Mon experience comme tutrice de classe dans l'apprentissage de la lecture

 
 
 
par: Rébecca Parrot-Migas
FRE 345
Mars 2010 
 
 
Table des matières 
   

    1.) Introduction

    2.) Quelques points importants

    3.) L’expérience de l’enseignement d’une langue seconde

    4.) Remarque importante

    5.) Comparaison/ Analyse

    6.) Conclusion
   7.) Ressources
 
 
1.) Introduction: 
 La lecture pour un enfant n’est pas toujours un plaisir ou une activité passive. Au contraire, les enfants la voient comme étant  plutôt un devoir et ils se sentent forcés de lire. À l’élémentaire, ceci s’avère être un grand problème, spécialement au niveau de l’immersion française. Apprendre une deuxième langue n’est jamais facile et essayer de faire lire les jeunes enfants dans cette nouvelle langue est encore plus difficile.

 

D’après mon expérience comme tutrice de classe dans une école élémentaire française (St-Jean Baptiste, Mississauga), je pouvais clairement observer les problèmes qui se manifestaient lorsque le professeur introduisait la lecture. Même si c’était une école complètement française, il y avait quelques élèves qui avaient plus de difficulté que d’autres. Ces élèves étaient alors vus comme étant des élèves d’immersion, où l’apprentissage du français ne leur venaient pas avec autant de facilité comparativement aux autres élèves de la classe. De par mes expériences dans ce domaine, je vais tenter de démontrer  les différentes approches et théories afin de voir lesquelles sont les plus avantageuses pour faciliter la lecture.
                  

 

 

2.) Quelques points importants

 

La lecture est quelque chose d’essentiel dans la vie de tous les jours. Ceci ouvre à tous (plus spécifiquement aux jeunes) des voies pour réussir à un très jeune âge dans le domaine scolaire. La lecture peut améliorer leur confiance et ainsi les pousser à mieux réussir.

 

Voici de bonnes raisons pour inciter les jeunes à lire :

 

- Pour le plaisir et par intérêt
- Pour le travail
- Pour obtenir des informations qui les aideront à prendre des

décisions et à faire des choix

- Pour comprendre des directives (sur les pancartes routières

ou différents modes d’emploi)

- Pour savoir ce qui se passe dans le monde

- Pour communiquer avec leur famille et leurs amis

 

                                                                                                                    
3.) L’expérience de l’enseignement d’une langue seconde

 
C’est à ce moment où mes expériences entrent en ligne de compte. J’ai eu l’opportunité d’expérimenter une nouvelle situation de lecture pour des enfants considérés à un niveau d’immersion en français. C’était une expérience d’apprentissage pour les enfants de même que pour moi. Mon travail et mon rôle comme tutrice de classe consistaient de travailler hors de la classe dans une salle séparée avec de petits groupes de jeunes à différents intervalles. Mon but comme tutrice de classe était de les aider et faciliter leur apprentissage dans la lecture française.

                                                                                                                                                               

*Pour vous mettre encore plus en contexte, voici un peu plus en détail le rôle d’un/ une tuteur/ tutrice de classe :
 
                                                                                      

 

· Poser en termes clairs la relation de tutelle : accompagnement éducatif, démarche volontaire, climat de confiance, modalités de prise en charge.

 

· Évaluer les demandes de l’élève.

 

· Lui signifier qu’un temps lui est accordé individuellement.

 

· Poser un regard neutre et objectif sur l’élève. Juger les faits et non la personne. Montrer le négatif et ses conséquences, mais aussi le positif et   les progrès.

 

· Établir et maintenir un lien avec la classe, l’équipe pédagogique et l’équipe de l’atelier relais.

