) 
Rohan, chez le duc de, à Athis, maison de campagne (vers 1779) (voir marquise de Ferté-Imbault) (Ordre des Lanturlus)
Rohault, chez le comte de, théâtre à Auteuil
 (voir Clarétie, p. 97?) 
Roinville, théâtre de l'acteur Poisson, vers 1700 
Roquette, La, voir comte de Clermont (voir aussi Montalambert) faubourg Saint Antoine. 
 
  • Régent. “Dans la même rue de la Roquette à droite en montant, au fond d’une cour d’honneur encadrée de parterres fleuris, décoré de sculptures emblématiques, de groupes d’amours et de bustes appariés sans autre souci que l’effet décoratif, s’élevait un coquet hôtel bâti en 1708 par l’architecte Dulin pour Dunoyer... c’est là que le 10 juin 1721, le Régent triompha des fragiles scrupules de Mme d’Averne.” (Capon, 1902, p. 12) 
  • “En 1753, M. le comte de Clermont qui cherchait une retraite discrète loin des regards curieux en devient propriétaire, il y fit peu de changements, et sur  l’emplacement des laboratoires de son docte prédécesseur [M. de Réaumur] s’éleva un théâtre élégant, les cabinets d’étude redevinrent des boudoirs coquets et la galerie zoologique céda la  place à un petit monde bien vivant, bien sémillant, amoureux d’histoire naturelle à sa manière, mais bornant volontiers son étude à l’anthropologie composée.” (Capon, 1902. p. 13) “Les représentations au théâtre intime de la rue de la Roquette étaient très recherchées, les grandes dames assistaient aux oeuvres égrillardes sans se cacher; elles les entendaient et les jouaient même à visage découvert, pourvu, bien entendu, que ce fut dans leur monde. L’inauguration de ce théâtre dut se faire en novembre 1754 avec un magnifique programme. Ce gala  donné à  l’occasion de la fête de Mlle Le Duc, maîtresse en titre de comte de Clermont, dura trois jours. On joua le 18 Le Chevalier à la Mode, et La Rancune Officieuse; le 19, La Coupe Enchantée et la  parade de La Gageure des trois Commères; enfin le 20 on termina cette série par Les Amants  déguisés et Le Temps passé, ces pièces avaient pour principaux interprètes le comte lui-même et  Mlle Le Duc héroïne de la fête.  Les représentations continuèrent joyeusement sur cette scène, alternant avec celles du  château de Berny, autre maison de campagne du prince.  C’est dans l’hôtel de la Roquette que Louis de Bourbon Condé, comte de Clermont, expira le 16 juin 1771. (Capon, 1902, p. 14) 
  • Société dramatique de l'hôtel Montalembert. 1784-1786. "M. le marquis de Montalembert, maréchal des camps et armées du Roi, d'une famille où l'esprit semble être héréditaire, avait le goût des représentations dramatiques; il n'hésita pas à former... une société pour jouer ce qu'on appelait alors des comédies mêlées d'ariettes, et ce qu'on nomme aujourd"hui des opéras-comiques, dans le bel hôtel de Montalembert qu'il possédait à Paris, hôtel qu'avait occupé précédemment le comte de Clermont et ensuite le célèbre Réaumur. Les dames de sa famille, la marquise et la baronne de Montalembert, qui s'adjoignirent la comtesse de Podenas, voulurent bien se charger des rôles de femmes; plusieurs grands seigneurs se présentèrent pour entrer dans la société de ces dames, et, sans égaler leur talent naturel et charmant... se firent encore remarquer dans les diverses représentations de l'hôtel Montalembert. (...)  // Les noms des membres de la société dramatique de l'hôtel Montalembert et les eouvres théâtrales du maître de céans nous sont révélés par l'existence, d'un recueil fort rare contenant le théâtre du noble marquis. Il est composé des trois pièces suivantes: 1º La Statue, comédie en deux actes, en prose, mêlée d'ariettes, par M. le marquis de Montalembert, musique de M. de Cambini, représentée pour la première fois, sur le théâtre de l'hôtel de Montalembert, au mois d'août 1784 (sans nom de lieu ni d'imprimeur), 1786, in-8º de 55 pages.-- 2º La Bergère de qualité, comédie en trois actes, mêlée d'ariettes, par le même, musique de M. de Cambini, représentée pour la première fois sur le même théâtre le 24 janvier 1786 (s.n. de lieu ni d'Zimp.), 1786, in-8º de 2 feuillets. et 69 p.-- 3º La Bohémienne supposée, comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, par le même, musique de M. Thoméonis, rep. pour la première fois le 7 mqrs 1786 (s.n.), 1786, in-8º de 63 pqges.-- Ces trois productions ne furent imprimées qu'à petit nombre pour être offertes en cadeau aux élégqantes habituées de l'hôtel...." (Dinaux, II, p. 60-63).
Rosati d'Arras, Société des
Rouen, théâtres de société à:  
  • société L. Delamare, 1798 (Brutus
  • théâtre de la Rougemare  27 février 1796. (voir J.E. B, p. 11-16) 
  • théâtre de la rue Eau-de-Robec  (entre le 24 septembre 1775 et le 29 octobre, cinq dimanches) (Zaïre,L’Amant auteur et valet, Alzire, Annette et Lubin, La Partie de Chasse de Henri IV, Le Français à Londres, Tancrède, et un ballet non-spécifié) 
  • théâtre de la rue Poisson, 25 novembre 1799 (Les Projets de Comédie, L’Amant auteur et valet, Le Barbier de Séville, Les Tuteurs, Le Mariage secret, La Gageure imprévue) (voir J-E. B, p. 23-24)
Rousseau, Jean-Jacques (voir Chevrette, château de M. de Magnanville, prince de Conti au Temple
 


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Bibliographie


S****, château de "Trois Nanettes, (les) Comédie en un Acte, par un Pseudonyme, jouée à la Campagne, sur un Théâtre de Société. Cette petite Piece est de M. Favart. Un homme, dont nous tairons le nom, l'a fait jouer, & y a joué lui-même au Chateau de S**** chez Madame de V***; il s'en disoit l'Auteur, & en recevoit les compliments d'un air assuré." (Dictionnaire dramatique, II, 246-247)
Sans-Prétention
Saint-Antoine, salle de la rue ("...certains [théâtres de société] sont devenus temporairement des théâtres publics: salle de la rue Saint-Antoine..." (Tissier, p. 377) 
Saint-Cloud,  
  • “M. le régent a donné une fête superbe à sa maîtresse, Madame d’Averne, dans la maison qu’il a louée à Saint-Cloud, sur la côte, à droite du pont” 30 juillet 1721 (Journal de Barbier, I, 94-95). "En 1722, le régent et ses compagnons de débauches célébraient des orgies qu'ils appelaient fêtes d'Adam. Laissons parler le duc de Richelieu, qui sans doute y assistait.  (...) «D'autres fois, on choisissoit les plus beaux jeunes gens de l'un et de l'autre sexe qui dansoient à l'Opéra, pour répéter des ballets que le ton aisé de la société, pendant la régence, avoit rendus si lascifs, et que ces gens exécutoient dans cet état primitif où étoient les hommes avant qu'ils connussent les voiles et les vêtements. Ces orgies, que le régent, Dubois et ses roués appeloient fêtes d'Adam, furent répétées une douzaine de vois; car le prince parut s'en dégoûter»" (Dulaure, III, 493-494) 
  • château de (1577-1870) duc d’Orléans, Louis-Philippe dit le Gros reçoit le château de son père (le Pieux) en 1743: “Des festins offerts au peuple, des joutes nautiques sur la Seine, des feux d’artifices, furent organisés.... Saint-Cloud retrouva sa destination de maison de plaisance et de plaisirs.” Vendu le 19 février 1785 à Louis XVI, sous les conseils de Mme de Montesson (conseils au duc d’Orléans). (A la recherche des châteaux disparus, p. 66) 
"Le 24  [février, 1750] je fus à Saint-Cloud, voir représenter le Philosophe marié. Mme de Duchesse de Chartres y jouoit le rôle de Céliante, M. le Duc de Chartres celui de l'oncle, qu'il joua avec plus de gaieté et de vérité que le vieux Duchemin; le chevalier de Pont fit valoir celui du marquis du Lauret, qu'on ne connoissoit pas, ayant toujours été livré à de mauvais comédiens. Mme de Forcalquier joua le rôle de Mélite assez bien, à quelques imitations près du jeu de la Gaussin et un peu de déclamation dans les endroits tendres. M. de Montauban, qui jouoit le rôle du Philosophe marié, seroit un excellent comédien: il ne lui manque que l'habitude du théâtre; il a beaucoup de feu et de naturel." (Collé, Journal et mémoires, I, p. 133) 
"[La Foire du Parnasse] a été donnée depuis [septembre 1750], par moi, à Saint-Cloud, chez M. le duc d'Orléans; elle y eut un grand succès" (Collé, Journal et mémoires, I, p. 232, note 1) 
(voir aussi Berny, Étioles
  • en société (L’obstiné, de Lanoue, 1757) 
  •  La fête de Saint Cloud, de Moline, 1768
Saint-Domingue
"19 Novembre 1765. (...) On écrit de Saint-Domingue que M. le Comte d'Estaing, Gouverneur général, a fait représenter au Cap le Siege de Calais [de Belloy]; que cette tragédie y a fait fermenter au plus haut degré le zele patriotique. Non content de cela, le Commandant a fait imprimer la piece à ses dépens, & a fait distribuer des exemplaires à tous les habitans & soldats." ( Bachaumont, II, p. 264).Saint-Germain-en-Laye
  
