Le Grand dictionaire françois-latin: notes du chapitre 3

1. L'exception – relative – à la règle est Nicot, qui dans le Thresor révise en grande mesure cette partie de la matière du DFL sur laquelle il porte son attention.

2. Les chiffres sont estimés dans le cas de DFL 1573 (cf. 2.1.5.1), comptés dans celui du GDFL. Seules sont comptées comme lignes de texte ajoutées par le GDFL celles d'items intéressant, au moins en partie, le français.

3. À noter qu'une ligne de texte du DFL complétée par le GDFL est comptée comme une ligne chez celui-ci.

4. Pour le second chiffre, voir Wooldridge, 1985, t. 1 : 20.

4a. Cf. Wooldridge, 1995, 2001.

5. Pour la filiation des éditions, voir 1.

6. Les capitales sont de nous.

7. Les dictionnaires consultés pour cette section, et aussi 3.7, sont les suivants : Littré, 1967 (Li) ; Godefroy, 1880-1902 (Gdf) ; Huguet, 1925-67 (Hug) ; Wartburg, 1922- (FEW) ; Grand Larousse, 1971-8 (GLLF) ; Trésor de la langue française, 1971- (TLF) ; Robert, 1986 (Rob) ; Datations, 1970- (DDL). L'annotation « Ø t. lex. » signifie ici que nous n'avons pas trouvé l'unité lexicale en question dans ces huit ouvrages de référence (ou « lexiques »).

8. Le FEW se corrige d'une partie du dictionnaire à l'autre ; la locution est également traitée à 3,496a et 7,607b.

9. Cf. 2.1.5.3.1.

10. Voir 3.7.1, section 4. Nous ajouterons encore les datations suivantes : a) B 1607 « Esmerueillablement, Miratio, Admiratio » (Ø t. lex.) ; b) M 1609 « Europeans » glosé « peuples de l'Europe » par dB 1614 (DDL, t.15, Européens 1758) ; c) M 1609 « Libertin, licentieux desbauché » (TLF, libertin, ce sens, 1662) ; d) Vigenere 1586, d'après M 1609 « Multicuple Le faulx qui est diuers & multicuple. Vig. chif. », C1611 « Multicuple : com. Manifold ; abounding in multiplication, or of diuers multiplication » (Ø t. lex.) ; e) Du Bartas, d'après M 1609 s.v. Sucer « Peuple succefleurs, pour abeilles, Bartas » (FEW (12,389b), succefleur 1688) ; f) M 1609 s.v. Sur « Eau sure, dont vsent les teinturiers » (GLLF, 1679) ; g) M 1609 « Voiturin, Ital. Marron, Sabaud » (FEW (14,213b), voiturin "loueur, conducteur de voitures" dp. 1640) ; h) M 1609 ibid. (Sav. marron : Fur 1694 s.v. Marronier « On appelle aussi à Lyon les porteurs de chaises, Marrons ») ; i) B 1607 « Volte face // Faire vne volte face » (GLLF, dp. 1654).

11. Cf. 1.2.1.

12. Cf. 1.

13. Cf. 2.1.

14. Cf. le témoignage de Pierre Marquis à 1.5.

15. Cf. 2.5.3.6.

16. Cf. 2.3.1.2 et 2.3.1.5.

17. Cf. 2.3.1.5 et 2.3.1.3.1.

18. Cf. 2.4.3.4.

18a. Sur les questions de méthodes de description, familles de mots, microsystèmes synonymiques, paradigmes syntagmatiques, variantes, archaïsmes, néologismes, fréquence, déficiences des informations, comparaisons thématiques : voir Wooldridge, 1996.

19. Préface de 1614, 1620 et 1625 (Genève et Lyon).

20. De Brosses 1614, 1620, 1621 et 1625 (sauf Lyon).

21. Il est sous-titré « In exterorum praesertim Germanicae iuuentutis vsum ».

22. Marquis 1609, épître dédicatoire de Pierre Marquis. Sur Pillehotte et L'Allemant (chez lequel paraît certaines des impressions rouennaises de Poille), pourvoyeurs de livres de classe, voir Martin, 1969 : 195.

23. Baudoin 1607, épître dédicatoire.

24. Marquis 1609, épître à Pillehotte.

25. Sur l'ensemble des éditions du GDFL, celle de Voultier serait le plus manifestement destinée à servir dans les collèges des Jésuites où on enseignait le latin et non le français (cf. Ariès, 1972 : 887 ss. et Cohen, 1967 : 161). En 1615 on trouve Voultier donné comme responsable d'une édition du Nouveau Dictionaire latin, grec, et françois, version trilingue tardive – généralement intitulée Dictionariolum latino, graeco, gallicum – du Dictionariolum puerorum latin-français commencé par Robert Estienne en 1542 : « NOVVEAV / DICTIONAIRE / LATIN, GREC, / ET FRANÇOIS. / Augmenté d'vn grand nombre de mots grecs, / & enrichy de plusieurs Phrases. / Auec les mots François selon l'ordre Alphabetique tournez / en Latin, ainsi qu'il les faut escrire. / PAR IACQVES VOVLTIER, I. C. / EDITION DERNIERE. / A LYON, / POVR IEAN HVGVETAN : / M. DC. XV. » ; il en existe un exemplaire à l'Université catholique d'Eichstätt sous la cote [N II 23]. Dans sa préface l'imprimeur s'adresse à son « LECTEVR estudiant sous les RR. PP. de la Compagnie du nom de IESVS ». (On peut se reporter à Wooldridge (1977 : 21 ss.) pour une discussion des séries de « grands » et de « petits » dictionnaires stéphaniens.) Un prolongement de l'aspect latinisant et jésuitique du travail de Voultier se trouve dans les dictionnaires français-latin du père Philibert Monet, S.J.