 

C’était à moi d’aider ces élèves ayant de la difficulté en lecture. À travailler avec ces élèves, j’ai eu la chance de les connaître et de savoir ce qu’ils aimaient. Ceci est très important lorsqu’on travaille avec les jeunes. D’après mon expérience,  j’ai appris qu’il faut se mettre à leur niveau pour être capable de travailler avec eux. Alors pour faciliter la lecture j’ai suivi différentes étapes:

 

1) J’ai appris à les connaître. Ils devaient se présenter et me parler d’eux.
 
2) À partir de cette information, je devais fonctionner par essais et erreurs, c’est à dire arriver à comprendre ce qui était plus facile pour eux lorsque venait le temps de lire.
 
3) Lire à haute voix les aidait beaucoup. Ceci leur donnait plus de confiance en eux et aussi avec le reste du groupe.
 
4) Après, c’était un peu plus facile. J’ai observé que le visuel jouait un très grand rôle dans leur lecture. Alors en connaissant cette stratégie, je m’assurais à chaque fois d’insérer un élément visuel à leur lecture. Où même à renforcer cet élément encore plus, en ajoutant plus de dessins que d’habitude. Les dessins aidaient les élèves à reconnaitre le mot en particulier avec plus de facilité
                                                                                                                                                
 
5) En ayant l’aspect visuel comme outil positif, cela m’ouvrait les portes à poser des questions aux élèves. Le fait d’être plus à l’aise améliorait l’interaction et je pouvais leur poser des questions sur l’histoire. Par exemple; de quoi parle-t-on  dans l’histoire? Et puis graduellement  je leur posais encore plus de questions. Par exemple; Que va-t-il arriver maintenant? Avant de terminer l’histoire, que va-t-il arriver au petit Chaperon Rouge? Et après la lecture, je leur demandais encore une ou deux questions concernant l’histoire, leur donnant la chance de refléter sur la lecture.
 

6) Enfin, à chaque rencontre avec mes petits groupes, je notais mes observations dans un cahier pour voir leurs améliorations du début jusqu'à la fin de leur session                      

 

~En suivant ces étapes j’ai remarqué que cela donnait aux élèves une bonne base. Ils avaient beaucoup plus de facilité à comprendre l’histoire. Cornaire cite : « Les théoriciens de l'éducation pensent qu'une bonne lecture comporte trois étapes importantes : "la pré-lecture", "la lecture" et "la post-lecture" (Cornaire 1991 :p. 75). La compréhension du texte vient avec plus de fluidité lorsque l’apprentissage est divisé en différentes parties.  

 

4.) Remarques importantes :
**À l’étape de la prélecture, l’enfant :

• aime regarder des livres et se faire lire des histoires

• aime se comporter comme un lecteur : par exemple, tient un livre dans ses mains et fait

semblant de lire

• se familiarise avec les mots en regardant des livres d’images et en jouant avec des cubes ornés de lettres, des lettres magnétiques, etc.

• se familiarise avec les mots en écoutant des chansons et des comptines ou en regardant des pancartes routières et des logos sur les emballages d’aliments

• apprend comment un texte est disposé, notamment où commence et finit une histoire et dans quel sens se lit un texte

• commence à comprendre que ses propres idées peuvent être notées dans un texte

• se sert d’images et de sa mémoire pour conter une histoire et la raconter de nouveau
 
                                                                                                                                     
 

5.) Comparaison/ Analyse:

 