  • Saint Germain en Laye, Laurette et Zima, 1765 . "Indiscret malgré lui, (l') Comédie en un Acte, par Taconet,  jouée à Saint-Germain-en-Laye, 1769." (Dictionnaire dramatique, II, 404)
  • chez le duc d'Ayen, représentations (Miss Sara Sampson, de Trudaine De Montigny, Jean-Charles-Philbert, 1761) (A Saint-Germain, chez le duc d’Ayen “dont la fille la comtesse de Tessé jouait dans un drame de  Lessing” – Clarétie, p. 18) 
Saint-Germain, rue & faubourg
  
    • baron d'Esclapon - (Clarétie, p. 20, évoque une/des représentation/s au “Faubourg Saint-Germain chez le baron d’Esclapon en 1767) "Le baron d'Esclapon avait un théâtre au faubourg Saint-Germain, où les acteurs des Français venaient jouer, et où fut donné, en 1767, un spectacle au profit du comédien Molé." (Dulaure, III, p. 470). "12 Février [1767]. La fameuse représentation tant annoncée en faveur de Molé doit s'exécuter [le 18 février] sur le théâtre de M. le Baron d'Esclapon, fauxbourg St. Germain. Les deux pieces qu'on jouera, sont Zelmire & l'Epoux par supercherie. On compte sur 600 billets." (Bachaumont, III, 142).
Saint Honoré, rue & faubourg (voir Le Marchand, Maurepas, Soyecourt) 
 
  • Mme Le Marchand "...dont l'hôtel de la rue Saint-Honoré «était le rendez-vous des personnes célèbres dans tous les genres. On sait que c'est chez elle que Coypel répétait ses comédies, et qu'il y avait toujours des succès»" (Cabinet des fées, cité dans Quéro, 2001, p. 137, note 10)
  • comte de Maurepas, petite maison aux alentours de 1731-1732  (Cinquième Lazzi, hiver 1732) "...ce Lazzi, que l'Ingrat donna dans sa petite maison du faubourg Saint-Honoré, (...)  Mais soit à cause de la rigueur de la saison, qui n'était point encore agréable pour la campagne, soit dans la crainte de l'éclat que ce souper pourrait faire, soit enfin pour d'autres raisons, la scène, comme je l'ai déjà dit, fut établie à Paris dans le faubourg Saint-Honoré.  Les marionnettes que l'on vit paraître conservèrent seulement sur leur affiche le titre de Marionnettes d'Auteuil.  Le théâtre était avantageux et paré de tout ce qui peut convenir au célèbre et bon ami Polichinelle.   (Lazzis, p. 112)
  • Soyecourt  aux alentours de 1748
Saint-Hubert, château de (Que ne peut l'amour?, Nau, 1767) 
Saint-Lambert, "Fêtes de l'amour et de l'hymen, (les) Comédie-Ballet, par M. de Saint-Lambert, jouée en société [où?], 1754. (Dictionnaire dramatique, II, 384) 
Saint-Mars, chez le chevalierde (Sa mère l'allaita ou le bon fils, de Rétif, 1789) 
Saint-Maur, château de – propriété des Condé jusqu’à la Révolution. 
Saint-Quentin, théâtre de 
Saint Ouen, château de (1660- XIXe siècle)– voir duc de Gêvres (“[Claude Sarrazin] fit d’abord partie de la société qui jouait chez le duc de Gesvres au château de  Saint Ouen”... puis il a débuté à la CF en 1729) (Olivier, p. 28-29) (“[Mlle Gaussin] essaya d’abord ses talents sur le théâtre du duc de Gesvres au château de St.-Ouen”... puis elle a débuté le 28 avril 1731 dans le rôle de Junie à la CF) (Olivier, p. ?) “En 1676, le bâtiment, constitué d’un pavillon central flanqué de deux ailes, fut donné à sa fille [fille du chancellier de Monsieur, frère de Louis XIV], Marie-Madeleine, épouse du duc François de Gesvres. Leur fils, à qui échut la propriété, la céda à Madame de Pompadour qui, entre 1759 et 1764, y entreprit de nombreux travaux. A sa mort, le château de Saint-Ouen rejoignit le patrimoine de la famille de Gesvres. En 1782, le duc de Nivernais devint le nouveau propriétaire du château.” (A la recherche des châteaux disparus, p. 139) 
Salavette, chez M. de  (“fermier-général” – voir Capon, 1902, p. xv) 
(Arlequin premier ministre, de Florian)(voir aussi Gléon) 
Saint-Thomas du Louvre, rue (voir Chevallier, Gueullette
"Après trois heures de travaux sérieux, Mme Chevallier ouvrait son salon  et on oubliait les arguties de la chicane dans les distractions de la bonne compagnie [...] Un soir de conférence, nos jeunes gens allèrent à la foire Saint-Laurent, ils assistèrent à deux ou trois parades et le lendemain ils s'amusèrent à les jouer de mémoire dans le salon de Mme Chevallier." (Leroux-Cesbron, p. 8) 
Sassenage, th. de Mme de 
Sassenage, Hôtel de (La Mort de César, de Voltaire, 1733) 
(Silvie ou la Fausse Niaise, carême 1733 -- voir Quéro, 2001, p. 141) 
Satyricomanie (est-ce que ce nom recouvre un endroit réel?) (La Tragédie de Zulime, de 
 Cailleau, André-Charles, jouée en 1762) 
Savetiers, Assemblée générale des 
"Fameuse harangue faite en l'assemblée générale de Messieurs, Messeigneurs les Savetiers. Troyes 27 mars 1731. 16 pages" [BHVP -Ancien Fonds-Catalogue Méthodique-Série 84, cote 551 065
Saxe, théâtre de Maurice de 
 -- pendant ses campagnes militaires en Flandre, dans son camp, et même dans celui de ses adversaires: “Maurice poussait même la gracieuseté jusqu’à prêter sa troupe au général ennemi. Pendant la guerre de Flandre en 1744, les deux généraux s’étaient mis d’accord pour avoir tour à 
 tour des représentations théâtrales; les comédiens passaient tout simplement d’un camp dans l’autre; on leur fournissait une bonne escorte pour les garantir des pillards et surtout pour  préserver / de malencontre et d’accident fâcheux la vertu si précieuse des dames de la troupe.” 
 (Maugras, p. 30-31) 
“Chaque soir, pour distraire les soldats, il y avait grande représentation. Quelquefois même on faisait annoncer sur la scène l’affaire du lendemain. La veille de la bataille de Raucoux, Favart fut  chargé de composer et de débiter le couplet suivant: 
 
Demain nous donnerons Relâche, 
 Quoique le directeur s’en fâche; 
 Vous voir comblerait nos désirs. 
 On doit céder tout à la gloire. 
 Nous ne songeons qu’à vos plaisirs, 
 Vous ne songez qu’à la victoire. 