26. Voultier 1612, préface.

27. Morillon s'en prend ici, dans son « Imprimeur au lecteur philologien », au recueil de proverbes augmenté par Stoer en 1606. Sa prose mérite d'être citée in extenso : « Lecteur, ie ne sçay quel chaos mal entassé de formes totalement difformes, t'auoit faict voir la beauté de ces prouerbes flestrie au champ de certains esprits Andabates, la presomption desquels esteignoit leur premiere gloire par le vent de plusieurs mots, reallement destruicts de leur essence naturelle. Cause qui nous a esmeus à les reuoir, à fin d'arracher ce qui est indigne d'estre attaché au cerueau de la ieunesse, à sçauoir vn nombre infini de dictions Françoises, puisées au puits de ceux là, qui Abderitanae pectora plebis habent. Repose toy sous l'arbre de nostre trauail, & s'il t'agrée iouy de ses fruits : Ne crains point qu'ils ne soyent meurs, estant cueillis en leur Automne. »

28. Cf. Gaullieur, 1855 : 216-7 et passim.

29. Gaullieur, 1855 : 217.

30. Gaullieur, 1855 : 233-5.

31. Gaullieur, 1855 : 180 ss. ; Chaix, 1954 : 56-7.

32. Cf. 1.2.1. Il n'est pas sans intérêt de noter que Stoer publia en 1586 une Remonstrance chrestienne aux françois devoiés (v. Labarthe, 1980 : 196).

33. L'imprimeur de Poille, Jean Du Carroy serait plutôt protestant que catholique. Vers 1610 on saisit chez lui un Anticoton et plusieurs libelles gallicans (Martin, 1969 : 462).

34. Bréghot du Lut, 1828 : 455n.

35. Gaullieur, 1855 : 240.

36. Martin (1980 : 290n) fait remarquer que la famille des imprimeurs Stoer est encore mal connue. Au sujet des impressions genevoises vendues à Lyon, Martin (1969 : 32) dit ceci : « [...] catholiques ou protestants, les libraires qui restent à Lyon tombent d'accord pour estimer que les économies en matière de prix de revient n'ont pas de religion, et pour faire travailler de préférence les presses genevoises. »

37. Gaullieur, 1855 : 220. Voir aussi Chaix, 1954 : 68 ss.

38. Gaullieur, 1855 : 215 ss.

39. Voir 2.1.5.2.1, 2.1.5.2.8 et 2.1.5.4.2.

40. Voir 2.5.3.5.

41. Cf. 2.6.3.

42. Cf. 1.5.

43. Smalley, 1948.

44. Smalley, 1948 : 70. Elle n'a examiné que la réimpression rouennaise de 1609 de l'éd. de Stoer.

45. Cf. Smalley, 1948 : 200-1 sur Vigenere.

46. Cf. Smalley, 1948 : 201 sur Amyot.

47. D'après Ragueau, 1969 : 302. Voir aussi certains des articles mentionnés à 2.1.5.3.1, n. 42 ; cf. Smalley, 1948 : 160 et ss. sur Ragueau.

48. Cf. Smalley, 1948 : 201-2 sur Bouchet.

49. Voir aussi, à 3.2, brifeur, desmesnager, herbiste, remue-mesnage, rosee au soleil, trencher du grand, tympan, zest.

50. Furetière, 1858-9, t. 1 : 241.

51. Furetière, 1858-9, t. 1 : 197.

52. Cf. 2.3.1.2.

53. Voir le Catalogue des livres donnez par le Roi à l'Académie françoise (Paris, 1674), au n° 252, cité par Beaulieux, 1951 : 54-5.

54. Voir Introduction.

55. Voir 1.6, note sur le nombre d'exemplaires tirés pour la parution yverdonnoise de de Brosses. Voir aussi Renouard cité en note dans l'Introduction. Cf. Chaix (1954 : 111-2) : « Les manuels et dictionnaires imprimés à Genève ne forment pas un groupe caractéristique d'éditions. La plupart ont été publiés et utilisés en France à la même époque. [...] Les ouvrages scolaires sont par leur nature même condamnés à une disparition presque inévitable, d'où la rareté des exemplaires du XVIe siècle parvenus jusqu'à nous. Ainsi malgré les travaux effectués, la bibliographie de ce sujet est destinée à rester très incomplète. »

56. Sur la circulation du livre à l'époque qui nous intéresse, voir Martin, 1969.

57. Bibliographie, section B, « Distribution [...] ».

58. Nous éliminons évidemment de cet examen les exemplaires nord-américains. L'on sait que l'exemplaire de Stoer 1593 que détient actuellement la Folger Shakespeare Library de Washington fut mis en vente en 1928 chez Sotheby à Londres (voir Chaix et al., 1966 : 137).

59. Voir Wooldridge, 1977 : 61-2.