D’après mes expériences, je peux maintenant comparer et analyser quelles approches sont les plus avantageuses selon moi lorsque les jeunes du niveau d’immersion français lisent. Il y a une bonne variété d’approches telles que l’Approche traditionnelle (méthode grammaire-traduction), l’Approche structuro-behavioriste, l’Approche audio-visuelle, l’Approche cognitive et l’Approche communicative. D’après mes observations, j’ai remarqué que les enfants avec qui j’ai travaillé  pendant plusieurs mois, étaient plus confortables avec l’aspect visuel et audio lors de leur lecture. Ils prenaient plus d’assurance et utilisaient diverses méthodes pour identifier les mots d’un texte. Dans ce cas, je trouve que l’Approche audio-visuelle (Dans cette approche (marginale), la lecture était, comme dans l'approche structuro-behavioriste, l'occasion de travailler à haute voix la prononciation, l'intonation et le rythme. CC, ch. 1) est une des approches la plus avantageuse dans ce cas. Le fait que l’approche est cadrée sur des exercices structurels, aide l’élève à reconnaître plusieurs mots,  et à faire des liens entre les mots pour en comprendre le sens. À la fin, cette approche aide l’élève à passer à de nouveaux textes avec plus d’aisance. Toutes les approches sont extrêmement importantes dans ce cadre d’apprentissage. De plus, l’Approche Communicative (La reconnaissance du rôle social de la langue, de la langue comme outil de communication, se manifeste, entre autres, par l'importance donnée à la nature authentique des textes, que ceux-ci soient oraux (émissions de radio, etc.) ou écrits (articles de journaux, etc.). On reconnaît que la lecture constitue un acte de communication et met en jeu un ensemble de compétences : compétence linguistique (grammaire, syntaxe, lexique, etc.), compétence textuelle (organisation d'un texte : titre et sous-titres ou inter-titres, nom d'auteur, index, table des matières, pagination, etc.), compétence référentielle (ou pragmatique), compétence situationnelle (contexte formel/familier, information vs. persuasion, etc.). On utilise différents types d'écrits : articles de journaux, lettres de correspondance, publicités, etc. On travaille le sens global du texte, son thème, les images, sa situation (qui? pour qui? où? quand?...) – c'est le macrotexte ; et on travaille l'articulation du texte (c'est le microtexte) : titres, éléments anaphoriques (notamment les pronoms), mots articulateurs (or, cependant, en revanche, dans le passé vs. mais aujourd'hui, etc.). L'acte de lire est avant tout naturel : les petits écoutent lire l'enseignant ou lisent l'un à l'autre ; les plus grands lisent inviduellement en silence. (CC, ch. 1)) me semble aussi importante dans la situation des élèves avec qui j’ai travaillé. Le fait que les élèves aimaient m’écouter lire ou tout simplement quand je leur apprenais quelque chose de nouveau démontre que leur habilité sociale de la langue est un outil à leur apprentissage. La communication est importante puisque c’est la base de leur apprentissage face à la lecture. C’est leur façon d’atteindre de nouvelles compréhensions,  de s’informer d’avantage et de pratiquer dans un apprentissage agréable. Alors selon moi, cette approche donne la chance à l’élève d’atteindre de nouveaux défis et de maîtriser cette langue de façon naturelle.

 

6.) Conclusion :           
 

La lecture ne doit pas être imposer à l’élève. C’est quelque chose d’extrêmement cruciale, et par le fait même, elle doit être présentée par étapes pour s’assurer que l’élève suit un cheminement graduel. L’enfance est certainement le temps idéal pour apprendre à lire. Cette étape est déterminante car les élèves sont plus disposés à acquérir de bonnes habitudes. Chaque élève apprend de façons différentes. Alors en prenant le temps d’apprendre à connaître le lecteur, l’enseignant, tuteur ou même les parents vont donner au futur lecteur la possibilité d’entrer dans le monde merveilleux de lecture.  

 
 
 
 
7.) Ressources:
 

-Pour aider votre enfant à apprendre à lire

Ministère de l’Éducation

http://www.csrs.qc.ca/fileadmin/user_upload/Page_Accueil/Parents/PDF/Lecture/Guide_aide_lire_Ontario.pdf

 

-The Ministry of Education

http://www.edu.gov.on.ca/eng/curriculum/elementary/fsl18curr.txt

 

- ÊTRE TUTEUR OU TUTRICE

http://atelier.bm.free.fr/etre-tuteur.pdf

 

- Cornaire, Claudette. Le Point sur … La lecture en didactique des langues. Québec : Centre Educatif et Culturel Inc. 1991.

  

 


 

Merci J

 

© 2010 R. Parrot-Migas