Ensuite on annonça pour le surlendemain le Prix de Cithère et les Amours grivois, qu’on représenta effectivement, ce qui fit dire au camp que le maréchal avait préparé le triomphe avant la victoire.” (Maugras, p. 30) 
(voir aussi Verrières, Mme Favart=Chantilly, Beauménard...) 
“Marie et Geneviève [Rinteau=Verrières] étaient admises à faire partie de la troupe de comédie du  Maréchal; on sait quelles en étaient les charges. Ceci se passait en 1745. Marie avait à peine dix-sept ans, Geneviève près de quinze.” (Maugras, p. 31) 
Sceaux, ch. de, voir Maine “...enfin, la comédie, sur ce petit théâtre qui avait survécu inviolable à toutes les vicissitudes et à toutes les décadences.” (Corr. de la  marquise du Deffand, intro.) 
("Importuns, (les) Comédie de Malézieu, jouée à Sceaux, 1706." -- Dictionnaire dramatique, II, 403) 
"C'est au printemps de 1714 que M. de Vaubrun imagine une «surprise» pour varier les éternelles parties de brelan de Mme du Maine. Avec le 
concours de Malezieu et de Mouret, il met sur pied un petit divertissement joué à l'impromptu. Il consistait en une apparition de la Nuit dans ses voiles lugubres. La Nuit faisait un compliment en vers à la duchesse en lui remettant une «jolie lanterne», symbole de la lumière spirituelle répandue 
autour d'elle au cours de ses nuits blanches. Un suivant (qui n'était autre que la spirituelle camériste Rose de Launay, laquelle se dépensa sans compter pour l'organisation des Nuits) chanta un air dont les paroles étaient de Malezieu et la musique de Mouret. Cette petite plaisanterie fut à l'origine des célèbres Grandes Nuits..." (Voillier, p. 102-103)
        "La Cinquième Nuit, sous la royauté conjuguée de la duchesse du Maine et de Premier Président de Mesmes, se signale par un éclat encore 
inconnu juque là et prit le nom de Grande Nuit de Pavillon de l'Aurore. (...) Le Pavillon de l'Aurore, théâtre de cette Nuit mémorable, est une 
exquise construction de style Louis XIV que l'ont peut encore admirer aujourd'hui, sise dans les jardins, et composée d'une salle ornée d'un 
plafond peint par Le Brun, flanquée de deux petits cabinets." (Voillier, p. 103-104) 
Sedaine (voir Épinay, théâtre de la Guimard, Chaussée-d'Antin
Sens voir Étiolles
Senlis
"SOCIÉTÉ DRAMATIQUE DU PRINCE DE CONDÉ. Elle jouait à Senlis. Préville en faisait partie. Le prince de Condé représentait Michaud [Cette phrase sans transition semble référer à une représentation de la Partie de chasse de Henri IV]. // Ce prince aimait singulièrement la comédie. Quand il avait une répétition, il quittait la chasse au milieu d'un halali superbe, et laissait là bêtes, chiens, chasseurs et piqueurs. Il partait au galop. «Je ne veux pas faire attendre mes camarades; allons! s'écriait-il, messieurs, allons, ceux qui sont de la répétition!»." (Dinaux, I, p. 180-181).
“Société, en” (nombre indéterminé de sociétés non spécifiées, par ordre chronologique)  

Lieudé De Sepmanville, C. A., La Fête de Minerve ou le temple de l'amitié, 1759 (Brenner) 
M.D.A. "24 Novembre [1766]. M.D.A. vient de faire imprimer Arménide, ou el[sic] triomphe de la Constance, Poëme Dramati-tragi-comique, en cinq actes, en vers Alexandrins. (...) Il a été joué en société, & l'on assure qu'il a produit de très grands effets." (Bachaumont, III, 101).
 Marion De Salins, Pierre, L'Heureuse pêche, 1767 (Brenner) 
 Le Prieur, Candide, 1769 (selon Brenner) 
 Martin, La Vérité renaissante, publ. en 1775 
 Mayeur De Saint-Paul, La Menuisière ou les importuns, 1779 
 Mayeur De Saint-Paul, L'Enigme devinée, 1780 
 Mayeur De Saint-Paul, Le Père crédule, 1780 
 Mayeur De Saint-Paul, Les Traineaux, 1780 
 Mayeur De Saint-Paul, L'Amant imaginaire, 1785 
 Lenoir, Les Amis du temps passé, 1785 (selon Brenner) 
 Mayeur De Saint-Paul, La Fidélité à la mode ou la femme rusée, 1786 
 Mayeur De Saint-Paul, L'Infortune ou les malheurs de la constance, “drame lyrique”, 1786 
 Linières, comte de, Le Bourgeois comédien et Pénélope, 23 mai, 1786 (Brenner) 
Soindre, château de (Fête paysan-sic, anonyme, 1734) 
Soisy, petite maison de (voir duc de Villeroy) 
Soissons, chez l’intendant de (Les Bergers de l'Aisne, de Roy, 23 septembre 1744) 
Soissons, hôtel de (La Création du monde, spectacle pieux, 1743) 
Soubise, chez le prince de (rue de la Victoire) 
 “Monsieur le prince de Soubise, alors amant en titre de Mlle Dervieux, danseuse d’Opéra, fit en  1770, l’acquisition de terrains sur la rue de la Victoire et d’après les desseins de Brongniart, on   construisit sur cet emplacement un merveilleux petit hôtel, situé entre cour et jardin, décoré sur  les deux faces; celle du côté de la cour, d’ordonnance corinthienne et l’autre, donnant sur le  jardin, formait un avant corps de forme sphérique dont l’attique se rehaussait d’un bas-relief, véritable chef-d’oeuvre artistique. M. Bellanger, premier architecte du comte d’Artois, chargé du  jardin, en avait fait une promenade pittoresque offrant des sîtes (sic) agréables. 
 M. le prince de Soubise à cette époque, se mettait en frais pour ces demoiselles et ses dépenses devaient monter considérablement si l’on en juge par cet aperçu de compte: «M. de Soubise vient de faire un arrangement avec Mlle Audinot...; il fait le même marché avec la Dervieux. Il n’y a que Mlles Costé et Guimard à qui il donne 3.000 liv.»” (Capon, 1902, p. 100) 
(rue de l’Arcade) 
“Au no 12 de cette rue, le prince de Soubise possédait un hôtel lui servant d’annexe et de petite  maison, dans lequel il entretenait un véritable sérail peuplé de charmantes houris.” (Capon, 1902.  104) 
“La vie de débauche et de luxure que le prince menait dans cet hôtel, lui valut un pamphlet sous  forme de lettre à propos du rôle indifférent qu’il joua dans la banqueroute du prince de Gniménée son petit-fils; en voici un extrait: «En vain par vos larmes hypocrites vous avez paru vous montrer sensible à mes malheurs; en vain vous vous êtes pendant quelque temps éclipsé d’un théâtre,  sanctuaire de vos plaisirs; et auquel vous reparaissez en sultan vétéran....»” (Capon, 1902. p. 105) 
Soyecourt, Hôtel de (dans faubourg Saint-Honoré
 (voir Clarétie, chapitre VI, les théâtres de Voltaire) 
Spa 
"BOBELINS, (LE ROI DES). On appelle Bobelin le buveur d'eau qui fréquente les fontaines de Spa; comme divertissement, on a  souvent créé et nommé Roi des Bobelins celui des buveurs qui montrait le plus d'entrain et qui semblait capable de faire les honneurs du lieu aux étrangers et de diriger les promenades et les plaisirs des habitués durant toute une saison. On a fait de cette royauté et de ceux qui la reconnaissaient, une sorte de confrérie burlesque et récérative qui avait ses lois et ses règlements. (...) // Il existe une pièce devenue rare [représentée?]: Les Amours de Fontamorose, roi des Bobelins, ou le Fat par excellence, comédie en prose et en vers (par Gullence). Bollen, 1791, in-8" (Dinaux, I, p. 100-101).
 Limbourg, J. Philippe de, Les Amours du Pouhon, 23 juillet 1766 (public ou de société?)
Mme de Genlis, L'aveugle de Spa, 3 septembre 1789 (public ou de société?)
Strasbourg
"Hymen et l'amour, (l') Pastorale en un Acte, en vers libres, par M. l'Abbé de la Porte, représentée à Strasbourg à l'occasion du Mariage du Prince de Soubise avec Mademoiselle de Carignan, 1741." (Dictionnaire dramatique, II, 401) 
Sulli, château de (propriété de Joseph de Corsembleu) 
 (d'après Olivier, une troupe d'amateurs y jouait vers 1719-1720) 
Sully, hôtel de (appartient à M. de Sully) - résidence du président Hénault entre 1720 et 1730 
Surênesreprésentation de L’Impromptu de Surêne, Dancourt, 2 mai 1713 
Surgères, marquis de (gendre du comte de Morville, auteur de L'Ecole du monde


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Bibliographie


Taconet, Jacques voir Congé de sémestre
Temple de Terpsichore (voir Chaussée d'Antin, Mlle Guimard
Temple, enclos du 

http://insolite.multimania.com/templiers/implantations.htm
http://www.le-gigan.org/othm/75003.htm
 “Le Temple! ce nom n’évoque plus dans nos esprits que l’image, popularisée par la gravure, du donjon trapu et carré, aux trourelles à poivrières; de la prison d’Etat où fut détenue sous la Révolution la famille royale, où furent enfermés avant leur départ pour Cayenne les députés fructidorisés, où s’étrangla Pichegru.  Le donjon n’était pourtant qu’une partie du Temple et non la principale. L’Enclos du Temple avec son église, son couvent, son cloître, ses vastes cours meublées d’hôtels particuliers et de maisons d’artisans, était comme une ville à part dans Paris, mais comme un Etat dans l’Etat, puisqu’il avait ses privilèges spéciaux, sa justice, sa police, sa voirie particulières ” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 112)  
  • Chez le comte de Ponchartrain, sur ce que G. Bapst appelle le premier théâtre de société construit  et démoli de façon si «complète», l'on joue en primeur L'Opérateur Barry de Dancourt  essentiellement devant ces mêmes spectateurs nobles et théâtrophiles.” (Trott, 2000, p. 26) 
  • Troupe d’Adrienne Lecouvreur “La petite troupe chercha aussitôt refuge dans l'enclos du Temple  où deux ou trois représentations de plus  purent avoir lieu.” (Trott, 2000, p. 170) 
  • Prince de Conti grand prieur au Temple.  (mort en 1778) (Clarétie, p. 20, évoque une/des représentation/s au Temple chez le prince de Conti) 

http://humanities.uchicago.edu/images/maps/turgot/turgot.html
 
 “Bâti par Mansard en 1667, restauré et agrandi par Oppenord, architecte du Régent, le palais du  grand-prieur était une demeure quasi royale, très disctincte des monuments conventuels du reste de l’Enclos et ne conservant rien de ce qui pouvait leur garder un caractère religieux sinon monastique. On y pénétrait/, de la rue du Temple, par un portail, ouvert dans un enfoncement arrondi et donnant sur une grande cour en fer à cheval  entourée d’une allée de tilleuls taillés en  arcades” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 112-113) 
 
 “Le bâtiment central était divisé en trois parties égales, celle du milieu légèrement avancée. (...)  Au centre de l’aile droite, entre cette aile et le mur d’enceinte de l’Enclos, du côté de la rue de la  Corderie, un édifice avait été accolé en 1720, par les ordres du chevalier d’Orléans et prolongé  jusqu’au coin de la rue du Temple. C’est dans cette bâtisse annexe que le prince de Conty établit  son appartement à coucher. Sa chambre, à alcôve et boiseries dorées, avait vue par deux portes- fenêtres sur une terrasse, d’où l’on descendait dans un petit jardin privé, fermé de grilles et distinct  de jardin prieurial. Contigus à sa chambre à coucher, le ‘cabinet turc’ et la bibliothèque, dont les  baies donnaient sur la rue de la Corderie. 
 
L’aile droite (...) se raccordait par la salle de billard au bâtiment central divisé en trois immenses pièces quadrangulaires: la salle de billard, à quatre  fenêtres, le salon d’assemblage, à huit fenêtres et deux portes-croisées, la salle de Nobles, à quatre  fenêtres...” (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 113) 
“Dans ce grand salon d’assemblée du rez-de-chaussée, dans ce ‘salon des quatre glaces’, défilèrent pendant plus de vingt ans tout ce qui comptait à Paris par la naissance ou la célébrité” 

“Il [Jélyotte] était, avec Trial, l’artiste favori de Conty et souvent participait aux concerts avec  orchestre offerts aux invités du lundi. Un des secrétaires du Prince, M. Quetant, auteur  dramatique, qui rimait d’assez pauvres vers, a réuni sous le titre : Bagatelles lyriques exécutées chez Monseigneur le prince de Conty  toutes les romances, ariettes et ritournelles de ces soirées du Temple, celles du moins dont il était l’auteur. / (...) M. Quétant n’était point le seul auteur dont  les oeuvres inédites se représentaient au Temple. Mme la comtesse de Boufflers s’essayait également dans l’art dramatique. Elle écrivait au moins une tragédie en prose qui fut d’abord lue  et prônée dans la société du Prince et sur laquelle elle voulut avoir l’avis de Jean-Jacques  Rousseau : ‘Elle l’eut..., mais modéré, tel que le méritoit l’ouvrage. Elle eut, de plus, l’avertissement que je crus lui devoir, que sa pièce, intitulée l’«Esclave généreux» avoit un très grand rapport à une pièce anglaise assez peu connue, mais pourtant traduite, intitulée «Oroonoko». Mme de Boufflers  me remercia de l’avis, en m’assurant toutefois que sa  pièce ne ressembloit pas du tout à l’autre.  Je n’ai parlé de ce plagiat à personne au monde qu’à elle seule”. (Capon & Yve-P, Vie privée, p. 131)

 
"À ces travaux dans l'enclos, il faudrait ajouter le théâtre qui se trouvait au Temple, sur lequel nous sommes très peu renseignés. Son existence est attesté...." (Trésors des princes de Bourbon Conti, p. 100)
 
Scène d'essai "15 Janvier [1768]. M. Rousseau de Geneve étant venu à Paris avec son Opéra des Neuf Muses, que les nouveaux Directeurs lui ont demandé, il s'en est fait une répétition chez le Prince de Conti au Temple, où l'on a conclu que cet Opéra n'étoit pas jouable." (Bachaumont, III, 283)
  • Les Eaux de Passy ou les coquettes à la mode, "Comédie en un Acte, en prose, imprimée en 1761" (Dictionnaire dramatique, II, 362) (NOTE: Brenner attribue cette pièce à Pierre Naquet, et situe la première représentation "au Temple"
Tencin, marquise de (voir Saint-Honoré
Ternes “Aux Ternes, le financier Mirey de Pompone rebâtit en 1718 le château, dont nous ne contemplons  plus que des restes....” (Hautecour, p. 343) 
Thiers, baron de 
Titon du Tillet (voir Folie Titon
Tivoli voir Folie Boutin
Tonnerre, Hôtel de
(Coligny ou la Saint-Barthélemy, Baculard, 1739) "Le 2 [juin 1750], je fus à la Comédie française voir le début de Mlle Emilie.... Elle jouoit, dit-on, à l'hôtel de Tonnerre, et en était la merveille.. Elle n'est rien moins que cela au Théâtre-Français. Les meilleurs acteurs d'un théâtre particulier sont ordinairement très-médiocres, pour ne pas dire plus, sur une théâtre public." (Collé, Journal et mémoires, I, p. 174)
Tournheim, chez Monsieur de (voir Madame de Pompadour)
Formée par un oncle théâtrophile, M. de Tournheim, qui réunissait dans sa société des auteurs tels que  Voltaire, Crébillon, Fontenelle, Montesquieu, et Gresset, Mme d'Étiolles sera vite reconnue pour ses talents  scéniques; jusqu'à Louis XV avait entendu les éloges de ses dons pour la comédie et pour le chant. Ce fut  ainsi, du moins en partie, que celle qui devint Mme de Pompadour finit par acquérir le titre de favorite du roi pour bon nombre d'années. (Trott, p. 174) 
Tresme, Hôtel de 
 (à Paris. spectacles de Polichinelle. appartient  au duc de Bourbon, frère du duc de Maine –  Clarétie, p. 45) 
Tourney, théâtre de (Voltaire y fait jouer trois fois une version primitive de Tancrède en  octobre 1759) (“Des jeunes gens de beaucoup de talent la représentèrent avec moi sur un petit  théâtre que je fis faire à la campagne. Quoique ce  théâtre fût extrêmement étroit, les acteurs ne furent point gênés; tout fut exécuté facilement; ces bouclieurs, ces devises, ces armes qu’on suspendait dans la lice, faisaient un effet qui redoublait l’intérêt, parce que cette décoration,  cette action devenait une partie de l’intrigue.” – Épitre dédacatoire à Madame la marquise de Pompadour
Tourvoie, château de (propriété près de Berny que le comte de Clermont a offerte à Mlle  le Duc, sa maîtresse) 
Traversière, hôtel de la rue (Voltaire et Lekain en 1750) (Rome sauvée, de Voltaire, 8  juin 1750) “Les compliments que Le Kain avait reçus n’étaient pas faits pour le détourner de ses projets. Il  résolut de laisser à son frère la direction de son commerce et de ‘s’enrôler sous les bannières de  Melpomène’. Lorsqu’il retourna Rue Traversière, ce fut seulement pour supplier l’auteur de Zaïre de lui donner des leçons. Le maître, qui se sentait en présence d’une nature exceptonnellement  douée, y consentit volontiers et invita le futur Roscius à venir habiter chez lui. Il fit mieux encore: 
 sur la demande de son élève, il se décida à transformer le second étage de sa maison en théâtre où  il essayerait ses pièces nouvelles et où joueraient les acteurs de Jabac. (...) / La salle construite par le poète fut inaugurée le 6 juin 1750 avec Mahomet (après avoir joué Rome sauvée rue Traversière, Voltaire et sa troupe invités—juin 1750--à présenter la pièce devant la duchesse du Maine: “Les comédiens se rendirent à Sceaux et y furent acclamés. Voltaire joua lui-même le rôle de Cicéron” – Olivier, p. 180) (juillet 1750, de retour à r. Traversière, – Le duc de Foix, avec LeKain  --Zulime, avec Mme Denis et Mme de Fontaine, et LeKain  --Jules César
(7 juin 1750 Laissons tout cela pour te parler de la pièce d'hier.  C'était Mahomet, joué par ces jeunes gens de la rue Saint-Antoine.  Grandval ne joue pas à beaucoup près si bien que le jeune homme qui a joué Mahomet (...) Mais mon Dieu, comment peut-on encore bien faire?  Le théâtre est sous le nez des spectateurs.  Il y a pour tenir dans la chambre cinquante personnes et nous étions plus de cent.” (Sélections de la Correspondance de Mme de Graffigny) ENCORE INEDIT 
Tuileries, château des – 

(photo XIXe s.)
  
  • Salle des Machines – utilisée pour des représentations “privées” (“Lundi, 29 décembre [1721]. commencèrent les ballets chez le roi, dans la grande salle des  machines, qui est magnifique. On n’y entre que par billets. (...) Les seigneurs dansent avec les  filles de l’Opéra, et ils ont envoyé chacun un présent à leurs femmes. La symphonie et la musique  sont très-belles. Les acteurs de la comédie représentèrent aussi Dom Japhet d’Arménie, qui fit  beaucoup rire.” (Barbier, I, p. 70, janvier 1721)
  • "devant le Roi"  (salle des Machines ou ailleurs?) "Diane et Endymion ou l'Amour Vengé, Comédie en trois Actes, avec des Scènes Italiennes, par Lélio pere, au Théâtre Italien, 1721. Cette Piece fut auparavant jouée devant le Roi, au Palais des Tuileries." (Dictionnaire dramatique, I, 265) (voir aussi Un Magistrat du XVIIIe siècle... qui évoque la représentation d'Arlequin Pluton de Gueullette, joué "...en présence du Roi, sur le petit théâtre des Tuileries" (p. 50)
  • appartement du comte de Livry;  Quatrième Lazzi – Chienne Badine , cuisines "Quand toute la joyeuse compagnie se fut assemblée dans son appartement des Tuileries, les plus gourmands furent alarmés de ne pas apercevoir le plus faible préparatif pour le souper, mais cette inquiétude mal fondée était déjà une espèce de Lazzi.  Toute la compagnie fut avertie qu'elle était servie et priée de passer dans une dernière pièce de l'appartement, dans laquelle on trouva le couvert préparé.  La table était formée en fer à cheval à l'imitation du festin royal qui venait alors de se donner pour le mariage de M. le d. de Conti.  Elle fut couverte de toutes sortes de légumes crus  et dont l'aspect était agréable, mais un service aussi peu convenable à l'appétit ordinaire des conviés, et surtout à celui du Souverain lui-même, ne pouvait être de longue durée; aussi ne parut-il que le temps convenable à la plaisanterie.  Tous les valets, déguisés et masqués avec des nez formidables, servirent un de ces soupers magnifiques qu'il sait mieux donner qu'un autre.  Cette forme de souper fut prise pour le Lazzi-- la décoration et le service auraient suffi à tout autre qu'au Souverain--mais au fruit l'on vint avertir que Mr Hendrix était entré, et demandait à faire voir le divertissement de Badine sa chienne, qui pour lors faisait bruit à la foire Saint Germain. L'on passa dans une autre pièce de l'appartement où l'on vit en effet le Bavard qui représentait le Sr Hendrix et qui fit un compliment impromptu bien digne de l'original qu'il représentait.  Il fit faire tous les exercices à Satire vêtu en Badine: un masque, une queue, un habit de la couleur du poil de la chienne rendaient son déguisement inimitable..." (Lazzis, p. 104-105)
"...le Bavard [=Piron] et Satire [=Salley] sortirent encore de table et furent trouvés par tous les autres Lazzistes vêtus de blanc en long habit de lin, avec des coiffures de sacrificateurs dorées et ornées de longues étoles, se promenant aussi gravement que sérieusement sur les tables de la cuisine du roi, où la compagnie avait été priée de se rendre.  Quand tout le monde se fut assis, les deux sacrificateurs chantèrent la parodie suivante du "Destin" de Thétis et Pélée." (Lazzis, p. 108) 
Feu d’artifice (dans les cuisines) 
  • chez la princesse de Guémené (appartement que sa charge de gouvernante des enfants de France mettait à sa disposition--Hellegouarec'h, p. 445) 



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Bibliographie


Valenciennes
en société (Crispin philosophe, de Macort, en 1716) 
Valentinois, chez le duc (rue Basse, à Passy, vers 1752) 
 “1er juillet 1752. ... rue Basse, maison appartenant ‘à M. le duc de Valentinois qui l’occupe’. Cette  maison, qui avait eu pour propriétaire M. le duc d’Aumont, était moins remarquable par sa grandeur que par la manière dont on avait su tirer parti du terrain. Le batiment consistait en deux  ailes, terminées chacune par un belvéder (sic)... Dans l’aile droite se trouvait un salon fort / élevé  et orné de sculptures, de figures et de bustes. (...) Différents bâtiments contigus menaient à une galerie remplie de tableaux et de bustes terminée par un petit ‘appartement à coucher’”. (Capon, 
 1902, p. 131) 
Valentinois, chez la duchesse de 
Vanvres, représentation des Deux fêtes au lieu d’une, de Laujon, 1773 
Vaudreuil, chez le comte de, à Gennevilliers
"Mme Vigée-Lebrun évoque les soirées théâtrales... à Gennevilliers, chez le comte de Vaudreuil... 
[Elle] joue aussi la comédie, tout intimidée qu'elle est par la qualité du public: 'La maison était meublée dans le meilleur goût, quoique sans magnificence; il s'y trouvait une salle de comédie, petite, mais charmante, dans laquelle ma belle-soeur, mon frère, M. de Rivière et moi nous avons joué plusieurs opéras-comiques, avec Mme Dugazon, Garat, Caillot et Laruette.
Ces deux derniers, qui étaient alors retirés du théâtre, jouaient admirablement, et avec un tel naturel, qu'un jour, comme ils représentaient ensemble la scène des deux pères dans Rose et Colas (de Sedaine et Monsigny), je crus qu'ils causaient entre eux, et je leur dis: allons, il faut commencer la répétition." (Hellegouarc'h, p. 446)
(Mme de Genlis, Les Deux Sultanes, 1770)
"Chez M. de Vaudreuil, [à  Gennevilliers] on peut assister à une étonnante représentation du Mariage de Figaro devant le comte d'Artois et 'une grande partie de la cour', dès le 26 septembre 1783." (Hellegouarc'h, p. 447)
Vaugirard, voir Dangeville 
Vaujours, ch. de (rebâti en 1765-->; famille de Maistre) 
 Le Savetier et le financier, joué en 1768 (voir aussi L’Isle-Adam où Mme de Genlis joue dans 
 cette pièce aussi) 
Veronèse, chez Camille (fille de Pantalon Veronèse à la Comédie-Italienne) 
 “Dans la... rue Royale à droite en montant avant d’arriver au croisement de la rue La Rochefoucauld, la Dlle Camille Véronéze acquit le 11 avril 1766 une maison appartenant  aux héritiers Boucher et Montauban, occupée en location par M. Gelly au prix de 1.600 liv. par an (...)  Devenue propriétaire... elle la fait rebâtir l’année suivante en 1767, et la médiocre habitation devient une coquette propriété avec jardin garni de bosquets, chambres bien meublées, salon donnant sur le jardin garni de sophas, de fauteuils fond rouge et blanc, glace avec trumeaux dorés,... C’est là que Camille s’abandonne à tous les charmes d’une vie légère, c’est là qu’elle donne des fêtes fastueuses et des petits soupers auxquels M. Cromot se piquait d’inviter les plus libertins de ses amis. Cette vie fut hélas! très courte et au bout d’un an elle rendit le dernier soupir dans cette même maison de la rue Royale qui avait été témoin de ses joies.” (Capon, 1902, p. 71) 
Verrières, théâtre. de Mlles (Marie Rinteau, née vers 1728, morte en 1775; Claudine-Geneviève, née en 1730) 
 
frontispices, Gaston Maugras, Les Demoiselles Verrières

“Marie et Geneviève [Rinteau=Verrières] étaient admises à faire partie de la troupe de comédie du Maréchal [de Saxe]; on sait quelles en étaient les charges. Ceci se passait en 1745. Marie avait à peine dix-sept ans, Geneviève près de quinze.” (Maugras, p. 31) 

--leçons d’art dramatique pour Marie, données par Marmontel: “L’accueil de sa nouvelle élève le charma. (...) ‘Les premières scènes que nous répétâmes ensemble furent celles de Zaïre avec Orosmane. (...) Dès notre seconde leçon, ces mots : «Zaïre, vous pleurez!» furent l’écueil de ma 
 sagesse.’ Oubliant tout en effet, ... Marmontel tombe aux pieds de son élève. La tendre Marie ne sait pas mieux résister....” (Maugras, p. 59) 

--liaison avec M. d’Épinay. Interrompue, puis relancée après 1750: “D’Épinay avait donné à sa maîtresse un magnifique hôtel à la Chaussée d’Antin. On y menait joyeuse vie: ce n’était que réceptions, bals, soupers, représentations dramatiques.” (Maugras, p. 78). Épinay ruiné et rayé de la liste des Fermiers-généraux vers 1761. 

--Après 1761... (auteurs associés à ces théâtres: Colardeau et La Harpe. Témoin: Bachaumont) “Les deux soeurs, qu’encouragait un succès constant, poursuivaient sans se lasser la série de leurs représentations théâtrales; ces divertissements dramatiques paraissaient d’autant plus piquants 
 qu’on y voyait rarement figurer des acteurs de profession. Le plus souvent les Verrière faisaient jouer ceux de leurs amis qui montraient quelques dispositions, et elles-mêmes prêchaient d’exemple en montant sur la scène et en y déployant le plus rare talent. (Maugras, p. 131-132) 

voir Auteuil (pendant les décennies 1750 et 1760?) 
 Collé, Partie de chasse de Henri IV. “Quand Collé eut composé sa Partie de chasse de Henri IV, le duc d’Orléans fit représenter la pièce à Bagnolet ; le duc interprétait le rôle de Michaud et jouait à ravir. Cette petite comédie fit beaucoup de bruit et obtint une très grande vogue: comme elle était interdite sur les théâtres publics, toutes les sociétés particulières s’efforcèrent de monter la pièce à la mode et les Vernières naturellement furent les premières à vouloir en donner le régal à leurs amis. Mais elles le firent dans des conditions exceptionnelles et de nature à décourager 
toute rivalité. Elles confièrent le rôle de Henri IV au président de Salaberry, qui était tout le portrait du prince, et elles l’entourèrent des meilleurs acteurs de leur société, de façon à composer une véritable troupe d’élite. 
     La représentation fut donnée sur le théâtre / d’Auteuil. Quel fut l’enthousiasme de l’assistance lorsque, le rideau levé, le président de Salaberry parut sur la scène! On crut voir Henri IV lui-même et les applaudissements les plus frénétiques accueillirent cette étrange ressemblance. La pièce fut jouée à ravie et ne fut pour les interprètes qu’un long triomphe. Le succès prit de telles proportions que tous ceux qui n’avaient pu assister à la première représentation demandèrent avec insistance qu’on en donnât une seconde. Les Verrières se prêtèrent de bonne grâce à un désir qui flattait leur amour-propre; pendant ce seul hiver, elles durent faire jouer jusqu’à quatre fois sur leur petit théâtre cette Partie de chasse, dont on ne pouvait se lasser.” (Maugras, p. 132-133) 
(Camille et Constance de Colardeau, le 2 mars 1762, à Auteuil – Maugras, p. 134) 
 (reprise de Camille et Constance le 26 avril 1763) 
 chez les Dlles Verrières rue Chaussée-d’Antin (jusque dans les années 1770) 
« La salle de spectacle de leur villa d’Auteuil était élégante et bien disposée, mais celle de leur hôtel de Paris, sis en la Chaussée-d’Antin, était particulièrement jolie : elle était très grande pour un théâtre particulier, d’une belle hauteur et très richement décorée. Elle ne comptait pas moins de
 sept loges en baldaquin, d’un dessein élégant et tendues de riches étoffes; puis, comme dans tous les théâtres de société établis alors chez les riches courtisanes, il y avait un certain nombre de loges grillées qui permettaient aux femmes de qualité d’assister au spectacle sans être vues » 
 (Jullien, p, 10) 

(6 mai 1763, Marivaux, Seconde Surprise de l’amour – distribution ds, Jullien, p. 14; suivi par la Courtisane amoureuse = NB l’autre titre de Camille et Constance

--La représentation du 26 avril ’63 à Auteil préparait une plus grande fête pour le théâtre de la Chaussée d’Antin : “Mais ce n’était là pour ainsi dire que la répétition générale, le prologue d’une fête plus brillante encore. Quelques jours après, en effet, on reprenait la Courtisane amoureuse et on la faisait précéder des [sic] Surprises de l’amour de Marivaux. Cette fois c’était une soirée de grande cérémonie, une véritable représentation de gala qui devait faire époque dans les fastes du théâtre de la Chaussée-d’Antin. Les invitations avaient été scrupuleusement réservées aux plus illustres personnages et à quelques hommes de lettres privilégiés; on se garda de manquer une solennité aussi attrayante, tous les heureux élus furent exacts au rendez-vous et le rideau se leva devant la plus noble assistance.” (Maugras, p. 136) 
--Distribution de rôles dans la [Seconde] Surprise de l’amour de Marivaux: “Geneviève de Verrières, dite Mme de la Mare, jouait le rôle de la marquise; Marie, dite Mme de Furcy, celui de la soubrette; le rôle du chevalier avait été confié au baron de Van Swieten; Colardeau représentait le comte et d’Épinay Hortensius; le valet était le président de Salaberry. 
 Quel singulier assemblage et comme il donne bien l’idée du personnel que les deux soeurs traînaient enchaîné à leur char! Un diplomate, un poète, un magistrat, un financier ruiné! Que de contrastes et combien ces Surprises de l’amour durent être pour le public l’objet de piquantes réflexions!” 
 Tout marcha le mieux du monde; les deux soeurs excellèrent et elles furent bien secondées; la toile se  baissa au milieu d’applaudissements frénétiques. 
 Après un léger entr’acte consacré aux rafraîchissements et aux compliments des invités, le rideau se leva de nouveau et l’on commença la Courtisane amoureuse. / 
 Marie joua délicieusement, on peut dire au naturel, le rôle de la courtisane; sa soeur Geneviève représentait la soubrette. Pour tenir les autres rôles on avait eu recours à des acteurs de profession: Mlle Villette faisait la marchande de modes, Le Jeune l’amoureux et La Ruette le valet. 
 Il y avait un orchestre excellent et fort nombreux; la musique, assez bonne quoiqu’il y eût des longueurs et pas mal de réminiscences, était de ce Dupin de Francueil que nous connaissons bien et qui depuis plusieurs années partageait avec quelques amis les bonnes grâces de Mlle de Verrières cadette. 
 Enfin, dernier détail et digne complément de cette étrange réunion, le souffleur du théâtre n’était autre que l’ancien précepteur des enfants de M. d’Épinay! ” (Maurgas, p. 137-138 
(Maurgras, p. 137) 
(L'Heureuse espièglerie, 1772)
“La présence de La Harpe dans la demeure des Verrières à titre d’amant heureux ne devait pas nuire, bien au contraire, aux représentations théâtrales. A son tour il devint le directeur ordinaire du petit théâtre de la Chaussée d’Antin et il poussa la condescendance jusqu’à monter lui-même 
 sur les planches pour donner la réplique à la maîtresse de la maison.” (Maugras, p. 232) 
(Saurin, Julie, vers 1772) 
(Billard du Monceau, L’Espièglerie vers 1772 – voir lettre de Pidansat de Mairobert, 4 octobre 
 1772, citée dans Maugras, p. 232-233 “Dimanche dernier, on y [Chaussée d’Antin] a donné Julie, comédie de M. Saurin, ... Elle a fait peu de sensation; mais l’Espièglerie, petite pièce en un acte, y a eu le plus grand succès: elle a paru d’une gaieté charmante et le sieur de la Harpe y a 
 supérieurement bien joué. L’ouvrage est du sieur Billard du Monceau, le parrain de Mme la comtesse Du Barry.”) 
(Le Devin du Village, avec Aurore Dupin, grand’mère de George Sand) 
“Aurore ne restait pas simple spectatrice de ces représentations théâtrales: presque toujours elle y jouait un rôle et elle se distinguait par des dispositions étonnantes pour l’art dramatique. Non seulement elle figurait toujours avec succès dans les pièces que l’on représentait sur le théâtre de 
 sa mère, mais elle jouait encore dans des opéra-comiques qui souvent alternaient avec les comédies. On la vit successivement tenir les rôles de Colette dans le Devin de village, d’Azémia dans les Sauvages, etc.; elle fit tous les principaux rôles dans les opéras de Grétry et les pièces de 
 Sedaine. Elle avait une voix magnifique qu’elle maniait à ravir.” (Maugras, p. 233) 
Faubourg Saint-Honoré & Gonesse 
 “Depuis la mort de sa soeur, Geneviève habitait dans une maison de la rue du Faubourg Saint-Honoré, acquise à son intention par d’Épinay. Elle possédait en outre une maison de campagne, près de Gonesse.” (Maugras, p. 261) 
Versailles

Château. de Versailles (question du statut des représentations “de Cour”. Officiel, mais non “public”. Donc, une série de spectacles “privées” dans plusieurs endroits.)  

  • appt. de Mme de Maintenon (à Versailles ou à St-Cyr?)  (“Les représentations de Saint-Cyr sont de l’ordre spécial du Théâtre collégiaque. Mais on donnait  la comédie chez Madame de Maintenon, comme en fait foi la lettre de la Palatine, en 1702, au roi  d’Espagne.” – Clarétie, p. 12) 
  •  chez la duchesse de Bourgogne (La Ceinture magique, de J.-B. Rousseau, 3  février 1702) 
  • Cour de marbre
  •  Salle de spectacle – aménagée en février 1745 pour le mariage du Dauphin («La galerie & les  grands appartemens de Versailles, par lesquelles devoit passer la Cour en cérémonie, avoient été  richement meublés. On avoit construit des gradins dans toutes les croisées de la galerie & dans  toutes les pieces du grand appartement ser/vant de passage jusqu’à l’escalier des Ambassadeurs,  lesquels étoient remplis de Dames, que ce superbe  spectacle avoit attirées à la Cour.» (Mercure,  avril 1745, p. 147) 
  •  Grande Écurie  (février 1745) «Le grand Manége couvert à Versailles a été choisi pour  l’emplacement des ces deux magnifiques fêtes, sa longueur est de vingt-cinq toises ou environ,  sur sept toises & demie de largeur, ce qui fait le dans SIC oeuvre du Manége. On a ajouté pour  prolonger ce spectacle un corps de bâtiment construit en charpente de sept toises en saillie sur la  carriere, tant pour y former un supplément au théâtre, que pour y / pratiquer un coridor regnant &  conduisant à toutes les loges des Acteurs & Actrices de la Comedie. (....) La partie du théatre occupait six toises dans l’intérieur de la sale, & cinq dans la partie extérieure  séparée par trois grandes arcades de construction naturelle aux bâtiments desquelles on a sçu  profiter pour faire valoir la perspective & les lointains. L’ouverture de ce théâtre se présentoit par un avant scene de la largeur de trente pieds, & étoit  décorée de chaque côté de groupes, de colonnes d’ordre Ionique, avec des pilastres posés sur des corps portant entablemens, leurs ornemens, ainsi que de l’arc & voussure étoient  de sculptures &  reliefs dorés. Dans la partie milieu de l’avant scene à l’endroit du ceintre étoit un grand cartel soutenu par des  amours de ronde  bosse, lesquels badinoient avec des guirlandes de fleurs, &  cherchoient à les grouper autour d’un Soleil, d’autres amours re/troussans les mêmes festons à l’endroit des  volutes de l’avant scene & en aplond des colomnes. Le rideau d’avant scene étoit de fond citron avec un bordé rouge, coins & milieu d’ornemens  rehaussés d’or, au milieu de ce rideau étoit peint en coloris une SIC groupe de l’hymen & de  l’amour unissant leurs flambeaux, une chaîne de jeux & de plaisirs sous des formes d’enfans les  entouroient d’une guirlande de fleurs, tandis que d’autres en répandoient sur eux» (Mercure, avril  1745, p. 150-151) (La Princesse de Navarre, fév. 1745; Platée;) 
  •  La Salle des tribunes «Le Jeudi 25 [février 1745]... La Reine assista pendant le jeu dans la salle  des tribunes, avec une cour nombreuse de Dames & Seigneurs, à un Concert qui y fut exécuté du  prologue & de l’acte de Vertumne & de Pomone du Ballet des Elements. Les personnes de laCour & de la Ville, qui occupoient les banquettes, les tribunes & les gradins y furent placées par  M. le Duc de Richelieu ayant auprès de lui l’Intendant des menus plaisirs en exercice....»  (Mercure, avril 1745, p. 163-164) 
  •  Petits-Cabinets”, salle des des (1747--1748) (mme de Pompadour) "Le cabinet des médailles, au château de Versailles, fut transformé en un théâtre que construisit l'architecte Gabriel et que Boucher orna de peintures mythologiques. Ainsi fut créé, pour amuser un homme quin'était pas amusable, le «spectacle des petits cabinets» ou «des petits appartements»." (Alméras, p. 57)
  • "Petits Appartements, théâtre des (1748-175?)(Mme de Pompadour) "En 1748, la Salle des petits cabinets fur remplacée par un nouveau théâtre dans la cage du grand escalier de marbre des Ambassadeurs. On pouvait l'envlever et le reconstruire à volonté." (Alméras, p. 57, note 1) "Le goût de la comédie et de l'opéra est devenu général. On en représente partout, et on compte dans Paris jusqu'à cent soixante sociétés qui ont des théâtres. Vous jugez bien que celui des petits appartements du Roi est le plus brillant. Les acteurs qui y ont acquis le plus de célébrité sont Mme de Pompadour et les ducs de Duras et de Nivernois...." (Correspondance littéraire, pour 1747-1748) 
  • "devant le Roi" (où? Petits Appartements?) "Mignonette, Comédie-Ballet en trois Actes, ornée de Spectacles & de Danses; représentée devant le Roi à Versailles, en 1750." (Dictionnaire dramatique, I, 550)
Représentations
  • Trianon "9 Décembre [1764]. La gazette de France d'avant-hier parle d'un Divertissement de la composition de M. Poinsinet, & exécuté à Trianon le mercredi 28 Octobre pour l'amusement de Nosseigneurs les Enfans de France. Les interlocuteurs sont des personnages moraux, dans le goût de ceux des fables de la Motte, Dame Mémoire, Dame Imagination &c. On conçoit combien cela doit être froid." (Bachaumont, II, p. 128-129).
  • Petit Trianon  J-J Olivier, Le Kain, p. 7, situe ce théâtre dans la catégorie “théâtre de société”: “Citons enfin le  théâtre que, sur l’ordre de Marie-Antoinette, l’architecte Le Pic avait construit au Petit Trianon.  La Reine était l’étoile de la troupe, qui comptait parmi ses membres le Comte d’Artois, le Comte de Vaudreuil, le Comte Adhémar, Madame Elisabeth, la Duchesse de Guiche et la Duchesse de  Polignac. Ces augustes acteurs se firent applaudir dans des comédies et dans des opéras comiques  tels que La Gageure imprévue, L’Anglois à Bordeaux, Les Fausses infidélités, Le Barbier de Séville, Rose et Colas, Le Roi et le Fermier, Le Devin de village, Isabelle et Gertrude, Les deux  Chasseurs et la Laitière, Le Tonnelier et Les Sabots.” (Olivier, Le Kain, p. 7 note. 1)  (Linières, comte de, L'Amitié sur le trône, 14 fév. 1784) (Brenner) 
Ville de Versailles,  
  • Hôtel de Conti "Ceinture magique, (la) Comédie en un Acte, en Prose, de Rousseau; jouée pendant le Carnaval, à l'Hôtel de Conti à Versailles, devant le Roi, 1701." (Dictionnaire dramatique, I, 186) 
          (Electre, de Longepierre, 22 janvier 1702) "Cette tragédie parut d'abord à Versailles, sur le Théâtre de l'Hôtel de Conti, où elle reçut de grands applaudissemens, En 1722, on la répéta à Paris [au Palais Royal], le matin, & des gens de la première conditions s'y trouverent, sur les billets que fit distribuer Monseigneur." (Dictionnaire dramatique, I, 294) 
  • Versailles, Hôtel de Richelieu (La Parque vaincue, Tannevot, Alexandre, 1751) 
Vieuville, la marquise de (rue Cassette) 
 Colardeau y est mort le 16 avril 1776 (Maugras, p. 247) 
Vigée-Lebrun, Mme (voir Folie Boutin, Vaudreuil
"Son salon accueillait beaucoup d'artistes et de célébrités de toute sorte.... On comptait parmi ses invités : les compositeurs Guitry, Sacchini et Martini; les chanteurs Garat et Madame Tondi..." 
http://www.aei.ca/~anbou/vigee.html
Villars, Théâtre de (quelques années avant la Révolution) 
 (“chez la maréchale de Trianon” – Olivier) 
Villemain d'Abencourt, M. de "l'École des épouses, Comédie en un Acte, en prose, par M. d'Abancourt, jouée en société, 1765." (Dictionnaire dramatique, II, 362) "Élise et Charmus, Pastorale en un Acte, en vers, par M. d'Abancourt, jouée en société, 1766" (Ibid., 364-365) 
Villeneuve-Saint-George (situé de l’autre côté de la rivière par rapport à Petit-Bourg) (avant la mort de 
 Monseigneur en 1711) 
 “Ma charge de lieutenant des chasses me donna occasion d’etre connu de Monseigneur, de M. le 
 duc de Bourgogne et de M. le duc de Berry. Ils venaient coucher à Villeneuve-Saint-George, 
 avec peu de suite; je suivais Monseigneur à la chasse du loup et les princes, quand ils venaient 
 tirer des faisandeaux. Ils se promenaient après souper et, alors, ils s’entretenaient très 
 familièrement. Je présentai, à M. le duc de Bourgogne, mon discours imprimé, qui avait eu le prix 
 [en 1707] à l’Académie française.” (Hénault, Mémoires, p. 20) 
Villeroy, chez le duc de (Louis-Nicolas de Neufville, marquis d’Alincourt, baptisé à Paris le 25 décembre 1663. Mort le 22 avril 1734) 
 “M. le duc de Villeroy voulait aussi m’avoir dans sa petite maison de Soisy où nous soupions fort 
 gaiement. J’y vis M. le marquis depuis duc d’Antin. MM. de Sainte-Maure, de Roucy,  duc de 
 Brissac, Barcus, intendant de M, le maréchal de Villeroy, homme de beaucoup d’esprit et connu 
 par ses chansons, le petit Dupré, attaché aussi au maréchal,  homme à bons mots et qui s’était mis 
 en droit de tout dire, etc.” (Hénault, Mémoires, p. 19-20) 
Villeroy,  chez le maréchal de, (Louis-François-Anne de Neufville, né le 13 octobre 1695, mort à Paris le 21 mars 1766.) (situé “à Villeroy, depuis Ramillies”) 
 “M. le maréchal de Villeroy, alors relégué à Villeroy, depuis Ramillies, m’y gardait pendant toutes les vancances. J’avais alors dix-neuf ans [donc, en 1704]. Il me récitait continuellement des vers d’Athalie, et je ne manquais pas de lui dire qu’il était Joad, comme il le fut, en effet, depuis.” 
 (Hénault, Mémoires, p. 19). 
Villeroy, chez la duchesse de (mention de son salon dans Rolland, p. 34) 
"La duchesse de Villeroi avait aussi dans son hôtel un théâtre; en 1767, le [sic] célèbre Clairon y joua plusieurs fois; dans l'année suivante, y fut joué le drame de l'Honnête Criminel, qui n'avait pas encore permission de paraître en public, et, en novembre 1763, le roi de Danemark y assista et vit jouer la demoiselle Clairon et le sieur Le Kain." (Dulaure, III, p. 469-470). 
"16 Juin 1766. Madame la Duchesse de Villeroi se propose de donner une fête au Prince Héréditaire de Brunswick, & pour le traiter dans le genre plus neuf & plus intéressant, Mlle Clairon se prête aux desirs de cette Dame, & doit jouer la Comédie chez elle. On regalera le Prince d'Ariane, piece où triomphe la moderne Melpomene." (Bachaumont, III, 44).
(L'Honnête criminel (ou l'amour filial), de Fenouillot, De Falbaire de Quingey, Charles-George, 2 février 1768) 
"2 Février. On a dû jouer aujourd'hui sur le Théâtre de Madame la Duchesse de Villeroi, L'Honnête Criminel. Ce drame a été resserré & retouché, quant au style, par M. de Marmontel & autres auteurs de cette cour-là. Ce sont les Comédiens François qui représentent. Il y a eu dimanche une répétition très larmoyante."  "3 Février. ...Les Spectateurs en ont été très satisfaits. Ce qu'il y a de plus grand à la Cour & à la Ville y a assisté. Plusieurs Ministres y étoient, entr'autres M. le Comte de St. Florentin, qui a été sollicité très vivement pour en permettre la représentation sur le Théâtre de la Comédie Françoise...." (Bachaumont, III, 294) "8 Février. L'Honnête criminel ne sera pas joué..." (ibid. 299)
 (La Sorcière par hasard, Framéry, 1768) 
Villers-Cotterêts (duc d'Orléans) 
"Ruse inutile, (la) Comédie en un Acte, en vers, par M. Rousseau de Toulouse, aux François, 1749.  Elle avoit été jouée auparavant à Villers-Cotteret, chez M. le Duc d'Orléans, alors Duc de Chartres." (Dictionnaire dramatique, II, 149) 
 (chez Madame de Montesson – “L'Ile sonante[de Collé], chez Mme de Montesson, selon Brenner, 1767) 
"...jouée à Villers-Cotterets chez le duc d'Orléans..." (Alméras, p. 38) 
Vincennes, château de? 
 (voir Clarétie, p. 11 – sous Louis XIV) 
Vitry, en société (L'Oracle de Vitry et des théâtres, de Lieudé De Sepmanville, C. A., 1759) 
("Fête de Minerve, (la) ou le Temple de l'Amitié, Piece en un Acte, en vers, mêlée d'Ariettes, par M. Lieudé, représentée sur un Théâtre de société [également à Vitry??] en 1750." -- Dictionnaire dramatique, II, 383) 
Voltaire – 




Ximenès, chez le marquis (Auguste-Marie, marquis de Ximénès, 1726-1827) “Le marquis de Ximenès bien que fréquentant les coulisses de l’Opéra et malgré les nombreuses intrigues qu’il y avait avec les actrices à la mode, entre autres Mlle Clairon, ne négligeait pas les pourvoyeuses renommées et rendait souvent visite...” (Capon, 1902, p. 16). "21 dudit [novembre 1763]. M. le Marquis de Xinenès [sic] ayant essayé vainement de se faire un nom comme auteur, se borne à présent à se faire des protégés; il a une cour de jeunes gens, dont quelques-uns sont déja connus; il a prise M. de la Harpe sous son Egide...." (Bachaumont, I, p. 350).


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BIBLIOGRAPHIE 

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--Bapst, G.  «Mise en scène des théâtres de société»,  Essai sur l'histoire du théâtre, la mise en scène, le décor, le costume, l'architecture, l'éclairage, l'hygiène, (reprint de l'éd. 1893) New York, Burt Franklin, 1971., p. 300-301. 

--Barbier, E.J.F, Journal Historique et anecdotique du Règne de Louis XV, Paris, Chez Jules Renouard & Cie, 1847, 4. vol. 

--Berryer (lieutenant de police), «Etat des maisons galantes qu’aurait à surveiller le sieur Marais» en 1749. Trois ans plus tard, celui-ci remit un rapport, par quartiers, «sur les petites maisons situées aux environs de Paris avec les noms des propriétaires et les noms de ceux qui les occupent, le 1er juillet 1752». [Capon, 1902, p. xvi, qui indique Bibl. de l’Arsenal, Archives de la Bastille, 10 252. 

--Bourassa, André-G., «Un fou dans une poche! Situation du théâtre français au Québec, 1624-1824.» http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/situatio.html

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--Capon, Gaston, Les Petites Maisons galantes de Paris au XVIIIe siècle. Folies, Maisons de Plaisance et Vide-Bouteilles, d’après les documents inédits et les rapports de police, Paris, 1902. [BHVP cote  36 063 

--Capon, G. & R. Yve-Plessis, Les Théâtres clandestins, Paris, Plessis, 1905. 

--Capon, G. & R. Yve-Plessis, Fille d'Opéra, vendeuse d'amour. Histoire de Mlle Deschamps (1730-1764), Paris, Plessis, 1906. 

--Capon, Gaston & R. Yve-Plessis, Vie privée du Prince de Conty, Louis-François de Bourbon (1717-1776). Racontée d’après les documents des archives, les notes de la police des moeurs et les Mémoires, manuscrits ou imprimés, de ses contemporains. Paris, Jean Schemit, Libraire, 1907 [BHVP 946 681 
(NB – importante bibliographie plus index, p. 381-418) 

--Clarétie, Léo, Histoire des théatres de société, Paris, Librairie Molière [1906]. 

--Correspondance complète de la Marquise du Deffand, éd. M. de Lescure, Genève, Slatkine Reprints, 1971, 2. vol. 

--Correspondance littéraire

--Cousin, Jules, Le comte de Clermont, sa cour, ses maîtresses, lettres familières, Paris, Académie des Bibliophiles, 1867, 2 vol. 

--Croy, maréchal duc de, “avait écrit le recueil des mises en scène de son théâtre” au château de l’Ermitage (voir Clarétie, p. 21) 

--De Bagatelle à Monceau 1778-1978. Les Folies du XVIIIe siècle à Paris. Exposition organisée par le Musée Carnavalet et la Délégation à l’action artistique de la Ville de Paris. Domaine de Bagatelle, 13 juillet-11 septembre 1978; Musée Carnavalet, 6 décembre 1978-28 janvier 1979. (le catalogue de cette exposition à la BHVP, parmi les Usuels 4 I  123 (1)

--Dictionnaire dramatique, 2 tomes, dans Bibliothèque des théâtres, Paris, Veuve Duchesne, 1784. 

--Dinaux, Arthur, Sociétés badines, chantantes et littéraires, Paris, Bachelin-Deflorenne, 1867. 

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Bibliographie


© 1er juillet 2001 David Trott & Dominique Quéro 
 mise à jour,  le 21 juillet 2001